lundi 28 avril 2008

L'oeil du cyclone

Voilà enfin les vacances qui arrivent… Après un second semestre intense place aux grandes révisions qui permettront peut être l’émergence future de grands ou grandes juristes. Après une période animée par une intense campagne électorale, la placidité traditionnelle de Bordeaux IV est revenue. A peine troublée par les échos d’un gala mouvementé qui a vu cette année bousculades et intervention des forces de l’ordre, ce qui ne fut guère académique. Guère académique non plus les actions de la nouvelle corporation majoritaire qui s’est amusée candidement à dégrader les locaux d’une association rivale à laquelle nous tenons aujourd’hui à apporter notre soutien. En effet ces agissements dernièrement constatés nous font penser que la « nouvelle » corporation sous des déclarations de bonnes intentions ne serait ni plus ni moins qu’une copie conforme de la « regrettée » énergie étudiante.

Qu’a t’elle réellement changé ? Le gala est toujours là… Les projets de rentrée sont similaires, et ils semblent s’être accaparés de plein droit les distributions de polycopiés… Rien de neuf sous le royaume de Bordeaux IV en somme, tels les généraux napoléonien notre nouvelle et représentative corporation souhaite mener sa barque suivant les éculés préceptes...

Mais les choses peuvent parfois changer, aux étudiants qui ont souhaité nous voir élus nous tenons à leur dire que nous mettrons tout en œuvre pour que les engagements que nous avons pris soient tenus. Dans le cadre de cette démarche nous avons pu rencontrer le président de notre « honorable » université. Rencontre ubuesque et paradoxale qui nous a permis de réitérer nos objectifs, et qui nous à valu de belles déclarations volontaristes. Nous attendons désormais que des choses soient faites, qu’une information réelle des CA et CEVU soit donné aux étudiants, que les questions du prix des polycopiés et des conditions de la vie étudiante soient abordées. Nous espérons que cela soit débattu au plus vite afin de repartir sur des bases saines l’année prochaine.

Alors bientôt le changement ? En tout cas nous commençons à y travailler fortement et nous invitons les étudiants motivés à faire bouger notre université à nous contacter si le cœur leur en dit, afin de participer à ce travail de longue haleine, et de hisser toujours plus haut notre pavillon !

NB : Note pour plus tard, arrêter avec l’imagerie pirate…

jeudi 17 avril 2008

Terre en vue!





Et bien voilà c'est terminé, aucun recours de dernière minute n'a fait annuler la tenue des élections et malgré l'anémique participation nous y sommes!

Finalement le travail de ces derniers mois n'aura pas été fait en vain, puisque c'est désormais quatre élus que nous aurons. Nous remercions fortement les étudiants qui se sont déplacé aux urnes et qui nous on fait la troisième force de Bordeaux IV, voire la seconde vu les résultats du site de Pessac et l'habituelle propension des élus de l'UNEF à ne point siéger...

Ces résultats montrent une chose, que nos combats ne sont points vains, que nos motivations de changement sont partagées, et que notre combat prend enfin toute sa légitimité. Ce qui paraissait à l'origine une farce de potache à pris en une seule journée une terrible réalité... Nous pouvons dire aujourd'hui que nous existons sur Bordeaux IV, qu'OSB IV n'est point un spectre, et qu'enfin peut-être le temps des changements est venu.

Car c'est maintenant que le plus dur commence. Le score en net retrait des corporations étudiante ne peut pas nous permettre d'être naïf, leur force est toujours présente, mais désormais contestée. Nous souhaitons en ce jour de gala, cette mascarade rituelle dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas, rappeler que nous refusons toute organisation corporatiste de l'université. Nous allons donc œuvrer à promouvoir notre programme, à faire en sorte que la vie culturelle de l'université soit une réalité, que de réels changement soient menés sur la vie étudiante pour que notre "honorable" institution ne soit plus seulement une gare de triage.

En ce jour qui pourrait pour nous sonner comme une victoire nous voulons lever toujours plus haut notre pavillon, car ce n'est pas aujourd'hui que le combat se gagne, c'est dans les actions futures que nous seront jugés. C'est un dur labeur qui nous attend, mais fort de ces résultats c'est avec une motivation décuplée que nous envisageons l'avenir.

Alors tout maudits pirates que nous sommes nous allons continuer à monter à l'assaut et pour paraphraser le mot de Lagardère, Montesquieu prend garde, si tu ne viens pas à OSB IV, c'est OSB IV qui viendra à toi!

(musique triomphaliste)

mardi 15 avril 2008

De la présence de babos dans nos murs...

Il est des traditions immuables sur lesquelles, parait-il, les descendants de Montesquieu ne transigent point. L'une d'elle portée sur les fonds baptismaux de l'installation de l'université à sa place actuelle institue comme coutume une césure béante entre Bordeaux IV et Bordeaux 3. Terrible paradoxe qui voudrait que les deux facultés les plus rapprochées soient les plus éloignées dans l'idée...

Dans les faits, beaucoup de stéréotypes circulent; celui que l'étudiant de Bordeaux IV jetterait un regard méprisant sur les étudiants d'en face qualifiés de "Babos gauchisant"... Quid de Bordeaux 3 qui caractériserait les voisins d'en face comme des droitiers juristes vêtus de costumes et dotés d'un balai fortement inséré dans une partie intime de leur anatomie...

Tout cela relève de clichés, le temps passé à rencontrer des étudiants sur le Campus nous a montré que cette conception était fortement galvaudée. Cependant nous déplorons aujourd'hui le fait que certaines personnes, professeurs ou encore associations s'évertuent à entretenir cette relation antagoniste... Lorsqu'il nous est donné d'entendre de la part d'un ancien chargé de mission de Bordeaux IV qu'il ne veut pas dixit "de babos dans son université" nous sommes choqués de constater la pérennité de ce discordant discours...

Car faire de la discrimination entre étudiants n'est pas notre vocation, nous considérons qu'il n'y a pas lieu de placer sur un piédestal notre université et à nous considérer comme une sorte d'élite. En effet, ne se gausse t-on point aujourd'hui de l'université de droit qui, incapable d'organiser des élections dans les formes, s'est vue enjointe de les différer? Sommes nous un exemple à mettre en avant lorsque l'on voit le fossé séparant nos propres filières économiques et juridiques (et que dire des AES laissés aux oubliettes...)? Une illustration marquante est donnée par le forum indépendant Lex Hic se voulant forum des étudiants en droit, et non de toutes les filières.

A l'heure du regroupement des université en un pôle unique bordelais ne serait-il pas temps de brises les stéréotypes? Que certains acteurs de notre "honorable" institution devraient prendre conscience que nous ne sommes point une entité unique faite d'étudiants formatés juristes. Que nous reconnaissions enfin que nous sommes aussi cosmopolites et que nous pronions la diversité. Car après tout pourquoi chez nous les babos n'auraient-ils pas droit de cité?

jeudi 3 avril 2008

L'esprit des lois...





Tout ça pour ça, des années d'élections plébiscitaires pour les corporation étudiantes, des années d'absence de débats et d'alternatives. Tout ça pour aboutir à un référé suspendant les élections un jour avant leur déroulement.
Quelle ironie ici que de voir l'université se faire enfoncer une dague dans le dos par la "nouvelle" association de l'ancien Chargé de mission de la vie étudiante.
Il semble que l'université ait fait une erreur en refusant les listes présentées par Esprit Etudiant, puisque le tribunal en a jugé ainsi. Quelle belle preuve de compétence pour une université de droit. Nous tenions aujourd'hui à féliciter la "compétence" de nos instances dirigeantes, et le ridicule dont leur mascarade couvre Bordeaux IV. Les pendules sont désormais remises à zéro, et cette prometteuse campagne est suspendue.Quand auront lieu les prochaines élections? C'est encore un mystère, mais les partiels approchant, ainsi que la fin des cours, on ne pourra que s'interroger sur un scrutin dont la participation risque d'être particulièrement basse...
Nous souhaitons adresser un grand bravo à Esprit Etudiant, revenue dans son droit et qui a joué une partie de grand talent. Travail d'orfèvre que ce référé déposé le plus tard possible pour que la décision tombe la veille du scrutin. Car désormais les voilà en position de force, nantis de la force de cette victoire. Le gala de Droit prévu dans deux semaines ne devrait qu'accroitre cet avantage... En effet point d'élus dissidents au CA pour contester l'octroi à cette juvénile association de l'organisation de ce gala et des subventions qui s'y ajoutent...
C'est ainsi que les choses se passent à Bordeaux IV, seul quelques naïfs auraient pu croire que les choses se passeraient autrement. Pour nous qui avons mené un dur combat pour acquérir légitimité, avec de faibles moyens financiers, l'addition est amère et le préjudice important.
Mais cette avarie de dernière minute alors que se dessinait la berge à l'horizon ne nous arrêtera point. Le combat que nous menons pour faire entendre notre voie ne s'arrêtera pas là au cul de sac des espoirs déçus. Nous remontons en selle pour nous faire entendre et dénoncer l'incompétence de l'administration de Bordeaux IV, avec en chef de meute un président qui aurait intérêt à laisser à quelqu'un de réellement compétent ses responsabilités. Il en va de la crédibilité de notre université et de notre enseignement.
A cette heure nous ne savons pas désormais quand comment et avec qui auront lieu ces élections, mais nous nous engageons à être là, pour continuer à dénoncer et à proposer des alternatives, dans un programme global.
Plus que jamais la devise que nous avons choisie et notre bannière prennent tout leur sens. Non jamais l'âme des pirates ne mourra, car nous sommes là bien décidés à faire fi de ses embuscades pour faire changer les choses!

mercredi 26 mars 2008

Pourquoi débaptiser l'amphithéâtre Roger Bonnard au profit du nom Manon Cormier?

Un amphithéâtre, sanctuaire de la diffusion de la Connaissance, doit porter un nom à la hauteur de ce qu’il représente : on parle communément d’un « Grand nom ».

Qu’est-ce qu’un « Grand nom » ?

Un « Grand nom », c’est d’abord un nom.

Et un nom devient souvent un Grand nom une fois que le personnage qui l’a porté est passé de vie à trépas.

Bien : un amphithéâtre doit porter un Grand nom ; et un nom prend sa grandeur par le décès de celui qui le porte.

Pas si simple.

En réalité, ce critère, bien qu’il paraisse avoir une grande importance aux yeux du cercle d’érudits qui choisit de baptiser un amphi, n’est pas le plus déterminant.

Ce qui semble déterminer la grandeur d’un nom, c’est son apport dans son domaine de prédilection. En ce qui nous concerne alors, on recherchera un économiste ou un juriste qui a marqué sa discipline par le caractère novateur de ses théories, l’excellence de son parcours universitaire ou parfois le nombre d’ouvrages dont il est l’auteur. Le but, plus ou moins avoué, c’est de faire étalage du catalogue de pointures qui ont foulé les marches des amphithéâtres pour prendre place dans les rangs, descendre à la chaire, remonter dans leur bureau de doyen…

Le nom d’un amphithéâtre reflète donc le renom d’une université.

Mais revenons-en à nos moutons : pourquoi débaptiser l’amphithéâtre Bonnard ?

Après tout me direz-vous, Roger Bonnard, ancien doyen de la Faculté de Droit de Bordeaux (comme nommée à l’époque) fut un illustre juriste de droit public et co-directeur de la Revue de Droit Public. A la rentrée de l’année scolaire 1940-1941, c’est d’ailleurs en tant que doyen de la Faculté qu’il félicite l’arrivée au pouvoir du Maréchal Pétain, encense sa clairvoyance scientifique et le hisse au rang des « plus grand esprits de tous les temps ». Un an plus tard, c’est en tant que co-directeur de la RDP qu’il exhorte ses collègues juristes de droit public à porter leur contribution à « l’œuvre de restauration » de la société française ; comprenez : le Régime de Vichy.

Le nom d’un amphithéâtre, disions-nous, reflète la réputation d’une Université.

Manon Cormier n’a jamais diffusé les théories d’un juriste de renommée internationale. Elle n’a jamais été Doyen, ni directrice d’une quelle conque revue spécialisée.

Pour autant, Manon Cormier est de fait un Grand nom de notre Université. Manon Cormier était l’une des premières femmes à avoir tenté et décroché une licence de Droit à Bordeaux, à obtenir un doctorat en droit, à être inscrite au barreau de Bordeaux… Manon Cormier est entrée dans la Résistance en 1940 et s’est faite arrêter par la gestapo en 1943. Le camp dans lequel elle a été déportée fut libéré en avril 1945 ; mais elle succomba à la fatigue le mois suivant.

Ainsi, pendant que Roger Bonnard faisait l’éloge du Maréchal Pétain, Manon Cormier hébergeait les réfractaires au régime de Vichy.

Le nom d’un amphithéâtre reflète la réputation d’une Université : l’Université Montesquieu approuve-t-elle l’institution d’un pétainiste au rang d’illustre juriste ? Défend-elle l’idée selon laquelle seuls les hommes peuvent être commémorés ?

Et si Madeleine Manon Cormier devenait le premier nom féminin d’un amphi ?

Vie étudiante à Bordeaux IV: étudiants, mais pas seulement étudiants...

L’université ne doit pas se résumer à un lieu de travail et d’apprentissage. En effet, puisqu’étudiants et personnels y passent la majeure partie de leur temps, on ne peut nier l’existence d’une « société universitaire ». Cette dernière doit tout mettre en œuvre pour en faire un espace accessible et facile à vivre pour tous, sans aucune distinction.


Bordeaux IV connaît chaque année de nouveaux inscrits, quel que soit leur niveau d’étude : que ces derniers se retrouvent livrés à eux-mêmes n’est pas acceptable, car cette situation crée une
inégalité entre anciens et nouveaux arrivants. Cette inégalité peut être estompée sur 2 fronts.
D’une part en exigeant l’organisation d’une
présentation sérieuse de la faculté pour les nouveaux inscrits en L1 AES, Droit et Economie. Cette présentation consistera en une visite des locaux afin que chaque étudiant puisse situer des lieux nécessaires à la poursuite de ses études, (tels que le bureau des stages, du SCUIO, les différentes Bibliothèques Universitaires du site), mais aussi par un apprentissage aux techniques de recherches documentaire.
D’autre part en complétant cette présentation par la mise en place d’un système de
soutien aux TD ainsi que celle d’un tutorat plus visible pour toutes filières et tout niveau de formation.

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Un service public de l’enseignement supérieur digne de ce nom se doit d’être financièrement abordable pour tous. On voit depuis trop longtemps certains étudiants défavorisés par leur statut social. Afin que l’égalité des chances ne reste pas uniquement théorique, nous serons intransigeants sur différents aspects de la vie étudiante.
Tout d’abord, O.S.B. IV se battra pour un
contrôle des frais d’inscription : contrôle de leur montant, contrôle de leur dépense, le tout dans un cadre où meilleure gestion des fonds et transparence sont maîtres mots.
Chacun sait ensuite que les cours magistraux seuls sont insuffisants pour permettre un travail sérieux aux étudiants. Cela les pousse à dépenser parfois jusqu’à 200 € en compléments de cours. Pourtant des méthodes simples suffiraient à éviter la ruine des étudiants :
Une bourse aux livres organisée chaque semestre permettrait aux étudiants de se procurer manuels et annales à un moindre prix tout en étant certain du contenu pédagogique des livres en vente (conseils entre étudiants).
L’augmentation des magasins des bibliothèques universitaires constitue aussi une solution, sous réserve que l’investissement financier soit conséquent et que chaque étudiant respecte les conditions de prêt.
Prix exorbitant, gestion corporative, financements opaques… chacun s’accorde pour affirmer qu’il existe une controverse au sujet des
polycopiés. On ne reviendra jamais assez sur l’exigence, au pire d’une vente à prix coûtant, au mieux de leur libre disponibilité sur internet. De plus, il est inacceptable que leur vente soit de la compétence des Corporations et qu’il soit quasi-impossible de connaître clairement la destination des profits qui en sont dégagés.

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Partons ensuite d’un constat : les rangs de notre Université sont très majoritairement constitués de femmes. Pourtant, et ce après tant d’années de combat pour une égalité entre femmes et hommes, aucun projet concret n’a été réalisé en ce sens au sein de notre faculté.
D’abord, au nom de quoi tous les amphithéâtres porteraient-ils le nom de juristes de sexe masculin ? O.S.B. IV souhaite que cette erreur soit rectifiée et réclame qu’un amphithéâtre soit baptisé du nom de la première femme inscrite au barreau de Bordeaux, Manon Cormier. Cette dernière ayant été dans la Résistance, il est inutile de préciser qu’avoir cours dans « l’
amphi Cormier » sonnera toujours mieux qu’avoir cours dans « l’amphi Bonnard ».
Ensuite nous souhaitons que l’université Bordeaux IV participe activement à la
création d’une crèche inter facultés, et apportons par conséquent notre soutien au projet du PRES allant dans ce sens. Cela facilitera l’assiduité des cours aux mères étudiantes. En ce qui concerne les employées, il est évident que la création de cette crèche ne doit pas être un argument en faveur d’une augmentation des heures supplémentaires, mais au contraire un moyen d’éviter qu’elles sacrifient leur rôle de parent pour leur vie professionnelle.

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L’amélioration du suivi des études passe aussi par des aménagements élémentaires qui ne sont néanmoins pas mis en place.
L’un d’entre eux serait, pour commencer, d’entreprendre un effort pour une
meilleure gestion des emplois du temps. Un étudiant est un être humain, animal qui, jusqu’à preuve du contraire, n’est pas pourvu d’ubiquité : il est anormal de découvrir chaque semestre qu’une même plage horaire soit affectée à deux cours différents, cela devient une aberration lorsque l’un des deux cours est une matière fondamentale.
Un autre consisterait à
améliorer le site internet de la fac afin qu’il soit possible de choisir ses options en ligne (et non plus de déplacer les étudiants dans l’urgence pour cocher une case), et en y faisant paraître les plannings des examens, les annulations de cours et TD ainsi que leur déplacement, les changements de salle lorsqu’ils sont prévus, etc. … sans pour autant supprimer l’affichage car cela pénaliserait les étudiants qui n’ont pas internet à domicile.
O.S.B. IV sollicite d’autre part : la
suppression du N.V.S.E (non validé… siège éjectable ?), le rétablissement des rattrapages en master 2, le renforcement des moyens alloués à la recherche et une réelle professionnalisation des masters professionnels (corollairement, nous sommes opposés à la fusion des 2 types de masters).
Plus concrètement encore, nous exigeons une
inscription pédagogique (inscription aux unités pédagogiques pour les examens et rattrapages) dans le but de jauger sérieusement combien d’étudiants doivent être présents aux épreuves. D’autre part nous estimons que l’information sur l’orientation et la réorientation des étudiants est insuffisante : de réels renseignements sur les filières, leurs débouchés, les passerelles et les concours doit être organisée et ce en partenariat avec les autres universités de Bordeaux.

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Beaucoup d’étudiants se plaignent du manque de circulation des informations primordiales sur le fonctionnement de l’université.
Qui ne s’est pas étonné de l’établissement d’une limite pour pouvoir aller aux rattrapages ? Qui savait que le Conseil d’Administration votait la modification de la composition des Conseils universitaires tels que le prescrit la loi Liberté et Responsabilité des Universités en plein mouvement de contestation étudiant ? Personne, ou très peu de personnes, à savoir celles attentives aux bruits de couloirs. C’est la raison pour laquelle O.S.B. IV réclame un affichage
officiel des ordres du jour des Conseils Universitaires et de leurs procès verbaux, et s’engage à en publier des comptes-rendus.

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Pour finir, la vie universitaire inclut aussi tout ce qui touche de près au quotidien d’un étudiant. Par conséquent, O.S.B. IV souhaite sensibiliser davantage les étudiants sur divers thèmes, et plus particulièrement celui de la santé. C’est pourquoi nous proposons l’organisation de
journées événementielles (journée mondiale contre le SIDA, le cancer, la dépression…) destinées d’une part à créer une « animation intelligente », d’autre part à l’information et la prévention.

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Vaste programme, me direz-vous ?

Soyons clairs : certains points sont très facilement réalisables. Toutefois, la prestigieuse Université Montesquieu Bordeaux IV considère que ces initiatives n’appartiennent qu’aux élus étudiants, initiatives qui visiblement ne constituaient pas une urgence pour ces derniers, probablement trop occupés à courtiser les sommets.
Loin de ces approches politico-politiques, O.S.B. IV cherche au contraire à mettre l’accent sur la défense des étudiants et de leurs intérêts, ce qui induit la défense de l’enseignement supérieur en tant que service public. C’est dans cette optique qu’O.S.B. IV élargit son programme à des exigences nationales. En effet, ces revendications auront d’autant plus de chances d’être obtenues si elles sont réclamées par tous les étudiants du pays. Par conséquent, nous ne cesseront de dénoncer les abus et discriminations subies par les étudiants en tant que tranche précaire et constamment précarisée de la société.
Ainsi, nous demandons : l’augmentation de l’assiette des bourses, l’augmentation et la rénovation du nombre de logements sociaux, l’augmentation des financements du Crous et des bailleurs sociaux afin que soit respectée l’obligation des 20% de logements sociaux, l’augmentation du nombre de postes ouverts aux Capes, une réelle rémunération de tous les stagiaires quelle que soit la durée de leur stage, l’augmentation de la représentation étudiante au sein des conseils universitaires… un énorme chantier doit être entrepris pour mieux réformer l’université : par conséquent nous souhaitons l’organisation des Etats Généraux de l’Université auxquels tous les étudiants seront invités.


lundi 24 mars 2008

De la culture à Bordeaux IV ??

Que diable faire de la culture dans cette chère et honorable faculté de droit et de sciences éco ?

Reprenons les choses dans l’ordre d’abord :

Mi septembre : rentrée officielle à la fac. Avec de la chance, on connaît déjà des gens, on ne se sent pas seul et totalement perdu dans cet amas de salles, de couloirs et de préfabriqués. Sinon, et bien on se débrouille pour tout trouver seul et par chance rencontrer des gens sympas pour nous aider et même nous faire découvrir bordeaux.
Mais là miracle, une semaine d’intégration est proposée à tout nouvel étudiant seul et perdu !! Quelle chance !! Mais au final qu’est-ce donc cette semaine d’intégration ?? Une semaine de conneries où on peut avoir la chance d’assister à du « gobage de croissants !! », à un karaoké géant à aula magna en finissant debout sur les tables en train de danser après avoir dû mettre le feu aux tables, comme dans ces merveilleux bars-boîtes de la victoire !! (Et qui doit nettoyer ?? ah oui les personnels d’entretien, ils sont la pour ça nous a-t-on dit !!).
Bon très bien, je ne voyais pas cette semaine comme ça mais plutôt comme la possibilité de découvrir réellement la fac, rencontrer de nouvelles personnes, et assister à des animations sympas du type présentation des différents ateliers artistiques (théâtre, musique, danse, dessin…..) ah oui mais non me répond-on, ici c’est l’honorable fac de droit, si tu veux de l’artistique, tu t’es gouré en descendant du tram, c’est à Bordeaux III qu’il faut aller ! Ici, la vie culturelle, c’est soirée de beuverie dans bar et boîtes de bordeaux pour danser sur le dernier tube de David guetta (le chanteur préféré de nombreuses personnes de la corpo !! oui oui j’ai bien dit chanteur !!).

Mais bon ne soyons pas si mauvaise langue il y a bien d’autres activités culturelles sur la fac !!....heu…je cherche…ah si bien sûr le fameux gala de Bordeaux IV !!
Rappelons simplement que ce « merveilleux » gala a lieu vers le mois d’avril…. Mais alors que faire entre la semaine « d’intégration et de culture » de la rentrée et ce gala ?? Ah oui c’est vrai j’oubliais ! Aller en soirée étudiante en boîte pour se bourrer la gueule (et tenir les cheveux de sa pote pendant qu’elle vomit !) !! Mais surtout la fameuse, si glorieuse, si importante et si culturelle élection de Miss et Mister Montesquieu !! J’adore… !!!! vive la vie culturelle à bordeaux IV !!

Bon revenons à ce gala. Mais qu’est ce donc ?? Et bien pour dire les choses simplement et clairement : Une grosse boom (comme au collège les gars ouais !!) dans un hangar sur les quais de bordeaux pour danser toujours sur le dernier et tout nouveau tube de David Guetta !! (Notez bien ici que je n’ai rien contre ce monsieur mais simplement un peu de diversité ça ferait du bien non ?? ah oui il y a Bob Sinclar pour changer !! toutes mes excuses !!...). Une fête rassemblant tous les étudiants de la fac ma foi, cela ne peut-être qu’une bonne chose non ?? Enfin sur le papier oui, par ce que lorsqu’on annonce le tarif d’entrée à environ 40 Euros et qu’en plus faut arriver sapé comme pour le mariage de sa sœur ça le fait moyen non ?? Danser en jean et basket pour le gala c’est si dégradant que ça pour la respectable image de la fac ?? (Déjà que venir habillé en cours du style baba cool ou tout autre style que la dernière mode des pages ZARA et H&M, on m’a dit que c’était faire honte à l’Université de Bordeaux IV, alors imaginez quelqu’un venir au si grandiose gala avec un pantalon extra large et une robe à motifs colorés et fleuris…!!!)
Organiser une fête étudiante ouverte à tous sans être obligé d’économiser pendant plusieurs semaines sur le budget bouffe par exemple, pourrait être une bonne alternative, par ce que rappelons-le, la vie étudiante c’est pas évident pour tous, que l’assiette des bourses sur critères sociaux étant très restreinte, et qu’il y a de nombreux étudiants qui doivent travailler pour arriver à joindre les deux bouts..!mais bon rassurons nous, la privatisation des facs arrive à grands pas et bientôt ceux qui n’auront pas les moyens pour payer des frais d’inscriptions multipliés par 3 (confère les nouvelles orientations budgétaires de l’Université Paris Dauphine !!) ne pourront plus venir étudier ou alors en débutant leur vie par des emprunts bancaires, il n’est donc pas vraiment utile de se poser la question de la condition de vie étudiante, les fac seront d’ici peu « purifiées » de ce vivier populaire !! vive la consommation !!

Alors au final que faire pour changer réellement les choses sur Bordeaux IV, au niveau culturel du moins ??
Mettre en place tout simplement une vraie politique culturelle sur la fac, où la pratique sera à l’honneur, avec la participation de tous les étudiants. C’est dans ce but qu’OSBIV veut travailler et arrivera à faire changer les choses !
Une politique culturelle faite par des étudiants et pour les étudiants voila quelque chose d’utile, de sympa mais surtout de nécessaire à mettre en place sur la fac. Sensibiliser les étudiants à la culture, et à la pratique artistique comme faisant partie intégrante de leur vie à la fac est primordial !
En mettant en place un Office Universitaire Socio Culturel géré par les étudiants et tous ceux qui veulent faire bouger Bordeaux IV, OSBIV ne veut pas simplement poser la question de la culture comme simple argument de campagne électorale, mais surtout faire que tous les étudiants s’interrogent sur la place de la culture et de l’art au sein de la fac ! A longueur de journée, on nous rabâche que nous faisons partie d’une fac prestigieuse et que nous devrions en être fiers ! Ah oui et fiers de quoi ?? D’une fac qui ne pense vie culturelle que comme moyen de faire des grosses beuveries dans toutes les boites de la ville ? Pour qui l’art se résume à un concert avec des sosies de l’idole des jeunes lors de cette magnifique semaine d’intégration ?? Mais alors que faire de nous tous ?? N’y a-t-il pas parmi nous des musiciens, danseurs, chanteurs, peintres, photographes, écrivains, etc.… qui ont envie de se réunir, s’exprimer et de trouver sur leur lieu d’études la possibilité de le faire ? Par ce que notre fac est un lieu d’apprentissage sérieux devant nous mener tous à de glorieuses voies professionnelles, il n’y a pas de place pour l’art, la diversité culturelle, l’esprit critique, la rencontre avec des artistes et la pratique amateur ??
Le but premier d’OSBIV est de réunir tous ceux et toutes celles voulant redynamiser la fac, par leur pratiques personnelles, leurs connaissances d’amis et d’artistes voulant participer à ce que Bordeaux IV n’a jamais mis en place ni connu : Une vraie vie culturelle ! Alors retroussons nos jolies manches d’étudiants studieux et participons tous ensemble à une tache certes vaste mais aujourd’hui nécessaire pour que Bordeaux IV puisse se prévaloir de sa mission première : Une université ouverte, libre, pluridisciplaire et surtout vivante !!!

Pour finir, nous pensons tous ici que le gala organisé jusqu’à présent n’était ni à la hauteur de ses ambitions, ni une vraie fête pour tous les étudiants de la fac ! Alors que faire ?? Simplement organiser cette vraie fête étudiante, ouverte à tous sans discrimination économique, vestimentaire et musicale !! Puisqu’il parait qu’ensemble tout est possible alors ensemble vainquons cette pseudo culture qui nous est imposée et réalisons ce que personne n’a fait jusqu’à présent : organiser une Vraie fête de Bordeaux IV pour tous!!

jeudi 20 mars 2008

Comme un coin de rose dans la galaxie bleutée...

Le dimanche dernier a été l'occasion du second tour des municipales, et des cantonales... on ne peut guère du coté de la droite se satisfaire du résultat de celle-ci... En effet très nettement la gauche l'a emporté, et certaines communes d'importance historique ont basculé comme Toulouse, tandis que la gauche s'est installée dans des anciens fiefs de droite, tel Paris et Lyon. Cependant on peut de cela faire quelques analyses en passant:
  • La droite fait une analyse en considérant qu'ils n'ont pas assez réformé et que les réformes doivent aller plus vite plus fort... Soit, mais le panel de réformes surnuméraires du rapport Attali venant s'ajouter à celles non appliquées des promesses électorales n'y sont elles pas pour quelque chose... N'y à t-il pas une critique de la politique nationale lorsque de "bons" maires de droite ne sont pas réélus? De plus cette attitude change curieusement de celle affichée jusqu'à il y a quelques mois ou le président voulait que ces municipales soient un enjeu local...
  • Au niveau du Modem quelles leçon en tirer... On peut considérer que la stratégie à géométrie variable de Bayrou s'apparente plus à de l'opportunisme qu'à une politique raisonnée. Un coup à gauche, un coup à droite, on a cru pendant cette campagne que l'allégeance du Modem allait dans chacune des villes à la liste ayant les plus grandes garanties de victoire...
  • Et la gauche dans tout ça? Si la victoire dans de nombreuses communes montre qu'elle est encore vivace, elle semble cependant toujours tiraillée de l'intérieur. Entre les propos du secrétaire du PS et de madame Royal, on peut voir que la ligne avec le Modem, les idées, ne sont pas franche, et peuvent varier d'une extrême à l'autre... Il nous semble que les querelles n'ont pas fini d'exister jusqu'en 2012, espérons juste que la gauche ne se présentera pas encore une fois en victime expiatoire face au boucher... Et à l'attention de Mme Royal nous lui demandons avec solennité l'arrêt de ses discours larmoyants ou agressifs, en tout cas la plupart du temps pathétique.... Ségo si tu le veux OSB t'offre le billet pour que tu te casses!
  • Sur une note plus locale et à titre personnel, je suis attristé par la victoire du Modem à Mont de Marsan, ville de gauche s'il en est, mais où le maire en place depuis 25 ans n'a pas su laisser la place à temps... Allez César bonne retraite quand même et vient faire un saut à la prochaine Madeleine!
Quelques nouvelles pour finir de nos illustres étudiants candidats:
  • A Périgueux, Mr Darcos pourtant maire en place à perdu son siège dommage... En tout cas dommage pour lui que sa liste ait accueilli une brillante étudiante de notre université ayant déclaré sur son blog: "les communistes c'est comme les pédophiles ça ne devrait pas exister". OSB soutien l'action en justice du PCF, et n'est pas tout compte fait déçu de la défaite de Mr Darcos, après tout, le chef avisé est celui qui est le mieux entouré, ce qui ne semble visiblement pas être son cas...
  • Enfin des brèves des anciens des corporations de Bordeaux IV. En effet le truculent trompettiste de la fanfare d'énergie, gouailleur en diable, candidat à la 5ème cantonale de Gironde n'a pas pu gagner... Comme quoi se reconvertir d'une association "apolitique" vers un vrai parti n'est pas chose aisée... Allez Fabien courage, l'Élysée est encore loin, et puis tu sais, Bill Clinton était bien saxophoniste.
Allez c'est fini pour les municipales, place à nos propres échéances le 3 avril...

samedi 15 mars 2008

Esprit est tu là?

Nous avons pu constater depuis quelque temps l'apparition au sein de Bordeaux IV d'une nouvelle association nommée Esprit Etudiant. Alors que nous nous demandions ce que cachait cette nouvelle venue, un tract largement distribué par leur soins nous permet d'avoir un éclairage plus large de ce que cette association représente.

Militants pour une rénovation des mœurs et une totale transparence de leur activités, dans un but culturel, nous ne pouvons que louer cette initiative. Nous constatons que la critique des dérives que nous dénoncions depuis notre création n'est point restée lettre morte, et que quelque chose est en train de changer dans notre université.

Cependant il nous semble nécessaire de nous interroger sur les fondements d'Esprit Etudiant. En effet nous n'avons pu que remarquer dans leur composition une forte représentation dans leur menbres de la défunte corporation de droit plus connue sous le nom d'Energie Etudiante ainsi que de l'ancien vice-président étudiant. Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander, tout candides que nous sommes, si cette formation n'avait pas pour seul objectif que d'accorder une virginité aux corporations précédemment en place.

En effet comment croire qu'après des années d'adhésion au système en place, passées à organiser la vente de polycopiés, ou les événements "culturels" se limitaient à une semaine d'intégration mêlant karaokés et concerts pathétiques de sosie de l'ancienne "idole des jeunes", et un gala ne concernant que peu d'étudiants de par son coût prohibitif (plus de 30 euros par personne et 15 000 euros de subventions pour l'université), les mentalités auraient changés, et les corporations seraient enfin devenues raisonnables.

Nous considérons que l'évolution ne passe pas par un simple changement de nom, qu'il est nécessaire de proposer une alternative portée par de nouvelles personnes. Pourquoi les individus déjà en place changeraient désormais les pratiques qui ont toujours été les leurs ? S'agirait-il d'une tardive prise de conscience ?

Ainsi donc nous ne sommes plus les seuls à refuser d'adhérer au modèle qui à trop longtemps été celui de notre "honorable" université. Ainsi les temps auraient changé et les pratiques évolué... Nos critiques auraient donc été entendues. Cependant la légitimité d'un projet alternatif ne devrait pas appartenir à ceux qui l'ont toujours défendu? L'avenir le dira...

Le chef vous propose

Comme il nous arrive de réfléchir, nous vous proposons de trouver ici le programme qui sera le notre pour des élections... Simplement Bordeaux IV



● Culture :

Nous proposons une politique culturelle ouverte à tous, pluraliste et continue. Dans ce cadre, nous voulons développer l’esprit critique des étudiants et les intégrer dans une dynamique culturelle et politique. Afin de remettre les étudiants au cœur de celle-ci, nous proposons :

- une vie culturelle plus représentative sur Bordeaux IV : organiser une véritable Fête de la Fac faisant participer tous les étudiants, et proposer une vraie vie culturelle tout au long de l’année (expos, photos, projections de films, concerts, spectacles, théâtre, comiques troupiers et saltimbanques).
- d’organiser régulièrement des débats sur des questions d’actualité.
- de créer un Office Universitaire Socio Culturel constitué d’étudiants et de personnel administratif pour gérer et faire appliquer la politique culturelle.

● Vie étudiante :

L’Université est d’abord un lieu de vie de travail et d’apprentissage, mais elle doit aussi être un lieu de vie sociale. C’est pourquoi il est indispensable d’aider les étudiants à y être intégrés et de réinstaurer un lien social et une entraide. Il faut aussi rendre l’Université accessible et facile à vivre pour tous, quelle que soit leur situation, afin de garantir un enseignement de qualité ouvert à tous, comme le suppose le service public de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous proposons :
- d’organiser une bourse aux livres en début de chaque semestre directement par nous, avec l’aide de la fac, vente de matériels, vide grenier, achat en gros de matériel etc…
- d’organiser un système de co-voiturage.
- de rendre les polycopiés accessibles à tous : à prix coutants, et que ce soit l’Université qui s’en charge et pas une corpo.
- de soutenir le projet du PRES (Pôle d’Enseignement et de Recherche) de créer une crèche inter-fac ouverte au personnel et aux étudiants (gamin ?gamin ? viens là gamin !)
- de demander une meilleure gestion des emplois du temps pour éviter les cours qui se chevauchent.
- d’organiser un soutien aux cours ou aux TD par les anciens (comme les candidats aux IUFM, étudiants en M1 et M2…), tutorat plus visible étendu pour toutes les années.
- la suppression du NVSE et responsabiliser les étudiants en leur demandant de s’inscrire aux examens et rattrapages.
- le rétablissement des rattrapages en Master 2.
- un contrôle du montant des frais d’inscription et de leurs dépenses, de demander une meilleure gestion des fonds publics et plus de transparence dans les comptes, et une baisse des frais d’inscription.
- demander un affichage de l’ordre du jour des CA et CEVU et la publication des PV de tous les conseils et s’engager en tant qu’élus étudiants à faire des comptes rendus réguliers, et demander des panneaux d’affichage consacrés à ces publications.
- de s’opposer systématiquement à la suppression des filières jugées non rentables.
- de s’opposer à la fusion des parcours recherche et pro en M2 et de renforcer les moyens attribués aux parcours recherche, et tourner vers une réelle professionnalisation les parcours pro (Master en alternance, organiser dès la première année un temps alloué à la découverte de la vie professionnelle – stages proposés par la fac grâce à des partenariats avec les secteurs public et privé…).
- de demander une formation pédagogique pour tous les chargés de TD, quelque soit leur statut, et ce avant le premier TD.
- de demander dès la première année une présentation sérieuse de la fac (bureau des stages, SCUIO, BU, comment faire des recherches, site internet etc…).
- d’organiser une réelle information sur les filières, et concours, en partenariat avec les autres facs (pour la réorientation).
- d’informer davantage les étudiants sur le domaine de la santé : infirmière, médecine préventive, assistante sociale…
- de faciliter davantage les accès aux étudiants handicapés.
- de refuser le partenariat avec le privé pour les cartes étudiant.
- renommer l’amphi Bonnard en amphi Manon Cormier.



● National :

Nous exigeons le réengagement de l’Etat dans le service public de l’enseignement supérieur pour en avoir un digne de ce nom, c'est-à-dire libre, indépendant et critique. Ce n’est pas au secteur privé de se substituer à l’Etat dans ce qui est une de ses missions fondamentales. Par ailleurs cet enseignement doit être gratuit et accessible à tous, c’est pourquoi nous demandons :
- d’augmenter l’assiette des bourses.
- l’augmentation et rénovation des logements sociaux avec des loyers accessibles pour tous les étudiants, augmentation des moyens du CROUS et des bailleurs sociaux et respecter l’obligation de 20% de logements sociaux.
- la titularisation du personnel administratif et la création de nouveaux postes notamment dans les bibliothèques.
- l’augmentation des nombres de postes ouverts chaque année au CAPES.
- une réelle rémunération de tous les stages.
- que les étudiants soient invités (Etats généraux) à tout projet concernant l’Université.
- augmentation de la représentation des étudiants au sein des CA en tant qu’usager du service public.

jeudi 13 mars 2008

Si la LRU m'était contée...




Ah, les bienfaits des réformes de l'université, quelle joie ce fut pour nombre d'entre nous la mise en place de cette belle loi...

Je n'insisterai pas sur la "formidable" idée de choisir les vacances d'été pour faire passer cette loi, cependant tout naïf que je suis je ne peux m'empêcher de me demander si le but de cette démarche n'était de faire une réforme à un moment ou les étudiants n'avaient aucun moyen de contester ou d'être consulté... De ce fait cette belle mesure est apparue toute faites en septembre, avec une consultation générale des syndicats "représentatifs" (UNEF, UNI, Cé), dont la légitimité peut prêter à la contestation. Il nous aurait sans doute semblé qu'une consultation directe des étudiants aurait été plus juste. Mais il semble que l'habitude de faire passer des lois en catimini sans consultation des usagers principaux du service concerné soit une immuable pratique de notre beau pays démocratique...

Alors concrètement les élections qui arrivent nous montre bien l'impact des reformes susvisées. Une représentation amoindrie des élus étudiants, des pouvoirs du CA renforcé par rapport au CEVU qui ne semble plus être qu'une chambre de "réflexion". Il nous semble retrouver là le bon vieux temps du Consulat ou le Tribunat discutait les lois sans les voter et ou le Corps Législatif votait les lois sans les discuter.

C'est donc un bel exercice démocratique que nous propose cette loi, sur Bordeaux IV nous étudiants sommes réduits au nombre de 5 en CA contre 14 auparavant. Si nous rajoutons le système des collèges mis en place dans notre université qui fait qu'au lieu de voter pour une liste globale, chaque cycle vote pour une liste particulière... Ce qui concrètement signifie que chaque cycle à un nombre d'élu allant de 2 à 1 en CA et de 1 à 3 en CEVU... Comment dans ce cas là garantir une pluralité de la représentation des élus dans les instances universitaires, dans un scrutin qui favorise excessivement la liste majoritaire... Il est regrettable que dans l'université de juristes qui est la notre l'élargissement de la représentation ne soit pas une règle...

Nous tenons aujourd'hui à dénoncer ces imperfections qui rende le scrutin aléatoire et nébuleux. Mais à l'impossible nul n'est tenu. La volonté d'information que nous avons exprimé par un stand d'information le 12 mars est la gageure que nous sommes motivés à faire bouger les choses dans le credo qui est le notre depuis notre tacite création.

Alors sur ce, le tricorne sur la tête et le sabre au clair se sera sans quartier que nous allons partir à l'assaut!

(musique solennelle)

Palsambleu, notre galion a été amené à la fourrière!

vendredi 7 mars 2008

De l'usage du langage à l'attention du politique


Souvent qualifié de langue de bois, le langage politique a souvent tendance à être obscur, et à ne donner que très peu de réponses aux questions posées.

Cependant eu égard à la fonction occupée, se justifie l'utilité d'un langage soutenu. François Mitterrand; grand érudit par ailleurs; avait l'habitude d'user du passé simple dans ses conversations courantes. Par la suite le "brave" Jacques Chirac a fait preuve d'un langage des plus correct.

Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie du sophisme travers trop courant employé par les politiciens mais de dénoncer une dérive observée actuellement.

Par exemple lors d'un salon de l'Agriculture, il serait plus élégant de ne pas répondre "casse toi pauv' con" lorsque quelqu'un vous contrarie. C'est là s'abaisser au niveau de l'offensant, ce qui pour un président manque de dignité.


Autre exemple à l'usage du secrétaire de l'UMP, on ne dit pas "pétasse" à l'attention d'une députée MODEM, mais "cette élue de l'opposition ne nous facilitera point la tache".
Tout cela pour dire quoi, que nous sommes actuellement déçus par le vocabulaire employé par les élus lors de leurs passages télévisés. Comme si pour paraitre proche de la population il leur avait semblé nécessaire de s'abaisser à un langage parfois vulgaire.

Amoureux des belles phrases et des belles réparties, j'attends encore une tirade miterrandienne, ou une colère telle celle du président Chirac en Palestine, ce "What do you want?" passé à la postérité. Je suis attristé de ne me souvenir au sujet du président Sarkozy que du "pauv' con", et l'usage des mots "racailles" et karcher". Une autre époque peut-être dans laquelle je ne me reconnais point ayant une vision plus digne des hautes fonctions. Mais je reste convaincu que perdre le contrôle de son langage, perdre le contrôle de ses nerfs aussi facilement est une preuve de faiblesse...

mardi 4 mars 2008

Who's Who?

Et bien cette fois ça y est, la machine est lancée.

Nous avons commencé la semaine par une distribution de tract qui a pu susciter quelques interrogations qui je l'espère trouveront en partie leur réponse dans ce billet.

Ceux qui ont eu l'occasion de lire ce blog de manière régulière le savent, notre optique depuis le début a été ici d'écrire des articles critiques et subversifs. Mais dénoncer est une chose, mettre en place des propositions en est une autre... Les élections étudiantes qui se préparent et qui auront lieu dans un mois seront pour nous l'occasion de faire des propositions concrètes pour raviver notre université. Nous ne nous plaçons donc pas dans une démarche seulement critique, mais nous voulons agir.

Notre nom a aussi par delà certaines réactions que nous avons eu, suscité une curiosité et une inquiétude: pourquoi séparatistes? Non nous ne sommes pas une sous branche délocalisée de l'ETA ou de l'IRA! Nous avons voulu nous nommer ainsi pour montrer que nous refusions certaines pratiques en place à Bordeaux IV, telle l'omnipotence accordée à certaines corporations dont les détails ont été exposés lors d'un précédent article.

Peu importe au final le nom que nous avons ou l'image que nous donnons, l'important sera dans le sérieux du travail que nous ferons et des projets que nous défendrons. La semaine prochaine sera pour nous l'occasion de développer nos arguments auprès des étudiants. Nous souhaitons aussi; comme beaucoup d'étudiants le propose; la tenue d'un réel débat entre les listes, afin que ces élections soient enfin placées dans un esprit démocratique.

Mais au final qui sommes nous alors? Simplement des étudiants de Bordeaux IV, quoi d'autre?

mardi 19 février 2008

Our Time has Come...




Le temps est venu...

voilà trop de temps que bercés par la douce torpeur de nos vies bien rangées et paisibles nous nous contentions d'observer les événements d'un œil extérieur. Trop de temps passé à discuter des événements politiques tranquillement assis dans un fauteuil, à un rythme nonchalant de sénateur, trop de temps...

Il y a de ça quelques mois nous nous sommes félicités d'un combat davidien mené par une jeune bande d'étudiants idéalistes qui pendant une poignée d'heure nous auront fait croire que Bordeaux IV prendrait le chemin d'une contestation massive des reformes LRU. Ce combat valeureux n'aura basculé que par la visite impromptue des forces de l'ordre...

Mais ces militants ont montré une chose: que le combat n'était point terminé, que l'âme de notre vénérable institution ne serait jamais plus imperméable au vent de la contestation.

Dans un peu plus d'un mois se déroulera la mascarade rituelle qui tous les deux ans met l'université en branle, les élections étudiantes.

Nous souhaitons en cette occasion être avec nos compagnons des mouvements de novembre la voix du changement. Nous voulons de cette occasion profiter afin de dénoncer le système nébuleux en place sur Bordeaux IV. Nous voulons contester le monopole des corporations étudiantes en place. Nous voulons proposer une réelle alternative universitaire ou l'état prendra la responsabilité qu'est la sienne dans la formation de sa jeunesse. Nous désirons redonner une dimension culturelle à notre université.

Voilà pourquoi dans un mois, OSB IV sera la pour se battre pour une université plus juste, plus égalitaire, enfin tournée vers les étudiants...

vendredi 15 février 2008

Adieu l'artiste...

En ce jour de 15 février 2008, ma pitoyable et interminable vie d'étudiante en droit prend fin...

Petit résumé :
Il y a 6 ans, pleine d'espoirs et d'illusions, j'entamais mes études de droit, m'imaginant déjà juriste de droit international, sauvant les peuples opprimés par les dictatures de par le monde, aidant la veuve et l'orphelin, ne considérant que, sur cette terre, seul le droit pouvait lutter contre les armes.
Je sais que vous pensez déjà " Mais quelle conne !"...Oui oui, vous avez raison!

Bref, première année : échec. Aucune excuse à l'horizon, mais déjà beaucoup de déceptions dans mon cartable d'étudiante : pas le droit de penser, pas le droit d'avoir une opinion, le droit, le droit, le droit, oubliant lui-même ses racines politique, sociologique, philosophique...
Et qui passe en seconde année? Des étudiants studieux et intelligents certes, mais aussi des crétins, incapables d'aligner une phrase, ou de tenir un discours pertinent et réfléchi, confondant carotène et carotide... Au secours!!!
Bon, allez, on continue, parce que c'est quand même passionnant le droit! Et puis, un moment donné, les crétins vont bien se retrouver sur le carreau!
Seconde première année, un peu plus de poids dans mon cartable de droit en conneries... Mais bon ça passe, donc on continue.
Deuxième année, et fameuse année transitoire entre l'ancien système et le système LMD. Résultat : plus d'enjambement possible mais le nouveau système d'un semestre de retard possible ne s'applique pas encore, c'est tellement plus drôle!
Moi, forcément, j'ai toute mon année sauf les deux fondamentales du deuxième semestre... Donc je repique pour deux matières au 2ème étant donné que plus aucun système ne s'appliquait...
Et les crétins sont toujours là. Et ceux de ma première première année sont déjà en Licence! Ceux-là même qui me disaient faire du droit pour gagner des pépètes! Ceux-là même qui me traitaient de hippie quand je leur expliquais ce que je voulais faire! "Si tu veux sauver le monde, c'est en face qu'il faut aller!" ma t-ont dit! Putain, mais on est en droit bordel!!!
Seconde deuxième année : mon cartable est sur le point d'exploser, mais j'ai ma deuxième année.
Ensuite, une petite licence serait bien agréable ma foi, étant donné qu'un DEUG ne vaut plus rien!
Qu'est-ce que je fous encore là... Mais je continue, on y va, on y croit. Résultat : pas de licence, pour mes deux fondamentales du premier semestre... Je me suis battue un peu avec l'administration pour qu'ils me la donnent cette foutue licence, il ne me manquait que tellement peu de points!!!... Mais depuis quand l'administration de Bordeaux 4 est à l'écoute de ses étudiants?!
Toute fois, la donne n'est plus la même. J'ai enfin trouvé ce que je veux faire, un truc de hippie, un truc de la fac d'en face, une année spéciale d'IUT de Gestion de l'Action Culturelle!
OUH OUH!!! En plus je suis prise, on est 27 comme ça sur 400 dossiers!
Je vaux encore quelque chose alors? Je l'avais oublié, ou Bordeaux 4 a fait tout pour...
Malgré ça, pression familiale oblige, je retente, en parallèle de mes 35 heures de cours par semaine, de repasser cette licence : "Ça serait trop bête!" .
Pas le temps d'aller en TD, donc dispense de TD, énormément de boulot dans ma nouvelle formation, rendez-vous, colloques, responsabilités... Donc pas le temps de bosser, et surtout aucune chance avec un Radé psychopathe qui a la magie de faire que ses TDs n'ont rien à voir avec ses cours...

Bref, pour vous annoncer ce soir que ma vie d'étudiante en droit est terminée.
Je n'ai évidemment pas eu mes examens, et même mieux, je n'ai pas le droit aux repêches, ayant moins de 8 de moyenne sur ce foutu premier semestre ( au deuxième, j'ai eu presque 12...), encore une nouvelle réforme à la con...

Je vais pas vous le cacher, je suis déçue...
J'aurais aimé finir cette histoire avec un magnifique et fier majeur tendu à la face de cette fac... Tant pis...

Malgré tout, ce temps perdu m'a permis de comprendre plein de choses... Pas tant perdu que ça alors... Et surtout rencontrer des gens exceptionnels, avec qui, entre autre, on fait ce petit bébé, qui, m'a t-on dit, va reprendre du poil de la bête...
Ces gens exceptionnels ont le pouvoir magique de rester eux-mêmes, d'avoir des opinions, de se nourrir de plein de choses à coté du droit, tout en réussissant... Ce pouvoir n'est pas donné à tout le monde. Moi, je me suis épuisée à combattre pour rester moi-même, sans jamais comprendre, ou plutôt digérer, qu'il faut savoir intégrer le système pour pouvoir le détruire de l'intérieur. Ça fait un peu Matrix, je sais, mais c'est bien le seul truc qui vaut le coup dans ce film.

En tout cas, je souhaite à tout le monde d'avoir ce pouvoir, pour réussir intelligemment, ne pas devenir un requin pourri jusqu'à la moelle, une idiote accroc au par coeur, sans reflexion ni recul sur ce qu'elle a sous le nez.
Et un gros merci à OSB4 et à toutes les petites souris aux grandes oreilles, grandes gueules et grands coeurs qu'il y a derrière...

lundi 12 mars 2007

REFORME DES EXAMENS

Un petit message sur le blog... Cela fait longtemps que ce n'etait pas arrivé. Ce soir point d'ironie mordante ni d'humour grinçant. Est-ce les sons du silence d'Emiliana Torrini, ou mon coup de blues qui me dicte ce message? Je ne saurais, mais j'espère que mon ecoeurement sera palpable...


Ecoeurement c'est le mot. Demain se déroule un Conseil du CEVU très important et point de bruit n'est venu des organisations étudiantes qui s'en occupent. Car l'heure est grave. Demain une des questions fondamentales portera sur la réforme des repechages du cursus licence en droit. La proposition qui est pour l'instant soumise au vote, sera de rendre l'inscription aux exams obligatoires, ce qui n'est pas fondamentalement génant. En revanche le plus genant est là; desormais il sera nécessaire d'avoir une moyenne minimale de 8/20 par semestre pour être autorisé à passer les repèchages. Cettte réforme est proposé dans le but de réduire les couts relatifs aux repechages... Peut être.

Pour nous nous voyons là une injustice. Injustice car cela peut entrainer une rupture manifeste de l'équité pour les examens. Que deviennent les étudiants salariés obligés de compter sur deux cessions. Personne n'est non plus à l'abris d'un problème lors du passage de ces examens... Cette réforme est en soit inquiétante et risque desormais de faire peser un couperet sur les étudiants qui pour moultes raisons auraient des difficultés au moment des examens. La réforme stipule l'existence d'une commission chargé de fournir des dérogations, mais sur quelles bases, ceci n'est point indiqué.

Aujourd'hui contre cette reforme nous nous élevons. Nous conseillons à chaque étudiant de demander aux organisations élues de porter au devant de vous les discussions sur le sujet. Cette réforme est en pourparler depuis le début de l'année et seul nous avons cru bon de vous en avertir. Selon les associations représentées aux conseils, il parait que le sujet n'interesse pas les étudiants. Nous vous demandons nous d'en réfléchir et de demander des comptes à ceux qui discutent ces réformes. Nous ne souhaitons pas que cela soit un premisce à une séléction encore plus arbitraire à l'entrée de l'université.

Enfin nous sommes ecoeurés par l'autogestion qui est en place au sein de cette université. Cette réforme n'a fait l'objet d'aucune publication de la part de la présidence de l'université. AUCUNE information n'a été diffusé. Nous condamnons l'attitude du président de cette université monsieur Jean Pierre Laborde. Il y a quasiment un an des étudiants de cette université on cru bon de bloquer un amphithéatre pour combattre une réforme injuste appelée CPE. Un an plus tard nous voyons une université essayer de manière détournée avec la bienveillance d'associations desireuse de conserver leurs subventions de faire passer une réforme majeure en catimini...

Aujourd'hui nous appelons les étudiants à réagir. Si cette réforme passe de l'utopie à la réalité, nous inciterons les étudiants à demander des comptes et à refuser que ce soit sur eux que pèse les erreurs commises par des réformes aléatoires.

lundi 5 février 2007

Un homme en campagne acte II (appel à la vigilance citoyenne)



Cette fois c'est sur la campagne a commencé et les couteaux s'appretent à sortir de leur fourreau... La politique crasse et malsaine est en train d'occuper la place...


Le PS vient de faire une demande afin que le candidat de l'UMP quitte la place Beauvau, car il juge incompatible sa fonction et sa situation. A priori on pourrait penser que cette demande frise la paranoïa et qu'un homme politique est quelqu'un d'intègre. On pourrait en effet le penser. Seulement l'usage fait ces derniers temps de la police pousse à penser que l'intégrité du scrutin est menacée et que le ministre de l'Interieur dessert ses propres besoins. Passons sur l'usage de l'ADN pour confondre les voleurs du scooter de son fils, certes limite, mais n'a t'il pas été dicté par l'amour paternel.

Les enquêtes récentes des RG sur les proches de la candidate socialiste font craindre que l'on passe a un système de surveillance digne d'un régime liberticide. Les Renseignements Généraux ont vocation à mener des investigations visant à assurer la sécurité du territoire, et non à surveiller les partis politiques. qu'en est il après cela de l'intégrité du scrutin, après Bruno Rebelle, c'est au tour du frère de Ségolène Royal Antoine Royal qui a fait l'objet d'une investigation... Calomnie selon la place Beauvau, inquietant pour la démocratie selon nous. Selon les gens du Xeme arrondissment de Paris qui ont vu en leur sein atterir le QG de cmpagne de l'UMP? et ou plusieurs personne on fait l'objet de surveillance...

Etrange confusion aussi entre le QG de l'UMP et le ministère de l'Interieur. Lorsque l'on appelle le ministère en demandant le siège de campagne, on peut se faire transferer l'appel là bas. Plus étrange encore l'experience vécu par un jeune de la banlieue tunisienne qui a reçu une carte de menbre de l'ump sans jamais en avoir fait la demande, sans jamais avoir milité pour ce parti ni jamais voté pour eux. Il s'avère que ce jeune homme est actuellement en train de poursuivre une demande afin d'obtenir la nationalité française auprès du ministère de l'Interieur... Etrange confusion des fichiers et des roles que joue le-dit ministère, étrange de la part de l'institution garante de la tenue du scrutin qui approche.

Bien sur ce qui est ecrit ci-dessus n'est qu'un recueil de temoignages, la personne en instance de nationalité, voulant rester anonyme, mais il plane là un faux air de Big Brother, un certain deni de démocratie. lorsque l'on surveille impunément les gens, lorsque on les forces à adhérer à un parti sans leur consentement, lorsqu'un ministère devient une succursale d'une machine électorale, lorsque le premier flic de France dispose des moyens de police pour faciliter son accession à la présidence, il est temps de se reveiller et de s'inquieter. Il est temps de réagir pour préserver la démocratie, il est temps de demander qu'il ne dispose plus de prérogatives qui l'avantage par rapport aux autres candidats. Il en est de la survie de la démocratie, et il est nécessaire de se demander ce que ferait cet homme à la tête de l'Etat, disposant de moyens étendus... Plusieurs journaux dont Libération et le Monde ont appelé à sa demission. Celle-ci devient urgente, pour ne pas risquer d'avoir un scrutin faussé, il en est de l'idée républicaine qui est celle de la France. Et cela devient urgent...


Et pendant ce temps là sur TF1 aucun reportage évoquant l'action des RG n'a été diffusé au journal de 13h...

dimanche 14 janvier 2007

Un homme en campagne acte premier...

Il a changé... L'homme qui se présentera sous la banière de l'UMP se voudra rassembleur il l'a promis...

"Ma France c'est celle de tout les français sans exception. C'est la France de Saint Louis et celle de Carnot, celle des croisades et celle de Valmy, celle de Pascal et de Voltaire. Celle des cathédrales et de l'encyclopédie."

J'ecris là un message à chaud, car je me sens profondemment choqué que lors d'un discours qui se veut rassembleur, on cite Saint-Louis et les croisades dans l'image de la France. Faut il rappeller que les-dites croisades on fait des milliers de morts au nom de Dieu? Que voir dans ces références? Peut-être rien? Ou peut-être une volonté affirmée de se ranger sous la bannière de l'atlantisme et sa croisade contre l'axe du mal? Les croisades pour délivrer Jerusalem dans un conflit ou trop longtemps les pays occidentaux ont mis le feu aux poudres? Ou faut il naivement y voir une référence historique désintéressée?

Aujourd'hui nous affirmons ne pas nous reconnaitre dans cet imaginaire guerrier qui est celui du candidat de l'UMP. Certes ceci n'est qu'un discours mais dans celui-ci nous y voyons trop de références à une vision dépassée de la France. Ce ne sont que des mots, mais dans un monde ou la communication est un atout de poids, ne faut il pas s'en méfier tant qu'il est encore temps?

texte du discours consultable ici

bravitude+plébiscite=blasitude?

Nous sommes maintenant à 3 mois et demi des élections, et rien n’a changé…D’un côté comme de l’autre, des politiques comme des électeurs, tout se fait comme si tout était deja joué d’avance…Est-ce totalement faux ? D’un côté, nous venons d’assister à un sacre, un plébiscite pour un candidat : plus de 98% de votes en faveur de l’unique candidat en lice, suite au ralliement de la quasi-totalité de sa famille politique…

Un score qui nous fait étrangement penser à certains plébiscites sous Napoléon III, ou encore sous ce cher Charlie il y a 40 ans, ou encore ce score de république bananière, il y a combien de temps dites vous ?

MAM, Juppé et compagnie se sont ralliés. Les fidèles seront amplement récompensés…Ne restent que quelques chiraquiens convaincus : Debré, Galouzeau, Bernadette, qui sont encore persuadés que notre cher Président se représentera encore et peut même gagner ! Allez encore 5 ans, ça fait encore plus de promesses ça ? Allez chef, remet m’en un ptit !



Du côté de la bravitude, c’est tout aussi joyeux, bravo les chefs de communication ! Après un émiettement du PS, on tente de jouer le regroupement… Discours rigoureusement identique à celui du candidat opposé, mais le sourire en plus…

Le spectre du 21 avril 2002 plane sur nos têtes, tel une épée de Damoclès, largement instrumentalisé, donc nul besoin de programme ou d’idées, le vote utile semble devenir désormais la règle en matière d’élections…Toute la question reste de savoir si l’on peut encore voter par conviction ?



Reste notre cher libérateur du Béarn, qui dénonce la partialité des médias, tiens donc, c’est un scoop. TF1 favoriserait un candidat, tandis que les chaînes publiques s’occuperaient de l’autre…Ca se saurait enfin ! Pourtant, Bayrou semble avoir mal regardé les médias en cause : il semblerait au contraire que TF1 consacre davantage de temps au béarnais qu’à la révolutionnaire en charentaises, si l’on en croit l’excellent info-chrono réalisé par l’équipe d’arrêt sur images : voilà pour TF1
France 2
et France 3


Tout est il alors vraiment joué d’avance ? Pourtant, si l’on en croit les sondages, en 1995, c’était notre cher Balladur qui devait devenir Président, et cela dès le premier tour…. En 1997, la dissolution devait voir la victoire des chiraquiens…Et le second tour de 2002 devait voir s’opposer une certain exilé de l’île de Ré face à notre actuel président….

Toujours est il que ce dernier cèdera sa place le 6 mai au soir. Il parait inconcevable qu’il se représente : après deux mandats lamentables, 12 ans de promesses, une nouvelle candidature s’achèverait sans aucun doute par un échec cuisant. Or il semblerait que notre président veuille laisser un souvenir impérissable de lui ! Il veut rester comme le plus grand président de la Vème, celui qui aura inscrit dans le marbre de la Constitution les valeurs de la République, l’abolition de la peine de mort, et la modification du statut pénal du Président (statut taillé sur mesure d’ailleurs par la Cour de Cassation et le Conseil Constitutionnel il y a peu…)…Cette révision, en réalité, ne changera rien, ni pour lui ni pour les futurs présidents : la plupart des chefs d’accusation à son encontre n’aboutiront jamais, soit par prescription, soit parce que des non-lieu ont été prononcés…

Donc oui, Chirac laissera de lui une trace dans la Constitution, celle la même qui lui a permis de rester 12 ans au pouvoir, celle la même qui lui permettra de passer une retraite tranquille à Brégançon…et le 6 mai, il laissera sa place, oui, mais à qui ?


jeudi 11 janvier 2007

L'information orientée on en fait aussi!

Est-ce à cause de la nouvelle année, aurions-nous pris de bonnes résolutions? Je ne sais pas, toujours est-il que pour mieux vous informer les posts se multiplient ces temps-ci (bon ce n'est pas non plus l'affluence des jours de solde!). Alors nous vous proposons la première rubrique actualité de cette nouvelle année!

Commençons donc par les nouvelles de la présidentielle qui s'annonce:

  • François Bayrou est intervenu de manière assez virulente ces jours-ci. au premier rang de ses critiques les médias coupables à ses yeux de privilégier l'affrontement des deux barons des sondages et de laisser les autres candidats dans l'ombre. Et comment ne pas être de cet avis quand les temps de parole et les invitations aux émissions politiques concernent essentiellement les deux champions des partis majoritaires ou à leurs portes flingues... S'agit-il peut être de jouer les élections avant l'heure. en tout cas il est rassurant de voir que les leçons de 2002 ont été prises en matière de prudence journalistique... Le Pen n'avait pas 26% de français se reconnaissant en lui en 2002 à la même periode...
  • Parlons donc des cadors des sondages. Madame Royal profite ses temps-ci des caisses de son parti pour faire de beaux voyages et rester discrète. Ce qui ne l'empêche pas en passant par la Chine (les amateurs de contrepeteries apprecieront!) de vanter les mérites de la justice chinoise, qualifiée de plus efficace. On ne doute en effet pas de l'efficacité repressive de la "démocratie" chinoise...
  • Repression tiens! Les chiffres de la délinquance sont tombés et une fois de plus ils font état d'une baisse générale de celle-ci, même si la violence sur personne augmenterait de 5,5%! Peut-on parler de réussite? Le ministre de l'Interieur ne manque pas de féliciter l'action de ses services, alors il y a tout pour se réjouir. Mais la violence sur personne ne serait-ce pas ce que le gouvernement avait promis de faire baisser? N'es ce pas cette délinquance que les gens craignent? Apparemment pas, elle augmente, le reste baisse, alors dormez tranquille...

Après ces quelques brêves de politique française, voyons voir un peu le reste de l'actualité:

  • L'ancien Reis irakien, ancien leader de la quatrième armée du monde, détenteur de la bombe atomique nous a quitté. Si evidemment la mort de l'homme ne nous fera pas verser d'abondantes larmes, les méthodes de la "jeune" démocratie irakienne laissent à desirer... En effet c'est au bout d'un procès que l'on ne peut qualifier de justice qu'il a été exécuté. on pourra toujours se demander quel fut le rôle americain dans ce procès? Et que dire des procès en attente ou jamais il ne répondra? Les Etats Unis qui ont permis son accession au pouvoir auraient ils été désireux que certains secrets soient gardés? Maintenant justice est faite parait-il, mais venant d'un pays ou la peine de mort est abolie, il reste comme un sentiment de malaise...
  • L'Irak est au coeur d'un débat aux Etats Unis. alors que le Sénat et la chambre des représentants vient de basculer dans le camps des démocrates, essentiellement contre la guerre en Irak, le président Bush vient d'annoncer une hausse des effectifs en irak! Etonnante preuve de l'écoute de la population pour un gouvernement. le sénateur Ted Kennedy est monté au creneau pour dénoncer les similitudes avec la situation qu'il y a eu au Viet Nam. Vu les complications, la multiplication des morts civils comme américains, on ne peut que l'appuyer, et souhaiter que cette guerre civile cesse, et que l'armée américaine cesse de l'alimenter. Mais Bush est président jusqu'en 2008...
  • Quelques brêves européennes avec notamment la BCE qui a décidé de maintenir ses taux drecteur après une hausse continue, et prévoit de les augmenter dans le futur. l'euro est donc plus que jamais une monnaie forte, a atteint un taux record face au dollar. Avec la hausse des taux d'interêt, les difficultés à emprunter, on peut donc s'attendre à voir ces taux augmenter. Le marché immobilier se porte bien, il n'en est pas de même des emprunts des populations. Mais puisque dans le même temps les prix sont censés être stable rassurons nous! (Pour plus de clarté sur ce sujet un epitaphe sera bientôt dressé à la mémoire de Milton Friedman, en quelque sorte le père de cette politique)
  • Europe toujours avec le gag de l'Europarlement. celui-ci pour ménager les différents pays, siège en alternance à Strasbourg et à Bruxelles. régulieremment il y à donc changement, et on peut assister à un ballet étrange de camions qui font le voyage Strasbourg Bruxelles pour apporter la logistique, ainsi que le ballet des députés et fonctionnaires qui font le même chemin! Il est rassurant de voir que l'organisation bureaucratique française peut parfois être dépassée en terme d'absurdité...
  • Et pour finir un petit mot du porte parole du président de l'UMP, excellent chroniqueur sur France 2! Vous l'avez reconnu il s'agit de Steeve. Ce brillant analyste s'est vu rappelé à l'ordre par le CSA, au risque de voir ses prises de paroles politiques se voir décompter sur le temps de parole de campagne de l'UMP. Belle initiative du CSA, que nous souhaitons voir reconduire pour messieurs Sevran, Smet et Beausire plus connu sous le nom de docteur spécialiste en gynécologie. Au moins leur conneries dites eviterons les discours vaseux de leur candidat!


Voilà tout pour aujourd'hui nous vous souhaitons une bonne réussite dans vos examens et du courage!

mardi 9 janvier 2007

Le poids "écrasant " de la dette...


Bien le bonjour à vous, comme il y a dans cette université quelques économistes tout de même, je vous propose de lire cet excellent article du Monde qui tempère la vision économique actuelle qui veut que la France vive au dessus de ses moyens...


le Monde 9 janvier 2007


Paradoxe ? Alors que la réduction de la dette est une priorité affichée du gouvernement, Jacques Chirac a proposé, lors de ses voeux, une réduction de l'impôt sur les bénéfices des sociétés de 33 % à 20 % en cinq ans. De son côté, le ministre des finances, Thierry Breton, a engagé en décembre une réflexion sur la retenue à la source de l'impôt sur le revenu à partir de 2009, qui aurait pour effet d'éviter l'imposition des revenus 2008. Même si cette réforme, en réalité, ne permettra pas de sauter une année d'imposition - les impôts 2009 étant perçus plus tôt à la place de ceux de 2008 -, la pédagogie de M. Breton, généralement appliquée à expliquer les méfaits de la dette, en devient en tout cas moins lisible.

Son ministère a pourtant pu annoncer, mardi 2 janvier, une bonne nouvelle : la baisse de l'endettement de l'Etat en 2006. A la fin décembre 2006, la dette négociable s'est établie à 876,59 milliards d'euros, soit 0,76 milliard de moins qu'en 2005. Le chiffre total de la dette des administrations publiques à la fin 2006 - qui inclut la dette des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale et atteignait 1 151,8 milliards d'euros le 30 septembre - ne sera connu qu'en mars 2007. Mais l'objectif de diminuer le ratio de la dette totale des administrations publiques dans le produit intérieur brut (PIB) de 66,6 % du PIB à 64,6 % devrait être atteint au 31 décembre 2006 voire dépassé.

"FACILITÉ"

L'amélioration provient de plus-values fiscales qui seront "bien au-dessus" des 5,1 milliards d'euros annoncés en décembre, a précisé le ministre du budget, Jean-François Copé, le 4 janvier. D'autre part, 15,6 milliards d'euros de rachats de dette ont été effectués, notamment grâce aux recettes de privatisations. Enfin - et surtout - l'Etat a réduit sa dette à court terme en gérant au plus près sa trésorerie. Le stock d'emprunts à court terme (BTF) a ainsi été réduit de 29,1 milliards d'euros en 2006.

Faut-il alors croire les Cassandre martelant "l'insoutenabilité" d'un endettement public représentant, selon le rapport rendu par la Commission présidée par le président de BNP Paribas, Michel Pébereau, à M. Breton en décembre 2005, 41 000 euros par ménage, et la menace que fait peser sur l'économie un Etat vivant au-dessus de ses moyens ?

L'endettement reste certes au-dessus de la norme européenne des 60 % du PIB. Le rapport Pébereau proposait de "rompre avec la facilité de la dette publique". Il prenait en compte aussi les engagements futurs de l'Etat, notamment les retraites des fonctionnaires, pour un montant compris entre 400 et jusqu'à 1 000 milliards, si l'on applique "les normes comptables des entreprises privées".

Mais, justement, explique Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à l'ESCP-EAP et à l'Ecole des mines de Paris, l'Etat n'est pas assimilable à une entreprise privée : il est "éternel" et "différent par la nature de ses missions". Pierre Cailleteau, directeur de l'analyse de la politique économique et financière de l'agence Moody's, ajoute : "Lorsque nous notons les risques de défaut de paiement de l'Etat français, nous lui attribuons la meilleure note, Aaa." "Ses finances publiques sont bien plus robustes que celles de la plupart des pays du monde", dit-il. Si une crise de confiance est donc exclue, "l'analyse du profil de risque de la France tient en deux questions majeures : est-ce que l'augmentation de la dette répond à une logique d'investissement public "productif" ou au moins porteur d'avenir ? Comment les passifs futurs - les engagements sociaux sur les retraites et la santé, liés au vieillissement de la population - seront-ils couverts ?", explique M. Cailleteau. L'Etat ne risque donc pas de faire défaut à ses créanciers, mais plutôt de réformer les prestations de ses assurés.
Parce que sa signature est excellente et la gestion de sa dette par l'Agence France Trésor (AFT) réputée, l'Etat se finance d'ailleurs au meilleur coût : un taux de 3,43 % à un mois et de seulement 4,03 % à cinquante ans. "Depuis deux ans, nous arrivons à nous financer avec quasiment les mêmes taux d'intérêt que l'Allemagne à un point de base près (0,01 %), ce qui fait de la dette de l'Etat français une des moins coûteuses de la zone euro pour les contribuables", explique Benoît Coeuré, directeur général de l'AFT. L'avènement de l'euro a aussi permis à l'Etat de s'adresser au marché mondial de l'épargne, la dette française étant détenue à près de 60 % par des non-résidents. "Jusqu'en 1999 et la création de l'euro, le Trésor représentait 85 % des émissions obligataires d'Etat en francs. Il se trouvait dans la situation de la "baleine dans l'étang", chaque mouvement provoquait une vague et éclaboussait les autres acteurs. Aujourd'hui, le Trésor français ne représente plus que 20 % des émissions de dette souveraine en euros. C'est une différence considérable. La diversification des acheteurs permet une grande liberté de politique d'émission et apporte beaucoup de stabilité contre les crises financières", explique M. Coeuré.

L'image du bas de laine du ménage ou de la trésorerie d'entreprise, qu'il faudrait à tout prix "équilibrer", ne s'applique pas véritablement à la dette publique. Cette dernière est en fait l'un des instruments financiers permanents de la puissance de l'Etat. Ce qui n'exempte pas de la gérer au mieux.

Adrien de Tricornot

lundi 25 décembre 2006

Les voeux osbiviens de noël




Bonjour jeunes gens.

En pleine digestion du repas de noël, et inquiêt au sujet du monde qui court à sa perte, ou comme dirait Alain Finkielkraut, victime d'une crise de bonne conscience, j'ai décidé de faire un petit mot pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et vous préparer à la nouvelle année qui arrive...



Oui car l'année qui vous attend promet d'être riche en surprise émotions et autres gateries.


D'abord par les échéances électorales...

Allons nous basculer vers un régime plebiscitaire à tendance liberticide? On peut se le demander quand on voit les plus hauts scores de sympathie jamais atteint par le Front National et un candidat autoproclamé de l'UMP qui nous annonce clairement son intention de gouverner que pour une partie de la population. La France qui brule des voitures et celle qui bloque les trains s'apprete à quitter le pays... Enfin la fin des luttes sociales et des grêves paralysant les pauvres usagers...
Ou alors allons nous voir un nouvel élan à gauche, avec une candidate socialiste de plus en plus en rupture avec la culture sociale, et plus en accord avec la logique libérale? On pourra toujours se reporter vers le mouvement antilibéral, piraté par la logique stalinienne de l'appareil communiste qui a imposé la candidature Buffet et sans doute tué toute alternative de gauche.
Aors quelles possibilté? En tout cas presque tous les candidats ont signés le pacte de Nicolas Hulot, la planète pourra souffler avec ses reformes audacieuses...


Ensuite pour l'avenir qui attend notre université...

Je ne m'etendrais pas sur les reformes en cours du système d'examen proposé en conseil d'UFR de droit. Je vous renvoie à l'article publié à ce sujet.
Cependant ces reformes sont symptomatiques d'un avenir de l'université en pointillé. En effet on essaye par ce biais de reparer les mauvaises reformes qui ont permis à 70% du collège de première année de se retrouver en année superieure, sans avoir la qualifications forcèment adéquate.
Nous souhaitons que l'année qui arrive soit celle d'un prise de conscience par les pouvoirs politiques d'une baisse manifeste du niveau de nos formations, et d'une augmentation de la précarité étudiante. N'est il pas temps de réagir pour retrouve l'excellence qui sied à un pays qui souhaite être considéré au niveau de la formation? N'est il pas temps de donner un coup de pouce à la recherche? N'est il pas temps d'aider la jeunesse à acquérir des formations de qualité et non plus de bric et de broc? Il est peut être temps que l'université remplisse sa fonction de service public et ne soit plus le dévidoir ou s'enferme la jeunesse qui n'a pas les moyens d'avoir accès à une formation superieure.
Nous esperons que cette année qui approchez sera celle du débat universitaire sans lequel nos formations deviendront obsoletes...

Alors donc joyeux noël à vous jeunes gens, profitez de vos vacances (ou revisez pour beaucoup), mais n'oubliez pas dans ces periodes de grande bouffe et de petits cadeaux de songer à vous battre pour votre avenir...
Allez bonne fêtes!