mercredi 15 février 2012

Un grand coup de « Pompe » dans la fourmilière

Chers lecteurs, chers lectrices nous nous retrouvons après cette vague de froid à laquelle votre serviteur, le Chevalier Blanc, a survécu, non pas grâce à ses célèbres collants hivernaux mais plutôt grâce à l’anticyclone Osbivien qui a réchauffé dernièrement notre microcosme universitaire. Bref revenons-en à ce qui nous intéresse. En ce matin béni du chérubin à l’arc, c’est à peine habillé, planchant sur un TD passionnant que la nouvelle tombe ! Dans 2 heures, c’est un CEVU surprise qui doit avoir lieu ! Mes bas à peine enfilés, c’est avec fougue que j’enfourche mon fidèle destrier pour aller protester contre ce scandale, cette « petite » erreur administrative pour d’autres. Nous arrivâmes donc en salle des actes (visiblement certains avaient été mis au courant avant nous).

C’est donc épaulé par les désormais célèbres Harry et Pompom, que l’OSB IV annonce son refus de participer à des délibérations en l’absence d’une connaissance préalable des documents (Argumentation appuyée par notre célèbre juriste pirate à la barbe noire qui écumant le règlement intérieur du CEVU nous a fourni l’article 9 du titre 2 qui nous fut salvateur). Le président Lung sur « Ce » sujet fut, il faut le reconnaître, plutôt diplomate, en proposant le report des débats décisionnels, tout en laissant à l’ordre du jour les sujets « dits » informatifs, c’est donc un CEVU « allégé » que nous allons vous conter !

I) Le diplôme Universitaire à l’abordage d’une formation initiale de qualité.

Nous allons donc résumer rapidement les faits. Les DU qui étaient une sorte de petite tambouille universitaire, deviennent désormais très officiels avec habilitation ministérielle et tout le tintouin. Il est donc temps de balayer devant notre porte. On nous fournit donc un document « type » qui serait à remplir pour chaque DU pour savoir si celui-ci est ou non diplômant, son volume horaire, etc… Nous ne nous attarderons pas sur les débats plutôt stériles ou chaque intervenant défend son beefsteak, mais plutôt sur notre position à ce sujet. Car le sieur Bordenaves a émis l’idée de groupes de travail auxquels les étudiants seraient invités. Nous avons dès lors décliné l’invitation arguant le fait que nous n’allions pas aller travailler sur des DU auxquels nous nous opposerons lors de leur- présentation au CEVU.

Sur ce point je vous renvoie à l’article de notre joueur de flûte, de flutiau ou de pipeau « les DU c’est tabou on en viendra tous à bout » d’une dépêche précédente. Toutefois pour être clair sur nos positions que certains membres du CEVU ne comprennent pas, nous allons faire une petite piqûre de rappel.

Pour nous, la formation initiale (LMD) doit être la principale préoccupation de l’université, et au vu de son état, il serait temps de s’y atteler prestement. Les DU qui, à la base, étaient imaginés comme formation continue pour les post-diplômés, s’infiltrent dans la formation initiale devenant complément « dit » indispensable pour l’insertion professionnelle. Le problème est que ceux-ci ne sont ni accessibles à tous, et surtout ne sont pas tous gratuits. Outre cela, l’argument souvent apporté est que ces DU rapportent à la FAC. Après une rapide analyse des comptes, on voit que ces DU dans le meilleur des cas s’équilibrent. Il vaut donc mieux parler d’autofinancement, et là encore petit bémol ! Les charges matérielles pour l’université ne sont pas bien estimées. Aussi bien financières avec : le matériel pédagogique, le chauffage, l’électricité. Mais aussi la disponibilité matérielle: en effet 50 DU avec parfois de lourdes charges horaires nécessitent une utilisation des locaux importants. Ce qui est d’autant plus critiquable quand on voit les étudiants de la formation initiale parqués dans des préfabriqués plus ou moins salubres. Un dernier point et non des moindres sur la disponibilité des enseignants. Il est vrai que les enseignants n’enseignent pas dans ces DU sur leurs heures de services. Toutefois ces heures complémentaires ne sont pas utilisées ni dans leurs fonctions de recherches ni dans leurs fonctions d’enseignement. Effectivement si l’on considère que lire un manuel et faire acte de présence dans un amphi signifie enseigner alors cette question des heures supplémentaire est moins problématique, mais ce n’est pas notre cas ! Voilà notre position sur les DU et nous n’en démordrons pas ! Cela me permet en plus de faire le lien avec ma seconde partie !

II) « nous Pompons tous »

Oui monsieur le président ! Nous aussi nous pompons ! Nous ne sommes pas encore enseignants chercheurs ni même au zénith du professorat, nous sommes en phase d’apprentissage. Et souvent nous pompons plus ou moins intelligemment je vous l’accorde, dans une démarche de construire petit à petit une future possibilité de réfléchir par nous-mêmes, « nous » que vous stigmatisez de « couillons » !

Quand nous vous proposons la mise en place du logiciel anti-plagiat pour les cours des professeurs c’est bien évidement de la provocation pour véhiculer deux messages !

Le premier est de vous montrer la stupidité de l’utilisation pour les étudiants de ce type de méthode, ne vaudrait-il pas mieux avec l’apparition de l’outil internet nous apprendre comment rechercher, compiler, synthétiser… plutôt que de fliquer par des moyens mécaniques leurs moindres défaillances… (Démontrant plutôt vos propres défaillances)

Vous nous rétorquez vous croire dans une « cour de récré » quand nous abordons ces sujets, vous nous avez montré toute la force du corporatisme enseignant quand nous avons (et sans logiciel ! Car oui, nous, on recherche) attrapé la main dans le sac, un de vos collègue, qui n’a même pas pris la peine de compiler ou même de synthétiser mais a simplement utilisé le clique droit de sa souris.

Le deuxième message est que le plagiat n’est pas le réel problème, mais la façon de donner des cours ! Peu- nous importe qu’un enseignant tire l’ensemble de son cours d’un manuel, toutefois nous préférerions que l’enseignant livre ses sources ou transmette son cours à ses élèves et travaille sur le fait de faire vivre un cours ! Nous nous doutons bien qu’avec un doctorat au minimum, l’agrégation pour d’autres, tout le corps enseignant est capable de lire page après page un cours préparé, certains ne prenant même plus la peine de le cacher, ne faisant qu’ouvrir un livre…

Vous ne supportez pas que nous abordions ces sujets qui touchent la « grande corporation », et votre énervement inhabituel l’illustre bien. Toutefois sur le plagiat, la copie, la paresse intellectuelle, la facilité, appelez cela comme vous voulez nous ne nous arrêterons pas, car il semble que c’est le seul moyen de faire bouger la fourmilière !

Nous ferons toujours tout pour que les étudiants soient toujours au courant même sous votre censure.

Je clôturerai ces propos par une citation d'un "célèbre" auteur canadien :

"Toute censure est stupide par essence puisqu'elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter"

JM Poupart.

The white knight

mardi 14 février 2012

Pétition + parrainage universitaire


Un étudiant Mauricien de Bordeaux 3 est menacé d'expulsion en plein milieu de son cursus universitaire. Cette situation n'est pas isolée et exige un soutien fort de la part du monde universitaire. Encore une fois, l'enseignement supérieur est, plus que toute autre partie de la société, un lieu d'accueil et d'échange à vocation universelle.

Nous nous devons de soutenir cet étudiant et d'affirmer notre répulsion vis à vis des politiques migratoires inhumaines mises en place par un gouvernement qui n'aura que trop brillé par son obscurantisme, son inculture et sa méconnaissance des valeurs humanistes ayant fondé une civilisation européenne dont il se réclame.

Un parrainage universitaire se tiendra le 21 férvier à 17h00 à la maison des étudiants de Bordeaux III, venez nombreux afficher votre soutien.

mardi 31 janvier 2012


Ce rassemblement s'inscrit dans une volonté de dénonciation à l'encontre d'une implantation physique et matériel de la voix haineuse de nos petits nationalistes. Les copains des mangeurs de galettes, les mêmes qui fêtent la sacro-saint épiphanie de Jésus-Christ (lire plus bas sur le blog). En effet, ces derniers par le biais du bloc identitaire vont inaugurer le samedi 28 janvier un local, Leur local, plus précisément une « maison de l'identité ». Celle-ci aura vocation à être une bibliothèque recelant de divers trésors où « Mein Kampf » devrait avoir une place toute particulière. Mais ce n'est pas tout. Cette fa-SC-heuse maison sera aussi une salle de conférence, un ciné club, et un bar associatif. Rappelez-vous des bières, avec la galette, il n'existe rien de meilleur.

Pour mieux comprendre le problème un aparté doit-être fait.

Qu'est ce que le bloc identitaire? Mis en avant par le reportage « des infiltrés », le bloc identitaire est un groupuscule d'extrême-droite dirigé par Fabrice Robert, ayant été créé en 2002 par des anciens militants d'unité radicale (dissoute après la tentative d'assassinat de Chirac, par l'un de ses militant), du MNR et du FN. Leur logique « une défense (le terme combat serait ici plus approprié) de l'identité », le tout soupoudré d'une Europe blanche. White power quand tu nous tient. Bordeaux était jusqu'alors « protégé » d'une action visible de ce groupuscule et nous nous en portions biens. Mais ce n'était pas le cas d'autres grandes villes, l'exemple le plus malheureusement célébre est la ville de Lyon où depuis 2010 une dizaine d'agressions violentes (battes de base ball, cutter, flashball…) ont été commises sur des militant.es politiques et syndicaux, dont certain.es gardent des séquelles à vie ; des "chasses aux immigré.es" sont organisées, avec agressions physiques et vols de leurs titres de séjour ; des commerces ont été détruits; des manifestations ont eu lieu, accompagnées de slogans racistes, de "sieg heil" et saluts hitlériens. Mais ce n'est pas tout. Un concert néo-nazi a aussi été organisé dans leur local, là est tout le problème de l'instauration d'une telle structure dans Bordeaux.


Afin lutter contre l'implantation définitive d'idées xénophobe, homophobe, j'en passe et des -phobe, venez nombreux au RASSEMBLEMENT organisé le SAMEDI 21 JANVIER à 14H30 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.



mercredi 18 janvier 2012

CEVU du 17 janvier

En cette fraiche journée du 17 janvier, le conseil s’ouvre par la voix chaleureuse du président Lung qui tient à indiquer que le montant du fsdie (fond finançant les initiatives étudiantes) correspond à un prélèvement de 16€/par étudiant conformément à la législation en vigueur mais que cette année cela ne sera pas le cas pour diverses raisons. Il continue son introduction en signalant le report de l’inauguration du PJJ où plusieurs ministres ainsi que le préfet étaient conviés ce vendredi 20 janvier pour cause de l’échéance électorale qui approche et qui mobilise les troupes politico-politicardes ! Cela se déroulera donc à une date ultérieure aux élections présidentielles et surement législatives. Il regrette le côté ronflant d’une telle inauguration qui n’est au final qu’un « vulgaire » pot le tout agrémenté d’un joli « coupe-coupe » de bandeau tricolore.

L’introduction terminée, le Sieur Grassetie ouvre le Cevu en énonçant les différents points de l’ordre du jour. Le premier est, comme à l’accoutumée, l’approbation du PV de la séance antérieure. Alors que ce point ne pose en général aucun problème particulier, l’histoire va être ici toute autre. En effet, quelques enseignants vont intervenir pour critiquer un compte-rendu étudiant, inutile de dire que ça ne peut être que le notre, les autres associations ne prenant pas la peine de rendre des comptes. La fronde menée par ces enseignants ne concerne pas le texte dans son ensemble mais certains passages à l’écriture décalée, humoristique et parfois cynique.

Les propos mis en cause sont ceux-ci : « Comme on ne pouvait pas les obliger à porter pyjamas rayés et étoiles jaunes pour les dissuader de venir chez nous, on affiche donc sur la procédure en ligne de bons gros messages en « rouges », leur indiquant leurs chances quasi infimes de réussir leur vie par ce biais juridique. » Nous voulions par cette phrase, illustrer le côté discriminatoire et stigmatisant de la mise en place des capacités d’accueil au sein de notre Université. La mise en place et la réflexion sur ces capacités d’accueils intervenaient dans une logique de désengagement de l'Etat ayant pour conséquence l’augmentation continue des effectifs principalement en première année.

Ce qui nous posait problème, était que la mise en place de ces capacités d’accueils tendait surtout à mettre en avant les difficultés auxquelles font face les étudiants issus des bacs technologiques et professionnels. Ces derniers ayant un taux de réussite plus faible que leurs autres compères, les capacités d’accueils pouvaient être un moyen de limiter leur « intrusion » au sein de l’Université, en les orientant plutôt dans différents BTS et IUT. « L’Université ouverte à tous » prenait donc un sacré coup derrière la tête. Le baccalauréat, sésame pour le troisième cycle, par la même occasion. Le tout aboutissant à une stigmatisation pure et simple des bac pro et technologique. Nos propos voulaient illustrer cela, et uniquement cela.

Mais le débat sur notre compte-rendu qui n’avait pas lieu d’être à cet endroit et surtout à ce moment du Cevu prit des tournures que nous regrettons. Un ultimatum nous a été posé par certains professeurs, « si sous sept jours vous n’enlevez pas de votre blog ces propos, je mènerais une action en diffamation ». De plus, les moyens de nous « censurer » ont aussi été envisagés. Selon certains nous n'avons rien à faire dans l'enseignement supérieur. Nous le salissons apparement.

Voyant le débat prendre prendre une ampleur disproportionnée, le Sieur Grassetie ainsi que le président Lung ont tenu à apaiser les débats. Rappelant l’importance des libertés d’expression et d’opinion dans l'enseignement supérieur, qui sont malheureusement parfois bafouées, une comparaison avec l’attentat contre les locaux d’un certain hebdomadaire satirique est faite. Vous nous flattez messieurs. Lung tient à rappeler le fait que L’OSB IV fait souvent preuve d’humour au sein de ses comptes rendus, mais qu’il faut parfois s’auto-censurer, ou s’auto-limiter afin de ne pas franchir une certaine ligne jaune. Nous entendons.Pour terminer, nous regrettons tout de même le fait que jamais les professeurs nous mettant en cause aient essayé de nous faire part de leurs griefs ou de nous contacter.

Le Sieur Grassetie avec la grâce qu’on lui connaît, tient à fermer cet aparté qui a duré de longues minutes. Nous revenons donc au sujet initial qui n’est autre que le vote du PV du dernier CEVU, celui-ci obtiendra l’unanimité.Le CEVU peut enfin commencer.

Cela commence par la présentation de différents appels à projets dans le cadre d’un volet « pédagogie et qualité de l’enseignement supérieur » portant sur des thèmes aussi divers que variés allant de « la formation professionnelle des doctorants des universités fondatrices du PRES-Université de Bordeaux » aux « nouvelles techniques de traitement des eaux dans une vision responsable de développement durable pour une formation de techniciens supérieurs performante ». Cette liste non-exhaustive vous montre l’attrait important de ce deuxième point de l’ordre du jour. Un vote est exécuté, c’est à nouveau l’unanimité qui l’emporte.

Le troisième point de l’ordre du jour, quant à lui, nous intéresse grandement. Il concerne une convention ayant été refoulée lors du dernier Cevu. Cette convention porte sur l’organisation conjointe d’un parcours « économie de la firme » en L3 et d’une classe préparatoire avec le lycée Brémontier. Les porteurs de ce projet, notamment mr Bordenave que l’on avait, il est vrai poussé dans ses derniers retranchements la dernière fois, nous explique à nouveau ce projet et explique les « circonstances » de son refus. Ces dernières sont la mauvaise présentation du projet mais surtout la fatigue des membres du Conseil après de longues heures de débat. Elle a bon dos la fatigue, elle a au moins l’avantage pour eux de pouvoir amener cette convention à subir le suffrage une seconde fois. Des débats longs et longuets (pas Gérard, cet éminent membre du gouvernement, et qui a eu tendance parfois confondre homosexualité et pédophilie) ont lieu. Certaines critiques sont faites à ce projet, notamment le fait que cette classe préparatoire prépare (et oui elle porte bien son nom) aux différents concours des écoles de commerce. Ce que l’Université n’as pas à faire. Une autre remarque est faite, et nous avait déjà posée problème la fois dernière, c’est l’instauration de quotas de boursiers (50%). En effet, nous sommes contre la discrimination positive, non pas que nous soyons méritocrates, mais nous ne reviendrons pas ici sur ces effets néfastes. Nous approchons du vote, nous décidons donc avec mon compère osbivien de contempler les forces en présence autour de nous pour savoir si nous maintenons notre vote –contre- de la dernière fois ou non. Et comme d’habitude, ce n’est plus une surprise, les autres organisations étudiantes n’avaient ni tous leurs élus, ni même leur procuration. Il est vrai que faire signer un papier (la fameuse procuration) aux membres ne pouvant pas venir est véritablement quelque chose de très complexe. La palme revenant à l’Unef, vous savez ceux qui se vantent, qui crient d’être la force majoritaire de la voix étudiante. Avec seulement deux présents sur sept et une malheureuse procuration. Le vice-président étudiant Cevu n’est pas là non plus. Ce climat d’investissement politique est bien étrange. Nous pensons alors que ceci tend de plus en plus à ressembler à une mascarade, nous décidons donc de nous abstenir. Le vote débouchera sur 2 contre (voix correspondant au MET pour qui seul le mérite compte, les pauvres et les critères sociaux, nous, on s’en fout !), 6 abstentions, 19 pour. Et à ce moment, c’est une joie proche de la jouissance que l’on peut admirer sur le visage de mr Bordenave que l’on avait quitté aigri la dernière fois. Temps de silence. Nous philosophons. Le vote, cette chose immatérielle, aura fait un heureux.

Nous passons don à un tout autre point, le calendrier universitaire 2012-2013. Rien de mirobolant vous vous en doutez. A constater néanmoins que pour cause de problèmes temporels (pleins de jours fériés sont les dimanches, les vacances étant tardives, etc…), les examens de janvier débuterons le 7 janvier, et quelques examens auront lieu pour les licences sur deux jours avant la fameuse « semaine de révision » au mois de mai.

Comme d’habitude la fin de cevu correspond au moment du vote de diverses conventions. Aujourd’hui on a de la chance on en a que deux. L’une d’elle porte sur la délocalisation d’un master II au PUF de Hanoï au Vietnam. Nous nous étonnons comme toujours des taux horaires exorbitant de 100euros, et d’un forfait de travail correspondant à un minimum de deux jours de travail s’élevant à la modeste somme de 1600euros. Les débats débouchent sur la volonté de légiférer ou du moins de fixer pour chaque convention des taux horaires identiques, et qui sait peut-être moins élevés. Certains dont nous tairons les noms (c’était la coutume aujourd’hui) considèrent que ce genre de débat est stérile, et qu’il faut une fois pour toute se mettre d’accord. Cette convention recueillera 6 abstentions et 20 pour. La seconde aura plus de chance, ou étant juste plus logique obtient l’unanimité.

Nous arrivons au bout, notre impatience grandie, il faut le reconnaître. On nous présente l’aménagement futur envisagé et envisageable de la place du Forum et de ses alentours. Réorganisation et centralisation de la DOSIP, relocalisation du SUAPS, construction d’un préau, rajout de tables, ajout d’un sanitaire, nous avons envie de crier WAHOU, mais c’est juste merveilleux. Puis certains se questionnent sur la mise en place effective de tout cela, et là vous vous attendez à ce que ce soit rapide, mais la bureaucratie ambiante a pour principe de prendre son temps… Alors alors c’est pour quand ? Roulements de tambours. Réponse pleine d’objectivité de la part du président « On peut espérer que ce projet verra lieu avant la fin des années 2010, autrement 2018-2020 » alors à moins que vous redoubliez une multitude de fois ou que vous devenniez maitre de conf, votre chance de voir tous ces beaux changements est nulle. Mince. Nous sommes très attristés par la nouvelle.

La fin est proche (certaines mythologies l’annoncent le 21 décembre 2012), ici il s’agit juste de la fin du cevu du 17 janvier. Tout le monde est impatient, les jambes font des allers retours incessants, le dernier point arrive, il s’agit d’une licence pluridisciplinaire mise en place par Bordeaux III. Elle a pour vocation à préparer aux différents concours d’instituteurs, voire de la fonction publique. Alors qu’on s’attendait à ce que les débats finissent vite plusieurs problèmes sont mis en avant. En effet, le Sieur Grassetie s’étonne de ne pas voir l’éducation physique et sportive enseignées alors uniquement à l’école primaire par les instits d’après les textes en vigueurs, celle-ci est pourtant la troisième matière la plus importante en nombre d’heures. De surcroît, certains s’étonnent de la faible investissement de la part des autres Universités pour définir une maquette commune. Remarque légitime car les cours sont quant à eux à la charges des universités participantes au projet. Un vote de principe est fait, mais lors du prochain CEVU l’enseignante référente du projet devra venir s’en expliquer. On veut tout savoir, et on en trépigne d’avance, voir des confrères se tirer dans les pattes, n’est-ce pas jouissif ?

mercredi 11 janvier 2012

De la réunionite des petits nationalistes


Durant mes pérégrinations nocturnes, fuyant à tout prix mes révisions, je décide de faire un tour de la désormais dénommée "fasco-sphère" (lire facho-sphère pour les profanes) bordelaise pour me tenir aux courants des activités militantes de mes petits camarades nationalistes. Il convient en effet de s'imposer à intervalles réguliers des remises à niveau intensives.

Je me mets donc à suivre un parcours bien précis, presque naturellement je surfe sur la vague bleu blanc rouge et vais sur les différents lieux d'expressions de "la bête immonde", info-bordeaux, bloc identitaire aquitaine, forum étudiant j'en passe et des meilleurs. Je ne vais pas vous refaire ici un organigramme ou une typologie de l'extrême droite, je laisse cette tâche à des personnes plus avisées.

C'est alors qu'en me retrouvant sur le blog identitaire (lol) du renouveau français, je décide de m'attarder sur leurs dernières publications. Petit rappel, ce groupuscule d'inspiration profondément catholique s'illustre généralement par une lutte sans relâche contre les atteintes à la morale que sont les gay-prides, les pièces de théâtre insultantes à l'égard du petit Jésus ou encore la reconnaissance des théories du genre ( on les voit ici en action à Bordeaux III lors de la venue de Judith Butler http://www.youtube.com/watch?v=vcrxjSvbLPM&feature=related).

Et là coup de tonnerre, j'apprends....(roulement de tambour) qu'ils ont organisé une réunion !
En effet,"Afin de relancer ses activités pour la nouvelle année qui s'annonce, la section bordelaise du Renouveau Français proposait le vendredi 6 janvier à ses militants de se retrouver pour fêter l'épiphanie de Jésus-Christ. C'est donc une douzaine de nationalistes qui s'est retrouvée de façon très conviviale pour partager une galette des rois, mais également pour discuter des différents projets à mettre en place à Bordeaux pour l'année qui vient."(http://rf-bordeaux.blogspot.com/2012/01/fete-de-lepiphanie-de-jesus-christ.html) Il va s'en dire que coeur chouan et coupes de cheveux atypiques sont de mise.

Tout transpirant, affolé, paniqué, j'observe d'une part qu'ils se réunissent et d'autre part qu'ils étaient une douzaine, ouah... Ils ont de plus partagé une galette. En reprenant mon calme peu à peu, je me rend compte qu'en fait, ils ont l'air de drôlement s'amuser. J'observe des bières sur la table, j'aime bien la bière. La galette des rois rythma aussi mes repas de jeunesse ... les relans de l'éducation chrétienne profonde qui fut la mienne ressortent, une révélation survient, en fait tout colle. Une envie profonde d'adhérer au mouvement me submerge je me mets alors à imaginer un monde parfait sans homosexuels, sans préservatifs ni sex-toys, sans théorie du genre, sans avortements, un monde où Benoit XVI dirigerait le monde d'une main de fer dans un gant de velours. Des larmes se mettent à couler à flots de mes yeux en repensant à tous les enfants victimes d'abus sexuels de la part de prêtres dérangés, produits directs de l'hérésie que fut Vatican 2.

D'un coup d'un seul, je brûle toute trace de mon ancien appartenance à OSBIV, saisis un chapelé et récite à la chaîne Pater noster sur ave Maria en espérant que Dieu me pardonnera mes péchés passés.

Quand le pécheur fait pénitence, ses péchés deviennent des mérites aux yeux de Dieu.

mercredi 4 janvier 2012

Concert OSB IV !



L'OSB IV vous propose de sortir de la torpeur hivernale en cette fin janvier pour une soirée exceptionnelle et éclectique !



Du rap, du rock, de l'élecro, le tout de manière funky !





lundi 5 décembre 2011

Crise démocratique sur le site de PESSAC ou autrement dit le CEVU

Une fois n’est pas coutume chers lecteurs, chères lectrices, il nous faut vous rendre des comptes ! Particulièrement en ce jour de deuil… Maurice Hauriou disait avec regret « on nous change notre Etat », en ce lendemain de conseil UFR et CEVU, l’OSB IV dénonce qu’on nous « change notre Faculté ». Ce n’est pas par provocation ou par conservatisme stérile que nous prononçons ces mots… Dans un souci de pédagogie et de clarté, je vais donc essayer de retranscrire les « drames » qui se sont déroulés durant le CEVU du 30 novembre 2011.

Après presque trois heures d’un conseil d’UFR mené tambour battant par la voix dictatoriale du doyen, ou devrais-je dire « nouveau chef d’entreprise » Jean-François Brisson je vous avouerais chers lecteurs que c’est avec un espoir nouveau dans un CEVU plus démocratique, que nous pénétrâmes en salle des actes.

Au vu de l’ordre du jour qui consistait notamment à mettre en place une « capacité d’accueil » pour les L1 droit, l’université étant effectivement sur la paille, nous continuons sans trop d’illusions sur la participation et la présence active des autres représentants élus étudiants. C’est donc avec un certains regret que nous constatâmes la présence d’un seul élu MET sur deux, mais également d’un seul élu Esprit Etudiant sur 4, mais encore plus grave de seulement 2 élus UNEF sur 7 si l’on peut encore considérer le vice-président étudiant comme membre de cette association, plutôt que de l’équipe présidentielle…

C’est alors sans plus tarder que le Sieur Grassetie lance les hostilités, avec le premier point à aborder de cette fameuse capacité d’accueil ! Pour faire bref (l’expérience nous apprend que l’on peut gagner des élections sur la brièveté de ses idées), l’université n’a pas la capacité d’accueillir les 1800 étudiants qui affluent vers notre « belle » Fac de droit chaque année. Soyons alors pragmatique ! Aux orties « l’université ouverte à tous », trouvons un moyen de limiter les inscriptions !

Petit aparté pour les juristes de tous poils ! Rappelez-vous de cet instant, quand vos professeurs de Liberté Fondamentale, d’Institutions Européennes, de Droit Constitutionnel et j’en passe, vous rabattrons les oreilles avec cette « magnifique » construction française et européenne qui grave de beaux principes dans des textes et dans des jurisprudences foisonnantes, bien entendu protégés de manière effective par des juridictions. C’est alors sans rougir une seconde que ces même professeurs sacrifient sur l’autel du « on n’a pas le choix, on y a déjà réfléchi, donc fermez vos gueules » la conception, la quintessence même de l’université à la française, qu’ils sont persuadés en leur fort intérieur de la défendre activement… Mais revenons-en à nos moutons (l’expression au vu du courage politique de l’ensemble de cette belle assemblée ne m’a jamais paru aussi appropriée). Je ne vais pas revenir sur tous les détails et débats mais plutôt vous exposer la « brillante » solution qui a été entérinée ! On revient donc en 2008 où tout « fonctionnait » bien (ils se contentent de peu), pour bloquer la capacité d’accueil de première année à 1600 étudiants. Sur ces 1600 étudiants, on décide que le levier d’action doit être sur les « néo-bachelier ». En 2008, ceux-ci représentaient 1150 étudiants sur les 1600 inscrits. Toujours de façon très pragmatique, on décide donc de bloquer la capacité d’accueil de ces néo-bacheliers à 1150 par an ! Oups premier problème, il y a plus de 1150 néo-bacheliers inscrits chaque année… Par exemple, pour l’an dernier, on nous fournit des chiffres de 1174 étudiants, donc « SEULEMENT » 24 étudiants passeraient à la « trappe ». C’est dès ce point que l’on débouche sur le deuxième problème qui est qu’en comparant deux études pour la même période, les chiffres diffèrent parfois de 50 étudiants… On passerait donc de « SEULEMENT » 24 à « SEULEMENT » 74 étudiants sacrifiés. Après nous être grandement inquiétés de la santé de Monsieur Bordenave que la contestation de ses chiffres avait mis en plein émoi, nous écoutâmes avec attention l’équipe « qui a encore une fois réfléchi bien plus que vous sur le sujet et donc fermez encore plus vos gueules ! » nous présenter la procédure d’orientation Post-Bac qui est toujours selon eux, la seule voie légale pour mettre en place cette capacité d’accueil ! Sur ce sujet, deux volets ! Le premier est encore une fois très pragmatique. En effet, les bacs pros et bacs technos ont des résultats en première année de droit proche des 0%, une bonne manne sur laquelle taper ! Comme on ne pouvait pas les enduire de goudron et de plumes pour les dissuader de venir chez nous, on affiche donc sur la procédure en ligne de bons gros messages en « rouges », leurs indiquant leurs chances quasi infimes de réussir leur vie par ce biais juridique. Toutefois comment les critiquer sur ce point, ces messages n’étant que des avertissements… (Bien sûr, nous ne sommes que dans les balbutiements de ces procédures sélectives, donc pour le moment ils restent gentils).

Mais revenons en encore une fois à notre trou « peaux » de « vaches » (Cette « excellente » vanne je l’espère calmera vos sanglots, car la suite est bien pire). En effet, comment sélectionner cette partie de la population quasi « infime » qui ne passera pas par la case départ ? Là encore, « LA » procédure d’admission post-bac ! En effet, celle-ci permet aux étudiants qui ont réussi à passer la première épreuve, de choisir 32 vœux d’orientations ! On privilégiera donc les étudiants qui ont vocation à tellement aduler notre faculté bordelaise, qu’ils ont mis celle-ci en pole position ! L’argument ici développé est le besoin d’admettre de prime abord les étudiants ayant vocation à aimer le droit (et donc à éliminer cette « racaille » qui vient polluer nos amphis, car rejetée de toutes parts…) ! Bien sûr, les étudiants qui ont mis 7 ou 8 prépas BL ou AL ou encore les Science Po qui ont vocation à être d’excellents juristes doivent aussi être sacrifiés ! A cet argument, le doyen Brisson ne supportant pas de voir son institution possiblement reléguée à un énième choix, décide en « haussant » le ton de répondre sur la question des principes et de la politique (oui ! oui ! on y revient aux principes !). En effet, pour lui, la fac de droit ne doit pas être un énième choix, car c’est une filière prestigieuse, qui a un très bon taux d’insertion, d’excellence, d’autosatisfaction, de « je m’aime plus que de raison » etc… etc.… On arrive donc à comment sélectionner ces « gens » qui ont eu l’« audace » de ne pas choisir en priorité notre voie royale ! C’est là le point le plus croustillant, le « tirage » au sort ! Nous osons alors, sous le regard assassin du Doyen Brisson, nous insurger contre ce mode de sélection ! Mais la réponse imparable de Monsieur Pujolar nous cloua le bec une bonne fois pour toutes ! En effet, quand on met une capacité d’accueil en place légalement, on ne peut pas mettre en place un autre moyen que le tirage au sort pour sélectionner les heureux élus. Pour calmer l’atmosphère, on nous précise toutefois que le cas d’un tirage au sort serait presque du domaine de l’impossible, voir même « du cas d’école »… Il est étonnant de voir leur silence quand on leur explique que pour mettre en place cette capacité d’accueil, ceux-ci se basent sur une augmentation d’effectifs annuelle de 10% et donc des demandes, et que si effectivement pour l’année 2012-2013, le tirage au sort relève du cas d’école, qu’en sera-t-il dans 15 ans ? Le projet commençant à être tailladé de toutes parts, même le professeur Blancheton a parlé de « procédé du second empire », l’ « équipe » décide qu’il est temps de passer au vote pour assurer la pérennité du projet ! Comme à leurs habitudes, les professeurs contre le projet se sont contentés d’une timide abstention qui leur a coûté quelques litres de sudations acides… Le collège étudiant a unanimement voté contre, à l’évidente exception du MET. On aboutit donc à un résultat de 14 contre, 3 abstentions et de 17 pour.

A ce moment du récit, chers lecteurs, je dois vous informer de la réalité de l’engagement de vos élus… En effet, l’UNEF qui ne siégeait qu’à deux membres sur 7 ne comptabilisait seulement que 2 procuration, donc 3 voix perdues, et Esprit Etudiant qui siégeait à un élu sur 4 ne disposait pas de ses procurations… Il est donc inacceptable qu’un tel projet soit passé par le « je-m’en-foutisme » d’élus étudiants, qui une semaine au préalable vous promettez monts et merveilles ! Mais je suis encore plus indigné par la paresse intellectuelle et/ou par l’empressement de ce conseil qui se transforme en véritable caisse d’enregistrement, véritable zone de non-droit où on ne réfléchit pas une seconde à d’autres propositions… Car si effectivement la mise en place d’une capacité d’accueil est la seule voie légale à la limitation d’entrée, des solutions diverses étaient envisageables et ont même été évoqué en conseil sans toutefois avoir de résonnance ! Le premier problème est la désaffection des étudiants pour les autres filières qui les fait se rabattre sur le droit ! Il est déplorable que dans le contexte de la construction NUB, que dans la tradition d’une université française riche de la diversité de ses formations, on abandonne si facilement l’échec de ces filières et que l’on se rabatte sur cette solution de facilité, c’est tout un travail de coopération de l’enseignement supérieur qui est à repenser, à penser plutôt que de choisir ces biais et de ce glorifier de l’attractivité de nos filières ! Car un monde universitaire où les seuls voies ouvertes sont les voies « rentables » en matière d’insertion professionnelle sera un monde universitaire atrophié et d’une désastreuse pauvreté. C’est aussi un travail en amont avec les lycées surtout sur l’orientation et la réalité des études juridiques qui est à faire. En effet, après quelques mois, le problème des effectifs est réglé par des abandons massifs ! Ce n’est pas une surprise, le droit ne convient pas à tout le monde ! Il faut donc fermement dénoncer cette procédure qui est le produit de plusieurs années d’inertie universitaire ! J’espère que le CA votera contre cette proposition. Nos professeurs n’hésitent pas à sous-noter quand le travail est mauvais, même s’il résulte d’un travail colossal ! Ne nous laissons pas aveugler par un soi-disant travail préalable ! OSB IV le juge insuffisant et hors-sujet ! Etant toutefois plus indulgents que nos professeurs, nous les invitons sans rester sur une note définitive à revoir leur « copie » !

Nous finirons quand même ce point sur une petite anecdote qui me semble des plus intéressantes ! A la suite de l’énorme courage politique illustré par l’abstention du doyen de l’UFR d’économie, on a pu entendre un discret « enculé » lâché par le doyen de la faculté de droit… Qui une fois son fonds de commerce défendu s’en est allé, les autres considérations pouvant être discuté en CEVU n’étant sûrement pas à la hauteur de son auguste personne…

Après ces petites échauffourées, l’ordre du jour a pu se dérouler dans une atmosphère moins tendue, avec l’enquête sur l’insertion des doctorants diplômés présentée par le professeur Bordenave dont le rythme cardiaque commençait tout juste à connaitre une légère redescente… Comme pour l’enquête sur l’insertion professionnelle des masters, c’est une présentation des plus positives qui nous est alors dévoilée ! Le chiffre à retenir, où plutôt que l’on veut nous faire retenir, est un « seulement » 10% de chômage, Monsieur Blancheton qui décidément était un véritable résistant en cette soirée a fait remarquer que 10% de chômage, même en période de crise pour des bacs +8 au minimum n’était pas si peu significatif ! J’ai, quant à moi, rajouté qu’encore une fois même s’il était vrai que les chiffres de réponse étaient dans la partie haute (de l’ordre de 80% se réjouissait le président Lung), il parait toutefois que le « Diable se cache dans les détails » ! En effet, ceux qui ne répondent pas sont souvent les insatisfaits, et donc 20% de non réponses tronque quelque peu ce magnifique constat ! Nous avons même poussé le vice ! Tant qu’on y était à demander un raffinement des résultats d’insertion entre les doctorants financés et ceux non financés… A priori, cela sera possible ! Oyé oyé après un accouchement au forceps, on avait bien besoin d’une légère péridurale pour faire passer la pilule !

S’en est suivie une proposition de préparation au CAPES pour ceux ayant raté une première fois la formation préparatoire initiale ! Nous nous sommes abstenus sur cette question car le financement basé sur une espérance d’au moins 10 candidats externes à l’IUFM ( et qui eux au lieu des 360 euros pour les inscrits paieraient 900 euros ) pour être viable.

On est ensuite passé à l’enquête « vie campus », toujours suivie du même bilan, qui est l’absence de cette vie sur le campus… La seule petite bouffée d’oxygène pour les élus OSBIVIENS fut la dernière position de l’installation d’une boite de nuit dans les attentes étudiantes… Le seul élu d’esprit étudiant sortit alors de sa léthargie se sentant enfin un minimum concerné… il replongea toutefois dans la lecture de son portable quand il comprit qu’il n’y aurait pas dans les mois à venir une réplique de la « fabrick » devant Aula Magna… Comme à la NUB, nous avons osé parler de la question des budgets disponibles pour pouvoir envisager des suites à cette enquête… Le président Lung nous a alors fait remarquer qu’il fallait prendre le problème dans l’autre sens et créer des projets et à ce moment-là, les fonds suivront « sûrement ».

A ce moment-là du conseil, une gêne commença à me saisir… Vivons-nous dans la même université ? Pourquoi l’espèce OSBIVIENNE est exclue de cette vision bisounoursienne de l’université et de ses projets qui a l’air si réconfortante ? La réponse nous échappant, nous commençâmes à penser à faire démissionner nos chargés de missions de l’équipe présidentielle, en gardant tout de fois nos élus dans les conseils pour continuer notre observatoire d’analyse scientifique de ce « si magnifique » mais lointain monde parallèle et féerique.

Après une rédaction presque aussi longue que ce CEVU, notre premier rédacteur doit laisser sa place, une crise d’épilepsie l’ayant foudroyé.

La nuit étant tombée au dehors de la faculté, et le conseil s’étant vidé considérablement, c’est au tour de Florian Ferret, le Vice-président étudiant, de prendre la parole sur la validation de la charte du nouveau et clinquant BVE (Bureau de Vie des Etudiants), si par clinquant, on admet qu’une salle fermée dans des préfabriqués insalubres avec une petite plaquette « Foyer étudiant » est susceptible de créer « une vie étudiante »… Des remarques sont faites à l’encontre de notre cher président, mais celui-ci s’insurge et s’en prend au vice-président étudiant qui est d’après lui le seul responsable de cette porte close. Mais le « fautif » rouspète, et annonce que le problème va être réglé au plus tôt, car il s’agit bel et bien d’un minime problème de clé empêchant l’ouverture de ce foyer pour l’instant guère sexy ! En chœur, nous crions, « Sésame ouvre-toi » !

Les esprits étant visiblement épuisés et tendus, les points de l’ordre du jour –et ils sont nombreux- sont abordés de manière bien plus rapide. Diverses enquêtes nous sont présentées, des informations sur la Nouvelle Utopie Bordelaise (NUB) nous sont transmises, la modification de certaines maquettes est votée sans heurts. Puis, nous passons au vote de différentes conventions.

Sont votées de manière unanime diverses conventions avec des universités du Pérou, où il faut le souligner, le salaire de nos chers enseignants du service public est de 100 euros de l’heure. En plus du voyage, le salaire est sympa. Ça doit se battre pour être l’heureux élu envoyé en tant que missionnaire, euh pardon, en tant que représentant de l’honorable Université Bordeaux IV. Mr Pujolar, peut-être jaloux de ne pas être de ceux-là, s’étonne comme à son habitude et on le comprend, des salaires relativement ahurissant ! Pour une semaine de cours, cela correspond au petit pécule d’au moins 2 500 euros.

Le CEVU se vidant toujours, nous allons vite, Mr Bordenave en prend les reines, et nous expose son intention d’interdire le redoublement du master 1 « Modélisation Ingénierie Mathématique Statistique et Economique », pas de bol pour lui, son projet est rejeté. Même si le vote ne concernait que ce master, l’idée ayant émergée pendant la discussion est la volonté d’interdire à tous les masters le redoublement. Il commence à frémir.

En suivant, il nous expose son dernier projet : une convention avec le lycée Brémontier pour un parcours « Economie de la firme » en L3. Derrière ce chouette projet, nous arrivons à comprendre l’idée sous-jacente qui est la volonté de certains universitaires d’exclure du site de Pessac les bacs pro et technologiques (cf. se rapporter aux capacités d’accueils). Mais comme il est nécessaire de garder une certaine éthique, on les déplacerait dans d’autres pôles comme par exemple le lycée. De surcroît, cette convention est totalement discriminative car dans une logique de certaines grandes écoles, il faudra respecter un quota sur fondement soi-disant social (50% de boursiers). Etant contre toute logique discriminatoire, nous décidons de voter contre ce projet comme la majorité des survivants du conseil. Mr Bordenave, à bout, crie au scandale, « vous n’avez rien compris » (si si, justement), et nous taxe d’être « schizophrènes ». Pourquoi pas, mais aux dernières nouvelles nous ne sommes pas traités à ce sujet. Il n’en peut plus, faut que ça sorte, il se met à crier haut et fort (dans notre situation, clamer n’est point adéquat), à gueuler même, que son projet repassera en CEVU pour être adopté car d’après lui, il est parfait. Le président le soutient et admet « ne pas nous comprendre ». Fichtre, nous continuerons de lutter contre les discriminations, et nous les mettons une dernière fois face à leurs propos en mettant en exergue le côté totalement anti-démocratique de ce qui est en train de se dérouler.

Le Sieur Grassetie voyant le bouillonnant Bordenave, décide avec sagesse de mettre fin au CEVU et de reporter les problèmes au prochain conseil. Que voulez-vous, 4h30 ça use…


dimanche 4 décembre 2011

Projection / Debat autour du film The Navigators

L'OSB IV vous invite pour la diffusion du film "The Navigators" de Ken Loach, qui sera suivie d'une conférence sur la privatisation du rail à laquelle participeront Eric Berr ainsi qu'un syndicaliste du rail.

La projection débutera à 17h30, en amphi Lajugie.

Venez nombreuses et nombreux !






Paul, Mick, Len et Gerry travaillent au dépôt de chemins de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Ils s'occupent de l'entretien et de la signalisation des voies. Malgré les difficultés quotidiennes, l'ambiance est bonne et tout le monde travaille main dans la main.
C'est Len, le plus âgé du groupe, qui dirige les opérations. Il a passé la plus grande partie de sa vie à travailler six jours par semaine sur les voies ferrées. Gerry, délégué syndical, s'active, quant à lui, à améliorer le quotidien des employés, mais la direction se montre pas toujours coopérante.
C'est en arrivant un matin au dépôt que tous apprennent la privatisation des chemins de fer. Le travail est désormais partagé entre sociétés privées concurrentes.



mercredi 30 novembre 2011

Conférence à BIV au PJJ puis soirée débat à l'utopia




Le 7 décembre conférence à l'université Montesquieu Bordeaux IV sur les crises financières avec Christian Chavagneux ( rédacteur en chef d'alternatives économiques ) et Jean-Marie Harribey ( Maître de conférence BIV ) de 17h45 à 19h15. Cela aura lieu au pôle juridique et judiciaire dans l'amphithéâtre 2N.

Puis une soirée projection débat suivra à l'Utopia à partir de 20h30 ,le film inside job sera projeté et s'en suivra un débat avec les mêmes intervenants.

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/ ... &mode=film

Le tout organisé par vos serviteurs et ATTAC campus Bordeaux

Projection Punishment Park



Fable politique inspirée par l'application du McCarren Act, une loi d'exception votée en 1970 à la faveur d'une aggravation du conflit au Nord-Vietnam, autorisant à placer en détention "toute personne susceptible de porter atteinte à la sécurité intérieure". Dans une zone désertique du sud de la Californie, un groupe de condamnés est amené, contre la promesse de leur libération, à traverser le désert à pied, sans eau ni nourriture, pour atteindre le drapeau américain sans être capturés par les forces spéciales armées et motorisées lancées à leur poursuite.

Ce film inaugurera notre cycle sur les juridictions d'exceptions. L'intervenant sera Xavier Daverat, professeur de droit privé.

Venez nombreuses et nombreux ! !

vendredi 25 novembre 2011

Documentaire : " Lionnes : enquête sur une reconstruction au féminin"

Ouverture du festival Bulles d'Afrique !

« Lionnes : enquête sur une reconstruction au féminin » de Fred Kristansson (documentaire - 52’)



Ce documentaire, parrainé par l’ONU, retrace le combat de Godeliève Mukasarasi pour l’égalité des sexes au Rwanda suite aux violences sexuelles faîtes aux femmes lors du génocide. Le réalisateur est allé à la rencontre de ces femmes, activistes et victimes, qui ont participé à la reconstruction du Rwanda de 2011, pays dont le Parlement est le plus féminisé au monde.
Documentaire suivi d’une discussion autour du thème : «Reporters dans l'Afrique d'aujourd'hui » en présence du réalisateur, du critique Thierno Dia et de l’anthropologue Dragoss Ouedraogo.

Venez nombreux, mardi 29 novembre, à partir de 18h en amphi Duguit !

dimanche 13 novembre 2011

Conférence de Gérard Filoche Lundi 21 Novembre

Hebergement gratuit d'image et photo

Gérard Filoche viendra le Lundi 21 Novembre au sein de l'Université Montesquieu Bordeaux IV intervenir sur le monde du travail aujourd'hui. L'intervention sera suivie d'un débat avec le public.
La conférence aura lieu dans l'amphithéâtre Duguit au premier étage de l'Université Montesquieu Bordeaux IV à Pessac (en tramway : arrêt Montaigne/Montesquieu, en voiture : Pessac avenue Léon Duguit)

jeudi 27 octobre 2011

L’Université atteint par un mal incurable : Le CA du 24 octobre 2011 ou comment le cochon est entré dans le maïs.


Dans une salle des actes relâchée, détendue à l’approche des vacances, rien ne viendra troubler cette sérénité affichée de l’ensemble des administrateurs de l’Université et de l’équipe présidentielle. Seul votre fidèle écuyer s’inquiète, se ronge les ongles et son frein, sur la brèche, il observe et vous rapporte ici le déroulé d’une séance de Conseil d’Administration qui aura mêlée merveilleusement suspense, exaltation et détermination.

A ce jour pas mal d’Universités sont en difficulté financière, on apprendra que l’enseignement supérieur est effectivement dans le viseur de la politique d’austérité du gouvernement, demain à la fac il n’y aura plus ni lumières, ni chauffage pour les enseignants chercheurs qui auraient voulus en profiter. Cette période est finie : the game is over. En effet même la très feutrée Conférence des Université rentre dans la fronde générale, sans Thierry. Vous vous souvenez des perdidos et un peu desesperados d’une époque pas si lointaine qui criaient dans le désert que la LRU allait fissurer et casser le service public d’enseignement supérieur et de recherche ? La présidence de l’époque avait convoqué la folie pour ces jeunes esprits un peu mal dégrossis. Pourtant voila, lundi 24 octobre, aveux présidentiels rapportant la conférence des Universités : Transferts de charges notamment salariales, sans transferts de moyens, impossibilité pour certaines de prendre en charge la GVT (l’augmentation du cout salarial lié à la revalorisation de carrière) demandé par l’Etat, problèmes de financement de la masterisation particulièrement à Bordeaux III (retrait le jour de la rentrée de certains masters !). .. J’en passe et des meilleures. L’Université est attaquée parce qu’elle a entrouverte la boite de pandore : les RCE ayant pour cause la LRU

En bon Paco Rabanne, la Présidence de l’époque avait envoyé la marée chaussée sur une belle bande de joyeux lurons mobilisée et déterminée à éviter la LRU et la destruction calculée des services publics universitaires. Retour de flamme, aujourd’hui la situation à Bordeaux IV est inquiétante (doux euphémisme) : Taux d’encadrement des étudiants extraordinairement faible,
les premières années peuvent le constater.

Alors que faire Monsieur Le Président ?
Qu’à cela ne tienne, la commission des finances s’est penchée sur le sujet, ouf, on est rassuré. Pourquoi ? Car on va apprendre dans la présentation des grandes masses budgétaires de l’Université que la seule incertitude qu’il existe réside dans le passage aux…..RCE !!! Merci, on pourra donc dormir tranquille. Beaucoup de choses sont certaines par ailleurs. C’est un fait, l’État gèle désormais les crédits d’investissement revenant sans doute également sur son engagement sur la dotation SYMPA, pas si cool que ça finalement. L’État n’est pas seul responsable de désordre budgétaire à l’Université. En effet, une petite erreur des services de la fac peu couté très cher. De quoi s’agit-il ? Trois fois rien, l’opération rénovation du CAMPUS va couter trois fois plus chère, cela à cause d’une erreur de 1000€ par mètre carré par les anciens services de la DPL !!!

Bref, du brouillard, de la fumée, des enfumades. Mais comme disait Laurence Parisot : « tout est précaire, la vie, l’amour… », Alors pourquoi pas le budget d’une Université comme Bordeaux IV ?

Les grandes masses budgétaires relève les choix politique et stratégique d’une équipe à la tête de l’Université. Cela est clairement assumé par M.Dupuy, avec qui, votre fidèle écuyer partage l’esprit critique vis-à-vis des présidences passées en termes de gestion budgétaire. A l’annonce le projet de budget 2012 parait attractif, réorienté sur le nécessaire contre le superflu d’autrefois, mais aussi sur l’avenir contre la rigueur et le conservatisme d’hier.
En effet, le budget de la recherche à Bordeaux IV augmentera normalement en 2012 de 300 000€, ce qui redonnera un peu de considération à cette partie délaissée du supérieur. Dotation d’une prime pour les BIATOSS, doublement du budget du SIUAPS, Prime pour les contractuels (chargés de TD qui ne sont pas sous contrat doctoral) avec des rattrapages de carrière… Vraiment tout semble alléchant.

Mais je vous réserve le meilleur pour la fin, la cerise sur la crème, le beurre sur la tartine, la paille sur la chaise, un grand plan d’investissement sur trois zone géographique : Campus Pessac, Campus Périgord, et mise en conformité de l’IUFM. Sans doute un seul oubli : ou sont les étudiants dans ce budget 2012 ? … Nous les cherchons et nous vous contacterons lorsque nous les aurons trouvés.

Autre sujet à l’ordre du jour de cette réunion sympathique des administrateurs, la fameuse Décision modificative du Budget 2011 numéro 3 (DBM3). Alors sur ce sujet accrochez vous, l’Université n’est pas à un paradoxe près. Ce lundi 24 octobre, le CA de Bordeaux IV, vient de régulariser pour 1800 000 € d’heures supplémentaires effectué par l’ensemble du système d’enseignement de la fac. Et alors me direz-vous ? Et alors ? Alors l’Université se fait radicalement taper sur les doigts par la cours régionale des comptes, car cette régularisation en octobre est une aberration comptable mais aussi stratégique et sociale. En effet, stratégiquement nous sommes en sous-effectifs d’enseignement, puisque les heures supplémentaires payées beaucoup plus chères augmentent de façon mécanique et exponentielle. Or, l’Université détient à l’heure actuelle une faible politique d’emploi, ce qui alimente l’augmentation de ce poste qui devient inertique dans le budget.

Sans transition, la proposition de doter le DEJA et le DEJEP de statuts juridiquement autonomes, n’a pas manqué de faire tousser le club select et fermé des juristes. En effet, nous ne fumes point surpris par la position du mandarin qu’adopta M. le doyen de la faculté de Droit qui ne voyait pas l’utilité de la collégialité mais croyait dur comme fer aux vertus d’un seul homme, un chef charismatique, capable du meilleur pour son petit peuple.

Enfin pour terminer une séance, trop peu claire, la refonte des statuts de l’école doctorale notamment concernant l’ED 41, a donné lieu à une franche partie de rigolade. En effet, il fallut que nous nous exprimâmes sur la modification des statuts de cette école en charge de la politique doctorale pour le Droit et les sciences politiques, cependant en consiste la modification ? Je vous le donne en mille : retirer 2 doctorants du conseil de l’école passant de 5 à 3 aujourd’hui. Une école doctorale sans doctorants, voila une idée qu’elle est bonne !

Soyons déterminés, vigilants, criards, et conflictueux, car rien n’est plus dangereux qu’une démocratie soumise au silence, à l’obéissance et à la subordination. Tant que le rafiot OSB IV flottera, les marines marchandes et autres flottes du prince auront des soucis à se faire.

samedi 22 octobre 2011

Dépêche de babord rentrée

Voici la dépêche de bâbord de rentrée... Au menu, critique acerbe des procédés de la Fabrick pour se faire des clients et du fonctionnement séculaire de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). Une autre dépêche suivra assez rapidement, elle sera centrée sur l'association, son action et les évènements que nous proposerons dans les semaines à venir...







Compte rendu du Conseil d’Administration du 10 Octobre 2011

Hormis le MET qui brillait par son absence, une trentaine de personnes était présente à ce Conseil d’Administration.
Le premier point a abordé le bilan social effectué par deux personnes des ressources humaines l’Université (bilan disponible au local d’OSBIV). Ce bilan a observé entre autre la répartition des postes en fonction du genre, de l’âge, mais aussi des compétences personnelles. Fut remarqué qu’il y a nettement plus de femmes que d’hommes chez le personnel Biatoss, tandis qu’il y a plus d’hommes chez les enseignants, maîtres de conférences et professeurs d’Université confondus. La première intervention revient à Mr Cahen posant la question de savoir comment résoudre ce problème de disparités au sein de l’Université ; ce à quoi Mr Dupuy répond qu’il est nécessaire de se servir de ce bilan social pour relever les problèmes et les résoudre par la suite. Le bilan doit selon lui permettre d’avancer, ce dernier étant vu comme un outil de repérages des difficultés et des réussites.
La parole revient ensuite à Mr Evrard critiquant le fait que n’apparait nulle part au sein de ce bilan social le personnel et les enseignants de l’IAE tandis qu’il est diffusé auprès de tous les partenaires de l’Université. Mr Dupuy répond à cela que l’on ne peut les intégrer par manquement d’emplois fléchés, ce qui rendrait l’IAE ridicule que de les afficher. Mr Dupuy évoque ensuite sur la réalisation prochaine d’un bilan financier de l’Université.
Par la suite, la campagne d’emplois a été évoqué par Mr Dupuy avec comme impératif l’ouverture des concours pour le personnel inter-université. En effet, au sein des Biatoss, il y a un faible nombre de catégorie A (inférieur aux autres universités), beaucoup de catégorie B et un niveau standard de catégorie C. L’objectif est donc de repyramider l’ensemble, en créant plus de postes de catégorie A et ce, en permettant le passage de la catégorie B à A. Le concours interne favorisera les possibilités de carrières et permettra de s’adapter au projet global de la NUB. Selon lui, il est donc nécessaire de créer par exemple des postes d’ingénieurs d’études et d’assistants ingénieur. Néanmoins, il reste la contrainte du plafond d’emploi. Le recrutement obligatoire de 6% par an au titre du handicap a été respecté, complété d’un recrutement de personnes en difficulté. 3 postes ont donc été créés au titre du handicap, deux chez les Biatoss et un emploi d’enseignant contractuel pendant 1 an (qui sera titularisé ensuite après être passé devant une commission académique). De plus, il y a eu un fort redéploiement du personnel et des enseignants de l’IUFM vers l’UFR. Concernant la création d’emplois au sein de l’IAE, Mr Lung a évoqué le fait que cet institut pouvait l’assurer seul ayant une capacité financière suffisante. Mr Brisson a par la suite relevé qu’à Bordeaux 4, il n’y avait qu’un seul professeur d’université en langue anglaise et que la faculté n’avait pas les moyens d’assurer un TD d’anglais envers les premières années de droit. Ensuite, il a émis sa crainte que les redéploiements et les créations d’emploi allaient principalement en direction de l’UFR Eco-gestion et non vers l’UFR Droit-Science Politique ; ce à quoi Mr Dupuy a répondu que le redéploiement se ferait envers les deux sections (droit- science politique et éco-gestion).
Le point suivant qui fut abordé fut celui du Master à l’IAE où Mr Evrad demande à ce que toutes les formations en gestion soient regroupées à l’IAE. Il met en avant le fait que l’IAE à sa visibilité, ses partenariats, son mode socio-économique et qu’il est nécessaire d’en faire profiter les étudiants de Pessac, pour des questions d’efficacité, de coordination et de performance. Ca permettrait de se mettre au niveau des écoles privées de gestion et d’améliorer leur visibilité. Il est donc nécessaire selon lui d’avoir une stratégie claire concernant les masters de gestion. Mr Hirigoyen expliqua qu’il n’y a aucun désir de rupture dans le regroupement de ces masters de gestion, mais que ce n’est, encore une fois, que pour faire face à la concurrence de la BEM et du groupe INSEC. Lui et Mr Evrard veulent, selon leurs propres mots, créer une public business school, en y faisant participer les enseignants de la 5ème section (économique). Mr Dupuy relève à ce titre le fait que cette séparation des masters est source de dysfonctionnement et qu’il est donc nécessaire d’avoir une organisation optimale en confiant l’intégralité des masters de gestion à l’IAE. Au vote, le rassemblement des masters de gestion à l’IAE a été accepté avec 19 voix pour, et 6 abstentions.
Nous avons ensuite abordé la question de faire payer l’utilisation des locaux aux personnes extérieures de l’Université, afin de les rentabiliser selon Mr Dupra ou de partager les frais selon Mr Lung. Ils souhaitent mettre en place des tarifs comparables au secteur privé. Le paiement des locaux a été accepté par le Conseil d’Administration.
A été ensuite abordée la question des modalités d’application de l’arrêté par rapport à la licence. Mr Bordenave nous a expliqué qu’il n’était pas possible de retirer la note éliminatoire pour des problèmes techniques. Le principal étant que ça rallongerait le temps de délibération fait en juillet. Cependant, il propose de la mettre en œuvre de manière annuelle, du fait de la compensation annuelle des semestres. Le premier semestre pourrait donc être compensé avec le second semestre et ce sur la même année. L’argument de Mr Brisson était de dire que la note plancher de 8 n’était pas éliminatoire, donc il fallait la maintenir. Plusieurs membres du conseil ont émis des réserves concernant la compensation en raison des effets induits de la compensation. Un des effets induits est que les matières entre deux semestres n’ont rien à voir et que la compensation parait donc illogique. Melle Lafage propose donc de retravailler sur les plaquettes et mettre en place la compensation dans un an. Mr Berr relève ensuite le fait que l’arrêté tue la semestrialisation qui était à l’origine bancale, rendant incohérente ce processus. Mais il est néanmoins d’accord sur l’idée de compensation des semestres. Mr Bordenave expliqua ensuite que cette compensation n’augmenterait pas la charge d’examen mais qu’elle augmenterait le taux de réussite. Selon lui, plus d’étudiants accéderait à la note moyenne de 10 sur l’année.
La compensation a été acceptée a 20 voix, contre 6 contre et 3 abstentions.
Au cours de ce CA, nous avons souvent vu apparaitre les termes de concurrence et de rentabilité, démontrant ainsi les préoccupations d’un certain nombre de membres de ce conseil... A suivre !