jeudi 11 avril 2013

Quand la NUB allonge la foulée, CR de réunions diverses!

Ces dernières semaines les choses se sont accélérées, et les réunions sur la Nouvelle Université de Bordeaux (NUB) se sont multipliées. A une cadence qui semble laisser certains de vos représentants étudiants sur le pallier. Et ainsi s’éloignèrent les promesses de campagnes, les bonnes résolutions, celles de siéger d’avantages pour faire taire a jamais les invectives des affreux osbiviens (voir graphique taux de présence). Peu importe, nous sommes la pour vous faire un petit état des lieux des dernières avancées sur la fusion des universités B1, B2 et B4. En effet, la NUB occupe tous les esprits des élus. Et comment pourrait-il en être autrement tant les manifestations s’enchainent : CA du 18 mars, assemblée de tous les élus du 28 mars, réunion des élus étudiants du 28 mars et réunion des CA du 3 avril. Un peu plus, et a ce rythme, notre participation relèverait presque du dévouement voir du sacerdoce! 

 Plus sérieusement, sachez tout d’abord que l’on commence à y voir un peu plus clair. La NUB se dégage de l’obscurantisme dont elle est entourée pour ne plus revêtir qu’un manteau de fumée blanche digne d’une élection papale. Ce qui est pour autant dévoilé n’emporte pas forcement adhésion. Et pour cause, sachez que nous ne sommes toujours pas convaincus par la pertinence et les vertus de la NUB. D’autres partagent notre perplexité, a tel point qu’il faudra une bonne dose de prières aux architectes du projet, pour pouvoir crier le 27 mai (vote définitif) : habemus NUBam ! 

Mais commençons par le début… Lors de l’assemblée des élus, la directrice générale de l’enseignement supérieur (S. Bonnafous) et le recteur nous firent l’honneur de leur présence. Et cette première de nous expliquer que nous avions tout à gagner à fusionner. De leur point de vue, en tout état de cause, cela va dans le sens du désengagement de l’Etat ; un seul interlocuteur les arrangerait bien. Mais c’est surtout la création d’un super champion qui les transcende. Un champion apte à affronter la concurrence des autres universités. Ce sera à qui répondra le mieux aux offres de financements de l’Etat. Un nouveau moyen de financer la recherche par les Idex et Cnie, une belle grosse logique d’appel à projet bien crado. Un nouveau moyen de maitriser l’offre de recherche ? A ce titre, le président de B1 se permit de rappeler que si l’on refusait la NUB, on pourrait tirer une croix sur l’Idex. Heureusement S. Bonnafous crut bon d’enchainer sur les sages paroles de Dean Lewis : « ce n’est pas du chantage !». Mais madame, cette pensée ne nous traversa même pas l’esprit! Nous qualifions ceci plus de menace, en effet en période de tensions budgétaires le chantage à l’idex équivaut à nous mettre un pistolet sur la tempe. Mais ce fut certainement le recteur le meilleur défenseur de la NUB : il ne dit mot de la matinée, mais passa son temps à sourire! 

Avant cela, il convient de vous le résumer, il nous fut présenté avec une célérité de parole déroutante l’état de la structure administrative ainsi que l’état du dialogue social. Pour ce qui est de la structure administrative, autant vous le dire, elle est d’une complexité qui ferait rougir de jalousie les fiscalistes et les économétristes. 7 pôles et 3 niveaux, ces derniers faisant apparaitre une bonne dizaine de conseils et composantes : un conseil d’administration et un conseil académique (CEVU et CS) constitue le premier niveau. Le niveau intermédiaire est compose des collèges et des départements de recherche et le troisième des composantes. Difficile de vous exposer cela par écrit mais l’essentiel est visible sur le site de B4 dans l’onglet NUB ! Mais que tout le monde se rassure, la subsidiarité sera la règle et non l’exception… Bizarrement on la cite souvent, mais on ne la voit toujours pas apparaître noir sur blanc. 

Quelques jours après, nous avons eu le plaisir d’être mangés à la même sauce lors de la réunion des élus étudiants de la future NUB. Unef gare à toi car les corpos seront en force dans le nouvel établissement… premier enseignement, en effet, bien que peu loquaces ces amis troubadours ayant plus leur place dans des BDE que dans des conseils démocratiques, sont malheureusement plutôt ultra-majoritaire dans les établissements qui composeront la NUB. 

Deuxième enseignement, la NUB c’est énorme ! Je me demande si à force de répéter le même discours depuis deux ans déjà, l’auto-persuasion à dut faire effet, les présidents ont l’air d’y croire à leur pluridisciplinarité. Mais non, mais non, la NUB c’est pas pour avoir de l’argent, c’est uniquement pour se rapprocher de l’idéal universitaire, « Universitas ». Bon, d’accord, ça aide pour un ou deux appels à projet, mais l’important n’est pas là, l’important c’est l’idéal ! La situation de la biologie est d’ailleurs assez révélatrice. Une matière qui sera affiliée à deux collèges, faute d’accord entre b1 et b2, cela laisse augurer de bonnes collaborations pour la suite. 

Troisième et dernier enseignement, attention à la représentation étudiante. Les collèges, qui traiteront de la formation, seront composés de 14 profs, 6 biats, 4 personnalités extérieures et 6 étudiants. Problématique, lorsque l’on voit qu’au CEVU, qui traite lui aussi de la formation, les étudiants sont 16 sur 40 membres et que les personnalités extérieurs ne démontrent qu’un intérêt assez limité pour les histoires universitaires (un taux de présence inférieur à celui du MET, c’est dire…). Il parait donc indispensable que nos chers présidents revoient leur copie à ce sujet. 

Et enfin, clou de cette ribambelle de réunions, la discussion des statuts de la future université, en assemblée de CA. A huis clos, ce fut un travail acharné article après article. Avec M. Dupuy a la baguette, la discussion fut parfois ennuyeuse, parfois enflamme, et il faut l’avouer a certains égards constructive. Parmi les interventions, nous retiendrons les quelques accrochages entre Mme Deboissy (professeur a B4) et le chef d’orchestre M. Dupuy. Cette dernière demandant notamment des garanties et éclairages sur la question de la répartition des moyens au sein de la NUB et son corolaire celle des modalités d’élections des membres du futur CA. Des questions qui ne trouvèrent de réponse faute de temps ou de réponses ! Mais la palme des interventions absurdes revient sans doute à l’adjoint au maire de Bordeaux M. Reiffers ancien directeur de cabinet de Luc Ferry, membre du Conseil d’administration de Bordeaux 4. S’il ne nous fit jamais le plaisir de sa présence au CA de Bordeaux 4 ou il a pourtant toute sa place, il nous fit l’honneur de traverser la place Pey berland qui sépare le palais Rohan du Pole Juridique et Judiciaire. Et quelle plaisir quant il nous a semblé qu’il découvrait, deux ans après le début du projet, la teneur de la NUB. Merci, dit-il avec aplomb et assurance, de m’apprendre que la ville de Bordeaux ne sera plus le partenaire de la NUB (l’article alors en discussion portait sur la désignation des personnalités extérieures au CA). Je préfère l’apprendre ici que dans le sud-ouest de demain, poursuivit-il. Et les présidents d’universités a la tribune de lui expliquer gênés le comment du pourquoi. Magistral, M. Reiffers fit du boudin, se leva tout sauf discrètement et s’en alla, en prenant le soin de claquer la porte ! 

La discussion article par article révéla plusieurs choses : les statuts sont vagues et laissent beaucoup de place au futur règlement intérieur, dont la rédaction viendra après l’adhésion à la NUB. Oui mais de bons statuts sont des statuts souples mais en même temps rigides. Voila qui plaira aux constitutionnalistes ! Quant aux possibilités de décentralisation qu’ils pourraient laisser entrevoir, force est de constater que rien ne les garantit. Enfin, cette version 1 des statuts reste précaire tant elle se fond dans le moule encore en projet, d’autant que celle-ci ne sera votée qu’a l’été. Instabilités, incertitudes, risque d’exacerbation des défauts de la gouvernance type LRU ; les mauvais points du projet restent prégnants face aux gains qui nous sont promis. 

La NUB n’a pas fini de faire parler d’elle, et nous reviendrons vers vous car la discussion des statuts n’est pas terminée. L’heure fatidique arrive pourtant à grands pas, et le 27 mai sera le jour de verite. C’est alors que chacun devra prendre ses responsabilités. Et au CA de Bordeaux 4, si les jeux ne sont pas faits, il est certains que le mouvement de la balance tient entre les mains de quelques uns dont la position semble ne pas être fixée ! Pour notre part, nous pensons que la bataille a mener ne se trouve pas dans la NUB, mais dans la fusion des volontés pour exiger des moyens convenable pour l’Université. Mutualiser les efforts pour redonner de la gueule a l’Université, voila une ambition pragmatique pour la formation et la recherche.

samedi 30 mars 2013

UFR d'économie, gestion et AES du 28 mars


"Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités." S.F

I

Commençons d’abord par des informations diverses en guise de caféine,
Un projet de M2 commerce international de vin et spiritueux bilingue tourné vers la Chine,
Et une autre info où le bât blesse je pense
Un projet de DU tourné vers l’aéronautique et la défense
Prenez garde amis élus du CEVU
À ce que votre âme reste alerte au réveil des DU
Car présentés comme « à améliorer » dans le cadre de la NUB
Nos maîtres de projets en raffolent comme des apéricubes.

II

Le temps à peine pour nous de pouvoir respirer
Que messieurs Pujolar et Dupuy entrent dans l’assemblée
Avec pour discours des arguments succubes
Pour nous faire rêver à la future NUB.

Avec rattaché au niveau central
Sept pôles nouveaux et pourtant tellement banals
Offrant dans le cadre d’une administration déconcentrée notamment un « centre de santé »,
Mais aussi un service pour « public à besoin spécifique » et un « guichet d’accueil unique ».

En conformité avec la loi, la logique d’habilitation des formations tous les cinq ans sera abandonnée,
A laquelle succède une logique d’accréditation qui sera plus souple et moins dense,
En vue aussi de réduire drastiquement les appellations de formations qui manquent de lisibilité,
Au plan national, et de passer à une logique de compétence.

Malgré les objections sur la NUB de l’élu UNEF
Qui dénonce la NUB comme du mauvais opportunisme
Les deux compères NUBiste autoritaires tel un brigadier-chef
Arguent que le PRES donne plus de corde à retordre que pour pendre un cambiste.

Mais afin de dissiper vos doutes sur la lisibilité du projet
Dès que quelqu’un en parle c’est au conditionnel
Les expressions du visage et les mains crispées
Présagent des secrets de Polichinelle
Sieur Dupuy précise qu’on est « d’accord sur tout mais qu’on ne sait pas comment l’organiser »

III

Concernant le projet de L3 AES à Agen
M.Cazals précise que l’équilibre financier est atteint
Avec le soutien du département des langues et de Bordeaux 3
Un projet bon mais qui tangue un peu toutefois

Après un détail réglé quant  à l’intégration du stage
Des problèmes se profilent à d’autres étages.
Comme le rappelle sieur Pujolar il existe des difficultés budgétaires
Ainsi que quelques dettes entre Bordeaux 3 et Bordeaux 4 qui flotteraient en l’air

IV-Epilogue

Pour finir les joyeusetés parlons des modifications des maquettes
Des masters 2 en économie appliquée avec un parcours recherche aux séminaires plus adaptés
Car souffrant d’une faible lisibilité et attractivité il tend à être remis sur un meilleur sentier.
Les étudiants de ces masters auront le cours de statistique en autoformation sur internet
En la mémoire de la défunte pédagogie je dépose un cierge et je prie.

Concernant le calendrier les examens sont avancés pour laisser plus de temps à la correction,
Avec des appels pour aider à corriger certaines matières à les croire.
La rentrée pour les futurs « on n’a plus de place pour s’assoir »
Sera plus légère afin de permettre pour les TD et les cours une meilleure coordination

Finissons-en avec le conseil de perfectionnement
Qui regroupera professionnels, professeurs de la formation ainsi que de volontaires étudiants.
Il ne remplacera pas le conseil pédagogique
Mais sera plus dans la prospective et la politique.

Après trois heures et 30 minutes de pleine attention
Nous ne sommes que deux osbiviens parmi les élus comme à chaque conseil,
Excepté un élu UNEF qui présent une fois sur trois partage ce moment d’émotion,
Les autres sont des minables et en guise de cerveau ont un ouvre-bouteille.

mardi 26 mars 2013

Compte-rendu du CEVU du 19 mars


Autant vous le dire de suite, nous sortirons de ce CEVU sourire aux lèvres.

Contexte

  « Une fois n'est pas coutume, mais le CEVU du 19 mars aura « commencé » dès 11h30, l'heure à laquelle un des représentants de la très démocrate-révolutionnaire Unef viendra nous voir, pour nous dire bonjour ? Allons, soyons sérieux ! Aujourd'hui au CEVU se déroulera l'élection du nouveau vice-président étudiant auquel l'Unef se présente, mais nous aussi. Il nous explique alors, qu'au nom de la démocratie nous ferions mieux de nous retirer, car les étudiants les «préfèrent» à nous, et que comme ils ne sont pas sûrs de gagner, il faudrait qu'on retire notre candidature pour bien évidemment « voter » pour eux. Et ceux qui nous préfèrent, on fait comment ? Passons. Une fois nos ventres délicatement  remplis par une tambouille des plus raffinée, pour laquelle nous remercions le RU d'exister, nous filons, direction le CEVU. Et là... Le représentant Unef, encore et toujours lui, nous alpague -tel un membre de la Stasi- une dernière fois pour qu'on se retire, il est 13h55. »

  14h00, le CEVU commence et autant vous dire qu'il est plein, ça déborde presque. Pourquoi ? Notamment parce que tous les élus étudiants sont là, première séance depuis les élections oblige, mais ne vous inquiétez pas d'ici peu on aura plus de places, car le changement nous n'y croyons pas.

Prémices

 Rituel répétitif, nous commençons par le vote du procès-verbal de la séance dernière, les élus Esprit, tous nouveaux (à qui on a pas forcément appris le fonctionnement d'un conseil) contestent maladroitement un bout du PV, rien de grave, et décideront de s'opposer ainsi qu'un Osbivien -futur star de ce récit- ne se sentant pas légitime à statuer sur une réunion à laquelle il n'avait point participé.

Introduction

Nous arrivons rapidement au premier point de l'ordre du jour : l'élection du vp-étudiant. Un bref rapport des force en présence s'impose ; l'Unef possède 6 élus, Esprit 4, OSB IV 3, Met 3. Finalement, après quelques regards échangés on perçoit une certaine assurance, frôlant la médisance du côté de la candidate Unef, alors qu'au Met les yeux de la candidate sont envahis d'une certaine vacuité. Chez nous, c'est plutôt « ça serait cool mais bon, on verra bien ».
Le Sieur Pujolar donne alors la parole aux 3 candidats par ordre alphabétique. « Notre » Barbe Noire (amis lexhiciens c'est pour vous) sera donc le premier et fait le bilan de ses deux années en tant que chargé de mission à la culture, puis développe les axes de ce que doit être une vice-présidente étudiante du point de vue Osbivien. NUB gare à toi. Au tour de l'Unef,un discours très original et surprenant, écouté et sur-entendu pendant les diverses élections universitaires, vous n'avez donc, rien loupé. Puis, vînt le tour de la candidate du Met, qui finalement fait un discours non-inintéressant mais non-passionnant axé en partie sur les antennes et la ruralité, le tout sur un accent très Cabrélien.
Un élu Esprit pose une question à la candidate Unef, sur leur positionnement et leurs éventuelles actions en faveur de la culture, où la réponse ne fût guère rassurante. Puis vînt l'heure du vote à bulletin secret.

Conclusion

Pour rappel, il faut obtenir une majorité absolue (19 voix) pour être élu, sinon cela sera à la majorité relative lors d'un troisième tour. La très charmante Mme Monge fait le tour de l'assemblée avec l'urne en main, chacun la remplie, le verdict approche. 14H33, Mme Monge « recrute » deux assesseurs,le dépouillement peut commencer. Une voix, deux, puis trois, et ainsi de suite. On commence à sourire. Chez nos rivales un peu moins. A la fin du premier tour, la candidate Met obtient 6 voix, l'Unef 10, et « notre » Barbe Noire 19. Majorité absolue dès le premier tour. La vice-présidence étudiante après des années d'égarement, tombe -enfin- dans le giron Osbiviens. Finalement, on comprend mieux la requête du membre de l'Unef, quelques minutes plus tôt et nous sommes bien évidemment navrés de ne pas l'avoir écouté. Enfin, passons, le CEVU sera encore long.

Bonus : Vaseline ? Ok. Nomination ? Validée.

L'élection faite, le CEVU continue son petit bonhomme de chemin par un long, très long, extrêmement long « point NUB » où, comme à l'accoutumée on nous rend compte des diverses -dites- « avancées » du projet, en nous disant que rien n'est encore totalement fixé, ni même établi. Mais que tous se construit grâce au travail des « acteurs » (et c'est du grand art, bientôt une palme d'or). Nous apprenons donc que la NUB sera votée (ou non, espérons une prise de conscience de chacun) le 27 mai. Problème, cette NUB est basée dorénavant sur la prochaine loi-cadre de l'enseignement supérieur qui commencera elle-même à être débattue le 27 mai à l'assemblée. Etrange. La propagande terminée, nous passons à la nomination des représentants étudiants au FSDIE (fond de soutien et de développement des initiatives étudiantes) en partie calculée au prorata des dernières élections CEVU où l'Unef obtient donc 3 représentants, Esprit 2, et nous-même deux (le nouveau VP + un membre). De surcroît, quatre associations dites non élues vont se voir attribuer  un siège c'est le cas par exemple du GENEPI ou encore l'AFEV.

Supplément n°1 : l'été c'est à la plage ? Non aux rattrapages !

Nous allons discuter et voter le nouveau calendrier universitaire portant sur 2013-2014, au vu des contraintes calendaires quelques problèmes apparaissent -comme chaque année- notamment, le fait que les rattrapages se termineront le 11 juillet... Autant vous dire que va une nouvelle fois se poser le problème des jobs saisonniers absolument vitaux pour de nombreux étudiants, laissant supposer quelques difficultés de réussite. Il est IMPORTANT de rappeler ici, qu'un employeur vous embauchant l'été a l'obligation de vous laisser « aller au rattrapage », donc ne vous faites pas avoir, contestez !

Supplément n°2 : Des questions ? Une réponse, l'OVE !

On va nous exposer deux enquêtes réalisées par l'Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), l'une concernant le parcours des étudiants et l'autre les « modes » d'accession aux masters. La première n'est guère évidente à comprendre, notamment dû au fait que les documents n'ont pas tous été fournis, mais la seconde comme la première sont intéressantes. Nous vous conseillons donc d'aller jeter un œil sur : - http://www.u-bordeaux4.fr/formation/orientation_stage_emploi/enquetes_statistiques/ - qui regroupe toutes les enquêtes réalisées par l'OVE est pouvant être parfois fortes utiles pour vos orientations respectives.

Supplément n°3 : pas de PAIC mais un PEC, sans cheval

Le CEVU touche à sa fin, et voici le tour des conventions avec comme toujours sont lot de surprises -pour ne pas dire autre chose. Il y en aura trois -et non Troie, vous comprendrez plus bas, la première est appelée Consortium PEC ( http://www.pec-univ.fr/ ), elle a pour objectif de faire bénéficier aux étudiants de meilleurs renseignements sur leur parcours, et aussi d'approcher le monde professionnel. Unanimité. La seconde émane de l'IAE c'est une « Summer School » (veuillez excuser mon anglais). On va faire court : 6 semaines coûtent dans les 1200 euros, mais « vous comprenez par rapport aux écoles de commerce c'est moins cher », le tout avec humour. Il faut pas croire, c'est un véritable divertissement, parfois. Cette convention est destinée prioritairement à des étudiant(e)s Indien(ne)s. Au dernier CEVU avait été posé la question des frais d'inscription. En effet, qu'advient-il de l'étudiant français souhaitant s'y inscrire ? Devra-t-il payer1200 euros ? Cette question attend toujours sa réponse. Nous nous opposons, ainsi que 8 autres personnes. Elle fût malgré tout acceptée. La dernière concerne un partenariat avec la Grèce, le projet « a l'air bien » (méfions-nous toujours des apparences, comme d'un cheval), les frais d'inscription sont identiques à une inscription « normale » à la fac. Il n'y aura pas de guerre. Unanimité.

Supplément n°4 + bonus + avancée : l'échafaud est prêt

Le Sieur Pujolar tenant le CEVU d'une main de maître annonce à ses sujets que la commission destinée à débaptiser l'amphi Bonnard avance -enfin- et qu'elle sera composée d'enseignants-chercheurs, d'historiens et d'étudiants (2 sur 3 provenant du radeau Osbivien), et dirigée par Yann Delbrel. C'est ce qu'on nomme un « bon CEVU ».

jeudi 7 février 2013

Cevu du 5 février



Cela n’est point dans nos habitudes mais nous arrivons avec une petite poignée de secondes de retard, et là surprise ! Le CEVU fait salle comble –et c’est rare- et il est, de plus, agrémenté du retour du Sieur Bordenave dont un pot en son honneur se tiendra à la fin. Après ce joyeux constat nous nous asseyons, le CEVU peut commencer.

Acte I : politesses mais pas que

Le VP Pujolar (remplaçant du Sieur Bordenave) adresse à son aïeul quelques amabilités rappelant qu’il fût –aussi- pendant 10 ans le directeur de l’UFR d’AES détruit il y a quatre ans, et que nous étions les seuls à défendre. Nous apprenons à cet instant par la voix de « l’honorable » président de cette toute autant  « honorable » Université que les prochaines élections CEVU se dérouleront le mardi 5 mars (nous y reviendrons)…

Acte II : du rude, du long, du gras, du contenu ou « les appels à projets pour la Région Aquitaine »

Cette partie va être la plus longue car est composée de 4 grands projets, ou plutôt 3. Le premier est concentré sur la « formation professionnelle des doctorants », l’assemblée boit les paroles du rapporteur le projet est adopté à l’unanimité. S’ensuit « l’Université Numérique d’Aquitaine », là encore l’assemblée a soif, tout roule. Passons maintenant au « Projet Voltaire », le fameux projet sur lequel nous tapions il y a peu en UFR éco-gestion-aes (lire compte-rendu du 20/12/2012). Figurez-vous que nous avons recommencé (Ô pardon maître, nous ne sommes que des gueux avec quelques principes, que nous essayons de garder). Ce « projet » n’est pas mal en soit, en soit juste; car un projet d’auto-formation en français en ligne pourquoi pas, mais quand celui est instauré dans les maquettes de L1 éco et L1 aes pour remplacer une matière de « fond », qu’il est censé être équivalent à une vingtaine d’heures d’enseignement (nous l’avons testé moins de 7h suffisent), et que ce projet repose sur un programme numérique étant acheté à une entreprise pour 3000 euros par an. Alors bien sûr, nous sommes conscients des difficultés orthographiques des jeun’s aujourd’hui mais est-ce à l’Université de tenter de régler cela ? Surtout en supprimant des enseignements dits universitaires ? De notre côté nous n’en sommes pas certains, il y aura donc 4 contre, deux abstentions, et le reste pour. Nous passons donc au troisième véritable projet, l’instauration d’une « clinique du droit », nous sommes favorables depuis de nombreuses années à ce projet qui pourra permettre une véritable assistance juridique à des gens n’en disposant pas forcément les moyens financiers nécessaires, et il permettra, de surcroît, à une certaine professionnalisation des étudiants participants à cette clinique du droit. Le seul petit bémol à apporter est que le document n’est point parfaitement finalisé. Unanimité. Passons.

Acte III : démocratie universitaire à ton tour

Ne nous cachons pas la fac regorge de conseils, de sous-conseils, il est dès fois complexe de saisir « l’utilité » de tout cela. Mais au moins cela a le mérite de montrer que la démocratie règne ! Bref, il va y avoir deux élections. La première concerne « le conseil du service universitaire pour l’insertion des étudiants et personnels handicapés ». Nous sommes la seule asso étudiante à se présenter nous sommes donc élus ainsi que des étudiantes intéressés par ce conseil. Mais plus étrange quatre listes vont s’opposer chez les profs pour 3 élus, et là encore stupeur, la liste portée par le Seigneur-camarade Giudicelli (chargé de mission au handicap pour l’équipe présidentielle) est rejetée par le corps professoral, nous sommes déçus et attristé du comportement Roi Lung ne mouftant pas c’est sa cohérence politique qui est ici remise en cause.
La seconde élection concerne le « service interuniversitaire de gestion du domaine universitaire », un seul candidat, votre serviteur, il est élu.

Acte IV : rien d’inhabituel

Est présenté le schéma du circuit de signature d’une convention internationale. On rajoute une phrase, on peut avancer. Puis deux modifications concernant pour l’une d’elle, un « vulgaire » DU auquel nous nous opposons bien évidemment.

Acte V : incitation à la participation étudiante, vraiment ?

Le CEVU s’est déjà bien vidé lorsqu’arrive le tour des questions diverses, une chose nous a turlupiné depuis le début, le déroulement des prochaines élections CEVU le mardi 5 mars. Nous pensions être les seuls mais non, ce qui ne veut pas dire tous. Une voix ténébreuse sort,  elle émane du représentant du MET mécontent de la date, nous l’approuvons et prenons la parole car cette décision unilatérale de « l’honorable » président est soit disant faite dans le but d’élever la participation car après les vacances blablabla, que le jeudi blablabla, nous lui rétorquons que prévenir les associations étudiantes à peine un mois avant est assez étrange dans l’optique de favoriser la participation. De plus, égoïstement, il nous faut constituer les listes, rédiger un tract (qui n’est pas dégueulé par un quelconque bureau national comme les paillassons unéfiens), le distribuer, etc… Au-delà du choix dans la date, c’est la manière qui est remise en cause, car là encore, déjà que souvent nous sommes dénigrés au sein des organes universitaires (« vous n’etes qu’étudiants »  « vous n’avez pas tout en main »,…), cette fois-ci c'est carrément le Messi cosmo-planétaire qui s'en charge. Même le VP étudiant n'est pas au courant (esprit étudiant), une seule association se tait et sourit, l'Unef... Ah d'accord on nous prend pour des cons!

Pour conclure on demande ou en est l'avancement de la commission Bonnard promise au dernier CEVU. La réponse est que cela est complexe car  "cela froisse certaines personnes". Don't act, nous répondons ici que cela en réjouit beaucoup également. Très bien, nous allons donc agir!

mercredi 6 février 2013

CEVU du 8 janvier 2013

Chères lectrices, chers lecteurs, en ce jour béni du 20 pluviôse an 221, je m'en vais vous conter la fabuleuse histoire ou devrais je dire le fabliau de notre admirable Assemblée, j'ai nommé le CEVU du 8 nivôse an 221 !

Votre fidèle serviteur est très en retard pour vous rendre des comptes... Mais la culpabilité ne m’assaillit point outre mesure ! En effet face à l'absence totale de ces forbans d'élus étudiants que vous avez élu dernièrement pour l'assemblée suprême en décembre. Je me suis accordé quelques jours de vacances ! Mais bref passons au menu de ce CEVU et allons faire bombance !

Alors commençons par le commencement. Après des vœux plutôt sommaires de notre cher vice suzerain le bien nommé sieur Pujolar, que nous remercions de nous avoir évité les discours que nous adorons tous, mais que nous adorons encore plus éviter de notre bon suzerain Lung.

Acte I : De l'énième compte rendu de la semaine de pré-rentrée !

Pour plus de précisions je vous renvoie au PV officiel ! Ce qu'il faut retenir en bref, c'est que globalement cette semaine de pré-rentrée fut un succès, sauf les animations du midi... Un léger débat fut amorcé pour savoir si les entames générales des matières fondas surtout en première année étaient opportunes. Ce à quoi votre serviteur à rétorquer que si l'entame des cours devenait un process généralisé, il faudrait alors que cette semaine de pré-rentrée devienne véritablement une semaine de « rentrée » ( l'idée du changement de nom de « pré » rentrée à semaine de « rentré » doit être rendue à son créateur, le seigneur « Herbach » pas le musicien l'autre ).

Acte II : Retour vers le futur

Alors là encore nous allons être très bref, le plan campus pour les novices, c'est un programme de construction ou de rénovation du château qui, il faut bien le dire part de plus en plus en quenouille. La plus grosse information d'une longue présentation de presque 1h, sera qu'à part les doctorants ou futurs doctorants qui liront ce compte rendu, pour les autres vous ne verrez jamais les réalisations de ces projets donc je ne développerais pas. Juste une petite anecdote réglementaire ! Il faut savoir que dans les textes, un doctorant non financé à un métrage de réservé de 0,5 m2 tandis qu'un doctorant financé à pour lui 5m2... On vous laisse réfléchir là dessus !

Acte III : Des conventions toujours des conventions encore des conventions :

Pour maintenir la suprématie de notre petite principauté, des accords bilatéraux d'échanges profitables unilatéraux pour notre université sont visiblement nécessaires. Alors on signe à tour de bras de multiples conventions... Après avoir voté contre une convention avec le quatar, le vietnam ou encore la chine nous avons osé demandé de façon tout à fait impertinente j'en conviens « si un jour notre université signera des convention avec des universités de pays démocratiques » car visiblement nous sommes plus attractif sur ce type de marché ! Le seigneur Piette pris alors la parole pour attirer notre attention sur l'apprentissage de la démocratie que nous pouvons leurs fournir ! Cette vision un peu impérialiste de notre politique d'influence à déjà fait ces preuves en Afrique où la plupart des dirigeants des plus grandes dictatures démocratiques du monde ont été formé en Europe et à Bordeaux... Qui ne se souvient pas des services secrets marocains  rodant dans la salle des fêtes du château pour une certaine soutenance ? Encore un très beau sujet de réflexion.

Acte IV : Enfin une victoire de canard !

Pour ceux qui ont suivis les longues croisades OSBIVIENNE contre l’appellation de l’amphithéâtre Bonnard, c'est un grand début de victoire ! Après une plaidoirie étonnamment très courte, le monarque Lung qui avait enfin rejoint sa cour, a entrouvert une porte de sortie de crise ! Une commission composé d'historien et d'élus étudiant devrait rapidement voir le jour pour faire la lumière sur le passé plus que douteux de notre cher Roger !

Sur ce vu mon retard je me prépare pour retourner dès demain au CEVU, pour à nouveau vous rendre des comptes !

Le Chevalier Blanc

mardi 22 janvier 2013


                         La NUB survit au CA de Bordeaux 4

Le conseil d'administration (CA) de Bordeaux IV, qui s'est tenu le lundi 17 décembre 2012,  dont je vous fais tardivement et j'en suis désolé le compte rendu, a eu pour point essentiel l'approbation de la poursuite du processus de construction de la future "Université de Bordeaux" (dite NUB).
Autrement dit, les administrateurs allaient s'exprimer puis voter (ce qui n'est pas la même chose et vous verrez par la suite pourquoi) sur la question suivante: faut-il continuer la NUB ou abandonner le projet en sachant que son entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2014? 

     Apres une entrée en matière plutôt douce, le débat s'est quelque peu enflammé, non pas autant que pour le vote du budget, mais la présidence, poussée parfois dans ses retranchements, eut certainement quelques sueurs froides. 
La NUB, selon ses défenseurs, est un projet "ambitieux", ou formation et recherche seront favorisées, dans le cadre d'une "ouverture de l’Université sur son environnement"; une Université "d'excellence" et "pluridisciplinaire". A entendre ces termes on ne peut qu'embrasser la cause. Cependant les mots ne sont rien s'ils sont vide de sens. Et la NUB pourrait n’être finalement qu'une structure un peu plus compliquée que le n'est la fac aujourd'hui, avec de multiples conseils, et dont le caractère démocratique s'effilocherait un peu plus. Quant à la pluridisciplinarité, on peut légitimement se demander si tout cela est nécessaire, et que la coopération et mise en place de filières pluridisciplinaires ne pouvaient se faire dans un cadre plus simple! 

Au cours de ce CA, de nombreuses inquiétudes se sont fait sentir.
     Il a été exprimé tout d'abord une inquiétude concernant le timing dans la mesure où une loi sur l'enseignement supérieur est prévue pour le printemps. Or la structure institutionnelle de la NUB devra être conforme à cette nouvelle loi. Néanmoins, ce n'est pas un très bon argument pour arrêter le chantier. Fidèle a son courage politique et à sa vision sociale-démocrate, notre cher gouvernement ne fera que "toiletter" la LRU (alors, que pour notre part, nous conseillons "de la passer au Karcher"). D'autant que selon C. Dupuy, le vice président du CA, "nous connaissons déjà la loi". Suis-je naïf de penser qu'une loi doit passer devant le parlement avant de pouvoir la "connaitre"? Mais C. Dupuy voulait surement dire que nous avons déjà des pistes sérieuses et que de toute façon sous la Ve, le parlement se fait tout de même bien piétiner. Quoi qu'il en soit, cette loi laisserait suffisamment de souplesse aux Universités engageaient dans des processus de fusions... Mais la mauvaise nouvelle vient du fait que le gouvernement souhaiterait renforcer la présence des personnalités extérieures, en leur donnant le droit de vote lors de l’élection du président de l’Université (ou NUB).  Nous y sommes totalement opposé, et plusieurs membres du CA se sont exprimés en ce sens. Il y a en effet un risque d'influence politique puisque les collectivités territoriales seront représentées. Et au-delà de cela, il faut dénoncer le fait qu'aujourd'hui, certaines personnalités extérieures ne siègent quasiment pas, et donne procuration à l’exécutif à tel point que parfois, l’exécutif se retrouve avec une force de vote quasi irrésistible.
En illustration, lors du vote du budget, le président et son vice président, à eux seuls, totalisés 5 voix (plus la voix prépondérante du PR)  soit autant que les 5 représentants étudiants réunis. Si l'on ajoute à cela les autres membres de l’équipe présidentielle, on en apprend davantage sur la teneur en démocratie du conseil d'administration! Imaginons maintenant une NUB avec des dizaines de milliers d’étudiants qui seraient représentés en son conseil d'administration par 5 étudiants seulement!!  

      Nous avons appris également que les comités techniques s’étaient exprimés sur la même question: Poursuivre la NUB? Il s’avère que les inquiétudes y sont vives aussi; un grand nombre de personnels s’étant opposés ou abstenus, et ce dans toutes les universités et écoles engagées dans la fusion. Cela pose la question de la légitimité de la NUB comme le fit justement remarqué J.M. Ferrari. Et vint se greffer sur cette question, une nouvelle, posée cette fois par un enseignant: "Et pourquoi pas un référendum pour décider du sort de la NUB?" L'auteur de cette initiative énerva quelques peu le président, ce dernier arguant qu'il était hors de question de faire preuve de "démagogie", etc. "Démagogie"? est-ce l'insulte suprême? Je ne sais pas, mais je me demande qui est le plus démago, car l’idée d'un référendum n'est peut être pas si mauvaise que ça. Après tout, quoi de plus démocratique? Tous les personnels et usagers sont pleinement concernés  sans exception par ce projet, alors pourquoi ne pas leur donner le dernier mot. Pas de risque de plébiscite comme au niveau national, ce qui est le plus grand inconvénient de cet outil. On ne peut considérer non plus que les étudiants et personnels sont des imbéciles qui ne prendront pas la bonne décision. Ceux qui souhaiteront voter le feront en leur âme et conscience après avoir pu prendre connaissance de l'objet du vote. Oui un référendum pourquoi pas? En quoi est-ce démagogique?

   Il y eut d'autres critiques, notamment sur le jargon employé dans le cadre du chantier, ce qui fit dire à un enseignant fiscaliste la chose suivante: "même la fiscalité c'est plus simple"! Il y eut aussi l'intervention remarquée de P. Grassetie: "mais pourquoi on fait ça?" soufflant, dans un beau discours, la poussière qu'il y avait sur de nombreuses lèvres et mettant l'accent sur la question de savoir si les objectifs avancés seront remplis alors même que l'on ne fait que bâtir un cadre institutionnel et rien d'autres?

   La poursuite du chantier fut votée par 18 voix, 9 s’élevèrent contre et 1 abstention est à noter. Cependant ce score ne balaie en rien les inquiétudes et critiques qui se sont élevées,  et doivent être superposées aux votes. 
Ce débat sonne à mon sens comme une alarme pour la présidence et les défenseurs de la NUB. Les inquiétudes devront être prises en compte ou l’année prochaine le vote du CA pourrait bien ne pas être le même et la NUB de ne pas voir le jour. Quant au référendum, c'est certainement la voie la plus démocratique pour se lancer dans un changement de cet ampleur, qui engage l’Université dans "une perspective de 30 à 40 ans", et qui constitue un réel changement historique pour Bordeaux 4, selon les mots du président lui-même.

Pour notre part, nous avons voté contre la poursuite de la NUB, non par "plaisir" mais parce que nous pensons à l'OSB 4 que le projet va dans le mauvais sens. On laisse se constituer des grands pôles universitaires que l'on veut excellent et attractif alors même qu'ils n'ont pas les moyens structurels d’accueillir tout le monde. Une concurrence terrible va en résulter mettant à mal toutes les "petites" universités, et va conduire à davantage de concentrations. Par ailleurs, la fusion s'inscrit dans la logique LRU, l’Université sera contrainte (elle commence à le faire avec les partenariats, DU...) à "faire" de l'argent; ou encore à s'associer avec le privé, ce qui risque de  peser sur l’indépendance et la sérénité nécessaire à la recherche et à l'enseignement. Par ailleurs, la NUB ne se traduira pas forcément par une augmentation des moyens, il n'y a aucune garantie que la pluridisciplinarité soit vraiment encensée, quant à la démocratie elle est tout simplement ignorée (plus on s’éloigne  plus la démocratie est impossible; représentation étudiante affaiblie)... 


"Attendons avec espérance et ne renonçons jamais a nos droits" A. Jarry.





mercredi 9 janvier 2013

Concert OSB IV




Comme chaque année, l'OSB IV organise un concert pour sortir de la torpeur hivernale, et laisser les examens derrières nous !

Nous vous invitons donc à venir vous joindre à nous sur fond de rock, world-punk, breakcore-électronique, ska! Ça va chauffer et nous réchauffer !
 
Au programme : les Wombo Orchestra, la Place du Kif, Sushisooshamp, 3scobar et Derby !


- 4€ - buvette sur place - Bus (n°58) TOUTE la nuit -



lien facebook : http://www.facebook.com/events/445042182230150 


vendredi 21 décembre 2012


Compte rendu UFR économie
20/12/2012

Au sommaire : une convention entre Bordeaux 4 et le DEJEP (Département d'études juridiques et économiques de Périgueux), un accord avec l’Institut (privé) supérieur de comptabilité d' Audit et de Finance de Casablanca (l'ISCAF), comment Bernard Pivot va s’incruster dans les maquettes des L1 éco-gestion ou le "Projet Voltaire", et test d'entrée dissuasif pour les Masters.

Le DEJEP fonctionne grâce à des subventions versées par la ville de Périgueux, mais celles-ci demeurent incertaines depuis 2007. En effet, un vide juridique existe, et est susceptible de de créer une forme d’insécurité pour le DEJEP. L’objet de la convention soumise par M. Combeau au nom du DEJEP est d’assurer un partenariat entre DEJEP-Bordeaux 4, et DEJEP-ville de Périgueux. Sans grands autres intérêts, sont évoqués l’augmentation tendancielle des effectifs périgourdins (+25%), la possibilité de créer une troisième année de licence AES (Administration économique et sociale) sur place (continuer d’inciter aux études supérieures les étudiants n’ayant pas les moyens d’étudier la troisième année à Bordeaux), et la perspective plus lointaine de créer un « Campus Périgord » qui regrouperait les formations existantes ainsi que de nouvelles formations. La convention est adoptée à l’unanimité, l’apéritif terminé passons à des choses plus sérieuses.

Depuis 15 ans, l’université Bordeaux 4 collabore avec l’ISCAF (Institut supérieur de comptabilité Audit et Finance), une école privée (si si !) qui forme aux métiers de la comptabilité à Casablanca. Petit à petit des zones d’ombre apparaissent. La nécessité que Bordeaux 4 assure la moitié des enseignements semble poser problème, la solution la plus discutée fût celle de la visioconférence qui est financièrement et techniquement applicable.
Un autre problème est celui du manque de coordination entre les formations Bordeaux 4 et Casablanca. Notamment, le déroulement des examens pose des problèmes pour poser les sujets (les épreuves devant débuter à la même heure dans les deux établissements), mais aussi pour les corriger. Il y a un manque de sérieux et de coordination clair dans ce système, où certains nombre de responsables semblent apprécier de conduire les yeux bandés, et si « l’intelligence rachète l’ignorance », encore faut-il être intelligent… D’où l’idée brillante de « dupliquer » la L1 et L2 d’éco-gestion à Casablanca afin de mieux contrôler les étudiants arrivants en L3 (actuellement enseignée à l’ISCAF). L’autre argument évoqué en faveur de la poursuite de cette coopération, est l’effet réputation positif que celle-ci aurait, ainsi que l’alternative proposée par cette école face à « d’autres écoles plus chères, financées par des capitaux américains, prises d’assaut par la petite bourgeoisie locale ». Bien évidemment aucune rumeur n'étant défavorable l’ISCAF ne court, c’est d’ailleurs pour cela que je le précise… De plus, l'institut d'administration des entreprises (IAE) touche 700 € par étudiant inscrit dans cette filière, un gain qui incite à poursuivre cette douteuse collaboration.

Concernant un changement dans la plaquette L1 éco-gestion, et en ces temps de fête, prenez garde à l’indigestion du « projet Voltaire ». Derrière ce nom mystérieux pouvant facilement nous évoquer un projet franc-maçonnique (dans cette perspective de construire, n’y a-t-il pas « maçon » dans « maçonnique » ?), ou une opération militaire française contre le Reich, se cache tout simplement une plate-forme d'autoformation en ligne... de français ! . Suite au déplacement du C2I en deuxième année, il fallait en effet trouver une matière de remplacement pour combler le vide d'heures de cours et de rémunération laissé par ce transfert. La formation se concentre sur le perfectionnement lexical et surtout grammatical, en intégrant cette formation dans le domaine du monde professionnel. En guise d’examen final une dictée (Bernard si tu nous lis), en guise de certification (non obligatoire) 30€ à payer. Le but de la Fac est-il vraiment d’enseigner à un niveau collège ? J’en doute, apparemment je suis le seul, en démontre le vote qui conduit à l’adoption. Est-ce de la provocation ? En tout cas comme Bernard Pivot le disait lui-même « A la liberté de provocation, répond la liberté d’objection. », j’objecte.

Enfin, l’initiative du jour est à l’actif du Master BFI (Banque et Finance Internationale), qui en a plus qu’assez d’avoir trop de vermine dans sa formation. Non vraiment, 50% d’échec en première c’est trop, et si nous y sommes pour rien alors sus aux étudiant. En grand amateur de mistigri (jeux de cartes aussi appelé le pouilleux) dont le but est de refiler aux autres une carte dont personne ne veut (je n’irai pas plus loin dans les détails des règles dont le présent compte rendu n’a pas rendre compte), l’idée est d’imposer un « test d’orientation » présentant un avis favorable ou défavorable (non déterminant) afin de décourager « les pouilleux » de s’inscrire en Master. Une prochaine réunion se fera pour élaborer un tel test qui s’appliquerait aux Masters BFI et d’économie également.

Sur ce s’achève la réunion.



mercredi 5 décembre 2012

Note de synthèse du président expliquant le budget


Comme promis dans le compte rendu, voici la note de synthèse du président de l'Université expliquant le budget. On peut y lire la difficulté du contexte, la stagnation des dépenses de fonctionnement alors même que les effectifs augmentent. On peut y lire également l'inquiétude des perspectives à venir quant à la dégradation de nos conditions d'études.








mardi 4 décembre 2012

Compte rendu du CA sur le vote du budget !


« A long terme, nous serons tous mort »
Ou comment les étudiants s’opposèrent “par plaisir” au budget.


             Le CA, en ce lundi après-midi, affichait presque complet.
Quelques personnalités extérieures ne prirent pas la peine de se déplacer, dont la mairie de bordeaux et la CUB qui confièrent leur voix  au président de l’Université ! Rien ne sert de rappeler notre hostilité sur la question du droit de vote des personnalités extérieures. Cette règle fausse le jeu démocratique et écrase un peu plus le poids des étudiants et des personnels. Ainsi, M. Lung disposait de trois voix quant son VP M. Dupuy en totalisait deux, soit un capital de cinq voix pour l’exécutif, une force de frappe a laquelle il faut ajouter la voix prépondérante du président en cas de partage des voix !  No comment.

        Tuons dans l’œuf le suspens immédiatement, le budget fut voté avec 2 abstentions, 5 contre et 22 pour. Nous reviendrons sur le débat et le vote du budget mais, avant cela, il convient d’évoquer le premier sujet à l’ordre du jour. Un sujet grave et sérieux, le harcèlement sexuel a l’université ! Outre, la présentation d’une procédure d’alarme en cas d’incident, montrant la volonté de l’équipe présidentielle de traiter avec sérieux (et juridiquement) la question, il y eut un vrai coup de gueule de la chargée de mission a l’égalité homme-femme. Mme Castaing rappela, à juste titre, que le harcèlement sexuel a la fac n’est pas une affabulation féministe mais bien une réalité abjecte surtout quant on apprend que des étudiants se masturbent en amphithéâtre (je ne fais que rapporter) ou qu’un prof de l'IEP a été interdit de BU pour y avoir harcelé une étudiante (l’ombre laissée sur cette affaire a  attisé notre curiosité, d’autant que le prof en question, si les faits sont avérés, s’en sort scandaleusement bien)...  Le règlement intérieur fut modifié pour intégrer un chapitre sur l’égalité homme-femme et la lutte contre le harcèlement sexuel ainsi qu’un article sur le bizutage (mise en conformité avec le Code pénal pour l’essentiel). Pour finir sur le harcèlement sexuel, l’une des difficultés est certainement d’en parler, mais l’important est certainement de ne pas se taire, il y a des interlocuteurs et désormais une procédure pour faire remonter l’information!

     Vint ensuite le débat sur le budget.
 Il y eut de tout: une barre de rire générale, une douche froide offerte par le rectorat, des épouvantails de dressés, des attaques pas toujours intelligentes ni à propos, bref un débat. Un débat ou la représentante du rectorat fit une intervention remarquée, expliquant chiffres à l’appui que certains calculs de la présidence étaient faux, que le budget était beaucoup trop optimiste, et qu’il ne fallait pas compter obtenir de l’Etat ce que l’on attendait de lui. Même si nous sautons toujours au plafond lorsqu’on entend de la bouche de ses représentants  que malgré tout ce dernier ne se désengage pas, l’important ici est de constater que l’année 2013 va être difficile. Le VP M. Dupuy se défendit avec vigueur, rappelant à nouveau la stratégie de l’équipe présidentielle à savoir « wait and see » ou, si je le retranscris plus fidèlement, mettre l’Etat devant ses responsabilités sans vraiment le faire. Il est tout de même incroyable, de s’entendre dire par le rectorat, le jour du vote du budget, que l’Etat n’assumera pas le financement nécessaire, alors même que le ministère n’a pas donné (selon la présidence) d’informations à ce sujet à la fac elle-même! Elle est belle l’autonomie, elle consiste à voir le rectorat mieux informé que l’université et  tirer les oreilles de cette dernière sur la gestion du budget.
Puis ce fut au tour des étudiants de prendre la parole et d’exprimer leur choix de voter contre le budget. Pour ma part, je pense que la stratégie suivie par la présidence est incohérente au vu de leur prise de position et des politiques qu’ils se refusent d’appliquer, que de devoir assumer un déficit et bricoler tout au long de l’année (via les DBM : décisions budgétaires modificatives, sorte de collectif budgétaire) revient a s’infliger le même sort qu’en cas de refus de voter ce budget. C’est en ce sens que je me suis exprimé. Si il est évident que la tutelle du rectorat serait douloureuse, cela enverrai un signal fort, d’autant plus fort si plusieurs universités se retrouvent dans le même cas. Ca la fout mal comme dirait l’autre si l’Etat se met à gérer de fait des universités auxquelles il a donné « l’autonomie ». Et n’oublions pas que nous vivons dans une démocratie représentative (très imparfaite, on peut même discuter de savoir si nous sommes en démocratie mais ce n’est pas tant le débat), et que si l’Etat assume la purge via le rectorat, cela se paiera dans les urnes… et ceux qui condamnent ce qui se passe auront le mérite de ne pas l’avoir eux-mêmes exécuté !
Malheureusement, ceux qui condamnent en paroles ne le font pas toujours dans les actes.
Peut-être est-ce de l’insouciance, certainement pas de l’inconscience, mais nous avons voté contre le budget. Ceux qui tenaient cette position le matin changèrent d’avis l’après-midi. Nous aurions souhaité, être davantage soutenus, espérons pour le moins que nous avons été entendus
  
Quant aux paroles qui blessent, celles qui consistent à dire, alors qu’elles sortent de la bouche d’un directeur d’UFR, que les étudiants arrivent en conseil avec des « idées préconçues », butés et incapables de changer d’avis, qu’ils « s’opposent par plaisir » ; j’en dirais ceci : elles nient purement et simplement l’investissement des élus étudiants, leur droit et leur capacité à prendre position et à ne pas se conformer à celles des autres membres du conseil. Ces paroles insultantes signifient en réalité que les élus étudiants n’ont pas leur place dans un CA si ce n’est pour se soumettre aux décisions des grandes personnes. J’estime que de tels propos méritent des excuses de son auteur,  et qu’à l’avenir, elles ne doivent jamais se reproduire. Les autres membres du CA devraient d'ailleurs s'en offusquer un peu plus . Enfin, nous conseillons à son auteur, le grand, l'illustre, le magnifique Doyen Brisson, s’il s’agissait d’un moyen de persuasion, de changer à l’avenir de tactique et d’employer de réels arguments de fond. Il s'illustra déjà par le passé par son mépris de la représentation étudiante en général, et d'OSBIV en particulier. Spécifiquement lorsque nous, simples étudiants, osions s'opposer aux choix qu'il estime être les bons.

Parenthèse fermée, revenons au budget. Optimiste ou pas, le budget voté augure les politiques à venir, lorsque la présidence ne pourra plus freiner la dégradation de notre université déjà bien amochée, ce sera les étudiants qui en premier en paieront le prix. L'Etat ne voulant plus assumer ses responsabilités financières, la seule variable d'ajustement existante sera l'autonomie sur la fixation des droits d'inscription et les numerus closus en première année ou en master 1. Nous nous opposerons avec force à toute augmentation des frais d'inscription, ainsi qu’à toute instauration de capacité d’accueil!  

Amertume, inquiétude et déception, telles sont nos sentiments aujourd'hui. Les étudiants sont tous concernés par ce qui se passe. Nous devons, pour défendre notre université, nous rassembler davantage, se tenir au courant et veiller au grain. En attendant, n'attendons rien!


PS: Le budget au complet est disponible sur ce blog, ainsi que sa note de synthèse (recommandée pour avoir un aperçu générale).
PS: Élections pour renouveler les représentants étudiants au CA ce jeudi 6 décembre!
Pour être crédible et représentatif, nous espérons que la participation sera plus forte qu'à l'habitude.




mercredi 28 novembre 2012

Compte rendu du CEVU du 20 novembre 2012


Note de haut de page: Encore une fois nos camarades d'esprit et de l'unef n'ont pas honte. Ils ne sont présents que pour moitié (2/4, 3/6 pas de procurations). Incroyable, le MET est au complet, un deux sur deux à noter dans les annales.  

Pour ouvrir le CEVU, le président Lung nous annonce que l’Université va « avoir » neuf postes supplémentaires  sur les 5000 créés sur 5 ans par le ministère,  pour l’instant personne ne sait si ceux-ci seront  des biattos, des professeurs, ou des PRAG. Nous pouvons d’ores et déjà être immensément satisfaits de ces neuf postes qui vont révolutionner notre quotidien, ou pas.

Ce petit aparté étant fait, le CEVU peut –véritablement- commencer. Et là, ni une, ni deux, nous voilà à (re)écouter notre cher président au sujet de la NUB (vous savez la merveilleuse usine à gaz que l’on nous concocte). Ça parle de « mise en cohérence » de l’offre de formation (à quoi s’attendre ?), de version 1.6 du débat autour de la notion de Campus, de structures locales (du pouvoir sir, du pouvoir), de conseil fédéral des IUT de Bordeaux, mais ce n’est pas tout. On nous explique que le « Grand Etablissement » (qui n’aurait eu de grandeur que dans le nom de son statut juridique) n’aura pas lieu, car la LRU (loi de ruine des universités) persiste et se verra modifier au printemps prochain. Du coup, certains tirent la gueule (pas nous, étudiants tout le monde s’en fou, soyons francs) mais plutôt les instituts d’élites -ou élitistes-tel que l’IEP et l’IPB qui ne se verraient posséder que de minimes pouvoirs. Pour faire simple, on construit pour démolir, on avance pour reculer. Une telle « destruction créatrice » ferait jouir notre bon vieil ami Schumpeter, encore faudrait-il une création il est vrai. Putain la NUB,  que c’est bon.

Passons, sans transition, à un point non-exhaustif sur la rentrée universitaire 2012-2013. Quoi de beau ? Augmentation générale des effectifs (ex : UFR Droit passe de 7600 à 7800 étudiants), on nous expose une augmentation des primo-entrants en L1 Droit sur laquelle il va « peut-être » falloir réfléchir, ne voyons pas là un retour à peine déguisé de la question des capacités d’accueils? Mais non voyons… On nous explique que les antennes (Agen et Périgueux) ont vu leurs effectifs s’accroître, la faute peut-être à un coût toujours de plus en plus élevé de la vie sur la CUB et aux excellentes conditions d’étude sur le site pessacais… A l’inverse les bacs « pro » sont moins présents cette année chez les primo-entrants car ils ont été orientés en amont principalement en DUT et BTS, il faut ici y voir une volonté universitaire, s’appuyant sur « leurs » chiffres, de les considérer comme une tare car ils ne possèdent qu’un faible taux de réussite. Gueux de tous les pays, unissez vous pour fuir ! Le point sur la rentrée s’achève  sur un bilan concernant les masters, on voit augmenter les étudiants en M1 et diminuer ceux en M2. Il n’y a pour l’instant point d’explication à ce phénomène étrange. Pour la présidence et l’assemblée, il faut réfléchir à diminuer le « goulot d’étranglement » entre le M1 et le M2, d’autant plus « qu’un L1 coûte moins cher qu’un M1 », il faut peut-être, dès lors, songer à une sélection dès le M1. Après Schumpeter, voilà que notre honorable Université persécute Boudon et sa « théorie du choix rationnel ». Etudiants tremblez. Rentabilité et « étranglement » financier seront dorénavant les « maitres » mots de l’Enseignement Supérieur. Il est aussi important de noter une augmentation des taux de réussite, grâce en partie à la compensation annuelle, enfin une bonne nouvelle. Pour finir, le clinquant VP CEVU, M. Pujolar lancera une pique, dont il a le secret,  à l’attention d’esprit étudiant et de leur définition d’utilité en ce qui concerne la pré-rentrée.

Ensuite s’en suivra une modification du règlement intérieur de l’Université où le chapitre 4 se verra enrichi de l’article 54 (égalité homme-femme), 55 (sa mise en œuvre), 56 (lutte contre le harcèlement sexuel) et une modification de l’article 68 concernant le bizutage. Mais aussi une présentation du nouveau système de gestion des stages, et le vote de deux conventions. 

Puis vient poindre LE sujet, celui qui depuis tant d’années nous fait frémir et nous révolte, le polycopié ; ou plutôt comme notifié dans l’ordre du jour « débat sur les polycopiés  de cours », à ce moment même, on peut observer une certaine jouissance sur mon visage, je suis prêt à dégainer. Mais là encore, M. Pujolar énonce ce dont il voulait véritablement parler, et il s’excuse par avance d’avoir écrit cela ainsi (il ne savait pas comment le formuler), mais non il ne souhaite pas parler des polycopiés. C’est le drame. De jouissance, j’atteins le stade de mort cérébrale. Mais de quoi veut-il parler ? Tout simplement de la mise en ligne de note de cours sur certains réseaux sociaux par les étudiants, et souhaite éclaircir certains points. Bon, écoutons… Il veut rappeler que l’enseignant possède le droit d’auteur sur des notes de cours prises par ses étudiants. Les juristes présents tiennent à dire que l’enseignante concernée n’intentera pas d’action en justice contre les étudiants concernés. Mais ce « débat sur les polycopiés de cours » qui n’en était pas un, aura néanmoins permis deux choses : premièrement de permettre au corps enseignant de se remémorer l’époque où ils écrivaient sur du papier « calque » pour le « copain » absent, et dire qu’à leur époque aussi existait le partage de cours. Une vraie réunion d’anciens combattants. Puis dans un second temps, plus intéressant à vrai dire, que sous peu dans les UFR allait être créé des groupes de travail concernant les polycopiés. Nous serons là, n’en doutez pas, ils trépasseront avant nous.


Big up spécial pour l’association Esprit Etudiant qui se prononce dans son programme électoral contre les polycopiés payants alors qu’elle continue de les vendre à foison dans son local, cherchez l’erreur…

lundi 26 novembre 2012

Leçon n°16

Suite à un échange de mail avec un groupuscule étrange dénommé 8°6 crew ( hommage au célèbre groupe de musique ? à la non moins célèbre bière ?), nous avons récupéré cette photo qui à vrai dire nous a bien fait marrer, le suite logique ne pouvant qu'être une seizième leçon d'OSBIV.

Débaptiser l'amphithéâtre est une des revendications premières de l'OSBIV depuis sa création, (http://osb4.blogspot.fr/2008/03/pourquoi-dbaptiser-lamphithtre-roger.html) mais elle ne date pas d'hier non plus (http://papon.sudouest.com/retro/sa/Polemique-a-la-fac-de-droit-.php). Manon Cormier aurait pu remplacer le nom de ce farouche partisan du maréchal Pétain, de la révolution nationale et du parti unique, mais vous comprenez la procédure pour débaptiser un amphi est trop longue... on a donc (pour faire plaisir), refiler le nom de cette juriste à la salle de conférence au 4eme sous-sol du bâtiment recherche droit. Ce deux poids deux mesures dans une université comme la nôtre quant à la postérité des illustres personnes ayant foulé ses bancs  laisse songeur.

En tout cas nous retiendrons que la place légitime de cette plaque n'est ni au dessus de l'entrée d'un amphithéâtre, ni sur la place des martyrs de la résistance comme sur cette photo. Mais avec le temps les souvenirs s'estompent, les valeurs aussi et nous apprenons tous à vivre avec nos contradictions.