lundi 6 mai 2013

UFR Eco-Gestion-Aes


  Un, deux, encore deux, trois, quatre, cinq, aïe ça coince, ou non paf, six. Il est 09h05. Voilà le nombre de personnes présentes en ce début d'UFR. Sur 40 c'est un bon début. La porte s'ouvrira encore quelques fois mais nous ne doublerons pas nos effectifs.

Commençons.

  Ah non la porte s'entre-ouvre à nouveau, et c'est une surprise, quelle surprise, un représentant de l'association Esprit étudiant redécouvre l'UFR éco, sans être vulgaire on pourrait presque dire qu'il se déniaise à nouveau, tellement il brilla peu par sa présence en ce conseil. Bon on ne parlera pas du Met qui a clairement déserté l'UFR il y a plus d'un an au profit notamment du « printemps français » et d'autres activités proche de l'homophobie.

Aparté terminé, on recommence.

  Autant vous dire que l'ordre du jour est entaché par l'intitulé « DU Défense par M. Frigant » et nous ne savons pas vraiment quelle bête immonde en sortira -le DU bien-sûr. Mais M. Frigant est en retard, il est près de nous mais dans la salle à coté où a lieu « un déjeuner d'équipe » et où ça braille fortement (divergences sur la N.U.B ? Sûrement).

Pour combler son absence, M. Blancheton -le patron de la maison- en profite pour nous expliquer le déroulement de la pré-rentrée, cette année pas de longues journées aux contenus un poil redondant, mais une journée ou même une matinée uniquement. Alors pour :

° les L1 éco :
lundi 16 septembre pré-rentrée
mardi 17 reprise des cours
° les L2 éco :
mardi 17 pré-rentrée
mercredi 18 reprise des cours
° les L3 éco :
mardi 17 matin pré-rentrée
mardi 17 aprèm cours
° les L1 AES :
lundi 16 pré-rentrée
mardi 17 cours
° les L2 et L3 AES :
mardi 17 matin pré-rentrée
mardi 17 aprèm cours

Pour les masters, les directeurs décideront.

Le patron -toujours- nous fait ensuite un bref récapitulatif des projets en cours de la faculté d'économie-gestion-aes et les nouvelles ne sont pas toutes réjouissantes... D'autant plus lorsqu'elles sont commentées par l'éminence grise du Medef, Mister Degos.

Depuis le début nous soutenons le projet de création d'une L3 AES à Agen, mais depuis le dernier CEVU et les nombreuses critiques faites à son encontre, une chose apparaît. Le non-respect de l'institution qu'est L'Ufr éco, et plus gravement le non-respect du processus démocratique universitaire. En effet, malgré les critiques, le projet fut adopté par le CEVU avec une seule voix contre, ce vote laisserait donc penser que le projet fait finalement consensus, et que le processus doit continuer c'est-à-dire passer devant le prochain CA... Mais non. Le Seigneur Blancheton s'en insurge, et ce à juste titre. Il nous dit qu'il ne comprend pas, surtout que la présidence -par le biais de ses très nombreuses effigies- se permet de le laisser dans l'ignorance, et tous les membres de l'Ufr sont dans la même situation. Devrions-nous par cette absence présidentielle, voir un manque d’intérêt certain pour sa propre institution, alors que le projet NUB bat de plus en plus de l'aile (Bientôt la chute?).

Le projet Voltaire n'avance pas alors que lui aussi est passé devant le CEVU, M. Blancheton avait rendez-vous ce jeudi 2 mai... Ne nous cachons pas, on espère que ce projet quant à lui restera mort né.

On nous parle aussi d'une réflexion autour de la mise en place d'un master II « vin et spiritueux ».


« Putain d'intellos arrêtez de venir vous pavaner ! »

  Une fois ce récapitulatif terminé nous passons à « la consultation des copies ». On nous explique que ce projet a pour objectif de limiter le nombre d'élèves allant consulter leurs copies. Seuls les élèves ayant entre 0 et 10 pourront consulter leurs copies, mais ils devront au préalable s'inscrire sur internet, car certains enseignants en ont marre que seuls les étudiants ayant obtenu de très bonnes notes viennent voir leurs copies. Je -allégorie d'OSB IV- demande dans un intérêt pédagogique que soit augmentée à 12 la note plafond et non pas 10, pour permettre de comparer entre une copie à 9 ou une à 11, etc... Mister Cazals me rejoint -belle allégorie que je suis, et finalement ce projet est accepté à l'unanimité. Pourront donc consulter leurs copies les étudiants ayant obtenu entre 0 et 12, et s'étant inscrit sur internet. Cela va être mis en place dès cette session d'examen, espérons que la faculté a prévu de communiquer dessus, sinon il risque d'y avoir des surprises.

Ensuite, on nous parle d'une convention entre le DEJEP (l'antenne de Périgueux) et le lycée Laure Gatet, qui serait une passerelle entre les L1 Droit et Aes et les BTS de ce lycée. Projet intéressant, mais là encore la mascotte du capitalisme, paternaliste de surcroît, en fait trop, intervient sur tout, sait tout, conseille sur tout... Unanimité.

Passons au DU défense nationale qui s'appelle finalement « connaissance de la défense nationale », car M. Frigant est enfin arrivé. Sortez les violons. Projet formidable, soutenu par la présidence, destiné aux grandes entreprises du secteur aéronautique de la région, de grandes perspectives d'avenir. Les cours seront en parti fournis par les officiers de l'armée à titre gracieux mais vu que c'est illégal, on cherche une parade, comprenez par là un vide juridique. Là encore l'éminence grise du Medef s'emploie outre mesure, « allez sur ça », « pensez à ça ». Comme d'habitude le projet est fait dans la précipitation, il faut que ça ouvre à la rentrée (on va y revenir), donc le budget n'est pas terminé, la faculté doit se prononcer uniquement sur le volet pédagogique. Vous allez rire, si si promis. Nous votons : 4 contre (Nous + Unef), 8 pour. Ce qui fait 12 voix, procurations comprises, il y avait donc dans la salle 7 votants (dont 5 avec une procuration). Elle est belle la sacro-sainte démocratie représentative.

Revenons quelques instants sur ce DU et la L3 AES à Agen.

La L3 Aes est un sujet construit et réfléchit tout au long de l'année par la faculté d'éco-gestion-aes, où l'Ufr a été informé mensuellement des péripéties (et avancées), que le CEVU a approuvé, qui devait naturellement passer devant le CA du 29 avril, et bien non. Le projet est donc officiellement reporté, et officieusement on attend de voir car si on rentre dans la NUB (oh con, on n’espère pas !)... C'est intéressant à plusieurs égards, nous étions conviés la même semaine à une réunion de formation des élus étudiants. Lors de cette journée, le président de l'université Yannick Lung nous a martelé que finalement, malgré la LRU, le président de l'université n'avait que des pouvoirs limités. Au-delà de l'énormité que constitue cette affirmation, ce cas nous démontre totalement l'inverse. Un projet discuté depuis belle lurette, adopté par un UFR et un conseil central, répondant à de bonnes motivations de développement du service public sur le territoire se voit tué dans l’œuf unilatéralement par une présidence qui ne trouve pas digne de  le faire passer en CA. Entendez par là la mort du projet, les délais étant bien trop réduits pour qu'elle voie le jour à la rentrée prochaine si elle est adopté en juin.

Quant à ce DU « défense nationale » qu'on nous pose là, tel un coprolithe en Ufr, le projet n’a rien de finalisé surtout financièrement. Et lui, obtient un passe-droit et passera au CEVU du 14 mai, pas de soucis, en nous disant qu'il ira au CA suivant, tout roule.

Peut-être que je dérape et dérive, mais Messieurs Blancheton, Cazals, et autres, ne vous sentez-vous pas pris pour des cons ? Deux choses : soit ce DU obtient un passe-droit car il émane de l'équipe présidentielle elle-même, soit ce « passe-droit » provient d'un changement de cap de la faculté d'éco qui souhaite désormais privilégier des DU au désenclavement universitaire de certaines régions. 

Et que l'on ne m'explique pas que c'est parce que les effectifs espérés sont différents, car dans le cas de la L3 était espéré entre 15 et 25 individus, et dans ce DU 15 individus également.

Les révolutionnaires virtuels en Asie


Voici un petit article relatant un projet sur la blogosphère contestataire à travers le monde, que OSBIV soutient depuis maintenant un an. En perspective plusieurs actions sur BIV l'an prochain à ce sujet. Bonne lecture !


L’article qui suit est la conclusion de notre travail documentaire sur les révolutionnaires virtuels en Asie. Il s’apparente à un premier bilan de notre expérience sur ce sujet. Quatre mois et douze jours d’interviews, de recherches documentaires, de rencontres et d'échanges. Quatre mois et douze jours ou la première partie de notre périple. Quatre mois et douze jours que nous n'oublierons certainement jamais…  

L’Asie. Un continent vaste, des cultures diverses. L’empire du soleil levant s’est en effet construit via la migration d’une pluralité d’ethnies. Le Laos par exemple compte ainsi plus de cent cinquante minorités. A l’instar du Cambodge et du Vietnam qui en rassemblent respectivement autour de cinquante. Des langues, des croyances et des rites différents; une richesse incroyable difficile a amalgamer. L’histoire participe à cette diversité. D’abord parce qu’elle a favorise les flux migratoires. Aussi car elle a été le témoin de conflits profondément marquants, influents sur le comportement actuel de la population. L'indépendance de l’Inde, la guerre du Vietnam, le génocide khmer résonnent toujours dans chacun des états. Une histoire relativement récente qui contribue au caractère différent de ses habitants. Pourtant les luttes de cette nouvelle génération de blogueurs sont similaires. C’est l’expression développée qui diffère ; comme un miroir de cette diversité culturelle. Blogueur Sans Frontiere écrit : « la corruption, le népotisme, les dérives d’un pouvoir non démocratique sont régulièrement dénoncés par les blogueurs ». En Inde, la corruption est ainsi le problème majeur décrit par les internautes locaux. Non qu’elle soit inexistante dans le reste du territoire asiatique ; mais parce que l’Inde reste la seule réelle démocratie des pays en voie de développement du continent. Elle s’ouvre donc à une autre possibilité d’expression qui décide de se tourner vers ce fléau commun. Parallèlement les régimes autoritaires et dictatoriaux influent aussi sur l’expression du « blogging ». Au Laos, le gouvernement endoctrine et entretient la population dans une ignorance étrange. Une peur de l'éducation qui se transmet ; la croyance d’un esprit qui s'échauffe au contact d’une trop grande culture. Les bases d’une cyber révolte sont ainsi avortées. Au Vietnam, les armes du parti sont moins grégaires. La révolte existe mais l'éducation est contrôlée. Dans l’un des douze pays « Ennemis d’Internet » (RSF), la censure est omniprésente et terrifie ses habitants (suivant le modèle de sa grande sœur la Chine). Ainsi, l'année précédente, cinq blogueurs ont été arrêtés et risquent jusqu’à vingt ans de prison pour « propagande contre la république socialiste du Vietnam ». Parce que le gouvernement bafoue un droit humain inaliénable, il motive ses habitants à réagir. La population utilise des formules détournées sur un cyber espace ultra contrôle. Un autre moyen d’expression ; un moyen d'éviter le système pour exprimer les problèmes actuels lies a la pauvreté, aux écarts de richesse ou à l'éducation. Le poids de ces révélations est de plus en plus important à l'échelle planétaire, l’Asie s’affirmant comme le nouveau centre économique naissant.
A l’aube du XXI e siècle, la situation géopolitique mondiale prend un tournant majeur. L'hégémonie américaine est affaiblie laissant place à une nouvelle configuration tournée vers l’Asie Orientale. Un décentrage du monde de l’Atlantique vers le Pacifique. La cartographie traditionnelle est donc à revoir. L’Asie se présente comme un nouveau moteur de croissance. Non sans conséquence : une amélioration moyenne donc relative du niveau de vie. La société asiatique va pouvoir s’ouvrir, s’ouvrir notamment aux nouvelles technologies tel qu’Internet. En découle, l’apparition de cyber-dissidents. A contrario, ces « révolutionnaires virtuels » ont aussi un impact positif sur cette société prônant son amélioration constante ; une relation de réciprocité entre dynamisme politico économique et blogueurs. Aujourd'hui, l’Asie compte plus de  cent cinquante trois millions d’utilisateurs Facebook, une augmentation significative d´environ quarante cinq pourcent par rapport à l'année dernière. L’effet domino est un des responsables de ce boom; une sorte de mimétisme des pays moins développés sur des pays voisins tels que Singapour, la Corée du Sud ou encore le Japon. Aussi, une coopération et une solidarité forte parmi ces activistes du net est à prendre en compte. Ils représentent à eux seuls une véritable communauté. Cette volonté de partages et d'échanges se reflètent au travers d'événements organises a une échelle continentale. BlogfestAsia, festival réunissant depuis quelques années les blogueurs d’une quinzaine de pays d’Asie, en est l’exemple flagrant. A cette occasion, il est possible d’observer une hiérarchie au sein de ces blogueurs, certains ayant des voix plus légitimes que d’autres. Ces différences internes s’effacent  néanmoins au profit d’une caractéristique commune : les blogueurs, des jeunes éduqués souvent issue d’un milieu favorisé. L'accès à Internet semble alors réservé à une certaine classe. Les règles ne changent pas, une révolution passe le plus souvent par une élite en éveil. Internet et les blogs sont leurs nouvelles armes d’action.

La liberté d’expression demeure ainsi un droit fondamental, objet de lutte pour certains blogueurs asiatiques. Paradoxalement une généralisation théorique peut aussi apparaitre comme un ethnocentrisme occidental. « Certains enfants en Asie doivent choisir entre payer le bus pour aller à l'école et manger le midi » nous disait Hanny Kusumawati, fondatrice d’un mouvement sociale promouvant l’éducation des enfants indonésiens (http://coinachance.wordpress.com/). L'idée que la globalisation se traduit par une exportation de la démocratie s’affirme alors comme utopique. Il est en effet difficile de choisir une lutte de l’esprit quand les besoins fondamentaux de l’Homme ne sont pas assouvis. Une hiérarchisation naturelle s’impose alors.  

Morgane Dumas
Pauline Soubie Ninet

lien vers leur blog : http://lesrevolutionnairesvirtuels.tumblr.com/

vendredi 19 avril 2013

CR CEVU du 9 avril


En ces premières chaleurs estivales, aller au CEVU relève plus d’un tête à tête avec Emile Louis , que d’une bonne bière en terrasse… l’UNEF l’a d’ailleurs bien compris, ses troupes désertant  ce magnifique conseil seulement deux mois après leur élection, enfin bref je m’égare. C’est cette fois ci à un plan en 6 parties que nous nous attaquons.

I Un collège fou fou fou :

On commence, comme c’est désormais la coutume, par un point NUB.  Et c’est le sieur Pujolar qui sera à l’honneur, comme le petit prince, notre cher Directoire de la NUB a chargé plusieurs personnes, dont lui,  de leur dessiner un collège. A savoir, la grande innovation, la structure intermédiaire au niveau de la formation, coincée entre les conseils centraux et les UFR du futur établissement.

Il s’agira donc de coordonner, et articulation ainsi que subsidiarité seront les maîtres mots de ce travail préparatoire. Articulation entre le collège et les départements d’une part, puis entre le collège et les différentes UFR le composant et enfin entre le collège et les conseils centraux. Plusieurs interrogations émergent sur la cohérence de cette future organisation, vite rassurées de main d’esthète par notre cher VP CEVU. En effet, tout cela étant très logique, les composantes gagnant en poids et en autonomie, il est normal de créer un collège qui aurait une vision stratégique d’ensemble pour la formation.

Comme d’habitude, on ne comprend pas grand-chose, mais ça ne sent pas très bon. En plus, c’est long, très long, extrêmement long et on en vient même à penser qu’on serait bien mieux dans un cours de droit fiscal, c’est dire. Cependant, nous finissons sur la composition des conseils de ces fameux collèges, et nous en profitons pour exprimer à nouveau notre farouche volonté de voir les étudiants bien plus représentés que ce que l’on nous propose à priori (6/30 cf compte rendu de diverses réunions NUB).  

II Les primes de match!

Si vous aimez voir les professeurs gênés ou énervés, il y a mieux que les réunions NUB, il y a les débats sur les primes de responsabilités pédagogiques. En effet, pour chaque responsabilité exercée, un enseignant a une décharge d’enseignement équivalente à un référentiel que l’université essaye de rendre homogène entre composantes.

Et c’est ainsi que les messes basses se mettent à fuser, pourquoi les directeurs de Du ont des primes dans les IUT et pas dans les UFR? Pourquoi tel co-responsable de masters a droit à 24h et pas à 12h comme ses confrères ?

Bref, réjouissant parfois, mais pas très intéressant somme toute.

III E-forme toi mon garçon, c'est bon pour ce que tu as !

Est venue par la suite la modification de certaines maquettes en droit et en éco, encore une fois à priori, pas de quoi organiser une assemblée générale. Cependant, comme déjà évoqué dans un CR de l’UFR éco, gestion et AES, on voit apparaître dans la plaquette du master économie appliquée un petit astérisque.

Et c’est là que le bât blesse, cette petite note de bas de page nous explique que le cours de probabilités et statistiques en M1 sera sur Internet. Déjà, on s’étonne de voir un cours obligatoire sur internet,  un cap est donc clairement franchi. De plus, on note que c’est le cours magistral qui est remplacé par de la formation en ligne et que les TD sont maintenus.

On s'interroge donc sur la logique de la chose, en outre nous ne disposons d'aucune explication sur le contenu concret de cette E-formation, on nous explique seulement qu'elle sera constituée de vidéos explicatives. On remplace donc un cours par des vidéos, très bien, mais le clou du spectacle est que l'on nous explique que c'est à cause du niveau catastrophique des étudiants que l'on met cela en pratique. En quoi remplacer un cours va-t-il faire augmenter le niveau ? Mystère... Réviser des partiels sur Youtube ne m'a jamais parut être un bon gage de réussite.

Nous demandons donc si c'est dans une logique d'économie que l'on teste cette nouvelle formule, indignés on nous répond unanimement que ce n'est pas le cas. Nous votons évidemment contre, évidemment ça passe, et nous restons sur un accord dissonant entre un cours en ligne sans contenu et des futurs travaux dirigés qui ne seront que difficilement articulables avec une E-formation qui ne sera plus la base de l'enseignement mais juste un complément. Nous avons à ce propos également demandé si ces supers "vidéos" ne pouvaient pas être un support au cours magistral plutôt qu'un substitut... Niet!

IV L3 AES à Agen, c’est très bien mais bon…

C'est ensuite l'épisode le plus mystérieux de notre belle après-midi d'avril, Mister Cazals, directeur du département AES, vient présenter son projet d'ouverture en 2013 d'une L3 AES à Agen. En résumé, cette L3 sera en cotutelle avec B3 (eh oui pas besoin de la NUB pour faire de la pluridisciplinarité...), basée sur les langues (anglais, espagnol) ainsi que sur la gestion et des bases juridiques (droit du taf et droit des entreprises). Elle vise à répondre à une forte demande du lobby du pruneau, qui veut recruter ses futurs cadres dans le tissu universitaire local, pour travailler à l'export.

De petites précisions sont importantes pour comprendre les enjeux de cette formation. Au delà du lobby du pruneau sus-nommé et des collectivités locales, qui cherche à avoir des licences semi-professionnelle au niveau local, l'antenne d'Agen a ses spécificités. 70% de boursiers, des cours en AES s’arrêtant à la L2, et un ancrage local assez fort. La création d'un débouché pour les étudiants en AES apparaît depuis longtemps comme obligatoire, du fait que ces étudiants d'une part, n'ont pas forcément les moyens d'aller poursuivre leurs études à Bordeaux ou ailleurs, et d'autre part peuvent se retrouver en conséquence à la sortie de la L2 sans diplôme. Quid de la continuité du service public sur le territoire ? Ce projet nous semble donc aussi bien sur le fond que sur la forme répondre à ces préoccupations.

Et ce n'est, à notre grande surprise, qu'après l'exposé de Mister Cazals, accompagné par son accolyte Mister Delbrel (pour l'anecdote il dirigera la commission sur l'amphi Bonnard), qu'une fronde commune des sieurs Brisson, Pujolar et Lung s'abattit sur cette Internationnal Pruneau Licence. L'engagement fut donné par le sieur Pujolar, qui opta pour un tactique très habile dénommée "je te fais un bisous, puis une fois ta garde baissée je te fous un coup de boule".

En effet, il commença par dire qu'au nom de l'équipe présidentielle il félicitait les personnes ayant élaboré cette formation, de par leur capacité à avoir négocié la co-tutelle avec B3, et de par la rapidité avec laquelle ils ont trouvé un financement des collectivités locales. Cependant il précisa qu'il ne fallait pas aller plus vite qu'un référé liberté, et que beaucoup d'interrogations demeuraient quant à la pertinence de la formation autant sur le nombre d'étudiants attendus que sur le contenu des enseignements.

Et là, c'était parti, le petit père de la fac de droit, le bien nommé Brissoniev, mit alors l'accent sur l'absurdité de la mutualisation de certains cours de L3 droit avec cette L3 AES, les AES n'ayant pas forcément le niveau selon lui. Ensuite, il interrogea la logique de cette offre de formation en critiquant le choix des matières enseignées et leur cohérence. Et il finit par dire que cette mutualisation de cours serait surement refusée par sa faculté.

Les banderilles plantées, la muleta posée, sieur Lung, saisit l'épée, et tenta d'achever le projet en expliquant que si L3 il y avait, ce ne pouvait être pour la prochaine année. En effet, s'engager auprès des collectivités était un pari risqué. Car si peu d'étudiants s'inscrivaient et que la formation était  annulée, ces dernières demanderaient à être réparées, la fac devant assumer ses responsabilités.

Et tout cela pour encore 45 minutes passées à pinailler pour un vote favorable à l'unanimité.... moins un.

V Conventions :

Le lot de chaque conseil qui se respecte, plein de conventions ! Youpi ! Alors, que dire à part que l'IUT  brille souvent par ces belles conventions leur permettant de faire dans le tiers monde, ce qu'ils ne peuvent pas faire en France faute de frais d'inscription posés par arrêté ministériel. Un petit master 2 pro à 5000 balles l'année au Pérou (salaire moyen 243 euros par mois), un petit partenariat avec une buisness school indienne lui aussi hors de prix. Rien de bien nouveau qui ne recevra pas nos voix.

Enfin, les élus OSBIV souhaitent beaucoup de réussite et de bonheur à la faculté de droit et à son doyen, pour leur tentative d'entrée dans le monde fabuleux de la formation professionnelle des avocats et autres professions juridiques.

VI Question diverse :

Une seule question fut posée, par nos camarades de l'Unef, sur le master dynamique africaine. En effet cette formation ne semble pas du tout répondre aux critères "normaux" d'un diplôme digne de ce nom. Nous ne nous étendrons pas en détail sur les problèmes de cette formation, et ils sont nombreux. Cependant nous serons à l'avenir extrêmement vigilants pour que les problèmes rencontrés par les étudiants cette année ne se renouvellent pas et que l'université assume ses responsabilités.

Et nous finirons donc ce compte rendu sur un proverbe africain :

Quand on est au milieu du fleuve, on n'insulte pas le crocodile.

dimanche 14 avril 2013

Tournoi de belote OSB IV

OSBIV a le plaisir de vous convier à un tournoi de belote le 26 avril à la MAC de Pessac. Il y aura de nombreux lots merveilleux à gagner et sera suivi d'une petite soirée pour ceux voulant prolonger l'expérience.

24 équipes possibles (poules de 3 puis phases finales principale/consolante) donc réservez vite à l'adresse contactosb4@gmail.com.

Tram jusqu'à 1h00 et bus 58 toute la nuit

jeudi 11 avril 2013

Quand la NUB allonge la foulée, CR de réunions diverses!

Ces dernières semaines les choses se sont accélérées, et les réunions sur la Nouvelle Université de Bordeaux (NUB) se sont multipliées. A une cadence qui semble laisser certains de vos représentants étudiants sur le pallier. Et ainsi s’éloignèrent les promesses de campagnes, les bonnes résolutions, celles de siéger d’avantages pour faire taire a jamais les invectives des affreux osbiviens (voir graphique taux de présence). Peu importe, nous sommes la pour vous faire un petit état des lieux des dernières avancées sur la fusion des universités B1, B2 et B4. En effet, la NUB occupe tous les esprits des élus. Et comment pourrait-il en être autrement tant les manifestations s’enchainent : CA du 18 mars, assemblée de tous les élus du 28 mars, réunion des élus étudiants du 28 mars et réunion des CA du 3 avril. Un peu plus, et a ce rythme, notre participation relèverait presque du dévouement voir du sacerdoce! 

 Plus sérieusement, sachez tout d’abord que l’on commence à y voir un peu plus clair. La NUB se dégage de l’obscurantisme dont elle est entourée pour ne plus revêtir qu’un manteau de fumée blanche digne d’une élection papale. Ce qui est pour autant dévoilé n’emporte pas forcement adhésion. Et pour cause, sachez que nous ne sommes toujours pas convaincus par la pertinence et les vertus de la NUB. D’autres partagent notre perplexité, a tel point qu’il faudra une bonne dose de prières aux architectes du projet, pour pouvoir crier le 27 mai (vote définitif) : habemus NUBam ! 

Mais commençons par le début… Lors de l’assemblée des élus, la directrice générale de l’enseignement supérieur (S. Bonnafous) et le recteur nous firent l’honneur de leur présence. Et cette première de nous expliquer que nous avions tout à gagner à fusionner. De leur point de vue, en tout état de cause, cela va dans le sens du désengagement de l’Etat ; un seul interlocuteur les arrangerait bien. Mais c’est surtout la création d’un super champion qui les transcende. Un champion apte à affronter la concurrence des autres universités. Ce sera à qui répondra le mieux aux offres de financements de l’Etat. Un nouveau moyen de financer la recherche par les Idex et Cnie, une belle grosse logique d’appel à projet bien crado. Un nouveau moyen de maitriser l’offre de recherche ? A ce titre, le président de B1 se permit de rappeler que si l’on refusait la NUB, on pourrait tirer une croix sur l’Idex. Heureusement S. Bonnafous crut bon d’enchainer sur les sages paroles de Dean Lewis : « ce n’est pas du chantage !». Mais madame, cette pensée ne nous traversa même pas l’esprit! Nous qualifions ceci plus de menace, en effet en période de tensions budgétaires le chantage à l’idex équivaut à nous mettre un pistolet sur la tempe. Mais ce fut certainement le recteur le meilleur défenseur de la NUB : il ne dit mot de la matinée, mais passa son temps à sourire! 

Avant cela, il convient de vous le résumer, il nous fut présenté avec une célérité de parole déroutante l’état de la structure administrative ainsi que l’état du dialogue social. Pour ce qui est de la structure administrative, autant vous le dire, elle est d’une complexité qui ferait rougir de jalousie les fiscalistes et les économétristes. 7 pôles et 3 niveaux, ces derniers faisant apparaitre une bonne dizaine de conseils et composantes : un conseil d’administration et un conseil académique (CEVU et CS) constitue le premier niveau. Le niveau intermédiaire est compose des collèges et des départements de recherche et le troisième des composantes. Difficile de vous exposer cela par écrit mais l’essentiel est visible sur le site de B4 dans l’onglet NUB ! Mais que tout le monde se rassure, la subsidiarité sera la règle et non l’exception… Bizarrement on la cite souvent, mais on ne la voit toujours pas apparaître noir sur blanc. 

Quelques jours après, nous avons eu le plaisir d’être mangés à la même sauce lors de la réunion des élus étudiants de la future NUB. Unef gare à toi car les corpos seront en force dans le nouvel établissement… premier enseignement, en effet, bien que peu loquaces ces amis troubadours ayant plus leur place dans des BDE que dans des conseils démocratiques, sont malheureusement plutôt ultra-majoritaire dans les établissements qui composeront la NUB. 

Deuxième enseignement, la NUB c’est énorme ! Je me demande si à force de répéter le même discours depuis deux ans déjà, l’auto-persuasion à dut faire effet, les présidents ont l’air d’y croire à leur pluridisciplinarité. Mais non, mais non, la NUB c’est pas pour avoir de l’argent, c’est uniquement pour se rapprocher de l’idéal universitaire, « Universitas ». Bon, d’accord, ça aide pour un ou deux appels à projet, mais l’important n’est pas là, l’important c’est l’idéal ! La situation de la biologie est d’ailleurs assez révélatrice. Une matière qui sera affiliée à deux collèges, faute d’accord entre b1 et b2, cela laisse augurer de bonnes collaborations pour la suite. 

Troisième et dernier enseignement, attention à la représentation étudiante. Les collèges, qui traiteront de la formation, seront composés de 14 profs, 6 biats, 4 personnalités extérieures et 6 étudiants. Problématique, lorsque l’on voit qu’au CEVU, qui traite lui aussi de la formation, les étudiants sont 16 sur 40 membres et que les personnalités extérieurs ne démontrent qu’un intérêt assez limité pour les histoires universitaires (un taux de présence inférieur à celui du MET, c’est dire…). Il parait donc indispensable que nos chers présidents revoient leur copie à ce sujet. 

Et enfin, clou de cette ribambelle de réunions, la discussion des statuts de la future université, en assemblée de CA. A huis clos, ce fut un travail acharné article après article. Avec M. Dupuy a la baguette, la discussion fut parfois ennuyeuse, parfois enflamme, et il faut l’avouer a certains égards constructive. Parmi les interventions, nous retiendrons les quelques accrochages entre Mme Deboissy (professeur a B4) et le chef d’orchestre M. Dupuy. Cette dernière demandant notamment des garanties et éclairages sur la question de la répartition des moyens au sein de la NUB et son corolaire celle des modalités d’élections des membres du futur CA. Des questions qui ne trouvèrent de réponse faute de temps ou de réponses ! Mais la palme des interventions absurdes revient sans doute à l’adjoint au maire de Bordeaux M. Reiffers ancien directeur de cabinet de Luc Ferry, membre du Conseil d’administration de Bordeaux 4. S’il ne nous fit jamais le plaisir de sa présence au CA de Bordeaux 4 ou il a pourtant toute sa place, il nous fit l’honneur de traverser la place Pey berland qui sépare le palais Rohan du Pole Juridique et Judiciaire. Et quelle plaisir quant il nous a semblé qu’il découvrait, deux ans après le début du projet, la teneur de la NUB. Merci, dit-il avec aplomb et assurance, de m’apprendre que la ville de Bordeaux ne sera plus le partenaire de la NUB (l’article alors en discussion portait sur la désignation des personnalités extérieures au CA). Je préfère l’apprendre ici que dans le sud-ouest de demain, poursuivit-il. Et les présidents d’universités a la tribune de lui expliquer gênés le comment du pourquoi. Magistral, M. Reiffers fit du boudin, se leva tout sauf discrètement et s’en alla, en prenant le soin de claquer la porte ! 

La discussion article par article révéla plusieurs choses : les statuts sont vagues et laissent beaucoup de place au futur règlement intérieur, dont la rédaction viendra après l’adhésion à la NUB. Oui mais de bons statuts sont des statuts souples mais en même temps rigides. Voila qui plaira aux constitutionnalistes ! Quant aux possibilités de décentralisation qu’ils pourraient laisser entrevoir, force est de constater que rien ne les garantit. Enfin, cette version 1 des statuts reste précaire tant elle se fond dans le moule encore en projet, d’autant que celle-ci ne sera votée qu’a l’été. Instabilités, incertitudes, risque d’exacerbation des défauts de la gouvernance type LRU ; les mauvais points du projet restent prégnants face aux gains qui nous sont promis. 

La NUB n’a pas fini de faire parler d’elle, et nous reviendrons vers vous car la discussion des statuts n’est pas terminée. L’heure fatidique arrive pourtant à grands pas, et le 27 mai sera le jour de verite. C’est alors que chacun devra prendre ses responsabilités. Et au CA de Bordeaux 4, si les jeux ne sont pas faits, il est certains que le mouvement de la balance tient entre les mains de quelques uns dont la position semble ne pas être fixée ! Pour notre part, nous pensons que la bataille a mener ne se trouve pas dans la NUB, mais dans la fusion des volontés pour exiger des moyens convenable pour l’Université. Mutualiser les efforts pour redonner de la gueule a l’Université, voila une ambition pragmatique pour la formation et la recherche.

samedi 30 mars 2013

UFR d'économie, gestion et AES du 28 mars


"Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités." S.F

I

Commençons d’abord par des informations diverses en guise de caféine,
Un projet de M2 commerce international de vin et spiritueux bilingue tourné vers la Chine,
Et une autre info où le bât blesse je pense
Un projet de DU tourné vers l’aéronautique et la défense
Prenez garde amis élus du CEVU
À ce que votre âme reste alerte au réveil des DU
Car présentés comme « à améliorer » dans le cadre de la NUB
Nos maîtres de projets en raffolent comme des apéricubes.

II

Le temps à peine pour nous de pouvoir respirer
Que messieurs Pujolar et Dupuy entrent dans l’assemblée
Avec pour discours des arguments succubes
Pour nous faire rêver à la future NUB.

Avec rattaché au niveau central
Sept pôles nouveaux et pourtant tellement banals
Offrant dans le cadre d’une administration déconcentrée notamment un « centre de santé »,
Mais aussi un service pour « public à besoin spécifique » et un « guichet d’accueil unique ».

En conformité avec la loi, la logique d’habilitation des formations tous les cinq ans sera abandonnée,
A laquelle succède une logique d’accréditation qui sera plus souple et moins dense,
En vue aussi de réduire drastiquement les appellations de formations qui manquent de lisibilité,
Au plan national, et de passer à une logique de compétence.

Malgré les objections sur la NUB de l’élu UNEF
Qui dénonce la NUB comme du mauvais opportunisme
Les deux compères NUBiste autoritaires tel un brigadier-chef
Arguent que le PRES donne plus de corde à retordre que pour pendre un cambiste.

Mais afin de dissiper vos doutes sur la lisibilité du projet
Dès que quelqu’un en parle c’est au conditionnel
Les expressions du visage et les mains crispées
Présagent des secrets de Polichinelle
Sieur Dupuy précise qu’on est « d’accord sur tout mais qu’on ne sait pas comment l’organiser »

III

Concernant le projet de L3 AES à Agen
M.Cazals précise que l’équilibre financier est atteint
Avec le soutien du département des langues et de Bordeaux 3
Un projet bon mais qui tangue un peu toutefois

Après un détail réglé quant  à l’intégration du stage
Des problèmes se profilent à d’autres étages.
Comme le rappelle sieur Pujolar il existe des difficultés budgétaires
Ainsi que quelques dettes entre Bordeaux 3 et Bordeaux 4 qui flotteraient en l’air

IV-Epilogue

Pour finir les joyeusetés parlons des modifications des maquettes
Des masters 2 en économie appliquée avec un parcours recherche aux séminaires plus adaptés
Car souffrant d’une faible lisibilité et attractivité il tend à être remis sur un meilleur sentier.
Les étudiants de ces masters auront le cours de statistique en autoformation sur internet
En la mémoire de la défunte pédagogie je dépose un cierge et je prie.

Concernant le calendrier les examens sont avancés pour laisser plus de temps à la correction,
Avec des appels pour aider à corriger certaines matières à les croire.
La rentrée pour les futurs « on n’a plus de place pour s’assoir »
Sera plus légère afin de permettre pour les TD et les cours une meilleure coordination

Finissons-en avec le conseil de perfectionnement
Qui regroupera professionnels, professeurs de la formation ainsi que de volontaires étudiants.
Il ne remplacera pas le conseil pédagogique
Mais sera plus dans la prospective et la politique.

Après trois heures et 30 minutes de pleine attention
Nous ne sommes que deux osbiviens parmi les élus comme à chaque conseil,
Excepté un élu UNEF qui présent une fois sur trois partage ce moment d’émotion,
Les autres sont des minables et en guise de cerveau ont un ouvre-bouteille.

mardi 26 mars 2013

Compte-rendu du CEVU du 19 mars


Autant vous le dire de suite, nous sortirons de ce CEVU sourire aux lèvres.

Contexte

  « Une fois n'est pas coutume, mais le CEVU du 19 mars aura « commencé » dès 11h30, l'heure à laquelle un des représentants de la très démocrate-révolutionnaire Unef viendra nous voir, pour nous dire bonjour ? Allons, soyons sérieux ! Aujourd'hui au CEVU se déroulera l'élection du nouveau vice-président étudiant auquel l'Unef se présente, mais nous aussi. Il nous explique alors, qu'au nom de la démocratie nous ferions mieux de nous retirer, car les étudiants les «préfèrent» à nous, et que comme ils ne sont pas sûrs de gagner, il faudrait qu'on retire notre candidature pour bien évidemment « voter » pour eux. Et ceux qui nous préfèrent, on fait comment ? Passons. Une fois nos ventres délicatement  remplis par une tambouille des plus raffinée, pour laquelle nous remercions le RU d'exister, nous filons, direction le CEVU. Et là... Le représentant Unef, encore et toujours lui, nous alpague -tel un membre de la Stasi- une dernière fois pour qu'on se retire, il est 13h55. »

  14h00, le CEVU commence et autant vous dire qu'il est plein, ça déborde presque. Pourquoi ? Notamment parce que tous les élus étudiants sont là, première séance depuis les élections oblige, mais ne vous inquiétez pas d'ici peu on aura plus de places, car le changement nous n'y croyons pas.

Prémices

 Rituel répétitif, nous commençons par le vote du procès-verbal de la séance dernière, les élus Esprit, tous nouveaux (à qui on a pas forcément appris le fonctionnement d'un conseil) contestent maladroitement un bout du PV, rien de grave, et décideront de s'opposer ainsi qu'un Osbivien -futur star de ce récit- ne se sentant pas légitime à statuer sur une réunion à laquelle il n'avait point participé.

Introduction

Nous arrivons rapidement au premier point de l'ordre du jour : l'élection du vp-étudiant. Un bref rapport des force en présence s'impose ; l'Unef possède 6 élus, Esprit 4, OSB IV 3, Met 3. Finalement, après quelques regards échangés on perçoit une certaine assurance, frôlant la médisance du côté de la candidate Unef, alors qu'au Met les yeux de la candidate sont envahis d'une certaine vacuité. Chez nous, c'est plutôt « ça serait cool mais bon, on verra bien ».
Le Sieur Pujolar donne alors la parole aux 3 candidats par ordre alphabétique. « Notre » Barbe Noire (amis lexhiciens c'est pour vous) sera donc le premier et fait le bilan de ses deux années en tant que chargé de mission à la culture, puis développe les axes de ce que doit être une vice-présidente étudiante du point de vue Osbivien. NUB gare à toi. Au tour de l'Unef,un discours très original et surprenant, écouté et sur-entendu pendant les diverses élections universitaires, vous n'avez donc, rien loupé. Puis, vînt le tour de la candidate du Met, qui finalement fait un discours non-inintéressant mais non-passionnant axé en partie sur les antennes et la ruralité, le tout sur un accent très Cabrélien.
Un élu Esprit pose une question à la candidate Unef, sur leur positionnement et leurs éventuelles actions en faveur de la culture, où la réponse ne fût guère rassurante. Puis vînt l'heure du vote à bulletin secret.

Conclusion

Pour rappel, il faut obtenir une majorité absolue (19 voix) pour être élu, sinon cela sera à la majorité relative lors d'un troisième tour. La très charmante Mme Monge fait le tour de l'assemblée avec l'urne en main, chacun la remplie, le verdict approche. 14H33, Mme Monge « recrute » deux assesseurs,le dépouillement peut commencer. Une voix, deux, puis trois, et ainsi de suite. On commence à sourire. Chez nos rivales un peu moins. A la fin du premier tour, la candidate Met obtient 6 voix, l'Unef 10, et « notre » Barbe Noire 19. Majorité absolue dès le premier tour. La vice-présidence étudiante après des années d'égarement, tombe -enfin- dans le giron Osbiviens. Finalement, on comprend mieux la requête du membre de l'Unef, quelques minutes plus tôt et nous sommes bien évidemment navrés de ne pas l'avoir écouté. Enfin, passons, le CEVU sera encore long.

Bonus : Vaseline ? Ok. Nomination ? Validée.

L'élection faite, le CEVU continue son petit bonhomme de chemin par un long, très long, extrêmement long « point NUB » où, comme à l'accoutumée on nous rend compte des diverses -dites- « avancées » du projet, en nous disant que rien n'est encore totalement fixé, ni même établi. Mais que tous se construit grâce au travail des « acteurs » (et c'est du grand art, bientôt une palme d'or). Nous apprenons donc que la NUB sera votée (ou non, espérons une prise de conscience de chacun) le 27 mai. Problème, cette NUB est basée dorénavant sur la prochaine loi-cadre de l'enseignement supérieur qui commencera elle-même à être débattue le 27 mai à l'assemblée. Etrange. La propagande terminée, nous passons à la nomination des représentants étudiants au FSDIE (fond de soutien et de développement des initiatives étudiantes) en partie calculée au prorata des dernières élections CEVU où l'Unef obtient donc 3 représentants, Esprit 2, et nous-même deux (le nouveau VP + un membre). De surcroît, quatre associations dites non élues vont se voir attribuer  un siège c'est le cas par exemple du GENEPI ou encore l'AFEV.

Supplément n°1 : l'été c'est à la plage ? Non aux rattrapages !

Nous allons discuter et voter le nouveau calendrier universitaire portant sur 2013-2014, au vu des contraintes calendaires quelques problèmes apparaissent -comme chaque année- notamment, le fait que les rattrapages se termineront le 11 juillet... Autant vous dire que va une nouvelle fois se poser le problème des jobs saisonniers absolument vitaux pour de nombreux étudiants, laissant supposer quelques difficultés de réussite. Il est IMPORTANT de rappeler ici, qu'un employeur vous embauchant l'été a l'obligation de vous laisser « aller au rattrapage », donc ne vous faites pas avoir, contestez !

Supplément n°2 : Des questions ? Une réponse, l'OVE !

On va nous exposer deux enquêtes réalisées par l'Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), l'une concernant le parcours des étudiants et l'autre les « modes » d'accession aux masters. La première n'est guère évidente à comprendre, notamment dû au fait que les documents n'ont pas tous été fournis, mais la seconde comme la première sont intéressantes. Nous vous conseillons donc d'aller jeter un œil sur : - http://www.u-bordeaux4.fr/formation/orientation_stage_emploi/enquetes_statistiques/ - qui regroupe toutes les enquêtes réalisées par l'OVE est pouvant être parfois fortes utiles pour vos orientations respectives.

Supplément n°3 : pas de PAIC mais un PEC, sans cheval

Le CEVU touche à sa fin, et voici le tour des conventions avec comme toujours sont lot de surprises -pour ne pas dire autre chose. Il y en aura trois -et non Troie, vous comprendrez plus bas, la première est appelée Consortium PEC ( http://www.pec-univ.fr/ ), elle a pour objectif de faire bénéficier aux étudiants de meilleurs renseignements sur leur parcours, et aussi d'approcher le monde professionnel. Unanimité. La seconde émane de l'IAE c'est une « Summer School » (veuillez excuser mon anglais). On va faire court : 6 semaines coûtent dans les 1200 euros, mais « vous comprenez par rapport aux écoles de commerce c'est moins cher », le tout avec humour. Il faut pas croire, c'est un véritable divertissement, parfois. Cette convention est destinée prioritairement à des étudiant(e)s Indien(ne)s. Au dernier CEVU avait été posé la question des frais d'inscription. En effet, qu'advient-il de l'étudiant français souhaitant s'y inscrire ? Devra-t-il payer1200 euros ? Cette question attend toujours sa réponse. Nous nous opposons, ainsi que 8 autres personnes. Elle fût malgré tout acceptée. La dernière concerne un partenariat avec la Grèce, le projet « a l'air bien » (méfions-nous toujours des apparences, comme d'un cheval), les frais d'inscription sont identiques à une inscription « normale » à la fac. Il n'y aura pas de guerre. Unanimité.

Supplément n°4 + bonus + avancée : l'échafaud est prêt

Le Sieur Pujolar tenant le CEVU d'une main de maître annonce à ses sujets que la commission destinée à débaptiser l'amphi Bonnard avance -enfin- et qu'elle sera composée d'enseignants-chercheurs, d'historiens et d'étudiants (2 sur 3 provenant du radeau Osbivien), et dirigée par Yann Delbrel. C'est ce qu'on nomme un « bon CEVU ».

jeudi 7 février 2013

Cevu du 5 février



Cela n’est point dans nos habitudes mais nous arrivons avec une petite poignée de secondes de retard, et là surprise ! Le CEVU fait salle comble –et c’est rare- et il est, de plus, agrémenté du retour du Sieur Bordenave dont un pot en son honneur se tiendra à la fin. Après ce joyeux constat nous nous asseyons, le CEVU peut commencer.

Acte I : politesses mais pas que

Le VP Pujolar (remplaçant du Sieur Bordenave) adresse à son aïeul quelques amabilités rappelant qu’il fût –aussi- pendant 10 ans le directeur de l’UFR d’AES détruit il y a quatre ans, et que nous étions les seuls à défendre. Nous apprenons à cet instant par la voix de « l’honorable » président de cette toute autant  « honorable » Université que les prochaines élections CEVU se dérouleront le mardi 5 mars (nous y reviendrons)…

Acte II : du rude, du long, du gras, du contenu ou « les appels à projets pour la Région Aquitaine »

Cette partie va être la plus longue car est composée de 4 grands projets, ou plutôt 3. Le premier est concentré sur la « formation professionnelle des doctorants », l’assemblée boit les paroles du rapporteur le projet est adopté à l’unanimité. S’ensuit « l’Université Numérique d’Aquitaine », là encore l’assemblée a soif, tout roule. Passons maintenant au « Projet Voltaire », le fameux projet sur lequel nous tapions il y a peu en UFR éco-gestion-aes (lire compte-rendu du 20/12/2012). Figurez-vous que nous avons recommencé (Ô pardon maître, nous ne sommes que des gueux avec quelques principes, que nous essayons de garder). Ce « projet » n’est pas mal en soit, en soit juste; car un projet d’auto-formation en français en ligne pourquoi pas, mais quand celui est instauré dans les maquettes de L1 éco et L1 aes pour remplacer une matière de « fond », qu’il est censé être équivalent à une vingtaine d’heures d’enseignement (nous l’avons testé moins de 7h suffisent), et que ce projet repose sur un programme numérique étant acheté à une entreprise pour 3000 euros par an. Alors bien sûr, nous sommes conscients des difficultés orthographiques des jeun’s aujourd’hui mais est-ce à l’Université de tenter de régler cela ? Surtout en supprimant des enseignements dits universitaires ? De notre côté nous n’en sommes pas certains, il y aura donc 4 contre, deux abstentions, et le reste pour. Nous passons donc au troisième véritable projet, l’instauration d’une « clinique du droit », nous sommes favorables depuis de nombreuses années à ce projet qui pourra permettre une véritable assistance juridique à des gens n’en disposant pas forcément les moyens financiers nécessaires, et il permettra, de surcroît, à une certaine professionnalisation des étudiants participants à cette clinique du droit. Le seul petit bémol à apporter est que le document n’est point parfaitement finalisé. Unanimité. Passons.

Acte III : démocratie universitaire à ton tour

Ne nous cachons pas la fac regorge de conseils, de sous-conseils, il est dès fois complexe de saisir « l’utilité » de tout cela. Mais au moins cela a le mérite de montrer que la démocratie règne ! Bref, il va y avoir deux élections. La première concerne « le conseil du service universitaire pour l’insertion des étudiants et personnels handicapés ». Nous sommes la seule asso étudiante à se présenter nous sommes donc élus ainsi que des étudiantes intéressés par ce conseil. Mais plus étrange quatre listes vont s’opposer chez les profs pour 3 élus, et là encore stupeur, la liste portée par le Seigneur-camarade Giudicelli (chargé de mission au handicap pour l’équipe présidentielle) est rejetée par le corps professoral, nous sommes déçus et attristé du comportement Roi Lung ne mouftant pas c’est sa cohérence politique qui est ici remise en cause.
La seconde élection concerne le « service interuniversitaire de gestion du domaine universitaire », un seul candidat, votre serviteur, il est élu.

Acte IV : rien d’inhabituel

Est présenté le schéma du circuit de signature d’une convention internationale. On rajoute une phrase, on peut avancer. Puis deux modifications concernant pour l’une d’elle, un « vulgaire » DU auquel nous nous opposons bien évidemment.

Acte V : incitation à la participation étudiante, vraiment ?

Le CEVU s’est déjà bien vidé lorsqu’arrive le tour des questions diverses, une chose nous a turlupiné depuis le début, le déroulement des prochaines élections CEVU le mardi 5 mars. Nous pensions être les seuls mais non, ce qui ne veut pas dire tous. Une voix ténébreuse sort,  elle émane du représentant du MET mécontent de la date, nous l’approuvons et prenons la parole car cette décision unilatérale de « l’honorable » président est soit disant faite dans le but d’élever la participation car après les vacances blablabla, que le jeudi blablabla, nous lui rétorquons que prévenir les associations étudiantes à peine un mois avant est assez étrange dans l’optique de favoriser la participation. De plus, égoïstement, il nous faut constituer les listes, rédiger un tract (qui n’est pas dégueulé par un quelconque bureau national comme les paillassons unéfiens), le distribuer, etc… Au-delà du choix dans la date, c’est la manière qui est remise en cause, car là encore, déjà que souvent nous sommes dénigrés au sein des organes universitaires (« vous n’etes qu’étudiants »  « vous n’avez pas tout en main »,…), cette fois-ci c'est carrément le Messi cosmo-planétaire qui s'en charge. Même le VP étudiant n'est pas au courant (esprit étudiant), une seule association se tait et sourit, l'Unef... Ah d'accord on nous prend pour des cons!

Pour conclure on demande ou en est l'avancement de la commission Bonnard promise au dernier CEVU. La réponse est que cela est complexe car  "cela froisse certaines personnes". Don't act, nous répondons ici que cela en réjouit beaucoup également. Très bien, nous allons donc agir!

mercredi 6 février 2013

CEVU du 8 janvier 2013

Chères lectrices, chers lecteurs, en ce jour béni du 20 pluviôse an 221, je m'en vais vous conter la fabuleuse histoire ou devrais je dire le fabliau de notre admirable Assemblée, j'ai nommé le CEVU du 8 nivôse an 221 !

Votre fidèle serviteur est très en retard pour vous rendre des comptes... Mais la culpabilité ne m’assaillit point outre mesure ! En effet face à l'absence totale de ces forbans d'élus étudiants que vous avez élu dernièrement pour l'assemblée suprême en décembre. Je me suis accordé quelques jours de vacances ! Mais bref passons au menu de ce CEVU et allons faire bombance !

Alors commençons par le commencement. Après des vœux plutôt sommaires de notre cher vice suzerain le bien nommé sieur Pujolar, que nous remercions de nous avoir évité les discours que nous adorons tous, mais que nous adorons encore plus éviter de notre bon suzerain Lung.

Acte I : De l'énième compte rendu de la semaine de pré-rentrée !

Pour plus de précisions je vous renvoie au PV officiel ! Ce qu'il faut retenir en bref, c'est que globalement cette semaine de pré-rentrée fut un succès, sauf les animations du midi... Un léger débat fut amorcé pour savoir si les entames générales des matières fondas surtout en première année étaient opportunes. Ce à quoi votre serviteur à rétorquer que si l'entame des cours devenait un process généralisé, il faudrait alors que cette semaine de pré-rentrée devienne véritablement une semaine de « rentrée » ( l'idée du changement de nom de « pré » rentrée à semaine de « rentré » doit être rendue à son créateur, le seigneur « Herbach » pas le musicien l'autre ).

Acte II : Retour vers le futur

Alors là encore nous allons être très bref, le plan campus pour les novices, c'est un programme de construction ou de rénovation du château qui, il faut bien le dire part de plus en plus en quenouille. La plus grosse information d'une longue présentation de presque 1h, sera qu'à part les doctorants ou futurs doctorants qui liront ce compte rendu, pour les autres vous ne verrez jamais les réalisations de ces projets donc je ne développerais pas. Juste une petite anecdote réglementaire ! Il faut savoir que dans les textes, un doctorant non financé à un métrage de réservé de 0,5 m2 tandis qu'un doctorant financé à pour lui 5m2... On vous laisse réfléchir là dessus !

Acte III : Des conventions toujours des conventions encore des conventions :

Pour maintenir la suprématie de notre petite principauté, des accords bilatéraux d'échanges profitables unilatéraux pour notre université sont visiblement nécessaires. Alors on signe à tour de bras de multiples conventions... Après avoir voté contre une convention avec le quatar, le vietnam ou encore la chine nous avons osé demandé de façon tout à fait impertinente j'en conviens « si un jour notre université signera des convention avec des universités de pays démocratiques » car visiblement nous sommes plus attractif sur ce type de marché ! Le seigneur Piette pris alors la parole pour attirer notre attention sur l'apprentissage de la démocratie que nous pouvons leurs fournir ! Cette vision un peu impérialiste de notre politique d'influence à déjà fait ces preuves en Afrique où la plupart des dirigeants des plus grandes dictatures démocratiques du monde ont été formé en Europe et à Bordeaux... Qui ne se souvient pas des services secrets marocains  rodant dans la salle des fêtes du château pour une certaine soutenance ? Encore un très beau sujet de réflexion.

Acte IV : Enfin une victoire de canard !

Pour ceux qui ont suivis les longues croisades OSBIVIENNE contre l’appellation de l’amphithéâtre Bonnard, c'est un grand début de victoire ! Après une plaidoirie étonnamment très courte, le monarque Lung qui avait enfin rejoint sa cour, a entrouvert une porte de sortie de crise ! Une commission composé d'historien et d'élus étudiant devrait rapidement voir le jour pour faire la lumière sur le passé plus que douteux de notre cher Roger !

Sur ce vu mon retard je me prépare pour retourner dès demain au CEVU, pour à nouveau vous rendre des comptes !

Le Chevalier Blanc

mardi 22 janvier 2013


                         La NUB survit au CA de Bordeaux 4

Le conseil d'administration (CA) de Bordeaux IV, qui s'est tenu le lundi 17 décembre 2012,  dont je vous fais tardivement et j'en suis désolé le compte rendu, a eu pour point essentiel l'approbation de la poursuite du processus de construction de la future "Université de Bordeaux" (dite NUB).
Autrement dit, les administrateurs allaient s'exprimer puis voter (ce qui n'est pas la même chose et vous verrez par la suite pourquoi) sur la question suivante: faut-il continuer la NUB ou abandonner le projet en sachant que son entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2014? 

     Apres une entrée en matière plutôt douce, le débat s'est quelque peu enflammé, non pas autant que pour le vote du budget, mais la présidence, poussée parfois dans ses retranchements, eut certainement quelques sueurs froides. 
La NUB, selon ses défenseurs, est un projet "ambitieux", ou formation et recherche seront favorisées, dans le cadre d'une "ouverture de l’Université sur son environnement"; une Université "d'excellence" et "pluridisciplinaire". A entendre ces termes on ne peut qu'embrasser la cause. Cependant les mots ne sont rien s'ils sont vide de sens. Et la NUB pourrait n’être finalement qu'une structure un peu plus compliquée que le n'est la fac aujourd'hui, avec de multiples conseils, et dont le caractère démocratique s'effilocherait un peu plus. Quant à la pluridisciplinarité, on peut légitimement se demander si tout cela est nécessaire, et que la coopération et mise en place de filières pluridisciplinaires ne pouvaient se faire dans un cadre plus simple! 

Au cours de ce CA, de nombreuses inquiétudes se sont fait sentir.
     Il a été exprimé tout d'abord une inquiétude concernant le timing dans la mesure où une loi sur l'enseignement supérieur est prévue pour le printemps. Or la structure institutionnelle de la NUB devra être conforme à cette nouvelle loi. Néanmoins, ce n'est pas un très bon argument pour arrêter le chantier. Fidèle a son courage politique et à sa vision sociale-démocrate, notre cher gouvernement ne fera que "toiletter" la LRU (alors, que pour notre part, nous conseillons "de la passer au Karcher"). D'autant que selon C. Dupuy, le vice président du CA, "nous connaissons déjà la loi". Suis-je naïf de penser qu'une loi doit passer devant le parlement avant de pouvoir la "connaitre"? Mais C. Dupuy voulait surement dire que nous avons déjà des pistes sérieuses et que de toute façon sous la Ve, le parlement se fait tout de même bien piétiner. Quoi qu'il en soit, cette loi laisserait suffisamment de souplesse aux Universités engageaient dans des processus de fusions... Mais la mauvaise nouvelle vient du fait que le gouvernement souhaiterait renforcer la présence des personnalités extérieures, en leur donnant le droit de vote lors de l’élection du président de l’Université (ou NUB).  Nous y sommes totalement opposé, et plusieurs membres du CA se sont exprimés en ce sens. Il y a en effet un risque d'influence politique puisque les collectivités territoriales seront représentées. Et au-delà de cela, il faut dénoncer le fait qu'aujourd'hui, certaines personnalités extérieures ne siègent quasiment pas, et donne procuration à l’exécutif à tel point que parfois, l’exécutif se retrouve avec une force de vote quasi irrésistible.
En illustration, lors du vote du budget, le président et son vice président, à eux seuls, totalisés 5 voix (plus la voix prépondérante du PR)  soit autant que les 5 représentants étudiants réunis. Si l'on ajoute à cela les autres membres de l’équipe présidentielle, on en apprend davantage sur la teneur en démocratie du conseil d'administration! Imaginons maintenant une NUB avec des dizaines de milliers d’étudiants qui seraient représentés en son conseil d'administration par 5 étudiants seulement!!  

      Nous avons appris également que les comités techniques s’étaient exprimés sur la même question: Poursuivre la NUB? Il s’avère que les inquiétudes y sont vives aussi; un grand nombre de personnels s’étant opposés ou abstenus, et ce dans toutes les universités et écoles engagées dans la fusion. Cela pose la question de la légitimité de la NUB comme le fit justement remarqué J.M. Ferrari. Et vint se greffer sur cette question, une nouvelle, posée cette fois par un enseignant: "Et pourquoi pas un référendum pour décider du sort de la NUB?" L'auteur de cette initiative énerva quelques peu le président, ce dernier arguant qu'il était hors de question de faire preuve de "démagogie", etc. "Démagogie"? est-ce l'insulte suprême? Je ne sais pas, mais je me demande qui est le plus démago, car l’idée d'un référendum n'est peut être pas si mauvaise que ça. Après tout, quoi de plus démocratique? Tous les personnels et usagers sont pleinement concernés  sans exception par ce projet, alors pourquoi ne pas leur donner le dernier mot. Pas de risque de plébiscite comme au niveau national, ce qui est le plus grand inconvénient de cet outil. On ne peut considérer non plus que les étudiants et personnels sont des imbéciles qui ne prendront pas la bonne décision. Ceux qui souhaiteront voter le feront en leur âme et conscience après avoir pu prendre connaissance de l'objet du vote. Oui un référendum pourquoi pas? En quoi est-ce démagogique?

   Il y eut d'autres critiques, notamment sur le jargon employé dans le cadre du chantier, ce qui fit dire à un enseignant fiscaliste la chose suivante: "même la fiscalité c'est plus simple"! Il y eut aussi l'intervention remarquée de P. Grassetie: "mais pourquoi on fait ça?" soufflant, dans un beau discours, la poussière qu'il y avait sur de nombreuses lèvres et mettant l'accent sur la question de savoir si les objectifs avancés seront remplis alors même que l'on ne fait que bâtir un cadre institutionnel et rien d'autres?

   La poursuite du chantier fut votée par 18 voix, 9 s’élevèrent contre et 1 abstention est à noter. Cependant ce score ne balaie en rien les inquiétudes et critiques qui se sont élevées,  et doivent être superposées aux votes. 
Ce débat sonne à mon sens comme une alarme pour la présidence et les défenseurs de la NUB. Les inquiétudes devront être prises en compte ou l’année prochaine le vote du CA pourrait bien ne pas être le même et la NUB de ne pas voir le jour. Quant au référendum, c'est certainement la voie la plus démocratique pour se lancer dans un changement de cet ampleur, qui engage l’Université dans "une perspective de 30 à 40 ans", et qui constitue un réel changement historique pour Bordeaux 4, selon les mots du président lui-même.

Pour notre part, nous avons voté contre la poursuite de la NUB, non par "plaisir" mais parce que nous pensons à l'OSB 4 que le projet va dans le mauvais sens. On laisse se constituer des grands pôles universitaires que l'on veut excellent et attractif alors même qu'ils n'ont pas les moyens structurels d’accueillir tout le monde. Une concurrence terrible va en résulter mettant à mal toutes les "petites" universités, et va conduire à davantage de concentrations. Par ailleurs, la fusion s'inscrit dans la logique LRU, l’Université sera contrainte (elle commence à le faire avec les partenariats, DU...) à "faire" de l'argent; ou encore à s'associer avec le privé, ce qui risque de  peser sur l’indépendance et la sérénité nécessaire à la recherche et à l'enseignement. Par ailleurs, la NUB ne se traduira pas forcément par une augmentation des moyens, il n'y a aucune garantie que la pluridisciplinarité soit vraiment encensée, quant à la démocratie elle est tout simplement ignorée (plus on s’éloigne  plus la démocratie est impossible; représentation étudiante affaiblie)... 


"Attendons avec espérance et ne renonçons jamais a nos droits" A. Jarry.





mercredi 9 janvier 2013

Concert OSB IV




Comme chaque année, l'OSB IV organise un concert pour sortir de la torpeur hivernale, et laisser les examens derrières nous !

Nous vous invitons donc à venir vous joindre à nous sur fond de rock, world-punk, breakcore-électronique, ska! Ça va chauffer et nous réchauffer !
 
Au programme : les Wombo Orchestra, la Place du Kif, Sushisooshamp, 3scobar et Derby !


- 4€ - buvette sur place - Bus (n°58) TOUTE la nuit -



lien facebook : http://www.facebook.com/events/445042182230150 


vendredi 21 décembre 2012


Compte rendu UFR économie
20/12/2012

Au sommaire : une convention entre Bordeaux 4 et le DEJEP (Département d'études juridiques et économiques de Périgueux), un accord avec l’Institut (privé) supérieur de comptabilité d' Audit et de Finance de Casablanca (l'ISCAF), comment Bernard Pivot va s’incruster dans les maquettes des L1 éco-gestion ou le "Projet Voltaire", et test d'entrée dissuasif pour les Masters.

Le DEJEP fonctionne grâce à des subventions versées par la ville de Périgueux, mais celles-ci demeurent incertaines depuis 2007. En effet, un vide juridique existe, et est susceptible de de créer une forme d’insécurité pour le DEJEP. L’objet de la convention soumise par M. Combeau au nom du DEJEP est d’assurer un partenariat entre DEJEP-Bordeaux 4, et DEJEP-ville de Périgueux. Sans grands autres intérêts, sont évoqués l’augmentation tendancielle des effectifs périgourdins (+25%), la possibilité de créer une troisième année de licence AES (Administration économique et sociale) sur place (continuer d’inciter aux études supérieures les étudiants n’ayant pas les moyens d’étudier la troisième année à Bordeaux), et la perspective plus lointaine de créer un « Campus Périgord » qui regrouperait les formations existantes ainsi que de nouvelles formations. La convention est adoptée à l’unanimité, l’apéritif terminé passons à des choses plus sérieuses.

Depuis 15 ans, l’université Bordeaux 4 collabore avec l’ISCAF (Institut supérieur de comptabilité Audit et Finance), une école privée (si si !) qui forme aux métiers de la comptabilité à Casablanca. Petit à petit des zones d’ombre apparaissent. La nécessité que Bordeaux 4 assure la moitié des enseignements semble poser problème, la solution la plus discutée fût celle de la visioconférence qui est financièrement et techniquement applicable.
Un autre problème est celui du manque de coordination entre les formations Bordeaux 4 et Casablanca. Notamment, le déroulement des examens pose des problèmes pour poser les sujets (les épreuves devant débuter à la même heure dans les deux établissements), mais aussi pour les corriger. Il y a un manque de sérieux et de coordination clair dans ce système, où certains nombre de responsables semblent apprécier de conduire les yeux bandés, et si « l’intelligence rachète l’ignorance », encore faut-il être intelligent… D’où l’idée brillante de « dupliquer » la L1 et L2 d’éco-gestion à Casablanca afin de mieux contrôler les étudiants arrivants en L3 (actuellement enseignée à l’ISCAF). L’autre argument évoqué en faveur de la poursuite de cette coopération, est l’effet réputation positif que celle-ci aurait, ainsi que l’alternative proposée par cette école face à « d’autres écoles plus chères, financées par des capitaux américains, prises d’assaut par la petite bourgeoisie locale ». Bien évidemment aucune rumeur n'étant défavorable l’ISCAF ne court, c’est d’ailleurs pour cela que je le précise… De plus, l'institut d'administration des entreprises (IAE) touche 700 € par étudiant inscrit dans cette filière, un gain qui incite à poursuivre cette douteuse collaboration.

Concernant un changement dans la plaquette L1 éco-gestion, et en ces temps de fête, prenez garde à l’indigestion du « projet Voltaire ». Derrière ce nom mystérieux pouvant facilement nous évoquer un projet franc-maçonnique (dans cette perspective de construire, n’y a-t-il pas « maçon » dans « maçonnique » ?), ou une opération militaire française contre le Reich, se cache tout simplement une plate-forme d'autoformation en ligne... de français ! . Suite au déplacement du C2I en deuxième année, il fallait en effet trouver une matière de remplacement pour combler le vide d'heures de cours et de rémunération laissé par ce transfert. La formation se concentre sur le perfectionnement lexical et surtout grammatical, en intégrant cette formation dans le domaine du monde professionnel. En guise d’examen final une dictée (Bernard si tu nous lis), en guise de certification (non obligatoire) 30€ à payer. Le but de la Fac est-il vraiment d’enseigner à un niveau collège ? J’en doute, apparemment je suis le seul, en démontre le vote qui conduit à l’adoption. Est-ce de la provocation ? En tout cas comme Bernard Pivot le disait lui-même « A la liberté de provocation, répond la liberté d’objection. », j’objecte.

Enfin, l’initiative du jour est à l’actif du Master BFI (Banque et Finance Internationale), qui en a plus qu’assez d’avoir trop de vermine dans sa formation. Non vraiment, 50% d’échec en première c’est trop, et si nous y sommes pour rien alors sus aux étudiant. En grand amateur de mistigri (jeux de cartes aussi appelé le pouilleux) dont le but est de refiler aux autres une carte dont personne ne veut (je n’irai pas plus loin dans les détails des règles dont le présent compte rendu n’a pas rendre compte), l’idée est d’imposer un « test d’orientation » présentant un avis favorable ou défavorable (non déterminant) afin de décourager « les pouilleux » de s’inscrire en Master. Une prochaine réunion se fera pour élaborer un tel test qui s’appliquerait aux Masters BFI et d’économie également.

Sur ce s’achève la réunion.



mercredi 5 décembre 2012

Note de synthèse du président expliquant le budget


Comme promis dans le compte rendu, voici la note de synthèse du président de l'Université expliquant le budget. On peut y lire la difficulté du contexte, la stagnation des dépenses de fonctionnement alors même que les effectifs augmentent. On peut y lire également l'inquiétude des perspectives à venir quant à la dégradation de nos conditions d'études.