mercredi 3 décembre 2014

CFVU DU 20 NOVEMBRE, ou comment narrer l'exercice démocratique dans une institution n'appréciant guère les débats




Lectrice, lecteur, ce compte-rendu légèrement romancé est le récit de 5h15 de Conseil…

Introduction générale : 

  Après les politesses de bienvenue coutumières, le suzerain Ἀχιλλεύς excuse Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux pour son énième absence. Il est d’ailleurs dommage que ce dernier ne puisse pas se rendre compte de la forme des « débats ». Le suzerain Ἀχιλλεύς nous annonce qu’un prochain CFVU et dores et déjà programmé au 11 décembre. A l’occasion, il nous annonce que si l’ordre du jour a été maintes fois modifié cela s’explique par le fait que nous sommes encore en période d’installation…

Une fois n’est pas coutume, nous ne voterons pas de PV celui-ci n’étant pas terminé. 

Allons-y.

1)      Bilan handicap de l’année universitaire 2013/2014

Ce premier point est un point d’information nous relatant le rôle de la cellule PHASE ainsi que ses différentes actions. Au fur et à mesure de la présentation, nous constatons une proportion d’étudiant en situation de handicap bien supérieure en licence qu’en master. Conscient de cette difficulté de la réussite des étudiants handicapés, des pistes de réflexion sont étudiées pour améliorer la réussite. 

2)      Convention Cadre

Nous allons devoir statuer sur une convention-cadre (c’est-à-dire que ce n’est pas la convention finale) entre diverses institutions publiques (lycées, universités, etc) et des partenaires privés (Airbus, Thales, Safran, etc). Cette convention concerne un soutien et un accompagnement des élèves et des étudiants en situation d’handicap, et cherche à favoriser l’insertion professionnelle. Pour faire simple, c’est ici un co-financement fourni par les entreprises. On nous explique, notamment, qu’un doctorant handicapé est coûteux pour l’université, du fait de certains aménagements nécessaires, et que les entreprises sont donc des « leviers ». Si la démarche est bonne, elle illustre néanmoins les sérieux problèmes budgétaires que subissent les universités (merci à toi sainte L.R.U), les obligeant à faire appel aux entreprises leur offrant un statut de sauveuses. 

Votons : 24 pour, 9 abstentions (nos deux voix sont ici)

3)      Diplôme de doctorat en VAE

La VAE c’est la validation des acquis et de l’expérience, plus simplement on offre la possibilité à des employés de faire des démarches pour obtenir un diplôme (ici doctorat) en adéquation avec leur travail. Après quelques informations, le porteur du projet tient à montrer que ce genre d’obtention de diplôme est souvent « à la marge ». Dommage.

Votons : unanimité

4)      Label de doctorat européen 

Ce label est un label anciennement utilisé dans feu-Bordeaux I, mais qui a été oublié dans le processus de fusion. Nous sommes donc là pour corriger ce raté. Le porteur de projet nous explique que l’attribution de ce label est conditionnée à de sévères démarches, ce qui fait qu’il est très peu demandé de la part des doctorants. Néanmoins, un docteur de l’Ubx  souhaite l’obtenir (il en avait fait la requête à l’époque de feu-Bordeaux I). Notre vote sera donc rétroactif, quel pouvoir !
 
Votons : unanimité

Pour l’instant, la CFVU est –relativement- ennuyante.

5)      Point d’information sur la vie universitaire

Mesdames Eloi et Rascle, nous exposent les « réussites » et les projets de l’Ubx dans le domaine de la vie universitaire. Cela concerne, notamment, la mise en place des comités de vie campus dans le courant du mois de janvier (normalement), avec quelques mois de retard… Nous apprenons aussi qu’un festival « arts et sciences » va être inauguré, et qu’une nouvelle attribution des locaux associatifs devrait voir le jour avant la fin de l’année universitaire. 

Les débats vont se tendre. 

Votre serviteur demande alors pourquoi les associations élues ou non d’ailleurs, n’ont pour l’instant pas été conviées aux réunions préparatoires de cette nouvelle attribution. « Car c’est que le début mais que nous allons être associés » rétorque le VPE (obscur Secrétaire d’Etat sans pouvoir rien qu’à nous). Mon inquiétude persiste, passons. Je demande aussi pourquoi dans les points forts de la vie universitaire sont uniquement mis en avant des projets portés par interassos ou la fédé aliénor (deux organes s’accouplant fréquemment à lire notre dernière dépêche de bâbord). Quelques exemples : 

-        -  Amphi de nuit. Ô toi étudiant-e de DSPEG tu sais que cette promesse électorale d’interassos n’était bien qu’un mirage.
-        -  Epicerie solidaire, projet sur lequel nous étions associés au début puis putschés, puis repris en main par la fédé aliénor, puis plus rien ou presque. Depuis 3 ans et demi, ce projet est un projet. Projet-tisons.
-          -Inauguration de l’Ubx : dont un concert place de la victoire avec « Tom Frager » pour un coût total de plus de 19000€ financé à 100% par l’Ubx. Parlons culture.

Mes exemples ne sont que peu appréciés par la présidence. Une légère tension s’installe.
C’est à ce moment que le corsaire de l’Unef (secrétaire général de l’unité locale, notre star de la politique politicienne universitaire) décide d’attaquer la présidence sur le FSDIE où le règlement intérieur n’est pas respecté, où la présidence décide de faire une avance financière avant même la décision de la commission en faveur de la fédé aliénor (vous avez dit cogestion ?). Votre serviteur abonde dans son sens et rappelle là encore notre nouvelle dépêche de bâbord. Madame Rascle commence à s’énerver, le suzerain Ἀχιλλεύς essaye de tempérer les débats. Puis après une nouvelle attaque de ma part, il décide de mettre fin aux débats en m’empêchant de parler du fait que « ce n’est pas lieu pour débattre de cela ». Avec l’Ubx, il faut le savoir ce n’est jamais le lieu et encore moins souvent le moment du débat.

6)      Grandes masses budgétaires

Le premier ordre du jour annonçait que nous devions nous prononcer sur ces grandes masses budgétaires, puis le second indiquait finalement que ce n’était que pour information. Navrant. Pour nous expliquer l’aspect budgétaire de l’Ubx, nous avons un invité de choix, le Sieur Lewis (VP CA). Il explique à nouveau la justification de la coupe franche de 10% du budget et le gel de 55 postes pour la deuxième année consécutive. Il annonce que « l’on ne peut pas compter sur l’Etat », et qu’il faut chercher des financements ailleurs. Nous y voilà.

 Je demande une explication sur comment a été fait le choix de couper 10% dans chacune des composantes alors que les taux d’encadrement varient du simple au triple suivant les composantes (voir là encore notre nouvelle dépêche de bâbord) ; il m’y répond qu’il faut comparer par rapport aux moyennes nationales suivant les formations ; et alors ? Il ne sait pas. Très bien. Comprenez-vous enfin notre réticence à cette fusion ?

Se pose alors la question de la soutenabilité de l’offre de formation avec ces coupes successives et les gels de poste à gogo. La réponse est franche « il va falloir surement baisser l’offre de formation ». A très vite Sieur Lewis…

7)      Capacités d’accueil

Après nous avoir expliqué brièvement que l’Ubx était attractive avec une forte augmentation des néo-bacheliers  en 1ère année alors qu’au niveau académique les bacheliers sont stables, nous allons rapidement passer au sujet sensible « les capacités d’accueil ». D’ailleurs, peut-être aussi que les gens ont du mal à financer des études privées, bref, passons.

En effet, en cette joyeuse CFVU du 20 novembre, on nous demande de voter en faveur de 6 capacités d’accueil qui concernent la L1 socio, la l1 psycho, et le PACES notamment. Les capacités d’accueil correspondent à une restriction de l’accès à l’Université par la mise en place de quotas. Si les demandes pour s’inscrire dans ces 1ères années sont supérieures aux quotas, un tirage au sort est effectué pour désigner les chanceux rejoignant l’Université. Les autres restent sur le carreau, ou alors ont le choix de s’inscrire dans d’autres filières de l’Université qui elles n’appliquent pas les capacités d’accueil… Drôle de conception d’un enseignement, d’une transmission des savoirs, et d’une réflexion ouverts à tous.

Lors de ce point, d’âpres et longs échanges voient les élus étudiants attaqués la présidence pour s’opposer fermement à ces mises en place. 

Néanmoins, on notera l’intervention :
 -          

-         -  D’une membre d’Inter’assos s’appuyant sur la « sélection naturelle » pour contrecarrer les capacités d’accueil (un brin étrange comme angle d’attaque) ;

-          - Du corsaire de l’Unef (secrétaire général de l’unité locale, notre star de la politique politicienne universitaire) remettant en cause la morale portée par l’équipe présidentielle et qui va déboucher sur une logorrhée du suzerain Ἀχιλλεύς « il faut être acteur, arrêter votre opposition adolescente, il faut avancer » (dire que cet homme fût militant, comme il aime le rappeler ; lucide il sait surement qu’il ne l’est plus).

-         - De votre serviteur consterné des choix et des initiatives de cette présidence, bricolant des pansements à des maux qu’ils ne veulent pas affronter. Baissons la tête, diminuons le budget, tuons le service public.

Très énervé le suzerain Ἀχιλλεύς stoppe les débats et décide de passer au vote. Bon nombre de membres de la CFVU sont partis du fait de l’heure tardive. L’atmosphère est un brin pesante, et une légère inquiétude me traverse quant à la positon des élus inter’assos dans lesquels j’ai une confiance limitée.

Votons : 15 contre ; 5 abstentions ; 8 pour

A voir le suzerain Ἀχιλλεύς, nous pouvons le dire nous avons « gagné ». Malgré notre vote de rejet, les capacités d’accueil passeront ce vendredi 5 décembre devant le Conseil d’Administration. Suspense. 

Pour finir, il est important de préciser qu’au sein d’inter’assos il y a visiblement des positions différentes. En effet, une élue a fait le choix de l’abstention alors que ses collègues ont voté contre. Ça doit être sympa les réunions de débrief’ (ou alors, les limites de l’apolitisme?).

Il est 19h15, c’est la quille. Ciao, bonsoir.

lundi 1 décembre 2014

Compte rendu d'un conseil UF économie, gestion et AES de votre dévoué

Lundi dernier 17 septembre s'est tenu le premier conseil d'UF économie gestion AES, seul point à l'ordre du jour la nomination de personnalités extérieures, 8 pour être exact, mais ce n'est pas là le problème. En effet, la forme de cette nomination est discutable, nous (élus étudiants) avons été informés de cette réunion le mercredi 12 novembre, ce qui nous laisse très exactement 4 jours pleins dont 2 jours de weekend pour trouver touts azimuts des personnes susceptibles de pouvoir siéger et apporter une plus « value » au conseil. Ce délai est manifestement trop court, la preuve seul M. Blancheton (seul candidat à la présidence du conseil, vive la démocratie...) parvient à proposer cinq noms.

En séance, on apprend que ce n'est pas des noms de personnalités extérieures mais des institutions que l'on doit désigner, lesquelles seront chargées a posteriori de désigner un représentant pour siéger en tant que personnalité extérieure. Ce qui change pas mal la donne, bon gré mal gré, on trouve 10 institutions sur lesquelles nous nous exprimons:

Lycée Vaclav Havel de Bègles (conseiller d'orientation) 16
CFPB 25
L'organisation patronale MEDEF 21
Bordeaux place financière 25
Commerce extérieur de la France 19
Mairie de Bordeaux 26
Conseil extérieur de la France 23
CESER 21
CGT 15
Conseil général (pas le temps de noter)

Du coup il y en a deux de trop, ah merde ! 

Après avoir déclaré pour la convenance qu'il semble normal d'avoir un représentant patronat et un du salariat, en l’occurrence la CGT (organisation la plus importante selon l'UNEF), le jeune premier du MET s'interroge. Il ne voit pas l'intérêt d'avoir un représentant syndical dans notre conseil, le contraire m'aurait étonné. Il a peut être oublié que le salariat en fournissant sa force de travail permet au patronat de créer de la richesses ou un truc comme ça... Enfin je crois. 

On procède donc à un vote par liste ce qui induit une départition de voix d'autant qu'il y a des procurations... Conséquence le salariat et les conseillers d'orientations ne sont pas représentés. Le patronat est donc en conséquence représenté sans que le salariat le soit avec un écart de seulement 6 voix. De plus la majorité des institutions représentées est, sans je crois faire de raccourcis, à tendance libérale. En conséquence et c'est cela le problème, « there is no alternative » pour ne pas citer Miss Maggie, pas de contre pouvoirs, pas de conceptions différentes, on s'inscrit donc dans le même schéma de pensée rentabilisons nos formations, détruisons le service public... Il convient également de noter, ironie de l'histoire, qu'à l'heure où nos chers enseignants se plaignent de l'augmentation des effectifs et où les capacités d'accueil reviennent tous les deux mois sur le tapis, on ne daigne point introduire dans notre petite assemblée de conseillers d'orientation.   

Et maintenant, avec quelques jours de recul, je m'interroge : est-ce légal ? Et bien à mon sens non. Malgré ce que l'on m'a expliqué. En effet le code de l'éducation dans son article L 719-3 dispose que : 

« Les personnalités extérieures comprennent :
1° D'une part, des représentants de collectivités territoriales, des activités économiques, et, notamment, des organisations syndicales d'employeurs ET de SALARIES, ainsi que des organismes du secteur de l'économie sociale, des associations scientifiques et culturelles, des grands services publics et, éventuellement, des enseignements du premier et du second degrés »


Alors la démocratie s'est elle vraiment exprimée ? A titre personnel, je ne crois pas eu égard d'une part, à la forme de la convocation, l'absence d'un délai de réflexion suffisant pour sélectionner des personnalités extérieures pour une durée de 4 ans et d'autre part à l'exclusion d'un représentant syndical. Mais la préservation et la reconduite dans ses fonctions d'un représentant patronal revient, de fait, à ne pas accepter l'idée d'un contre-pouvoir au sein du conseil. 

Bref, il y a de quoi être perplexe sur ce nouveau né, une institution qui semble encore une fois mal formée.



samedi 29 novembre 2014

CONCERT DE SOUTIEN À L'UNIVERSITÉ POPULAIRE DE BORDEAUX

- Vendredi 5 décembre, de 20h30 à 01h00, soutenons l'UPB à la MAC -

"L’Université Populaire de Bordeaux reprend le combat pour la cinquième année consécutive pour défendre une éducation populaire politique afin de construire ensemble de nouvelles formes démocratiques. Vous êtes plusieurs centaines à être venu.e.s dans nos chaires, cycles, Kabarets Politiks, Big Conf' et conférences gesticulées. Nous avons crié notre colère, exprimé nos espoirs et pris conscience que nous étions nombreu.x.ses à avoir les crocs contres les pouvoirs dominants et les systèmes d'oppression.

Aujourd'hui comme beaucoup d'autres, la situation financière de notre association est écarlate. Dans notre cas, cela nous a empêché.e.s de pouvoir embaucher un.e salariée à l'automne 2014.
Afin de continuer nos actions et les développer, nous cherchons à récolter 3000 euros avant fin décembre. Nous avons besoin de vous.

Nous vous offrons l'occasion de vous réunir, de danser et chanter lors d'un grand concert de soutien Vendredi 5 décembre, à la MAC, grâce au soutien des copines et copains d'OSB IV et de l'équipe du CROUS Culture. Ces derniers ont montré, lors du concert d'ouverture des campulsations 2014 (Zebda, Wombo orchestra), que luttes sociales et actions musicales pouvaient réunir les foules. Alors on remet le couvert avec TONY MYMEN, OPSA DEHËLI et un DJ SET GROOVE.
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Entrée de soutien: 5 euros
Boisson et restauration sur place.

Pour s'y rendre:
Tram B, direction Pessac Centre, arrêt UNITEC. 
Bus de nuit toutes les 45 mn pour les oiseaux nocturnes. 

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TONY MYMEN / 
Artiste indépendant produit par SHYVER et RDZ, Tony viendra présenter un Hip-Hop rugueux et rageur au public de la MAC. 
https://www.facebook.com/pages/Tony-Mymen-Officiel/746400545426661?fref=ts

OPSA DEHËLI/
C'est une bande de copains qui se sont rencontrés autour d'un projet d'échange Franco-berlinois. Le projet passé l'aventure continue en musique!
Rythmes latins, sonorités turques, il n'y a qu'un pas... celui de la danse... du sourire ! Attenxiu à vos esgourdes ! 
https://www.facebook.com/OpsaDeheli?fref=ts

DJ SET GROOVE AVEC COMMODORE V et NEW BELL/
Pour vous servir, les intenables New Bell et Commodore V débarquent avec leurs vinyls deep et leurs chemises chatoyantes pour vous enflammer violemment.
Au programme : Early Rockab' - Deep Funk - Northern Soul - Rhythm&Blues - Rare Groove et si vous êtes chauds on peut rajouter Boogie Disco."










vendredi 28 novembre 2014

Compte rendu Conseil UF DROIT ET SCIENCE POLITIQUE - 14 NOVEMBRE 2014


Si vous lisez ce compte rendu pour savoir qui a été choisi comme nouveau Doyen de la Faculté de droit et science politique, il va  vous falloir être patient. En effet, suite à un imbroglio procédural et statutaire, il a été décidé (à la demande de M. Radé, candidat au poste de doyen face à M. St Pau) par  Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux que le choix des 8 personnalités extérieures présentes en conseil devait être préalable à l’élection du doyen. En gros, on nous a laissé 5 jours pour proposer des noms. Et la liste nous a été fournie la veille pour le lendemain. Elle est belle la vie d’élu ! Engagez-vous qu’ils disaient…

Le conseil de ce jour, présidé par notre « doyen » (au sens littéral du terme) M. Gallinato portait donc sur le choix des personnalités extérieures au sein de l’Unité de Formation Droit et Science Politique. 3 listes de propositions nous ont été fournies. Si M. Troude-Chastenet, politiste devant l’éternel, a eu la présence d’esprit de proposer un représentant de nos voisins de l’Université Montaigne et un membre du Conseil Economique Social et Environnemental d’Aquitaine, les autres propositions de ses éminents collègues furent moins originale.
Malgré notre vœu de maintenir un lien durable entre le secondaire et le milieu universitaire, le choix ne se portera malheureusement pas sur ce lien-là. Et c'est bien regrettable. En effet, un consensus a été trouvé pour choisir des représentants des institutions juridiques bordelaises, mais aussi des écoles post universitaires (Ecole d'avocat, ENM, Ecole de notariat). Un consensus trouvé non sans un débat vif entre nos chers professeurs. Et nous, pauvres étudiants, nos propositions et avis ont été très vite écartées. Elle est belle la représentativité !
Si l'on trouve une continuité dans la relation avec « le monde du travail », ce choix de personnalités extérieures ne tient pas du tout compte de ce qu'il se passe avant l'arrivée à l'Université. Ainsi, rien de bon se profile quant à la volonté de réussite des premières années en droit. La joie et la bonne humeur sont au rendez-vous.

Passons au gros du morceau, le sujet d'un autre grand débat : faut-il inviter à siéger la Mairie de Bordeaux ou le Conseil Régional ? Le gang du professeur Saint Pau a tenté de défendre hardemment l'idée d'inviter un représentant de la mairie de Bordeaux, au motif que celle-ci donne rayonnement international à notre université. Université qui porte déjà dans son nom la Belle Endormie… Sieur Radé se permet alors de souligner le fait que notre Faculté de droit se situe sur la mairie de Pessac. Pourquoi ne pas l'inviter aussi ? Ca se tient. De l'autre côté, l'idée de choisir un représentant du Conseil Régional se profilait également, aux motifs des missions assumées par la Région en matière d'enseignement, mais également que notre faculté possède des antennes délocalisés à Périgueux et Agen.

Devant la vivacité des échanges, notre doyen du coeur accède à notre demande de suspendre la séance pour 5 minutes, le temps de réfléchir et de fumer une clope. S'est alors déroulé un grand moment de démocratie universitaire : tous les représentants étudiants se sont mis d'accord pour voter pour un représentant du Conseil Régional, en ayant toutefois au préalable proposé que l'on s'intéresse également au Conseil Economique Social et Environnemental que proposait le Sieur Troude-Chastenet. Vous vous en doutez, cette dernière proposition fut évincée. Vote par bulletin secret à notre demande et à celle d'une enseignante. Les élus étudiants ont fait peser la balance, 11 pour la Mairie, 19 pour la Région, 2 votes blancs. Balle au centre.

Sont donc retenues comme personnalités extérieures : représentants de la Cour d'appel, de la Cour d'appel administrative, la bâtonnière de Bordeaux, le directeur de l'ENM, de l'école d'Avocats et de Notariat, le président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie, et enfin, le Conseil Régional. Espérons que ces personnes siègreont. Ou pas. Quoi qu'il en soit, nous sommes revenus à la charge maintefois quant à la possibilité d'inviter en commissions des représentants d'institutions de l'enseignement secondaire, ou des spécialistes de la pédagogie, afin de préparer au mieux la future offre de formation. En effet, il existe un lycée au sein de la CUB qui propose une formation post-BAC en notariat, et les nouveaux Terminales L ont une matière intitulée Droit et  grands enjeux contemporains. Or les chiffres sont tombés : près de 80 % des lycéens ayant choisi cette matière se retrouvent… en formation juridique après le BAC ! Refuser et passer sous silence un lien entre lycée et université relève donc purement et simplement de l'absurdité. Oui, vos professeurs sont à côté de la plaque, préférant réparer les pots cassés plutôt que d'en construire des plus solides… (Belle métaphore).

Ainsi s'est achevé ce premier conseil de l'Unité de Formation dans sa nouvelle mouture. Au prochain épisode, choix du directeur (Doyen), entre Sieur Saint Pau et Sieur Radé le 4 décembre prochain. Le match s'annonce musclé !



Pépito et Votre Lapin pas si crétin

dimanche 16 novembre 2014

Comptes-rendus de conseils de collège DSPEG. L'affaire Bonnard : chronique d'une victoire politique

Bonnard, de son prénom Roger. Devons nous revenir sur ce long combat, que mène OSB IV depuis ses débuts, 8 ans maintenant, à propos de cet obsure énergumène ? Pas le temps ici ; tu trouveras des papiers sur notre blog, et des articles en notes de ce texte.


7 ans de combat pour que l'université accepte enfin de regarder son histoire en face.


Round 1 : Circulez, y'a rien à voir

Nous sommes à notre 3e conseil de collège DSPEG, le 20 mai 2014.
Arrive le moment des questions diverses.
Nous mettons la question de l'amphi Bonnard sur la table. Mr Grard, qui nous avait promis durant la campagne de ne pas fuir le sujet...nous offre un numéro de fuyard. L'on nous avance qu'il y a d'autres priorités actuellement ; que l'on nous attend sur d'autres questions ; que nous faisons de ce sujet une obsession. Nous rétorquons que, si l'université prenait ses responsabilités, cela fait longtemps que le sujet serait réglé. Le manque de courage vous tuera, messieurs les institutionnels...

Round 2 : La merde finit toujours pas remonter...

En plein été, la question rebondit dans la presse.
Après un article bien documenté sur Rue89 Bordeaux, le sujet est repris par l'AFP. Des articles s'en suivent dans le Nouvel Obs, l'Express...
Loic Grard est interviewé dans ces articles. Il soupire : "C'est un vieux dossier qui traîne depuis des années". Plusieurs mois auparavant, la commission Delbrel rendait un rapport sur la question, qui devait aboutir à la débaptisation de l’amphi. Mais le CA qui devait prendre cette décision s’était vu bloqué par un mouvement social. Pourtant, plutôt que de régler la question au plus vite, Mr Grard affirme vouloir « un autre rapport avec des auteurs indépendants » … L'art de la contradiction.

La vieille technique de la commission comme moyen de noyer le poisson...

Le rendez-vous est donc pris pour le prochain conseil.

Round 3 : Circulez, y'a toujours rien à voir

Râté ! Toujours rien à l'ordre du jour, pour ce conseil du 16 septembre.
Nous demandons à ce que la question soit dans l'ordre du jour du prochain conseil.
On ne lâchera pas l'affaire.

Round 4 : Première victoire

Cette fois c'est la bonne. Enfin presque.

Une fois de plus, nous posons le sujet sur la table en fin de conseil. Nous appelons à la responsabilité de tous les membres de ce collège. Tout le monde a les moyens de juger si, oui ou non, il est acceptable que notre université honore un personnage comme Bonnard. Les documents nécessaires existent et sont accessibles à tous. Le temps du débat est passé, et tout le monde doit assumer une prise de position.
Après cette intervention osbivienne, Mr Grard se grille de façon assez magistrale. Le voilà parti dans une tirade critique et virulente contre le rapport de la commission Delbrel, dont on parlait plus haut.
On ne l'arrête plus, lui qui n'a pas compris que Mr Delbrel est en face de lui ! Ce rapport serait partisan, manquerait de rigueur scientifique, il serait en somme illégitime... Mr Delbrel apprécie particulièrement l'attaque et ne manque pas de lui faire savoir.
La scène est assez cocace, les adjoints fusillent leur directeur du regard, qui vient de commettre une énorme bourde.
Grard tente de se rattraper ; il bredouille deux ou trois excuses et propose au vote, à la séance suivante, trois questions :
« Souhaitez-vous vous prononcer sur cette question? ?» ;
« Vous sentez vous assez informés ? » ;
« Etes vous pour la débaptisation ? ».

Première victoire.

Round 5 : Le vote

Conseil du 14 octobre.

La question polémique figure enfin à l'ordre du jour. C'est déjà un exploit. Cette fois, Feu-Bordeaux 4 ne peut pas se défiler ; elle devra assumer sa prise de position. « Nous ne devons pas nous dérober » claironne Grard. Cherchez l'erreur.

Le vote, en fin de conseil, ne donne pas lieu à de nouveaux débats interminables. Nous passons directement aux hostilités.

Vote à bulletin secret, c'est du sérieux.
À la question « souhaitez vous vous prononcer sur cette question? » le conseil répond Oui (19 pour / 6 contre / 3 abstentions).
Tout le monde s'estime assez informé pour rendre un avis. Surprenant, alors que très peu n'osaient prendre position, auparavant dans les débats.

Reste à savoir si le conseil est effectivement pour la débaptisation de l'amphi. Affirmatif, et haut la main ! 20 pour / 4 contre / 4 abstentions.

Victoire.

Loic Grard se félicite ouvertement que ce vote ait eu lieu ; « il le fallait » nous dit il, le plus sérieusement du monde. « On peut multiplier les procédures, mais ça repousse le problème à l'infini», lui qui au conseil précédent voulait encore convoquer une nouvelle commission.

Le vent tourne, les girouettes aussi.
"Il y en a qui protestent, qui revendiquent et qui contestent. Moi je ne fais qu'un seul geste, je retourne ma veste..."

Dernier round à venir : Le vote du Conseil d'Administration pour enterriner la décision

7 ans de luttes se terminent, d’autre combats commencent.





lundi 27 octobre 2014

Amertume passagère recherchant explication, ou souhaitant convaincre

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  Pour la troisième fois en un an vous venez de porter Inter’assos (IA) par le biais de la corpo locale, Esprit étudiant (EE), en tête d’élections universitaires. Arrivant loin derrière, nous sommes tristes et recherchons des explications.

Ce jeudi 23 octobre, nous élisions les représentants étudiants au sein des Unités de Formation (UF) qui ont pour objectif de débattre de la qualité de la formation, de la pédagogie, ainsi que de la redistribution de leur budget. Les UF ne sont compétentes dans rien d’autres, rien.

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  Est-ce que leur slogan « pour une politique de formation, pas une formation de politique » est une des raisons de votre vote ? Je crois avoir compris que leur argument était de dire que nous, nous souhaitions imposer une approche dogmatique des programmes. Malheureusement pour eux, je ne crois pas que nous voulions cela. Prôner l'éveil critique et surtout la réflexion au sein d'une Université n'a à notre sens rien de dogmatique. Revenons à leur slogan, la honte ne les effraie pas. En effet, ils ne souhaitent pas une formation de politique, que c’est drôle et triste, une telle schizophrénie. Car les plus "politique" (dans son sens négatif), les plus avides de pouvoir, les plus apparatchik, ce sont eux. Pour illustrer notre affirmation (en respectant la démarche : Affirmation Explication Illustration, dite AEI), l'un des nouveaux élus d’IA de l’UF d’économie-aes n’est autre que le directeur adjoint étudiant du Collège DSPEG ; en remontant un peu plus loin, il faut rappeler qu’il est aussi ancien élu UFR Droit et surtout, ancien vice-président étudiant de Bordeaux IV. En somme une grosse ligne politique sur le CV, étrange
.
Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  Croyez-vous encore à leurs promesses ? Rappelez-vous du printemps dernier, et plus précisément du jeudi 27 mars 2014, jour des élections du Collège DSPEG. Vous souvenez-vous de l’immonde jaunisse recouvrant chaque fenêtre, chaque couloir ? Mais plus important encore, vous souvenez-vous de leur argument de campagne, de leur promesse ? Ils vous demandaient de voter pour eux car ils étaient -soit disant- efficaces ; et ils vous prouvaient leur efficacité en criant sur tous les toits l’obtention d’amphi de nuit pour réviser. Malheureusement pour eux, et pour vous, cet argument, cette promesse, ou plutôt ce mensonge avait juste pour but d’obtenir vos voix, et pour cela ils s’appuyaient sur des milliers de tracts. Car en cette fin du mois d’octobre, Aula Magna est toujours qu’un amphi de jour. Là encore, pour des gens critiquant les formations de politique ceux-ci en utilisent de nombreux codes. Un marketing, et surtout un budget électoral colossal.

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

   Croyez-vous qu’ils œuvrent en l’amélioration de vos conditions d’études, et plus largement dans l’amélioration de votre vie étudiante ? Pour vous convaincre de l’inverse, deux exemples relativement récents, deux votes, deux budgets. Pas plus tard que lundi 20 octobre, ces joyeux lurons s’abstenaient sur le vote des grandes masses financières de l’Ubx qui prévoient une réduction de 10% du budget et le gel de 55 postes (personnels et enseignants). Lors d’un Conseil d’Administration du CROUS, ils agissaient de la même manière sur un vote concernant l’augmentation des prix des repas au R.U. Dans les conseils, s’abstenir revient à voter pour. Voyez leur choix. Pour se justifier, ils mettent en avant le pragmatisme et surtout la réalité délicate. Pour nous, ils sont irresponsables ; car ces choix agitent un voile, ils maintiennent l’université sous perfusion retardant à plus tard (très peu de temps) l’explosion. Il n’y a dans cette dynamique rien de responsable, la lucidité nous oblige à dénoncer la situation catastrophique de l’Ubx, et l’Université de manière générale. L’université est en crise socialement et économiquement.

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  En avez-vous marre de nous entendre crier ? Il est vrai que nous crions, peut-être beaucoup, mais nous n’avons pas le choix. La situation sociale et économique de l’université nous y force, surtout que la démocratie universitaire est bien trop souvent mise à mal. De fait, nous nous devons de revendiquer, de défendre notre lieu d’étude, et la philosophie d’ouverture d’esprit qui s’y rattache. Pour autant nous ne faisons pas que ça, et c’est ce que tend à illustrer notre proposition en faveur du changement de format des cours en amphi, les passer à 01h30 sans pause plutôt que 02h00 avec pause, permettant ainsi une économie budgétaire de 25%.

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  Rassurez-nous, vous ne votez pas pour leur mascotte ? Car en y réfléchissant bien, ils sont plus glands qu’écureuil.

Chers (é)lecteurs, chères (é)lectrices,

  Nous souhaitions finir sur notre slogan « pour une politique culturelle et une culture politique ». Aujourd’hui encore plus qu’avant, il est nécessaire de militer dans nos lieux d’études et de les défendre. De défendre cette université gratuite, ouverte à tous, et démocratique. Mais il est tout autant nécessaire de continuer de mettre en avant la culture. La culture doit servir à nous mélanger, et nous continuerons d’organiser des événements festifs (comme la soirée d’ouverture des Campulsations où nous étions 15000, par exemple), tout comme des événements plus intimistes (projection de films, conférences,…).


Le poète occitan Felix-Marcel Castan considérait deux choses : que « chaque Homme est un centre du monde », et surtout que l’ « on n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène ». Militons ensembles, ici.

mardi 21 octobre 2014

CFVU DU 16 OCTOBRE

Préambule

  Absent lors de la CFVU de rentrée pour cause d’organisation de la soirée d’ouverture des Campulsations se tenant le même jour, je fais en ce jeudi 16 octobre mon retour dans l’assemblée. Je suis tout excité. Pour de mauvaises raisons, il est vrai. Attendons pour y revenir.

Introduction générale

  Après 20 minutes d’attente, le suzerain Ἀχιλλεύς ouvre la séance, en excusant la non-participation à cette CFVU de Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux. Avant d’entrer dans le vif du sujet, le suzerain Ἀχιλλεύς donne à l’assemblée plusieurs informations dont deux retenant plus particulièrement notre attention. La première, correspond à la mise en place d’une formation à la « pédagogie » pour les nouveaux maîtres de conférences de l’Ubx. Cette formation évitera peut-être d’assister à des cours où l’ennui et l’inintérêt sont les choses que l’on retient en priorité. Néanmoins, celle-ci sera facultative. La seconde information, c’est l’annonce d’une formation des élus étudiants le 7 novembre, pratiquement un an après notre élection, et donc à mi-mandat. Il est important d’être en avance.

A 15h00, commence –véritablement- la CFVU par l’habituelle adoption du PV. M. Dupuy demande si une analyse fine des effectifs au sein des Collèges a été faite, et M. Puard lui répond que celle-ci va intervenir très prochainement lorsque nous évoquerons les capacités d’accueil. Tremblez, le tirage au sort arrive. Après quelques légères modifications prenant néanmoins un peu de temps, nous arrivons à une unanimité.

Tome 1 : Mascarade de démocratie universitaire (ou scénario raté - première)

  Lorsque le suzerain Ἀχιλλεύς énonce « Orientation stratégique de la procédure d’accréditation de l’Offre de formation », je bous. Après une brève présentation de sa part, je prends la parole pour mettre en avant l’absurdité de nous avoir réunis en ce jour. Je m’explique. Pour cette CFVU, aucun des membres de l’assemblée ne dispose du moindre document lui permettant de « découvrir » en amont les dossiers que nous allons traiter, et surtout sur lesquels nous devons délibérer. Le suzerain Ἀχιλλεύς m’explique qu’il n’y avait pas d’intérêt à nous envoyer un powerpoint car on ne l’aurait pas compris, qu’il va tout nous expliquer. Tou Tou Tou You Tou. Le secrétaire-général de l’armée des politiciens en herbe mais aux dents longues –pour être plus explicite, l’Unef- souhaite lui aussi que les deux points à l’ordre du jour où nous devons statuer soient supprimés. Refus de la présidence. Le suzerain Ἀχιλλεύς reprend la main et commence à expliquer cette « Orientation » et ses conséquences. Pour qu’on comprenne mieux, celui-ci lit à l’Assemblée son powerpoint, celui qu’il n’a pas voulu nous envoyer. Cherchez l’erreur. Après une question un peu agressive de ma part, il me répond qu’il y passe ses nuits, que le délai était trop court. Très bien, alors décalons ce point à une autre séance, mais le suzerain dit non. Je décide de ne pas lui offrir de mouchoirs. Lors de cette CFVU notre suzerain se transforme en Thatcher, il a raison, nous avons tort. Il continue sa présentation et met en avant les axes de cette « Orientation » :

-           - Une ambition pour la formation
        - Organiser la réussite des étudiants
-            - Favoriser la professionnalisation et l’insertion
-           - Renforcer le pilotage de l’offre de formation
-            - Promouvoir la qualité de la pédagogie et l’innovation
-            - Maîtriser et développer les usages du numérique

Pour faire simple, à la fin des « débats » on devra statuer si nous sommes d’accord pour favoriser ces axes au sein de l’Ubx. Je lui demande donc qui peut-être contre de si jolies perspectives ? Le suzerain vexé trouve que je lui fais « un procès d’intention ». Plusieurs personnes prennent la parole, surtout des enseignants pour demander des précisions, des exemples. Du côté, étudiants soit un tiers de l’Assemblée personne ne participe aux débats car nous ne possédons pas d’informations nécessaires. Les échanges durent longtemps, pour ne pas dire plus, et sont souvent peu ordonnés.

 Ces « axes » si beaux et cette « Orientation » si belle, je demande au suzerain Ἀχιλλεύς comment va fonctionner cette stratégie avec les coupes budgétaires touchant l’Université (10% de budget en moins, et 55 gels de postes) cette année, mettant en avant que la suppression de postes d’enseignants, et de personnels plus généralement œuvre rarement en faveur d’une amélioration de la réussite des étudiants et de l’innovation pédagogique. Après quelques secondes de réflexion, pour lui, pas de soucis cela sera financé par l’IDEx, enfin normalement, et il rajoute que sur l’Ubx 2 ingénieurs auprès de la MAPI (cf plus bas) vont être embauchés. Après un calcul rapide : 2 – 55 = -53… Un blanc s’impose.

Après quelques échanges, il annonce que nous allons voter. Le secrétaire-général de l’armée des politiciens en herbe mais aux dents longues et moi-même contestons la légitimité du vote. Le suzerain nous réplique que si nous nous sentons incapables nous ne sommes pas dignes de notre titre d’élu, et qu’il serait meilleur de démissionner. Je lui rétorque que moins mon incapacité d’être élu, c’est surtout sa démocratie qui doit démissionner. Un enseignant va dans le sens du suzerain. Mais M. Cogné abonde dans notre sens, et déclare qu’elle aussi considère qu’il n’y a pas assez d’éléments pour statuer car pas assez de support, tout comme M. Valero. Le suzerain déclare que les gens se sentant incompétent n’ont qu’à pas participer au vote. Du grand n’importe quoi.

Dans l’Assemblée, on sent de la fatigue et de l’incompréhension. Surtout que pendant les débats un autre point de l’ordre du jour a été intégré à la discussion. Au vue de la fatigue on nous propose une petite pause clope, je ne dis pas non, mais c’est légèrement hallucinant. A notre retour dans la salle des actes de feu-BxIV (qui deux jours avant a vu la débaptisation de l’amphi Bonnard), personne ne sait si nous allons finalement voter, et ça a l’air pareil dans la présidence. Mais à 17h45, c’est décidé, nous allons voter. Résultat : 4 contre (OSB IV et Unef), 12 abstentions, et 16 pour.

Lors de ces débats parfois un peu houleux le VPE pourtant rattaché à l’équipe présidentielle ne possédait lui non plus aucune information. Opacité ? Mise au ban ? Condescendance envers les élus étudiants ? Personne ne sait, mais l’avantage avec la lui c’est qu’il ne se plaint pas. André Gorz parle lui d’une « société de valets ».

Tome II : Bis repetita (ou scénario raté – deuxième)

  Là encore, nous allons devoir statuer sur la « Stratégie et le plan d’action de la Mission d’Appui à la Pédagogie et à l’Innovation » (MAPI) et cela bien évidemment sans document. Je reconnais le premier que ce cas est un peu différent car la MAPI est connue des membres de l’Assemblée car leur a été présenté en juin, mais le problème est une fois encore le même. Si nous voulons que la CFVU soit un véritable lieu d’échanges, de débats et démocratie, ces membres doivent posséder des informations et des supports en amont. Il est tard, les échanges rapides, nous allons donc voter. 

  Résultat : 4 contre (pour la forme de cette CFVU), 6 abstentions, 13 pour. On constate que l’heure tardive fait perdre des représentants.

TOME III : La sécurisation juridique des stages

  Ce point est un point d’information qui finira par être très intéressant, même si nous ne possédons point de document en amont. Nous avions déjà été informés de cette sécurisation juridique des stages en juin, mais nous avons cette fois-ci plus d’informations. Il y a au sein de l’Ubx, 11000 stages en formation initiale dont 5500 en DSPEG. Le porteur de projet est en train de réaliser un guide juridique qui est pour l’instant de 140 pages mais évoluant chaque semaine. Depuis une loi du 12 juillet 2014, le stage « est obligatoirement réalisé en vue d’obtenir un diplôme ou une certification », et ni les doctorants, ni les étudiants en D.U ne peuvent en réaliser. La gratification est obligatoire à partir de 8 semaines de stages et s’élèvera à 523€ à partir du 1er septembre 2015. Les débats mettent en avant que les stages optionnels sont très compromis pour le futur, et le suzerain considère que c’est une « loi à contre-courant ». La dernière représentante inter’assos dénonce le fait que l’université accepte de faire des conventions de stages illégales dans certaines formations. La présidence est consternée. En effet, il s’avèrerait que notamment en psycho, les conventions de stage soient illégales dans la mesure où celles-ci actent la non-gratification des étudiants. Consternant.

Critique d’un scénario déroutant :

  Outre ses activités d’enseignant-chercheur, le suzerain Ἀχιλλεύς est aussi un scénariste de bande dessinée à ses heures perdues. Pour un tel auteur, nous trouvons navrant le scénario de cette CFVU où une majorité des membres de l’Assemblée dénonce le manque flagrant de démocratie et de respect de l’élu. Espérons le prochain tome plus réjouissant.

Il est 19h04, il est donc tant de clore ce chapitre.

mardi 7 octobre 2014

CR des deux premiers conseils de Collège Droit Science politique Economie Gestion (DSPEG)


Avec un peu de retard, voici enfin les compte-rendu des premiers conseils de Collège Droit Science politique Eco gestion (DESPEG). Il n'y a pas que la NUB qui débute ; mais si la NUB patauge encore, la machine osbiv est bien lancée !


Faut-il le rappeler, les facs de Bordeaux ont fusionné depuis le 1e janvier 2014.
Au sein de la Grande Administration Nubienne, les collèges représentent les anciennes facs (B1, B2, B4). Ils sont compétents pour toutes les questions de formation, de vie de campus, et répartissent les moyens financiers alloués par le Haut Conseil d'Administration. Autrement dit, les décisions prises en conseil de Collège ont pour la plupart un impact concret sur la vie universitaire.

Nous voici donc à notre premier conseil

Nous ne sommes pas déçus.
Cet évènement tant attendu donne lieu à un dispositif de sécurité digne de l'Amérique post 11 septembre : tout appareil électronique est prohibé, enfermé dans une pièce surveillée, il est interdit de sortir, même pour boire ou pisser. L'excitation au sein du personnel est à son paroxysme. Fouille intégrale, interdiction de se moucher, de se gratter.

Le conseil s'annonce comme une querelle de vieux collègues. S'opposent Loïc Grard, professeur de droit public et Jean François Brisson, ô doyen de la fac de droit.

Round 1 : Les présentations des candidats

La séance commence par une présentation de chaque candidat de 20 minutes, suivie de questions diverses pendant 10 minutes.
2 prestations de haut vol, un grand moment d'éloquence ! Les deux candidats nous mettent d'entrée sur orbite : l'assistance est désormais convaincue que nous vivons un "grand moment de la vie universitaire", et que "nous nous devons de monter dans le train du progrès qui est en marche" (sic).

Round 2 : Le vote

Nous ne sommes que 26 votants (au lieu de 27), car Monsieur Trébuc, arrivé en retard, est dégagé par les forces spéciales de l'Université.  Le vote se déroule à bulletin secret, les votants passent successivement dans l'isoloir pour soutenir leur champion.
Une fois de plus, le nôtre n'était pas au rendez-vous. Nous nous abstenons.
L'expérience nous a montré que le mode de gouvernance de JF Brisson est en contradiction avec notre vision de l'Université : décisions arbitraires, dialogue quasi inexistant… De son côté, Grard s'est montré trop frileux, durant la campagne, sur un certain nombre de points : les Diplômes universitaires (DU) auxquels il n'est pas opposé, la débaptisation de l'amphi Bonnard, les cours en ligne...

Loïc Grard assiste en direct au dépouillement, grâce à son statut de membre du collège, tandis que JF Brisson est retenu dans le couloir comme le vilain petit canard.

Loïc Grard est finalement élu. Amen.




Le conseil est de nouveau réuni en ce 28 avril  2014

Loïc Grard commence par rappeler qu'il souhaite s'entourer de 4 directeurs adjoints.
Mr Pariente, professeur d'économie attaque frontalement cette décision prise de manière opaque : il accuse Loïc Grard de ne pas respecter ses engagements de "démocratie", de "consensualisme". En effet, le nombre de directeurs adjoints n'a jamais été discuté en conseil. Pariente parle même de "Directoire". Grard lui répond que cette décision est justifiée par l'urgence de la situation. 

Quelle est donc cette démocratie qui disparait en situation d'urgence...?

Le débat tourne vite au dialogue de sourd. Pour l'image, Grard soumet finalement cette décision au vote du collège. 
La plupart s'en fou, et tout le monde est content.

Grard annonce ensuite le nom des quatre directeurs adjoints qu'il a choisi.

Il s'agira de Mme Bertin pour la formation continue, Mme DeBoissy pour la formation initiale, Mr Maveyraud pour les ressources et Mr Renou (Interasso)  pour la représentation étudiante. 

Ils nous gratifient chacun d'un discours de présentation de leur programme. 

Pour Mme Bertin, la présence des entreprises dans l'Université est indispensable pour renforcer la formation continue et permettre l'insertion professionnelle. Elle souhaite même faire participer les entreprises à l'écriture des programmes et matières enseignées.
Halte au chantage ! OSB IV détecte ici un cheval de troie bien connu... Sous couvert de permettre une soit disant insertion professionnelle, la sphère industrielle et ses intérêts purement capitalistes gangrène petit à petit l'Université. Ainsi les entreprises peuvent-ils  imposer leur vision néolibérale aux étudiants, actifs de demain. L'OSB IV sera toujours là pour rappeler l'objectif universaliste de l'enseignement supérieur, qui doit avant tout développer réflexion et esprit critique comme moyen émancipateur de l'individu. La présence des entreprises dans l'université est en contradiction avec ces objectifs.

Si Mme Deboissy se retranche derrière des promesses de dialogue, et que Mr Renou s'approprie les revendications des différentes assos étudiantes, Mr Maveyraud reste le seul à faire des propositions concrètes ; il s'engage à faire le tour des locaux pour rencontrer les membres du personnel dont les postes sont les plus précaires, à monter des commissions autour des questions du tutorat, de l'enseignement à distance, du contrôle continu, de l'étudiant salarié, et  à régler la situation des doctorants à court terme.

Justement, nos camarades élus doctorants demandent le vote d'une motion de soutien du collège, pour appuyer leurs revendications auprès de la présidence. Retards de paiement, correction des copies non rémunérée, statut précaire, et j'en passe… Autant de raisons légitimes qui avaient convaincu les doctorants de se mettre en grève pour la première fois de l'histoire de la fac de droit. La motion est votée à l'unanimité.
Au moins une bonne chose de faite. 






vendredi 29 août 2014

Concert d'ouverture des Campulsations, par OSB IV


Pour la quatrième année consécutive, OSB IV ouvre le festival Les Campulsations par un grand concert gratuit sur l'esplanade de Bordeaux IV. 

Temps fort du début d'année universitaire, ce concert est avant tout une grande fête populaire, ouverte et accessible à tout-e-s. Une rentrée en forme de feu d’artifice sonore pour l’évènement étudiant le plus important d’Aquitaine ! L'année dernière, vous étiez plus de 7000 pour ce rendez-vous incontournable. Combien serez-vous cette année…?!

OSB IV vous promet une soirée qui va faire vibrer le campus, grâce à une programmation exceptionnelle.


FB : https://www.facebook.com/events/826176947401518/
Pour nous contacter : contactosb4@gmail.com

mercredi 7 mai 2014

CONCERT OSB IV


Le samedi 31 mai, l'OSB IV réinvestit le théâtre de verdure du village universitaire n°3 (Pessac) pour y organiser moults concerts avec au programme dès 16h30 : La Collectore + Dance to the End + Fayçal + le GLObal du parti Collectif + IRB ! 

Éclectisme et gratuité de rigueur!

L'après-midi au même endroit se déroulera un vide-grenier pour vous débarrasser des objets qui vous encombrent.

Gratuit - Sur place buvette et restauration - Pour venir et repartir tram B, arrêt Unitec  
-(en cas de pluie, les concerts auront lieu à la M.A.C)-

Lien fb : https://www.facebook.com/events/1503665059856330/