lundi 8 décembre 2014

Appel national des doctorants, docteurs et chargés d'enseignement de l'Université de Bordeaux

Appel national des doctorants, docteurs et chargés d'enseignement de l'Université de Bordeaux

             Les annonces répétées ces dernières années par les gouvernements successifs de coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et de la recherche impactent directement les conditions de travail de l’ensemble du personnel des Universités, tout autant que les conditions de formation des étudiants. Tandis que les mesures visant à octroyer des facilités dans le domaine de la recherche aux plus grandes entreprises nationales se multiplient (sous la forme de crédits d’impôt), il est au contraire demandé aux Universités françaises d’accepter de faire un « effort » au prix de gels de postes, de non-reconduction de contrats, de compression budgétaire pour les unités de recherche ou bien encore de fermeture d’offres de formation.

            Tous les membres de la communauté universitaire sont concernés : les étudiants, les enseignants qu’ils soient titulaires ou non, les agents administratifs, et les doctorants. Les conséquences pratiques des politiques nationales adoptées sont désastreuses. Les étudiants se retrouvent à 40 dans des préfabriqués, les unités de recherche passent leur temps à essayer de trouver des financements, les doctorants sont de plus en plus soumis à des conditions de précarité aigüe, et les personnels administratifs sont exposés à une augmentation sans précédent de maladies professionnelles.

            Or, dans ce contexte, la fusion des universités, à Bordeaux comme ailleurs en France, a été l’occasion de « faire plus avec moins ». Loin de constituer une voix dissidente aux choix pris au niveau national, la présidence de l’Université de Bordeaux a au contraire reproduit avec assiduité le modèle de l’enseignement supérieur et de la recherche proposé, fondé sur l’individualisation des tâches et des projets, sur la « rationalisation » des offres de formation, et sur l’égalisation par le bas des conditions de travail. Si l’idée n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, force est de constater que l’Université de Bordeaux telle qu’elle est bâtie aujourd’hui ne parviendra à atteindre ses objectifs affichés d’ « excellence » et d’ « ouverture internationale » qu’au prix d’un mal-être durable au sein de ses propres structures.

            L’enjeu ne se limite pas à une rentabilité court-termiste de formation des cadres de demain en fonction des attentes de l’entreprise, mais concerne encore et surtout la place que l’on veut donner à l’Université et à la culture des citoyennes et citoyens de demain dans notre société.
  • Je suis étudiant, et nourris des inquiétudes quant à l’avenir de la formation qui me sera dispensée

  • Je suis doctorant et/ou chargé de travaux dirigés, et m’oppose aux conditions de plus en plus précaires dans lesquelles j’entreprends mes recherches

  • Je suis enseignant, et m’oppose aux nouvelles logiques de recherche dans l’Université française

  • Je suis agent administratif, et m’oppose aux conditions de travail de plus en plus difficiles qui me sont imposées

  • Je ne suis pas membre de l’Université, mais reste préoccupé-e par le sort de l’enseignement supérieur et de la recherche dans mon pays

J’exprime ma solidarité à la pétition engagée par les jeunes chercheurs de l’Université de Bordeaux. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche français et la présidence de l’Université de Bordeaux doivent changer au plus vite le cap des mesures prises.

Signez la pétition sur : https://www.change.org/p/minist%C3%A8re-de-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-et-de-la-recherche-pour-un-service-public-de-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-et-de-la-recherche-de-qualit%C3%A9?recruiter=89975891&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=des-lg-no_src-no_msg

mercredi 3 décembre 2014

CFVU DU 20 NOVEMBRE, ou comment narrer l'exercice démocratique dans une institution n'appréciant guère les débats




Lectrice, lecteur, ce compte-rendu légèrement romancé est le récit de 5h15 de Conseil…

Introduction générale : 

  Après les politesses de bienvenue coutumières, le suzerain Ἀχιλλεύς excuse Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux pour son énième absence. Il est d’ailleurs dommage que ce dernier ne puisse pas se rendre compte de la forme des « débats ». Le suzerain Ἀχιλλεύς nous annonce qu’un prochain CFVU et dores et déjà programmé au 11 décembre. A l’occasion, il nous annonce que si l’ordre du jour a été maintes fois modifié cela s’explique par le fait que nous sommes encore en période d’installation…

Une fois n’est pas coutume, nous ne voterons pas de PV celui-ci n’étant pas terminé. 

Allons-y.

1)      Bilan handicap de l’année universitaire 2013/2014

Ce premier point est un point d’information nous relatant le rôle de la cellule PHASE ainsi que ses différentes actions. Au fur et à mesure de la présentation, nous constatons une proportion d’étudiant en situation de handicap bien supérieure en licence qu’en master. Conscient de cette difficulté de la réussite des étudiants handicapés, des pistes de réflexion sont étudiées pour améliorer la réussite. 

2)      Convention Cadre

Nous allons devoir statuer sur une convention-cadre (c’est-à-dire que ce n’est pas la convention finale) entre diverses institutions publiques (lycées, universités, etc) et des partenaires privés (Airbus, Thales, Safran, etc). Cette convention concerne un soutien et un accompagnement des élèves et des étudiants en situation d’handicap, et cherche à favoriser l’insertion professionnelle. Pour faire simple, c’est ici un co-financement fourni par les entreprises. On nous explique, notamment, qu’un doctorant handicapé est coûteux pour l’université, du fait de certains aménagements nécessaires, et que les entreprises sont donc des « leviers ». Si la démarche est bonne, elle illustre néanmoins les sérieux problèmes budgétaires que subissent les universités (merci à toi sainte L.R.U), les obligeant à faire appel aux entreprises leur offrant un statut de sauveuses. 

Votons : 24 pour, 9 abstentions (nos deux voix sont ici)

3)      Diplôme de doctorat en VAE

La VAE c’est la validation des acquis et de l’expérience, plus simplement on offre la possibilité à des employés de faire des démarches pour obtenir un diplôme (ici doctorat) en adéquation avec leur travail. Après quelques informations, le porteur du projet tient à montrer que ce genre d’obtention de diplôme est souvent « à la marge ». Dommage.

Votons : unanimité

4)      Label de doctorat européen 

Ce label est un label anciennement utilisé dans feu-Bordeaux I, mais qui a été oublié dans le processus de fusion. Nous sommes donc là pour corriger ce raté. Le porteur de projet nous explique que l’attribution de ce label est conditionnée à de sévères démarches, ce qui fait qu’il est très peu demandé de la part des doctorants. Néanmoins, un docteur de l’Ubx  souhaite l’obtenir (il en avait fait la requête à l’époque de feu-Bordeaux I). Notre vote sera donc rétroactif, quel pouvoir !
 
Votons : unanimité

Pour l’instant, la CFVU est –relativement- ennuyante.

5)      Point d’information sur la vie universitaire

Mesdames Eloi et Rascle, nous exposent les « réussites » et les projets de l’Ubx dans le domaine de la vie universitaire. Cela concerne, notamment, la mise en place des comités de vie campus dans le courant du mois de janvier (normalement), avec quelques mois de retard… Nous apprenons aussi qu’un festival « arts et sciences » va être inauguré, et qu’une nouvelle attribution des locaux associatifs devrait voir le jour avant la fin de l’année universitaire. 

Les débats vont se tendre. 

Votre serviteur demande alors pourquoi les associations élues ou non d’ailleurs, n’ont pour l’instant pas été conviées aux réunions préparatoires de cette nouvelle attribution. « Car c’est que le début mais que nous allons être associés » rétorque le VPE (obscur Secrétaire d’Etat sans pouvoir rien qu’à nous). Mon inquiétude persiste, passons. Je demande aussi pourquoi dans les points forts de la vie universitaire sont uniquement mis en avant des projets portés par interassos ou la fédé aliénor (deux organes s’accouplant fréquemment à lire notre dernière dépêche de bâbord). Quelques exemples : 

-        -  Amphi de nuit. Ô toi étudiant-e de DSPEG tu sais que cette promesse électorale d’interassos n’était bien qu’un mirage.
-        -  Epicerie solidaire, projet sur lequel nous étions associés au début puis putschés, puis repris en main par la fédé aliénor, puis plus rien ou presque. Depuis 3 ans et demi, ce projet est un projet. Projet-tisons.
-          -Inauguration de l’Ubx : dont un concert place de la victoire avec « Tom Frager » pour un coût total de plus de 19000€ financé à 100% par l’Ubx. Parlons culture.

Mes exemples ne sont que peu appréciés par la présidence. Une légère tension s’installe.
C’est à ce moment que le corsaire de l’Unef (secrétaire général de l’unité locale, notre star de la politique politicienne universitaire) décide d’attaquer la présidence sur le FSDIE où le règlement intérieur n’est pas respecté, où la présidence décide de faire une avance financière avant même la décision de la commission en faveur de la fédé aliénor (vous avez dit cogestion ?). Votre serviteur abonde dans son sens et rappelle là encore notre nouvelle dépêche de bâbord. Madame Rascle commence à s’énerver, le suzerain Ἀχιλλεύς essaye de tempérer les débats. Puis après une nouvelle attaque de ma part, il décide de mettre fin aux débats en m’empêchant de parler du fait que « ce n’est pas lieu pour débattre de cela ». Avec l’Ubx, il faut le savoir ce n’est jamais le lieu et encore moins souvent le moment du débat.

6)      Grandes masses budgétaires

Le premier ordre du jour annonçait que nous devions nous prononcer sur ces grandes masses budgétaires, puis le second indiquait finalement que ce n’était que pour information. Navrant. Pour nous expliquer l’aspect budgétaire de l’Ubx, nous avons un invité de choix, le Sieur Lewis (VP CA). Il explique à nouveau la justification de la coupe franche de 10% du budget et le gel de 55 postes pour la deuxième année consécutive. Il annonce que « l’on ne peut pas compter sur l’Etat », et qu’il faut chercher des financements ailleurs. Nous y voilà.

 Je demande une explication sur comment a été fait le choix de couper 10% dans chacune des composantes alors que les taux d’encadrement varient du simple au triple suivant les composantes (voir là encore notre nouvelle dépêche de bâbord) ; il m’y répond qu’il faut comparer par rapport aux moyennes nationales suivant les formations ; et alors ? Il ne sait pas. Très bien. Comprenez-vous enfin notre réticence à cette fusion ?

Se pose alors la question de la soutenabilité de l’offre de formation avec ces coupes successives et les gels de poste à gogo. La réponse est franche « il va falloir surement baisser l’offre de formation ». A très vite Sieur Lewis…

7)      Capacités d’accueil

Après nous avoir expliqué brièvement que l’Ubx était attractive avec une forte augmentation des néo-bacheliers  en 1ère année alors qu’au niveau académique les bacheliers sont stables, nous allons rapidement passer au sujet sensible « les capacités d’accueil ». D’ailleurs, peut-être aussi que les gens ont du mal à financer des études privées, bref, passons.

En effet, en cette joyeuse CFVU du 20 novembre, on nous demande de voter en faveur de 6 capacités d’accueil qui concernent la L1 socio, la l1 psycho, et le PACES notamment. Les capacités d’accueil correspondent à une restriction de l’accès à l’Université par la mise en place de quotas. Si les demandes pour s’inscrire dans ces 1ères années sont supérieures aux quotas, un tirage au sort est effectué pour désigner les chanceux rejoignant l’Université. Les autres restent sur le carreau, ou alors ont le choix de s’inscrire dans d’autres filières de l’Université qui elles n’appliquent pas les capacités d’accueil… Drôle de conception d’un enseignement, d’une transmission des savoirs, et d’une réflexion ouverts à tous.

Lors de ce point, d’âpres et longs échanges voient les élus étudiants attaqués la présidence pour s’opposer fermement à ces mises en place. 

Néanmoins, on notera l’intervention :
 -          

-         -  D’une membre d’Inter’assos s’appuyant sur la « sélection naturelle » pour contrecarrer les capacités d’accueil (un brin étrange comme angle d’attaque) ;

-          - Du corsaire de l’Unef (secrétaire général de l’unité locale, notre star de la politique politicienne universitaire) remettant en cause la morale portée par l’équipe présidentielle et qui va déboucher sur une logorrhée du suzerain Ἀχιλλεύς « il faut être acteur, arrêter votre opposition adolescente, il faut avancer » (dire que cet homme fût militant, comme il aime le rappeler ; lucide il sait surement qu’il ne l’est plus).

-         - De votre serviteur consterné des choix et des initiatives de cette présidence, bricolant des pansements à des maux qu’ils ne veulent pas affronter. Baissons la tête, diminuons le budget, tuons le service public.

Très énervé le suzerain Ἀχιλλεύς stoppe les débats et décide de passer au vote. Bon nombre de membres de la CFVU sont partis du fait de l’heure tardive. L’atmosphère est un brin pesante, et une légère inquiétude me traverse quant à la positon des élus inter’assos dans lesquels j’ai une confiance limitée.

Votons : 15 contre ; 5 abstentions ; 8 pour

A voir le suzerain Ἀχιλλεύς, nous pouvons le dire nous avons « gagné ». Malgré notre vote de rejet, les capacités d’accueil passeront ce vendredi 5 décembre devant le Conseil d’Administration. Suspense

Pour finir, il est important de préciser qu’au sein d’inter’assos il y a visiblement des positions différentes. En effet, une élue a fait le choix de l’abstention alors que ses collègues ont voté contre. Ça doit être sympa les réunions de débrief’ (ou alors, les limites de l’apolitisme?).

Il est 19h15, c’est la quille. Ciao, bonsoir.

lundi 1 décembre 2014

Compte rendu d'un conseil UF économie, gestion et AES de votre dévoué

Lundi dernier 17 septembre s'est tenu le premier conseil d'UF économie gestion AES, seul point à l'ordre du jour la nomination de personnalités extérieures, 8 pour être exact, mais ce n'est pas là le problème. En effet, la forme de cette nomination est discutable, nous (élus étudiants) avons été informés de cette réunion le mercredi 12 novembre, ce qui nous laisse très exactement 4 jours pleins dont 2 jours de weekend pour trouver touts azimuts des personnes susceptibles de pouvoir siéger et apporter une plus « value » au conseil. Ce délai est manifestement trop court, la preuve seul M. Blancheton (seul candidat à la présidence du conseil, vive la démocratie...) parvient à proposer cinq noms.

En séance, on apprend que ce n'est pas des noms de personnalités extérieures mais des institutions que l'on doit désigner, lesquelles seront chargées a posteriori de désigner un représentant pour siéger en tant que personnalité extérieure. Ce qui change pas mal la donne, bon gré mal gré, on trouve 10 institutions sur lesquelles nous nous exprimons:

Lycée Vaclav Havel de Bègles (conseiller d'orientation) 16
CFPB 25
L'organisation patronale MEDEF 21
Bordeaux place financière 25
Commerce extérieur de la France 19
Mairie de Bordeaux 26
Conseil extérieur de la France 23
CESER 21
CGT 15
Conseil général (pas le temps de noter)

Du coup il y en a deux de trop, ah merde ! 

Après avoir déclaré pour la convenance qu'il semble normal d'avoir un représentant patronat et un du salariat, en l’occurrence la CGT (organisation la plus importante selon l'UNEF), le jeune premier du MET s'interroge. Il ne voit pas l'intérêt d'avoir un représentant syndical dans notre conseil, le contraire m'aurait étonné. Il a peut être oublié que le salariat en fournissant sa force de travail permet au patronat de créer de la richesses ou un truc comme ça... Enfin je crois. 

On procède donc à un vote par liste ce qui induit une départition de voix d'autant qu'il y a des procurations... Conséquence le salariat et les conseillers d'orientations ne sont pas représentés. Le patronat est donc en conséquence représenté sans que le salariat le soit avec un écart de seulement 6 voix. De plus la majorité des institutions représentées est, sans je crois faire de raccourcis, à tendance libérale. En conséquence et c'est cela le problème, « there is no alternative » pour ne pas citer Miss Maggie, pas de contre pouvoirs, pas de conceptions différentes, on s'inscrit donc dans le même schéma de pensée rentabilisons nos formations, détruisons le service public... Il convient également de noter, ironie de l'histoire, qu'à l'heure où nos chers enseignants se plaignent de l'augmentation des effectifs et où les capacités d'accueil reviennent tous les deux mois sur le tapis, on ne daigne point introduire dans notre petite assemblée de conseillers d'orientation.   

Et maintenant, avec quelques jours de recul, je m'interroge : est-ce légal ? Et bien à mon sens non. Malgré ce que l'on m'a expliqué. En effet le code de l'éducation dans son article L 719-3 dispose que : 

« Les personnalités extérieures comprennent :
1° D'une part, des représentants de collectivités territoriales, des activités économiques, et, notamment, des organisations syndicales d'employeurs ET de SALARIES, ainsi que des organismes du secteur de l'économie sociale, des associations scientifiques et culturelles, des grands services publics et, éventuellement, des enseignements du premier et du second degrés »


Alors la démocratie s'est elle vraiment exprimée ? A titre personnel, je ne crois pas eu égard d'une part, à la forme de la convocation, l'absence d'un délai de réflexion suffisant pour sélectionner des personnalités extérieures pour une durée de 4 ans et d'autre part à l'exclusion d'un représentant syndical. Mais la préservation et la reconduite dans ses fonctions d'un représentant patronal revient, de fait, à ne pas accepter l'idée d'un contre-pouvoir au sein du conseil. 

Bref, il y a de quoi être perplexe sur ce nouveau né, une institution qui semble encore une fois mal formée.



samedi 29 novembre 2014

CONCERT DE SOUTIEN À L'UNIVERSITÉ POPULAIRE DE BORDEAUX

- Vendredi 5 décembre, de 20h30 à 01h00, soutenons l'UPB à la MAC -

"L’Université Populaire de Bordeaux reprend le combat pour la cinquième année consécutive pour défendre une éducation populaire politique afin de construire ensemble de nouvelles formes démocratiques. Vous êtes plusieurs centaines à être venu.e.s dans nos chaires, cycles, Kabarets Politiks, Big Conf' et conférences gesticulées. Nous avons crié notre colère, exprimé nos espoirs et pris conscience que nous étions nombreu.x.ses à avoir les crocs contres les pouvoirs dominants et les systèmes d'oppression.

Aujourd'hui comme beaucoup d'autres, la situation financière de notre association est écarlate. Dans notre cas, cela nous a empêché.e.s de pouvoir embaucher un.e salariée à l'automne 2014.
Afin de continuer nos actions et les développer, nous cherchons à récolter 3000 euros avant fin décembre. Nous avons besoin de vous.

Nous vous offrons l'occasion de vous réunir, de danser et chanter lors d'un grand concert de soutien Vendredi 5 décembre, à la MAC, grâce au soutien des copines et copains d'OSB IV et de l'équipe du CROUS Culture. Ces derniers ont montré, lors du concert d'ouverture des campulsations 2014 (Zebda, Wombo orchestra), que luttes sociales et actions musicales pouvaient réunir les foules. Alors on remet le couvert avec TONY MYMEN, OPSA DEHËLI et un DJ SET GROOVE.
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Entrée de soutien: 5 euros
Boisson et restauration sur place.

Pour s'y rendre:
Tram B, direction Pessac Centre, arrêt UNITEC. 
Bus de nuit toutes les 45 mn pour les oiseaux nocturnes. 

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TONY MYMEN / 
Artiste indépendant produit par SHYVER et RDZ, Tony viendra présenter un Hip-Hop rugueux et rageur au public de la MAC. 
https://www.facebook.com/pages/Tony-Mymen-Officiel/746400545426661?fref=ts

OPSA DEHËLI/
C'est une bande de copains qui se sont rencontrés autour d'un projet d'échange Franco-berlinois. Le projet passé l'aventure continue en musique!
Rythmes latins, sonorités turques, il n'y a qu'un pas... celui de la danse... du sourire ! Attenxiu à vos esgourdes ! 
https://www.facebook.com/OpsaDeheli?fref=ts

DJ SET GROOVE AVEC COMMODORE V et NEW BELL/
Pour vous servir, les intenables New Bell et Commodore V débarquent avec leurs vinyls deep et leurs chemises chatoyantes pour vous enflammer violemment.
Au programme : Early Rockab' - Deep Funk - Northern Soul - Rhythm&Blues - Rare Groove et si vous êtes chauds on peut rajouter Boogie Disco."










vendredi 28 novembre 2014

Compte rendu Conseil UF DROIT ET SCIENCE POLITIQUE - 14 NOVEMBRE 2014


Si vous lisez ce compte rendu pour savoir qui a été choisi comme nouveau Doyen de la Faculté de droit et science politique, il va  vous falloir être patient. En effet, suite à un imbroglio procédural et statutaire, il a été décidé (à la demande de M. Radé, candidat au poste de doyen face à M. St Pau) par  Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux que le choix des 8 personnalités extérieures présentes en conseil devait être préalable à l’élection du doyen. En gros, on nous a laissé 5 jours pour proposer des noms. Et la liste nous a été fournie la veille pour le lendemain. Elle est belle la vie d’élu ! Engagez-vous qu’ils disaient…

Le conseil de ce jour, présidé par notre « doyen » (au sens littéral du terme) M. Gallinato portait donc sur le choix des personnalités extérieures au sein de l’Unité de Formation Droit et Science Politique. 3 listes de propositions nous ont été fournies. Si M. Troude-Chastenet, politiste devant l’éternel, a eu la présence d’esprit de proposer un représentant de nos voisins de l’Université Montaigne et un membre du Conseil Economique Social et Environnemental d’Aquitaine, les autres propositions de ses éminents collègues furent moins originale.
Malgré notre vœu de maintenir un lien durable entre le secondaire et le milieu universitaire, le choix ne se portera malheureusement pas sur ce lien-là. Et c'est bien regrettable. En effet, un consensus a été trouvé pour choisir des représentants des institutions juridiques bordelaises, mais aussi des écoles post universitaires (Ecole d'avocat, ENM, Ecole de notariat). Un consensus trouvé non sans un débat vif entre nos chers professeurs. Et nous, pauvres étudiants, nos propositions et avis ont été très vite écartées. Elle est belle la représentativité !
Si l'on trouve une continuité dans la relation avec « le monde du travail », ce choix de personnalités extérieures ne tient pas du tout compte de ce qu'il se passe avant l'arrivée à l'Université. Ainsi, rien de bon se profile quant à la volonté de réussite des premières années en droit. La joie et la bonne humeur sont au rendez-vous.

Passons au gros du morceau, le sujet d'un autre grand débat : faut-il inviter à siéger la Mairie de Bordeaux ou le Conseil Régional ? Le gang du professeur Saint Pau a tenté de défendre hardemment l'idée d'inviter un représentant de la mairie de Bordeaux, au motif que celle-ci donne rayonnement international à notre université. Université qui porte déjà dans son nom la Belle Endormie… Sieur Radé se permet alors de souligner le fait que notre Faculté de droit se situe sur la mairie de Pessac. Pourquoi ne pas l'inviter aussi ? Ca se tient. De l'autre côté, l'idée de choisir un représentant du Conseil Régional se profilait également, aux motifs des missions assumées par la Région en matière d'enseignement, mais également que notre faculté possède des antennes délocalisés à Périgueux et Agen.

Devant la vivacité des échanges, notre doyen du coeur accède à notre demande de suspendre la séance pour 5 minutes, le temps de réfléchir et de fumer une clope. S'est alors déroulé un grand moment de démocratie universitaire : tous les représentants étudiants se sont mis d'accord pour voter pour un représentant du Conseil Régional, en ayant toutefois au préalable proposé que l'on s'intéresse également au Conseil Economique Social et Environnemental que proposait le Sieur Troude-Chastenet. Vous vous en doutez, cette dernière proposition fut évincée. Vote par bulletin secret à notre demande et à celle d'une enseignante. Les élus étudiants ont fait peser la balance, 11 pour la Mairie, 19 pour la Région, 2 votes blancs. Balle au centre.

Sont donc retenues comme personnalités extérieures : représentants de la Cour d'appel, de la Cour d'appel administrative, la bâtonnière de Bordeaux, le directeur de l'ENM, de l'école d'Avocats et de Notariat, le président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie, et enfin, le Conseil Régional. Espérons que ces personnes siègreont. Ou pas. Quoi qu'il en soit, nous sommes revenus à la charge maintefois quant à la possibilité d'inviter en commissions des représentants d'institutions de l'enseignement secondaire, ou des spécialistes de la pédagogie, afin de préparer au mieux la future offre de formation. En effet, il existe un lycée au sein de la CUB qui propose une formation post-BAC en notariat, et les nouveaux Terminales L ont une matière intitulée Droit et  grands enjeux contemporains. Or les chiffres sont tombés : près de 80 % des lycéens ayant choisi cette matière se retrouvent… en formation juridique après le BAC ! Refuser et passer sous silence un lien entre lycée et université relève donc purement et simplement de l'absurdité. Oui, vos professeurs sont à côté de la plaque, préférant réparer les pots cassés plutôt que d'en construire des plus solides… (Belle métaphore).

Ainsi s'est achevé ce premier conseil de l'Unité de Formation dans sa nouvelle mouture. Au prochain épisode, choix du directeur (Doyen), entre Sieur Saint Pau et Sieur Radé le 4 décembre prochain. Le match s'annonce musclé !



Pépito et Votre Lapin pas si crétin

dimanche 16 novembre 2014

Comptes-rendus de conseils de collège DSPEG. L'affaire Bonnard : chronique d'une victoire politique

Bonnard, de son prénom Roger. Devons nous revenir sur ce long combat, que mène OSB IV depuis ses débuts, 8 ans maintenant, à propos de cet obsure énergumène ? Pas le temps ici ; tu trouveras des papiers sur notre blog, et des articles en notes de ce texte.


7 ans de combat pour que l'université accepte enfin de regarder son histoire en face.


Round 1 : Circulez, y'a rien à voir

Nous sommes à notre 3e conseil de collège DSPEG, le 20 mai 2014.
Arrive le moment des questions diverses.
Nous mettons la question de l'amphi Bonnard sur la table. Mr Grard, qui nous avait promis durant la campagne de ne pas fuir le sujet...nous offre un numéro de fuyard. L'on nous avance qu'il y a d'autres priorités actuellement ; que l'on nous attend sur d'autres questions ; que nous faisons de ce sujet une obsession. Nous rétorquons que, si l'université prenait ses responsabilités, cela fait longtemps que le sujet serait réglé. Le manque de courage vous tuera, messieurs les institutionnels...

Round 2 : La merde finit toujours pas remonter...

En plein été, la question rebondit dans la presse.
Après un article bien documenté sur Rue89 Bordeaux, le sujet est repris par l'AFP. Des articles s'en suivent dans le Nouvel Obs, l'Express...
Loic Grard est interviewé dans ces articles. Il soupire : "C'est un vieux dossier qui traîne depuis des années". Plusieurs mois auparavant, la commission Delbrel rendait un rapport sur la question, qui devait aboutir à la débaptisation de l’amphi. Mais le CA qui devait prendre cette décision s’était vu bloqué par un mouvement social. Pourtant, plutôt que de régler la question au plus vite, Mr Grard affirme vouloir « un autre rapport avec des auteurs indépendants » … L'art de la contradiction.

La vieille technique de la commission comme moyen de noyer le poisson...

Le rendez-vous est donc pris pour le prochain conseil.

Round 3 : Circulez, y'a toujours rien à voir

Râté ! Toujours rien à l'ordre du jour, pour ce conseil du 16 septembre.
Nous demandons à ce que la question soit dans l'ordre du jour du prochain conseil.
On ne lâchera pas l'affaire.

Round 4 : Première victoire

Cette fois c'est la bonne. Enfin presque.

Une fois de plus, nous posons le sujet sur la table en fin de conseil. Nous appelons à la responsabilité de tous les membres de ce collège. Tout le monde a les moyens de juger si, oui ou non, il est acceptable que notre université honore un personnage comme Bonnard. Les documents nécessaires existent et sont accessibles à tous. Le temps du débat est passé, et tout le monde doit assumer une prise de position.
Après cette intervention osbivienne, Mr Grard se grille de façon assez magistrale. Le voilà parti dans une tirade critique et virulente contre le rapport de la commission Delbrel, dont on parlait plus haut.
On ne l'arrête plus, lui qui n'a pas compris que Mr Delbrel est en face de lui ! Ce rapport serait partisan, manquerait de rigueur scientifique, il serait en somme illégitime... Mr Delbrel apprécie particulièrement l'attaque et ne manque pas de lui faire savoir.
La scène est assez cocace, les adjoints fusillent leur directeur du regard, qui vient de commettre une énorme bourde.
Grard tente de se rattraper ; il bredouille deux ou trois excuses et propose au vote, à la séance suivante, trois questions :
« Souhaitez-vous vous prononcer sur cette question? ?» ;
« Vous sentez vous assez informés ? » ;
« Etes vous pour la débaptisation ? ».

Première victoire.

Round 5 : Le vote

Conseil du 14 octobre.

La question polémique figure enfin à l'ordre du jour. C'est déjà un exploit. Cette fois, Feu-Bordeaux 4 ne peut pas se défiler ; elle devra assumer sa prise de position. « Nous ne devons pas nous dérober » claironne Grard. Cherchez l'erreur.

Le vote, en fin de conseil, ne donne pas lieu à de nouveaux débats interminables. Nous passons directement aux hostilités.

Vote à bulletin secret, c'est du sérieux.
À la question « souhaitez vous vous prononcer sur cette question? » le conseil répond Oui (19 pour / 6 contre / 3 abstentions).
Tout le monde s'estime assez informé pour rendre un avis. Surprenant, alors que très peu n'osaient prendre position, auparavant dans les débats.

Reste à savoir si le conseil est effectivement pour la débaptisation de l'amphi. Affirmatif, et haut la main ! 20 pour / 4 contre / 4 abstentions.

Victoire.

Loic Grard se félicite ouvertement que ce vote ait eu lieu ; « il le fallait » nous dit il, le plus sérieusement du monde. « On peut multiplier les procédures, mais ça repousse le problème à l'infini», lui qui au conseil précédent voulait encore convoquer une nouvelle commission.

Le vent tourne, les girouettes aussi.
"Il y en a qui protestent, qui revendiquent et qui contestent. Moi je ne fais qu'un seul geste, je retourne ma veste..."

Dernier round à venir : Le vote du Conseil d'Administration pour enterriner la décision

7 ans de luttes se terminent, d’autre combats commencent.