vendredi 16 novembre 2012

Référé-liberté OSB IV contre Université Montesquieu Bordeaux IV

Voici le texte de l'ordonnance du juge des référés du Tribunal administratif de Bordeaux du 14 novembre 2012, dans l'affaire "Association OSB IV c/ Université Montesquieu-Bordeaux IV".

Notre association a obtenu le report des élections au Conseil d'administration (au 6 décembre 2012) en raison de "l'atteinte grave et manifestement illégale au principe du caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée et d'opinion et à la règle de stricte égalité entre les candidats" par l'Université Montesquieu-Bordeaux IV.

Voir ci-joint en pdf ou ci-dessous en jpg.








lundi 22 octobre 2012

Comment Montesquieu va devoir se serrer la ceinture
ou 
le compte rendu du CA du 22 octobre


        Ce lundi, nous sommes entrés rapidement dans le vif du sujet.

        Après les remerciements du président à destination des élus étudiants qui, à l'approche des élections,  siégeaient peut être pour la dernière fois, les préoccupations budgétaires vinrent sur la table, et ce avec un air de déjà vu.

      La présentation du Vice président C. Dupuy fit écho aux discours alarmants des derniers CA sur les orientations budgétaires pour 2013. Résultat : l’austérité nous guette! Pour simplifier, les recettes diminuent (dans un contexte où les collectivités territoriales repensent leur soutien et l’État n'assume plus) et les dépenses augmentent (notamment et surtout la masse salariale qui gonfle, rappelez-vous). Bref, une équation d’actualité, avec comme politique salvatrice proposée : la purge. Sur ce, avec des estimations basses de recettes, je suis heureux de vous apprendre que l’Université sera ,selon les prévisions actuelles, en déficit de 800 000 euros fin 2013! Cela ne semble pas énorme, mais pour y arriver, il est prévu de sabrer dans les dépenses. Aujourd'hui, la question qui demeure est la suivante: que va t-on sacrifier? Les pistes avancées sont diverses : contraintes sur les CDD et les heures complémentaires; réduction du train de vie des composantes; gel des postes; baisse des dépenses de certains services (DOSIP, DPL) etc... Au total, 1,7 millions d'euros d’économies sont visées. Et comme dirait l'autre : quand c'est flou c'est que le loup n'est pas loin. En effet, JF Brisson se saisît de l'occasion pour rappeler que l'instauration des capacités d’accueil n'est plus un choix pour endiguer l'invasion étudiante! Et puisque la surenchère n'est jamais loin, il nous est rappelé que la hausse des frais d'inscription serait salvatrice... Peu furent ceux qui s’offusquèrent, mais ceux là (dont votre serviteur) rappelèrent que l’austérité touche déjà les étudiants (qui ne brillent pas par leur pouvoir d'achat), que l’université est sur la pente de la privatisation, que l'ambition d'excellence et d'attractivité affichées dans le projet NUB sonne schizophrénique avec la fermeture de l’Université. Et de dire qu'avec des mesures telles que les capacités d'accueil, la hausse des frais d'inscription et la réduction des dépenses de fonctionnement... c'est notre université qu'on change, c'est notre service public qu'on malmène. Et pourtant, quelle belle idée qu'une Université gratuite, ouverte à tous où chacun a la chance de s'enrichir intellectuellement!
Le débat s’éteignît comme il avait pris, sous l’œil du représentant du rectorat, sage et souriant. Et dans ses yeux on aurait pu lire l'avenir et entre ses mains envisager la gestion future du budget de Bordeaux 4...

      Après cela, l'ordre du jour glissa sur la validation du schéma pluriannuel de stratégie immobilière avec les investissements à venir (l'aménagement du forum de Pessac, le remplacement des préfas, la maison de l’Économie...), puis sur la tarification élevée et scandaleuse de la préparation au concours de recrutement des professeurs des écoles (en plus d’être mal formés, ils doivent casquer), et enfin sur la réunion d'un groupe de travail (sur proposition de votre serviteur) afin de constituer et de remettre aux nouveaux élus un dossier (le contenu reste à définir, ce sera la tâche du groupe de travail) les aidants à se jeter dans le bain des conseils centraux.

La glissade terminée, chacun se remit debout et rentra chez lui, sauf peut être l’Université qui continue à dégringoler. Si les lendemains ne chanteront guère, il nous appartiendra de faire entendre notre voix.
En attendant, n'attendons rien.

PS: Les élections du CA approchent à grand pas, le 15 novembre les étudiants éliront pour deux ans leurs représentants. L'OSB 4 sera de la fête et, si vous en décidez ainsi, votre serviteur vous retrouvera pour de nouvelles aventures.


mardi 9 octobre 2012

Compte rendu CEVU / CA des 2 et 8 octobre.

   

       
             C'est l'histoire de deux compères, l'un que vous connaissez bien, votre fidèle serviteur le chevalier blanc et de Lancelot de la fac qui, autour d'un maquereau bien arrosé, s'en vont vous conter leurs histoires. Après un été aussi peu aride que torride, c'est enfin l'heure de la rentrée universitaire.


                 I- L'histoire de la conjonction des astres.


              Il était une fois un jeudi 27 septembre, ou par le fait de mouvements qui nous dépasse tous, le calendrier universitaire ne pouvait plus mal tomber. Et de ce fait, nous fûmes contraint de choisir entre UFR, assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et organisation du concert inter-U du soir. Ainsi, a notre plus grand regret, laissant intacte notre avidité de débat,  nous ne pûmes nous rendre ni a l'UFR, ni aux assises. Nous sommes par conséquent dans l’impossibilité de vous en rendre compte.


                II- L’avènement de l'université-gendarme.


          Oh non! cher lecteur, chère lectrice je ne vous ferais pas l'affront de vous conter l'ensemble des 14000 conventions passées en ce jour béni du 1er CEVU d'automne. Même si les conventions sino-bordelaise mériteraient bien une balade.

          Oh non! cher lecteur, chère lectrice je ne me sens pas ce soir l'âme d'un troubadour. Mais plutôt un pourfendeur d'institution policière à défaut d'être polissonne.

       En effet, le grand monstre froid préfectoral (le nouveau), ne pouvant s'immiscer dans l'ensemble des soirées étudiantes bordelaises, a choisi la voie mesquine mais efficace de l'institution pour fliquer ses chers petits chérubins. Il parait qu'il y eut un étudiant de trop qui fit déborder la Garonne! Il fut donc acter en ce jour déplorable, l'obligation pour les étudiants organisateurs de festivals médiévaux, de se déclarer à grands renforts de tambours et trompettes au grands corps bienveillant de la préfecture du royaume de Guyenne. 
 
          Pourtant les seigneurs autours de la table tant en CEVU quand CA, nous manifestèrent leur soutiens à demi mot, mais leur courage politique, ou peut être un tic corporel quasi épileptique digne du grand Dostoïevski leur firent lever la main pour nous asséner le coup de grâce, faisant ainsi basculer l’université de(s) droit(s), en université gendarme (au moins!).

        Une fois ce cap éthique passé, nous n’étions plus à une entorse près. Et malgré les contestations de vos serviteurs l’anonymat des copies pour les premières années de droit fut lui aussi passé à tabac. Nous vîmes quelques sourcils se dresser, quelques mains fébriles hésiter, mais au moment du vote, c’est encore par ce même tic corporel que le destin des plus jeunes d'entre nous fut encore une fois scellé. 


                         III- Les chinois contre l'austérité 


            Telle la peste en nos temps immémoriaux, l’austérité est une maladie contagieuse. De l’Etat à Montesquieu, il n’en fallut que peu pour que ce rhume européen se propage. En CA, le roi Arthur en avait les yeux hagards et la voix timorée lorsqu'il s’est agit de dresser le constat suivant : « Nous sommes pessimistes, (… ) inquiets pour le budget 2013 ». Ah cette satanée masse salariale qui gonfle comme le bide d’un prisonnier politique chinois privé de nems depuis des années. D’ailleurs, en parlant de Chinois, allons chercher l’argent ou il se trouve, faisons leur payer la crise, put on ouïr en filigrane dans la bouche du seigneur Noircheton du CEVU . 
              Je crois que cela mérite quelques commentaires. Et pour être plus sérieux, la situation n'est pas très joli, du moins dans sa dimension budgétaire. La masse salariale que Bdx 4 gère depuis maintenant peu gonfle et ne cessera certainement de gonfler: augmentation du SMIC, de la GVT (évolution des carrières pour simplifier), des heures complémentaires, etc. L’équation est d'autant plus compliquée que l'Etat n'assume pas ses responsabilité pour ce qui relève de sa part de financement. Ajoutons a ce cocktail une croissance des effectifs étudiants, un retard saisissant d'investissement en infrastructures est vous obtenez une situation qui fait douter les pilotes de l'avion pour les années a venir. Illustration: le CA du 8 octobre a voté une deuxième DBM (décision budgétaire modificative, ie une sorte de collectif budgétaire en quelque sorte) qui illustre le besoin d'approvisionner en cours d’année la masse salariale au point d’opérer un transfert depuis la masse de fonctionnement. Heureusement le fonds de roulement qui devrait être a la fin du budget 2012 d'environ 10 millions d'euros n'est pas sacrifié. Gardons a l'esprit que 10 millions ce n'est pas si colossal que cela (toute chose égale par ailleurs!!) puisque cela représente environ 1 mois de fonctionnement, et que ce coussin est nécessaire en cas d’atterrissage difficile.
Si tout cela est un peu simplifié, il faut savoir qu'il nous est rappelé l'existence d'un contexte budgétaire contraint. Un contexte contraint ou la masse salariale joue le rôle du bidon auquel il faut serrer la ceinture... ou pas? 

       Ironie du sort, les universités autonomes contraintes? Prix de la LRU ou contexte générale de purge budgétaire, that is the question? Une certitude, l’université doit assumer ses responsabilités élargies!


Deuxième moralité en cette soirée tardive,
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne nous ne partirons pas, à l’heure où le navire sombre les rats d’OSB IV reste encore à flot sur leurs fidèles destriers.

mercredi 19 septembre 2012

Concert inter universitaire gratuit



Bonjour à tous,

Avant d'entamer les hostilités universitaires, l'OSBIV vous propose le jeudi 27 septembre un concert apaisé et gratuit sur le parvis de l'université Bordeaux IV. Ce concert est organisé en outre par les associations Cultivactions et Associo et a été soutenu par les services culturels des 4 universités Bordelaises. Ce concert inter-universitaire ouvre le festival "Les Campulsations" coordonné par nos amis du service culturel du CROUS.

Au programme sergent garcia, deluxe, smokey joe and the kid et sofian mustang sur la grande scène. Une petite scène aux couleurs de l'Europe avec des groupes étudiants venus des 4 coins de l'union. Une règle d'or, non pas la rigueur et l'austérité, mais fougue et frivolité.

Une buvette et de la restauration seront prévus sur place.

Des tramway (ligne B) circuleront jusqu'à 2h45 en supplément du bus de nuit déjà existant ( ligne 58).


Oirás rock corsario.

 L'équipe d'OSBIV.

Plus d'infos :

Evènement facebook :

http://www.facebook.com/events/392638984133181/

Guide Campulsations :

 http://www.crous-bordeaux.fr/images/stories/culture/Campulsations2012/depliant_campulsations-2012_web-02.pdf

Liens des groupes :

http://www.sergentgarcia.com/
www.myspace.com/deluxeaix
www.myspace.com/smokeyjoeandthekid
http://www.sofianmustang.com/



mardi 29 mai 2012

Compte rendu CA du 29 mai 2012:

Le CA eut aujourd'hui une coloration très financière! 

Ce qui n'a empêché l'introduction d’être axée sur la NUB (Nouvelle Université de Bordeaux), le président rappelant que le chantier du nouvel établissement est sur le point de passer a la phase construction. Reste des interrogations sur l'articulation Formation-Recherche, le scénario actuel présentant 4 départements recherche et 6 collèges formation. Ces structures correspondraient très vraisemblablement aux dominantes des 4 Universites   incluant l'IEP (collège distinct) et de l'IPB (collège distinct). Vient alors la question de l’utilité de ce mimétisme architectural; sans vraiment de réponse. Pour C. Dupuy les collèges seront des lieux de discussion; des répartiteurs de moyens... Vient ensuite sur la table la question de l’organisation fédérale mais pas trop fédérale (ah ambiguïté quant tu nous tiens). Le principe de subsidiarité est alors mis en avant. Il est évident que la NUB devra revêtir une organisation décentralisée mais reste a déterminer le contenu de ce principe de subsidiarité. A ce titre, des informations plus precises sont a venir, reste a être attentif...
Décidément la NUB attise la discussion ; le débat qui n'en finissait pas en est la manifestation; et c'est certainement une bonne chose!

Mais passons au corps (ou au coeur comme vous préférez) de l'ordre du jour: le compte financier de l'exercice 2011!! Par crainte que personne ne lise la suite, j'irai a l'essentiel, d'autant que je vous avouerais ne pas être un spécialiste de la matière.
Il y eut deux présentations des mêmes comptes mais deux interprétations assurément différentes: l'une plutôt neutre voir optimiste, celle de l'agent comptable; l'autre plutôt pessimiste voire inquiétante, celle du VP Dupuy!
Selon le premier, le fonds de roulement (FDR=13,8 M) destiné a l'investissement reste satisfaisant (malgré diminution) au regard de l'obligation d'avoir un mois de dépenses provisionne (6M); et la capacité d'autofinancement est également en hausse (investissement aussi). Pour le VP, va se poser la question de la soutenabilite du patrimoine dont les investissements ont été sous-estimes (hors plan campus) ce qui n’empêche la volonté et la nécessité d'investir a partir de ce FDR. Autre préoccupation, la masse salariale qui gonfle et pèse selon l’équipe présidentielle de manière conséquente sur la stratégie budgétaire de l’établissement.

S'en suivi le rapport de la commissaire aux comptes, 1er du nom. Depuis le passage au RCE (responsabilités et compétences élargies), les comptes de l’Université sont obligatoirement certifies! Apres échanges de remerciements et félicitations en bonne et due forme au titre de cette première collaboration, le rapport nous est délivré... A signaler les quelques corrections apportées dont les -2,3M au fameux FDR vu plus haut expliquant sa diminution.
Les comptes ont parfois le mérite de nous parler, et surtout de rappeler que les charges de TD sont payes au mois de février; c'est ce que révèlent le rattachement des charges au bon exercice imposé par le commissaire aux comptes!

Enfin, place a la présentation de la stratégie budgétaire de l’équipe présidentielle qui se veut...
... rêveuse car laissant échapper les mots excellence et performance qui brillèrent de mille feu sur l’écran du projecteur;
...prudente car contrainte (masse salariale en expansion) notamment en matière d'emplois;
...volontariste en matière d'investissement, avec notamment une maison de l’Économie et le remplacement des prefa par un bâtiment enseignement sur le site de Pessac, ce a l'horizon 2015-16!! Bon point pour la question de la capacité d'accueil? Pas vraiment dans la mesure ou l'investissement induit des dépenses de fonctionnement, la capacité d'accueil reste d’actualité car c'est avant tout un problème de moyens humains...

En vrac, notez l’élection de C. Dupuy comme représentant au CA du PRES; l'augmentation des droits spécifiques des DU a laquelle l'OSBIV s'est opposée...

Un CA sérieux et dense, avec en cadeau un fascicule de plus d'une centaine de pages (compte financier en détail) donc pour toutes précisions n’hésitez pas!!
A bon entendeur...

vendredi 4 mai 2012

Compte rendu du CA du 16 avril 2012 : où solennité a souvent rimé avec avec l’insalubrité des mondanités passées.



A l’heure où l’on nous propose de rejoindre en tambour et en fanfare le vrai peuple pour la véritable fête des travailleurs comme notre bien aimé maréchal l’avait fait en son temps, un peu de divertissements et de bouffonneries estampillées « Bordeaux IV » vous aideront à vous caller la pilule de la droite extrême qui n’a plus rien d’une extrême droite puisque les derniers verrous de la honte ont sauté sous le poids de la haine, décomplexant cette France nauséabonde que nous à OSBIV combattons en tous lieux et de tous temps.

En effet après avoir fait votre petit tour dans l’urinoir dimanche dernier, afin de participer au grand charivari du césarisme démocratique à la française, nous vous proposons le récit d’un autre scrutin, qui n’a rien à envier à son homologue national.

Voici que le 16 avril 2012, se déroulait, je vous le donne en mille l’élection du Président de l’Université Montesquieu Bordeaux IV, moment au combien solennel pour peu que l’on soit accroché (parce que réactionnaire ? ou parce que nostalgique de l’ancien régime ? Certains pourront nous répondre, nous sommes curieux)  à ce décorum futile.
Le salle est disposé, les élus sont conviés, les petits gâteaux mamie nova sont apprêtés, tout est en place pour 3 heures de spectacle.

Et ça commence sur les chapeaux de roues. Le Président sortant, fort de sa victoire « écrasante » au regard du mode de scrutin made in LRU sur le collège A (55 pour liste justicialiste contre 52 pour la liste paillassons mensonges et trahisons), ayant au préalable passé le week-end à compter le nombre de soutiens lors de cette séance, sentait que le renouvellement du mandat ne pouvait lui échapper.

Alors c’est avec calme et lucidité, que notre cher Président présente l’ensemble de son bilan (auquel il est intéressant de noter la forte contribution des Chargés de missions étudiants, surtout 2,  gage d’une démocratisation de la pratique institutionnelle locale), mais oubli l’essentiel : La NUB, l’IDEX et la LIMITATION DES CAPACITES D’ACCUEIL.

Voilà 3 sujets qui je le rappelle ici sont dans le collimateur d’OSBIV depuis les 15 derniers mois, date à laquelle notre Président bien aimé fut intronisé chef des armées et de l’Université.
Après donc les 15 minutes de présentation, qui sont en fait une séquence d’autopromotion, une propagande personnelle, qui ne mange pas de pain, de toute façon il y a que des petits gâteaux. La dose de stress remonte dans la salle, les doigts se crispent sur les stylos, c’est l’heure des questions au candidat Lung, qui désormais a changé de casquette, enfin plutôt de cravate, pour devenir candidat en lieu et place du président sortant.

Je vous l’ai dit, il a fait les comptes, et normalement, dans la salle rares sont ceux qui ne vont pas le reconduire, alors les questions sont plutôt des demandes de précision et non des franches demandes d’explications sur la NUB justement car ce fut la grande absente de la présentation.

D’un coup, votre serviteur ayant noté assez d’éléments, se sent pousser des ailes et va jusqu’à interpeller a capela le candidat. En effet, au sein de la NUB, toute l’architecture est construite à partir d’un ensemble d’acteurs qui ne représentent pas toutes les composantes de l’Université. Je m’explique, seuls le comité coordination et le directoire prennent les décisions au sein d’un cadre de gouvernance qui leurs donnent les pleins pouvoirs. Or l’année prochaine en décembre, sera à l’ordre du jour du CA, non plus le projet stratégique de constitution de la NUB, mais la constitution de la NUB. Cependant, force est de constater que la pratique institutionnelle est anti-démocratique et écarte encore plus les étudiants, les BIATOSS, et les maitres de conférence des organes décisionnels. Il faut une réforme générale du mode d’action au sein de la NUB.

Sur cette question, la réponse fut vague, voir floue, même pas nette quoi. Le candidat qui ne pouvait perdre la face sur cette contradiction entre fonctionnement interne plus démocratique et externe moins démocratique, se sauva par l’idée d’une réflexion générale d’ici l’été. Nous ne sommes pas dupe, des long mois de mobilisation nous attendent certainement au tournant de la NUB, au vue de la scandaleuse absence  de politique universitaire au sein des programmes des candidats désormais au second tour.
Après avoir minaudé un peu nous arrivons sur un sujet brulant la limitation des capacités, et là c’est pire que précédemment. La réponse du Président est claire : si augmentation à la rentrée prochaine alors pour 2013 limitation sinon ça va, on serre les fesses et on remonte son slip jusqu’à l’année suivante.

C’est ensuite au tour de la fameuse liste « contre la chienlit gauchiste » de présenter son candidat, et là je vous le donne en deux milles : Grard, ou le retour par la fenêtre d’un type sorti par la porte.

Il attaque sec, d’entrée de jeu, faisant sentir déjà son instinct rancunier il accuse le candidat précédent de ne pas assister à son intervention, sauf que grosse erreur, Lung n’est pas élu au CA lui si. 1-0. Il entame sa présentation de 15 minutes et déjà les contre-vérités, les dossiers dissimulés, et les positions non-assumées s’accumulent. Il se lance en disant qu’il ne sera pas élu, au regard de cette énormité lié au scrutin issu de cette loi LRU, pas adaptée à une pratique démocratique, il se sent spolié le spoliateur d’hier. Il se prononce d’ailleurs clairement contre cette loi, et envisage une modification du législateur. A ce moment-là cela en est trop pour votre serviteur qui prendra la parole en seconde position lors des questions.

Nous y arrivons rapidement d’ailleurs car, le reste de son programme se résume à cela : je n’ai pu avoir connaissance des dossiers donc je ne saurai vous répondre, malgré de fausses réponses assez évasives sur les IUT, l’insertion en collège unique à la NUB…
Phase de questions et là le score va finir par s’alourdir.

Claude Dupuis attaque bille en tete avec son casque et son couteau. Il monte au front, avec un petit chouilla de perversité, mais nécessaire dans ces circonstances. Grard tremble et il a raison. Le VP se lance donc et trace le bilan pitoyable de la présidence Laborde, à laquelle je le rappelle participait activement Grard en tant que VP recherche jusqu’en 2010. Voila qui est terrible, désertion des réunions NUB de l’époque, 21 ans c’est le temps sans progression de certains BIATOSS à la fac (toujours au SMIC), 0 c’est le nombre de postes ouverts dans cette période, 0% c’est l’augmentation des Primes dues, 0 c’est le nombre de postes redéployés, enfin l’imbroglio sur une sous-évaluation du plan SYMPA par les services de l’ancienne présidence pèse sur les finances d’aujourd’hui. Cette liste est non exhaustive. Là c’est 2-0.
Grard sort de ses gonds, il tremble mais comme un chien coincé dans un angle, sa réponse est d’invoquer l’indécence de ces accusations, la diffamation même sera évoquée, mais sur le fond il ne contestera jamais au grand jamais ces chiffres désastreux qui accablent l’ex-présidence.
C’est au tour de votre serviteur de monter sur la barricade, afin de se rappeler aux bons souvenirs de notre candidat du jour qui lui passera une bien mauvaise journée.
Grard eu quelques mots de trop qui viennent détruire toute légitimité et crédibilité à sa candidature. En effet, fut un temps dont les moins de 20 ans peuvent connaitre et se souvenir, la période non moins fameuse de la LRU.

Voilà que les perdus qui hurlaient dans le désert que la LRU était un césarisme universitaire permettant l’unique exigence d’un seul pouvoir, légitimant le grand chamboulement des études et des formations… Pourtant, bien que certains fussent d’accord au départ avec nos positions (à l’inverse du Cid on est parti a 3000 et on a fini à 300 en arrivant au port),  cette présidence-là fut l’outils de propagande de la réforme au sein de l’Université, s’autorisant les outils de la répression, de la provocation et de l’insulte en AG légitimement constituée, afin de détruire la lucidité et la probité de gauchistes crasseux qui n’avaient d’autres choses à fiare que prendre un AMPHI pour dormir, jouer au foot et faire la vaisselle.

Voilà qu’aujourd’hui avec la plus grande lâcheté, l’un des VP de l’époque, qui n’était pas le moins concerné, vient devant nous soutenir le désaccord avec cette loi qu’ils ont eux-meme promu. Ils ne sont pas à cela prêt, pensant que la mémoire nous fait défaut, manque de chance. 3-0

Au final pour nous résumer, entre un retour à l’ancien régime avec Louis XVIII et sa gouvernance archaïque, et une présidence qui doit encore faire ses preuves et envoyer des messages clairs et crédibles sur les 3 sujets évoqués plus haut.

Donc passage à l’acte et …
Bref, nous avons voté Blanc !
Score final :   17 Lung (UNEF et MET oui oui vous ne révez pas, quand nous vous parlions du nouveau groupe : L’UNET !)
                        4 Grard
                        1 Blanc (seul, courageux, digne et déterminé)               
On a évité le pire, maintenant on attend le meilleur, mais d’ici là restons vigilant.