jeudi 20 juin 2013
Conseil UFR économie gestion du 20/06/2013
Une nouvelle production estivale : le D.U masqué.
Format de vacances aujourd’hui mais rassurez-vous, un nouveau personnage entre en scène pour accompagner vos vacances : le DU (diplôme universitaire) masqué ! Il est Vietnamien et porte comme étendard le dollar de la finance. Moins sérieusement, il s’agit d’une délocalisation du Master Banque Finance Négoce International à l’Université de Hanoi (Vietnam National University). Une coopération avec cet établissement public s’inscrit dans les recommandations d’ouverture internationale effectuées par l’AERES. En tant que Master Banque Finance Négoce International, la coopération universitaire avec l’étranger semble de bon aloi. Les enseignements sont répartis 50/50 entre Hanoi et Bordeaux 4.
Mais méfions-nous des évidences surtout lorsqu’on annonce que la formation est autofinancée. Vous trouvez cela étonnant ? Je vous explique : une formation délocalisée à Damas proposait sur 2 ans 2 parcours (un en français et un en anglais). Or, la situation politique et sociale contraint à l’abandon de la formation à Damas et en quelque sorte à son remplacement à Hanoi sur 1 an et 1 parcours : et là, c’est l’effet du « double gain net ». Vous voulez tout de même gravir une marche supplémentaire dans l’escalier de l’ambigüité ? Gravissons. En plus d’être autofinancée, la formation génère un bénéfice ! En ces temps de crise vous savez… La super offre est la suivante : 7241€ de bénéfice forfaitaire entubatoire jusqu’à 29 étudiants puis 1000€ par tête en plus. Vous voulez gravir encore une marche ? Et bien je propose d’en gravir 5000 d’un coût, 5000 comme le prix à payer pour cette formation.
Au final, les concernés seront surtout des salariés dont la formation sera en partie financée par les entreprises nous dis-t-on. Embarquez donc un Master à l’aéroport de Paris, il se retrouve DU une fois arrivé chez nos amis Vietnamiens. A croire que la pluie ne fait pas pousser que les plantes mais aussi les DU.
Prochaine étape après le vote en UFR, la présentation en CEVU du 2 juillet.
Insertion professionnelle, des outils « performants » au service des étudiants.
Second volet de la réunion, les leviers d’insertion. Un premier levier est le réseau des anciens (le fameux…). Un second est la Junior Entreprise, une association à l’initiative de M Blancheton qui permettra, et a déjà permis, aux étudiants le souhaitant de faire des missions (études de marché…). En gros, les entreprises peuvent faire appel à cette association pour externaliser ce genre de missions. Une mission sur une réflexion des besoins des PME en E-économie (comprenez l’économie numérique, virtuelle…) va se mettre en place, ayant en trame de fond une E-connerie (comprenez l’ironie à l’égard de ce qui suit…) : un DU.
Un troisième levier d’insertion se met en place : l’association CEP (Club des entreprises partenaires). Ces entreprises auraient une visibilité sur le site internet de la Faculté, et paieraient une cotisation de 1000€ : l’association touche les fonds et touche le fond. Les actions moins putassières résident dans une rencontre annuelle pour créer des dialogues et rencontres – pour ne pas dire synergie - entre entreprises et chercheurs (discuter de la conjoncture et la confronter avec les points de vue des parties en présence). Sont évoquées des rencontres stage avec les étudiants toujours dans ce cadre.
Partons du Vietnam pour rejoindre l’Afrique - pour conclure et comme c’est la mode - avec le proverbe suivant : « Tout a une fin (y compris ce conseil), sauf la banane qui en a deux. »
mercredi 12 juin 2013
Le CA en conclave vote la fusion
journée historique ou dix-neuf hommes et femmes engagèrent une communauté toute entière
Lundi 27 mai 2013, une date "historique" pour notre Université?
Ah l'Histoire! Elle sacralise les grands moments et glorifie ceux qui les ont fait.
Nul ne peut ignorer que l'Histoire s’écrit à la plume de quelques uns pour le dessein du plus grand nombre.
Ubuesque! Ainsi pourrait-on décrire l'histoire de la NUB. De là à dire que la démocratie a fréquemment été bafouée, peu de pas sont à franchir.
Une après-midi électrique en perspective; un vote solennel pour un enjeu de taille. La fusion des universités
ne peut se faire sans le consentement des administrateurs de Bordeaux IV. La responsabilités pèse sur les épaules des 31 membres de ce "conclave".
Bien qu'un tel vote requiert de la sérénité, tout le monde ne l'entendait pas ainsi.
Et en arrivant aux abords de la salle des actes, un beau rassemblement occupe le couloir qu'empruntent
les gladiateurs. La couleur est annoncée, et les "non à la NUB" viennent perturber l'introduction du président Lung. Après des remerciements chaleureux adressés à son Vice-President C. Dupuy, le président étonnamment calme, mit en œuvre une tactique à l’épreuve de n'importe quel tempête. Admirable!
Soutenu par Rousset, le président prit le temps de lire un courrier écrit de la main du grand manitou socialo.
A l'instar des grands stratèges, Lung mena le CA avec une main de fer. Son introduction terminée, il invita
les personnalités extérieures à délivrer leur opinion.
Objectivement, les interventions des personnalités extérieures firent l'effet d'un rouleau compresseur.
Pour la NUB, ils usèrent de leur poids institutionnel pour certains et pour d'autres de leur lyrisme le plus efficace. Furent ainsi convoqués J. Bodin, Cyrano ou encore Giuseppe Tomasi di Lampedusa. La puissance répétée des mots fut écrasante: "ce n'est pas le capital qui va décider pour une fois"; "un beau métissage"; "
Il n'y a de richesses que d'hommes"; "le choix du mouvement"...
Encore un peu et nous aurions cru ces membres du CA touchés par la grâce.
Heureusement, ils se montrèrent humains. Ce fut le cas des "inconnus", non pas les célèbres comédiens car ici ils étaient quatre... L'un ne dit mot, un autre aurait mieux fait de faire pareil puisqu'il nous confessa la chose suivante: "J'avoue ne pas connaitre le projet" (No comment comme dirait l'autre). Puis il y eut le maire de Pessac et enfin M. Reiffers l'adjoint du maire de Bordeaux (maire dont j'ai oublié le nom, un ex-délinquant je crois). L'adjoint au maire UMP de Bordeaux ne put résister à la tentation viscérale des politiciens de se lancer des fleurs et de balancer une pic à l'attention de ses adversaires. En effet, après avoir félicité les Investissements d'avenir de la droite, il qualifia la loi MESR actuelle de "toute petite loi". Nous ne pouvons qu'avoir de l'admiration pour le politicien capable de nier sa responsabilité dans la débandade budgétaire des Universités et en même temps louer ses actions antérieures...
Avec leurs interventions, on assista à un véritable concours de citation dont la palme revient sans aucun doute à M. Cocula. Ce dernier invoqua l'auteur du Guépard, "pour que l'essentiel demeure, il faut que tout change". Particulièrement adéquate, cette formule est toutefois issue du personnage de Tancredi, le neveu du prince sicilien, qui dans la période trouble de l'unité italienne, décide avec une belle opportunité de renier sa classe, soutenir les garibaldiens avant de leur tourner le dos pour servir sa propre carrière politique. Ah l'opportunisme, quelle vertu!
Le rouleau compresseur passé, le président daigna confier la parole aux administrateurs représentants la communauté universitaire. Mais après une telle ferveur et manifestation de puissance, personne n'osa prendre la parole. Le blanc s'installa laissant quelques anges survoler la salle des actes. Puis, l'opposition à la NUB repris ses esprits. Chacun y alla de son petit discours pour exprimer sa position, votre serviteur ne dérogea pas à la règle. Notre position (qui sera annexé au PV du CA accessible sur le site de la fac) s'inscrit dans la continuité. Nous sommes opposés à la logique même de ce regroupement. Le mouvement de désengagement de l’État s'accentue, et à l'heure où l'austérité a gagné l'Université, les regroupements opérés vont conduire à achever le mode de financement classique. A ce titre, la croyance du directeur Brisson: "je ne crois plus aux financements récurrents" qu'il confessa pour justifier sa position de fusionner visa parfaitement juste. C'est précisément cela que nous reprochons à cette politique, et là où le directeur d'UFR fait fausse route c'est qu'il ne s'agit pas ici d'une question de croyance mais d'une certitude: la NUB sera une machine à aller chercher des financements sous forme de projet. Et tout cela est enrobé de la sacro-sainte ouverture de l'Université au monde extérieur. A bas les corporations universitaires! Faisons avancer l'Université à la carotte, une technique vieille comme le monde pour s'assurer qu'elle avance dans la direction fixée. A ce titre l'Idex est illustratif des financements de demain. Et lorsqu'on jette un coup d’œil sur la composition du jury international qui sélectionna les projets, on ne peut qu'être effrayé pour l'indépendance future de la recherche universitaire. Quelle légitimité à ce qu'un professeur d'Harward, un ancien dirlo de PSA, le responsable recherche d'Areva, etc.. décident des financements publics alloués aux Universités, et davantage de décider quels seront les mastodontes universitaires de demain? Quelle légitimité? Très peu, trop peu!
Le débat resta calme même lorsque l'intervention d'un professeur tourna au one-man-show. Parmi les critiques à la NUB, furent avancées notamment son manque de cohérence, l'absence de Bordeaux 3 ou encore la réticence (et même le refus) de la majorité des personnels BIATSS et des représentants des étudiants...
Enfin, ce fut l'épuisement des tours de parole, trois heures après le dernier cri des syndicalistes qui inaugura ce CA. Il était temps de voter...
Sans appel, la fusion remporta la majorité: 19P, 11C et 1Abs.
"-Que veux-tu? Attendons avec espérance et ne renonçons jamais à nos droits"
A. Jarry
lundi 3 juin 2013
jeudi 23 mai 2013
C.A., c'est vraiment toi !
Comme
la tradition l'impose à chaque compte rendu, il convient de commencer par un
bref tour d'horizon des représentants élus étudiants présents. Et justement,
parlons-en de tradition ! C'est sûrement parce qu'ils sont trop occupés à
la défendre, masqués, prêts à dérouiller, au matin des nuits folles, sous les
bannières du printemps français, que les bigots du bleu blanc rouge (MET), sont
encore une fois aux abonnés absents du conseil d'administration. Pas facile
d'être dans l'opposition les gars...
La
session plénière a tout d’abord débuté par l’adoption des statuts de l’Institut
du travail, du Département des langues et de l’Institut d’Etudes Judiciaires.
Puis, par la remise au domaine pour aliénation de biens mobiliers de l’Etat,
d’une Peugeot 607 à l’origine destinée aux déplacements de notre président.
Après
ces quelques formalités faisant consensus, la tension était palpable au moment
d’aborder les questions relatives aux personnels. On pouvait en effet lire sur
la convocation au conseil des sages, non pas de la rue Montpensier, mais de
l’avenue Léon Duguit, que ça allait parler primes de responsabilité, dispositif
d’intéressement et même d’augmentation des salaires du supérieur, en bref, de
pognon ! La discussion a commencé par tourner autour de la motion joliment
intitulée et on ne peut plus explicite : « Pour une augmentation de
salaires des enseignants du supérieur et contre le système individualisé des
primes à Bordeaux IV ». Ce document rappelle entre autre que le point
d’indice des fonctionnaires étant gelé depuis 2010, ces derniers doivent faire
face à une baisse de leur pouvoir d’achat de près de 13% depuis 2000, alors que
dans le même temps les primes se multiplient. Dès lors, l’accroissement des
carottes visant à inciter les baudets, ânesses et autres ânons du corps
professoral à chercher mais surtout à trouver, contreviendrait à « la
revendication - légitime - d’une augmentation des salaires pour
tous ». Cet état de fait rappelé, avec lequel la présidence était plus que
d’accord, ainsi que votre infâme OSBIV, un débat a débuté autour de l’intitulé
de la motion. Le président a rappelé à juste titre que ce système de primes
s’appliquait dans toutes les universités françaises, et que dès lors la mention
« à Bordeaux IV » n’avait rien à y faire. Sacré autonomie des
universités ! Elle nous ferait presque oublier que nous ne sommes pas
seuls. Ah, la solidarité des travailleurs c’est plus ce que c’était ! M.
Berr, un des dépositaires de cette motion, n’a rien trouvé à redire à cette
proposition. Il a, avec pertinence, rappelé la nécessité de prendre de telles
initiatives à un moment où l’on peut lire des conneries jusque dans Le Monde
(si ça n’a pas toujours été le cas), qui nous incitent à embaucher des maître
de conf et des chargés de recherche en « tenure track », autrement
dit « en CDD avec évaluations externes au bout de six ans pour
transformation en poste permanent» (http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/25/non-a-la-politique-du-rabot_3166485_3232.html).
Face au relatif consensus qui semblait animer l’assemblée sur cette motion, le
plus contestataire des doyens de faculté de droit de France et de Navarre a
pris la parole.
Selon
JFB, la prime de charge administrative et la prime de responsabilité
pédagogique ne participeraient en rien à l’individualisation de la
rémunération. Ce bonus ne serait qu’une juste rétribution pour des personnes
courageuses assumant des responsabilités, et pouvant de bon droit, s’en mettre
plein les poches. Penser le contraire ce serait se fourvoyer sur le rôle de ces
carottes magiques. Cette intervention n’aura cependant pas suffit à convaincre
les administrateurs chevronnés que nous sommes. Malgré l’abstention de M.
Grisson et de M. Brard, la motion a donc été adoptée, amputée de la mention
« à Bordeaux IV ». Un signe fort de protestation à la politique
gouvernementale, comme un doigt levé bien haut vers les sœurs Papins, Geneviève
et Marylise (mouillé, pour connaître le sens du vent et faire la girouette dans
quelques temps ou quelques lignes).
Ensuite,
a été abordé la question de la création d’un dispositif d’intéressement à la
recherche. Pour mémoire, ce mécanisme vise à faire bénéficier les personnels
des universités, d’une prime pour la préparation, la réalisation et la gestion
d’opérations de recherche. Ce projet, présenté par M. Harmel, responsable de la
direction des ressources humaines, vise à doter notre université de son propre
dispositif d’intéressement. La raison, me demanderez-vous ? Et bien parce
que la procédure prévue par le décret du 7 juin 2010, qui visait à remédier aux
causes de l’inapplication du décret du 13 juin 1985, était elle-même
inappliquée car jugée trop restrictive. Il devenait donc urgent de sortir de ce
cadre réglementaire, et de doter l’université de son propre système
d’intéressement. Au préalable, un groupe de travail a été mis en place au sein
du Comité technique et du Conseil scientifique. Une fois approuvé par le
premier, et aménagé par le second, il revenait donc au Conseil d’administration
de valider le dispositif, et autant vous le dire tout de suite, le débat fut
houleux. C’est bien normal, comme le disait Gabin dans Le Pacha « tu sais,
quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre tout le monde
écoute », et la ramène ! Ainsi, la conversation n’a non pas porté sur
la nécessité d’un tel dispositif, ce sur quoi tout le monde semblait d’accord,
mais sur la hauteur de l’intéressement pouvant être versé. Selon le dispositif,
il était prévu que :
« _
les activités susceptibles d’ouvrir droit à l’intéressement peuvent être
réalisées par les bénéficiaires au titre de leurs obligations de service ou
au-delà de celles-ci ;
_ les
sommes versés sont financées sur les ressources du contrat ;
_ la
somme des primes attribuées ne doit pas dépasser 10% de convention
recherche ;
_ le
montant individuel ne peut dépasser 4000€ (brut) pour un contrat, 7000€ pour
l’année ;
_ la
liste des bénéficiaires et les montants sont proposés par le directeur d’unité,
puis validée en conseil de laboratoire, puis soumise au conseil
scientifique ;
_
pourraient en bénéficier les agents ayant directement travaillé sur le contrat
y compris les BIATSS
_ la
date d’effet de ce dispositif d’intéressement est fixée au 7 juin 2010 ».
Très vite M. Grard a pris la parole
pour dénoncer la faiblesse de l'intéressement prévu. En effet, selon Oncle
Picsou, le montant de 7000€ et le taux de 10%, sont bien trop insuffisants par
rapport au temps passé pour fournir certaines prestations intellectuelles. De
plus, maintenir un intéressement aussi bas serait saborder l’université, car
quelle serait incapable d'attirer des nouveaux chercheurs avides de flouze. Ce
à quoi M. Lung a rétorqué que dans « enseignant chercheur » il y
avait le terme « chercheur », qui indiquait qu'une partie de la
rémunération perçue pour ce poste, reposait déjà sur les activités de
recherche. Toujours selon lui, si ce dispositif pouvait constituer un
encouragement à diversifier les prestations de l'université, il devait rester
raisonnable. Malgré ces belles paroles, la plupart des administrateurs ainsi
que la présidence, ont souhaité rehausser le pourcentage des primes attribuées
à hauteur de 30%. N'étant toujours pas satisfait, M. Grard a menacé de ne plus
mener ses activités de prestation au sein de notre chère université, mais en
solo en tant qu'expert afin de se faire un max d'oseille. Cette sommation a
fait l'effet d'une bombe au sein de l'assemblée, on n’avait jamais rien vu de
tel depuis l'annonce de Mickael Vendetta de quitter la France si François
Hollande venait à être élu. Chose qu'il n'a pas faite, hélas.
Le
plus triste dans cette histoire, c'est que votre ignoble serviteur s'est opposé
à ce dispositif rehaussé en votant contre, tout comme le nouveau chantre de la
bogossitude au sein du CA, mais pas pour les mêmes raisons, vous vous en
doutez. Malgré plusieurs oppositions, le dispositif a été accepté. Une simple
remarque, n’est-il pas paradoxal de s’opposer à la généralisation des primes
dans l’enseignement supérieur et de voter, à quelques minutes d’intervalle,
l’augmentation de l’une d’entre elles, au mépris du seuil de référence
règlementairement établi (10%) ?
Cette séance mouvementée s'est
terminée par un point « vie universitaire ». Nous avons appris la
suppression de la semaine de pré-rentrée. La mise en place d'animations
reviendra pour la rentrée prochaine aux UFR lors de la première semaine de
cours, en collaboration avec le chargé de mission à la culture.
Voilà en somme le déroulé de la
séance du 29 avril 2013. Des paroles pour guider des actes, mais des actes pour
contredire les paroles.
« Quelque
chose en toi
Ne
tourne pas rond
Un je
ne sais quoi
Qui
me laisse con…
CA
c’est vraiment toi »
mercredi 15 mai 2013
CEVU du 14 mai 2013
Fabliau d'une victoire printanière
Damoiseaux,
Damoiselles en ce jour béni du 14 mai de l'an de grâce 2013, je me
retrouve encore pour une chevauchée
solitaire dans les plaines arides du CEVU. Mais le chevalier blanc
n'était pas tout à fait seul en ce jour pour affronter notre bonne
vieille
noblesse. En effet sous sa scelle se
cachait deux procurations de ses
compères, bataillant vaillamment sur leurs copies dans de non moins
arides amphithéâtres délabrés.
Étant
au moins virtuellement au complet nous pouvions commencer :
- Quand Monge fait du Rap !
Aujourd'hui
Dame Monge devait nous présenter le R.O.F, non pas le célèbre
troubadour ou devrions nous dire le saltimbanque. Mais c'est avec
plaisir que cette dernière ainsi que le sieur Pujolar nous
enchantèrent l'oreille avec leur science du verbe !
Le
R.O.F pour les incultes du futur monde NUBIEN, c'est l'outil
transcendantal pour harmoniser l'ensemble de l'offre de formation
offerte à bordeaux 4. Une sorte de super organiseur informatique en
temps réel.
Mais
pourquoi expliquer en une phrase ce qui peut être fait en 20
minutes ? C'est parce que la première voie de création d'une
science c'est d'en créer un langage pour la rendre inaudible, pour
les gueux que vous êtes. Je vous en avais
déjà offert un mode d'emploi un peu
sommaire, mais là le niveau nécessite une piqûre de rappel.
Après
quelques
rimes relativement pauvres pour définir le processus du R.O.F :
élaboration/extraction/vérification on passe au véritable langage
technocratique ! Vous connaissiez tous depuis notre dernière
leçon, la notion de groupe de travail, mais il faut savoir dépasser
ses acquis
et passer au verbiage néotechnocratique. Pour désigner le groupe de
travail du R.O.F ( Oui oui déjà ça en jette ! ) on dit
aujourd'hui « groupe panorama
de l'offre de formation »,
tout de suite on s'imagine un joli paysage du haut d'un belvédère
plutôt qu'une sombre réunion du campus bordelais.
Ensuite
on fait un petit rappel historique, histoire de bien montrer qu'on
n’est pas
là par hasard ! En rappelant qu'avant on avait déjà eu l'idée
d'un « portail unique licence » (l'image du portail peut
vous faire penser au jardin de votre grand-mère
ou selon,
pour les férus de SF,
à stargate SG1) et pour boucler la boucle quand vous n'osez plus
intervenir de peur de votre inculture, on vous assène du « pilote »
des « outils »
des « phases de
préconisation », de
« composantes »
de « CS »
et j'en passe.
Avec
cette recette vous ne finirez pas top chef mais top chiant, toutefois
vous aurez du travail ! Et quand vous aurez vraiment le niveau
vous pourrez vous permettre de faire des hommages à vos groupes
préférés, comme madame Monge avec Sniper « cette
offre que l'on va construire dans le ROF » (sacré punchline!)
Comme
le sujet s'intitulait « point NUB » et qu'en ce moment
celle-ci
tangue un peu... Votre serviteur n'a pu s'empêcher de taquiner le
Sieur Pujolar sur le fait de savoir si la NUB ne se
faisait pas ( grognement dans l'assemblée ), si l'on pourrait tout
de même garder cet outil prometteur. Ce dernier répondit par
l'affirmative, mais toujours avec l'humour qui est le sien, il
rétorqua qu'il serait moins pertinent de faire de « petits
R.O.F » que le « R.O.F pour tous », toutes
analogies avec l'actualité serait fortuite !
- L'écosystème du Sieur Layant !
Ce
dernier avait la lourde tâche,
comme crieur du président, de présenter « l'université
numérique » ! Oui difficile à croire en rentrant à
bordeaux 4 qu'on puisse parler d'université numérique quand
celle-ci
ressemble plus à un château
médiéval qu'à une succursale de la NASA.
Je
ne vais pas vous raconter d'histoires ! La principale avancée
numérique de bordeaux IV réside dans le passage de la plateforme
DOKEOS à la plateforme MOODLE qui ouvre beaucoup de possibilités !
Ayez un peu l'esprit ouvert et laissez-vous
MOODELISER ! L'avantage principal de MOODLE est de pouvoir créer
avant tout un superbe écosystème de mot tous plus perchados les uns
que les autres. Je ne résisterais pas à vous livrer le meilleur qui
est le MOODLE MOOT ( ce prononce MOUT ), sorte de rassemblement
néolarzacien (les cartes mères remplaçant les marguerites) des
utilisateurs français de la plateforme moodle !
Le
Sieur Layant toujours inscrit dans la veine gauchisante universitaire
n’oubliera pas de nous rappeler que cette plateforme permet de
faire des visios conférences sans ingénieur vidéo, qu'il nommera
la « visio conférence du
pauvre »... Cela n'est pas
sans rappeler la maxime selon laquelle « l'AES
serait le science pô du pauvre »...
Il serait judicieux de veiller à ce que
cet adage ne devienne pas celui de
l'université bordeaux IV... A moins que cette dernière ne devienne
une véritable université populaire ! Mais ne rêvons pas
trop...
- La chute des DU noirs
Pour
clarifier notre propos, il faut distinguer en ce jour deux DU !
- le DU Summer school déjà Old School ?
Les
« universités d'été » anglophones sont tellement à la
mode !
Tout le
monde en a ! Alors
pourquoi pas nous ?
L'histoire
d'un échec ou quand OSB IV contre-attaque :
- C'est un DU ! Hé oui ça va mieux en le disant mais sous ses airs de bonne vielles chansons Pop ça n'en reste pas moins un fichu diplôme d'université, qui nous permettrait de nous maintenir dans la concurrence effrénée entre universités et nous permettrait de redorer notre leadership international ! FAUX ! Le combat doit se mener encore et toujours au niveau de la formation initiale et non dans un petit pré carré ensoleillé d'été !
- 10 élèves pour 10 enseignants ! Vous nous direz, le rêve américain ? Encore FAUX ! Même si le DU est autofinancé et que chaque enseignant n'aurait que 4 h de cours, c'est déjà 4 h qu'ils ne passeront pas à leurs recherche, à améliorer leurs cours, ou encore dans l'optique de l'université numérique de demain, d'améliorer leurs offres pédagogiques sur Moodle ! Comme j'ai pu le rétorquer au sieur Grellois, on peut prendre ici l'analogie des professeurs de collège à qui on reproche la fainéantise de ne travailler que 18h par semaine en oubliant les 18 autres à préparer les cours en corrigeant les copies ! Hé oui chers professeurs vous exploiteriez sans doutes moins vos doctorants en corrections fastidieuses en oubliant ces DU en pagailles !
- Nous ne sommes pas une agence de voyage ! Car ce DU offre un large panel de service ! Après quelque Mojitos ? autour de la thématique des droits de l'homme sous l'angle du droit administratif français (l'éclate) ! L'université est fière d'amener ces 10 petites têtes blondes en balade au château de Montesquieu ou encore à Saint Emilion ! À la rentrée prochaine le président Lung servira à tous les étudiants étrangers ayant choisi bordeaux IV, un sauterne de 91 avec un magret sauce framboise...
Bref
la morale de cette histoire est que le CEVU n'en est pas tout à fait
dénué, ayant la présence d'esprit de refuser ce DU estival.
- L'armée contre la procédure ! Vive la procédure...
Les
industriels comme Dassault manquent
cruellement de bons économistes versés dans l'art de la défense !
Répondons à la demande créons deux DU « défense », le
secteur se
porte si bien en ce moment...
A
ce moment-là
(et un peu las aussi) du récit cher lecteur ! Je suppose que
vous en avez presque autant marre que moi ! Je vais donc
abréger ! Plutôt que d'attaquer le DU sur le fond, j'ai pu
grâce à notre agent double du conseil d'UFR d'économie apprendre
que ce projet avait été voté sans le quorum ! Donc, pas de
base légale, pas de DU en CEVU !
Je
vous épargnerai
les diverses conventions et maquettes ! OSB IV préférant
l'amour que la guerre je vous laisse vaquer à vos occupations !
(Pour
les jusque boutistes ! Apprenez que la commission Bonnard
existe ! On pouvait en douter ! Le président de la
commission a
simplement oublié
de nous contacter... A suivre... ).
Le
chevalier blanc
mardi 7 mai 2013
OSB IV fanfaronne : Le samedi 1er juin !
"Festival de fanfares" par OSB IV, ou "OSB IV fanfaronne", personne ne sait vraiment. Qu'importe.
Ce que l'on sait en revanche, c'est que nous organisons cette année le premier festival de fanfare sur le Campus Universitaire, au théâtre de verdure du village universitaire n°3, le samedi 1er juin.
Entre 16h00 et 01h30, laissez-vous emporter par le son des cuivres.
Comme à notre habitude, l'hétéroclisme sera le maître mot.
Du jazz au "punk-world", en passant par l'ambiance banda, le tout sur fond de métal (hurlant?). N'entendez-vous pas au loin une once d'un son Balkan?
Au programme : Pastors Of Muppets, Los Teoporos, Wombo Orchestra, Opsa Dehëli, Los Gojats, et Joe la Fougue & les Termites !
Avant le début, ça commence avec un vide-grenier organisé par l'association "Bouge ta Cité U", au même endroit. C'est un bon début.
théâtre de verdure Village 3- Domaine Universitaire- Pessac
Ce que l'on sait en revanche, c'est que nous organisons cette année le premier festival de fanfare sur le Campus Universitaire, au théâtre de verdure du village universitaire n°3, le samedi 1er juin.
Entre 16h00 et 01h30, laissez-vous emporter par le son des cuivres.
Comme à notre habitude, l'hétéroclisme sera le maître mot.
Du jazz au "punk-world", en passant par l'ambiance banda, le tout sur fond de métal (hurlant?). N'entendez-vous pas au loin une once d'un son Balkan?
Au programme : Pastors Of Muppets, Los Teoporos, Wombo Orchestra, Opsa Dehëli, Los Gojats, et Joe la Fougue & les Termites !
Avant le début, ça commence avec un vide-grenier organisé par l'association "Bouge ta Cité U", au même endroit. C'est un bon début.
théâtre de verdure Village 3- Domaine Universitaire- Pessac
Buvette et restauration sur place - gratuit - arrêt tram Unitec - Bus de nuit n° 58
Pendant tout le festival, village associatif.
Pour nous contacter : contactosb4@gmail.com
--- en cas de pluie, repli à la M.A.C---
lundi 6 mai 2013
UFR Eco-Gestion-Aes
Un, deux, encore deux, trois, quatre, cinq, aïe ça coince, ou non paf, six. Il est 09h05. Voilà le nombre de personnes présentes en ce début d'UFR. Sur 40 c'est un bon début. La porte s'ouvrira encore quelques fois mais nous ne doublerons pas nos effectifs.
Commençons.
Ah non la porte s'entre-ouvre à nouveau, et c'est une surprise, quelle surprise, un représentant de l'association Esprit étudiant redécouvre l'UFR éco, sans être vulgaire on pourrait presque dire qu'il se déniaise à nouveau, tellement il brilla peu par sa présence en ce conseil. Bon on ne parlera pas du Met qui a clairement déserté l'UFR il y a plus d'un an au profit notamment du « printemps français » et d'autres activités proche de l'homophobie.
Aparté terminé, on recommence.
Autant vous dire que l'ordre du jour est entaché par l'intitulé « DU Défense par M. Frigant » et nous ne savons pas vraiment quelle bête immonde en sortira -le DU bien-sûr. Mais M. Frigant est en retard, il est près de nous mais dans la salle à coté où a lieu « un déjeuner d'équipe » et où ça braille fortement (divergences sur la N.U.B ? Sûrement).
Pour combler son absence, M. Blancheton -le patron de la maison- en profite pour nous expliquer le déroulement de la pré-rentrée, cette année pas de longues journées aux contenus un poil redondant, mais une journée ou même une matinée uniquement. Alors pour :
° les L1 éco :
lundi 16 septembre pré-rentrée
mardi 17 reprise des cours
° les L2 éco :
mardi 17 pré-rentrée
mercredi 18 reprise des cours
° les L3 éco :
mardi 17 matin pré-rentrée
mardi 17 aprèm cours
° les L1 AES :
lundi 16 pré-rentrée
mardi 17 cours
° les L2 et L3 AES :
mardi 17 matin pré-rentrée
mardi 17 aprèm cours
Pour les masters, les directeurs décideront.
Le patron -toujours- nous fait ensuite un bref récapitulatif des projets en cours de la faculté d'économie-gestion-aes et les nouvelles ne sont pas toutes réjouissantes... D'autant plus lorsqu'elles sont commentées par l'éminence grise du Medef, Mister Degos.
Depuis le début nous soutenons le projet de création d'une L3 AES à Agen, mais depuis le dernier CEVU et les nombreuses critiques faites à son encontre, une chose apparaît. Le non-respect de l'institution qu'est L'Ufr éco, et plus gravement le non-respect du processus démocratique universitaire. En effet, malgré les critiques, le projet fut adopté par le CEVU avec une seule voix contre, ce vote laisserait donc penser que le projet fait finalement consensus, et que le processus doit continuer c'est-à-dire passer devant le prochain CA... Mais non. Le Seigneur Blancheton s'en insurge, et ce à juste titre. Il nous dit qu'il ne comprend pas, surtout que la présidence -par le biais de ses très nombreuses effigies- se permet de le laisser dans l'ignorance, et tous les membres de l'Ufr sont dans la même situation. Devrions-nous par cette absence présidentielle, voir un manque d’intérêt certain pour sa propre institution, alors que le projet NUB bat de plus en plus de l'aile (Bientôt la chute?).
Le projet Voltaire n'avance pas alors que lui aussi est passé devant le CEVU, M. Blancheton avait rendez-vous ce jeudi 2 mai... Ne nous cachons pas, on espère que ce projet quant à lui restera mort né.
On nous parle aussi d'une réflexion autour de la mise en place d'un master II « vin et spiritueux ».
« Putain d'intellos arrêtez de venir vous pavaner ! »
Une fois ce récapitulatif terminé nous passons à « la consultation des copies ». On nous explique que ce projet a pour objectif de limiter le nombre d'élèves allant consulter leurs copies. Seuls les élèves ayant entre 0 et 10 pourront consulter leurs copies, mais ils devront au préalable s'inscrire sur internet, car certains enseignants en ont marre que seuls les étudiants ayant obtenu de très bonnes notes viennent voir leurs copies. Je -allégorie d'OSB IV- demande dans un intérêt pédagogique que soit augmentée à 12 la note plafond et non pas 10, pour permettre de comparer entre une copie à 9 ou une à 11, etc... Mister Cazals me rejoint -belle allégorie que je suis, et finalement ce projet est accepté à l'unanimité. Pourront donc consulter leurs copies les étudiants ayant obtenu entre 0 et 12, et s'étant inscrit sur internet. Cela va être mis en place dès cette session d'examen, espérons que la faculté a prévu de communiquer dessus, sinon il risque d'y avoir des surprises.
Ensuite, on nous parle d'une convention entre le DEJEP (l'antenne de Périgueux) et le lycée Laure Gatet, qui serait une passerelle entre les L1 Droit et Aes et les BTS de ce lycée. Projet intéressant, mais là encore la mascotte du capitalisme, paternaliste de surcroît, en fait trop, intervient sur tout, sait tout, conseille sur tout... Unanimité.
Passons au DU défense nationale qui s'appelle finalement « connaissance de la défense nationale », car M. Frigant est enfin arrivé. Sortez les violons. Projet formidable, soutenu par la présidence, destiné aux grandes entreprises du secteur aéronautique de la région, de grandes perspectives d'avenir. Les cours seront en parti fournis par les officiers de l'armée à titre gracieux mais vu que c'est illégal, on cherche une parade, comprenez par là un vide juridique. Là encore l'éminence grise du Medef s'emploie outre mesure, « allez sur ça », « pensez à ça ». Comme d'habitude le projet est fait dans la précipitation, il faut que ça ouvre à la rentrée (on va y revenir), donc le budget n'est pas terminé, la faculté doit se prononcer uniquement sur le volet pédagogique. Vous allez rire, si si promis. Nous votons : 4 contre (Nous + Unef), 8 pour. Ce qui fait 12 voix, procurations comprises, il y avait donc dans la salle 7 votants (dont 5 avec une procuration). Elle est belle la sacro-sainte démocratie représentative.
Revenons quelques instants sur ce DU et la L3 AES à Agen.
La L3 Aes est un sujet construit et réfléchit tout au long de l'année par la faculté d'éco-gestion-aes, où l'Ufr a été informé mensuellement des péripéties (et avancées), que le CEVU a approuvé, qui devait naturellement passer devant le CA du 29 avril, et bien non. Le projet est donc officiellement reporté, et officieusement on attend de voir car si on rentre dans la NUB (oh con, on n’espère pas !)... C'est intéressant à plusieurs égards, nous étions conviés la même semaine à une réunion de formation des élus étudiants. Lors de cette journée, le président de l'université Yannick Lung nous a martelé que finalement, malgré la LRU, le président de l'université n'avait que des pouvoirs limités. Au-delà de l'énormité que constitue cette affirmation, ce cas nous démontre totalement l'inverse. Un projet discuté depuis belle lurette, adopté par un UFR et un conseil central, répondant à de bonnes motivations de développement du service public sur le territoire se voit tué dans l’œuf unilatéralement par une présidence qui ne trouve pas digne de le faire passer en CA. Entendez par là la mort du projet, les délais étant bien trop réduits pour qu'elle voie le jour à la rentrée prochaine si elle est adopté en juin.
Quant à ce DU « défense nationale » qu'on nous pose là, tel un coprolithe en Ufr, le projet n’a rien de finalisé surtout financièrement. Et lui, obtient un passe-droit et passera au CEVU du 14 mai, pas de soucis, en nous disant qu'il ira au CA suivant, tout roule.
Peut-être que je dérape et dérive, mais Messieurs Blancheton, Cazals, et autres, ne vous sentez-vous pas pris pour des cons ? Deux choses : soit ce DU obtient un passe-droit car il émane de l'équipe présidentielle elle-même, soit ce « passe-droit » provient d'un changement de cap de la faculté d'éco qui souhaite désormais privilégier des DU au désenclavement universitaire de certaines régions.
Et que l'on ne m'explique pas que c'est parce que les effectifs espérés sont différents, car dans le cas de la L3 était espéré entre 15 et 25 individus, et dans ce DU 15 individus également.
Les révolutionnaires virtuels en Asie
Voici un petit article relatant un projet sur la blogosphère contestataire à travers le monde, que OSBIV soutient depuis maintenant un an. En perspective plusieurs actions sur BIV l'an prochain à ce sujet. Bonne lecture !
L’article qui suit est la conclusion de notre travail documentaire sur les révolutionnaires virtuels en Asie. Il s’apparente à un premier bilan de notre expérience sur ce sujet. Quatre mois et douze jours d’interviews, de recherches documentaires, de rencontres et d'échanges. Quatre mois et douze jours ou la première partie de notre périple. Quatre mois et douze jours que nous n'oublierons certainement jamais…
L’Asie. Un continent vaste, des cultures diverses. L’empire du soleil levant s’est en effet construit via la migration d’une pluralité d’ethnies. Le Laos par exemple compte ainsi plus de cent cinquante minorités. A l’instar du Cambodge et du Vietnam qui en rassemblent respectivement autour de cinquante. Des langues, des croyances et des rites différents; une richesse incroyable difficile a amalgamer. L’histoire participe à cette diversité. D’abord parce qu’elle a favorise les flux migratoires. Aussi car elle a été le témoin de conflits profondément marquants, influents sur le comportement actuel de la population. L'indépendance de l’Inde, la guerre du Vietnam, le génocide khmer résonnent toujours dans chacun des états. Une histoire relativement récente qui contribue au caractère différent de ses habitants. Pourtant les luttes de cette nouvelle génération de blogueurs sont similaires. C’est l’expression développée qui diffère ; comme un miroir de cette diversité culturelle. Blogueur Sans Frontiere écrit : « la corruption, le népotisme, les dérives d’un pouvoir non démocratique sont régulièrement dénoncés par les blogueurs ». En Inde, la corruption est ainsi le problème majeur décrit par les internautes locaux. Non qu’elle soit inexistante dans le reste du territoire asiatique ; mais parce que l’Inde reste la seule réelle démocratie des pays en voie de développement du continent. Elle s’ouvre donc à une autre possibilité d’expression qui décide de se tourner vers ce fléau commun. Parallèlement les régimes autoritaires et dictatoriaux influent aussi sur l’expression du « blogging ». Au Laos, le gouvernement endoctrine et entretient la population dans une ignorance étrange. Une peur de l'éducation qui se transmet ; la croyance d’un esprit qui s'échauffe au contact d’une trop grande culture. Les bases d’une cyber révolte sont ainsi avortées. Au Vietnam, les armes du parti sont moins grégaires. La révolte existe mais l'éducation est contrôlée. Dans l’un des douze pays « Ennemis d’Internet » (RSF), la censure est omniprésente et terrifie ses habitants (suivant le modèle de sa grande sœur la Chine). Ainsi, l'année précédente, cinq blogueurs ont été arrêtés et risquent jusqu’à vingt ans de prison pour « propagande contre la république socialiste du Vietnam ». Parce que le gouvernement bafoue un droit humain inaliénable, il motive ses habitants à réagir. La population utilise des formules détournées sur un cyber espace ultra contrôle. Un autre moyen d’expression ; un moyen d'éviter le système pour exprimer les problèmes actuels lies a la pauvreté, aux écarts de richesse ou à l'éducation. Le poids de ces révélations est de plus en plus important à l'échelle planétaire, l’Asie s’affirmant comme le nouveau centre économique naissant.
A l’aube du XXI e siècle, la situation géopolitique mondiale prend un tournant majeur. L'hégémonie américaine est affaiblie laissant place à une nouvelle configuration tournée vers l’Asie Orientale. Un décentrage du monde de l’Atlantique vers le Pacifique. La cartographie traditionnelle est donc à revoir. L’Asie se présente comme un nouveau moteur de croissance. Non sans conséquence : une amélioration moyenne donc relative du niveau de vie. La société asiatique va pouvoir s’ouvrir, s’ouvrir notamment aux nouvelles technologies tel qu’Internet. En découle, l’apparition de cyber-dissidents. A contrario, ces « révolutionnaires virtuels » ont aussi un impact positif sur cette société prônant son amélioration constante ; une relation de réciprocité entre dynamisme politico économique et blogueurs. Aujourd'hui, l’Asie compte plus de cent cinquante trois millions d’utilisateurs Facebook, une augmentation significative d´environ quarante cinq pourcent par rapport à l'année dernière. L’effet domino est un des responsables de ce boom; une sorte de mimétisme des pays moins développés sur des pays voisins tels que Singapour, la Corée du Sud ou encore le Japon. Aussi, une coopération et une solidarité forte parmi ces activistes du net est à prendre en compte. Ils représentent à eux seuls une véritable communauté. Cette volonté de partages et d'échanges se reflètent au travers d'événements organises a une échelle continentale. BlogfestAsia, festival réunissant depuis quelques années les blogueurs d’une quinzaine de pays d’Asie, en est l’exemple flagrant. A cette occasion, il est possible d’observer une hiérarchie au sein de ces blogueurs, certains ayant des voix plus légitimes que d’autres. Ces différences internes s’effacent néanmoins au profit d’une caractéristique commune : les blogueurs, des jeunes éduqués souvent issue d’un milieu favorisé. L'accès à Internet semble alors réservé à une certaine classe. Les règles ne changent pas, une révolution passe le plus souvent par une élite en éveil. Internet et les blogs sont leurs nouvelles armes d’action.
La liberté d’expression demeure ainsi un droit fondamental, objet de lutte pour certains blogueurs asiatiques. Paradoxalement une généralisation théorique peut aussi apparaitre comme un ethnocentrisme occidental. « Certains enfants en Asie doivent choisir entre payer le bus pour aller à l'école et manger le midi » nous disait Hanny Kusumawati, fondatrice d’un mouvement sociale promouvant l’éducation des enfants indonésiens (http://coinachance.wordpress. com/). L'idée que la globalisation se traduit par une exportation de la démocratie s’affirme alors comme utopique. Il est en effet difficile de choisir une lutte de l’esprit quand les besoins fondamentaux de l’Homme ne sont pas assouvis. Une hiérarchisation naturelle s’impose alors.
Morgane Dumas
vendredi 19 avril 2013
CR CEVU du 9 avril
En
ces premières chaleurs estivales, aller au CEVU relève plus d’un tête à tête
avec Emile Louis , que d’une bonne bière en terrasse… l’UNEF
l’a d’ailleurs bien compris, ses troupes désertant ce magnifique conseil seulement deux mois
après leur élection, enfin bref je m’égare. C’est cette fois ci à un plan en 6
parties que nous nous attaquons.
I Un
collège fou fou fou :
On
commence, comme c’est désormais la coutume, par un point NUB. Et c’est le sieur Pujolar qui sera à l’honneur,
comme le petit prince, notre cher Directoire de la NUB a chargé plusieurs
personnes, dont lui, de leur dessiner un
collège. A savoir, la grande innovation, la structure intermédiaire au niveau
de la formation, coincée entre les conseils centraux et les UFR du futur
établissement.
Il s’agira
donc de coordonner, et articulation ainsi que subsidiarité seront les maîtres
mots de ce travail préparatoire. Articulation entre le collège et les
départements d’une part, puis entre le collège et les différentes UFR le
composant et enfin entre le collège et les conseils centraux. Plusieurs
interrogations émergent sur la cohérence de cette future organisation, vite
rassurées de main d’esthète par notre cher VP CEVU. En effet, tout cela étant
très logique, les composantes gagnant en poids et en autonomie, il est normal
de créer un collège qui aurait une vision stratégique d’ensemble pour la
formation.
Comme
d’habitude, on ne comprend pas grand-chose, mais ça ne sent pas très bon. En
plus, c’est long, très long, extrêmement long et on en vient même à penser qu’on
serait bien mieux dans un cours de droit fiscal, c’est dire. Cependant, nous finissons sur la composition des
conseils de ces fameux collèges, et nous en profitons pour exprimer à nouveau
notre farouche volonté de voir les étudiants bien plus représentés que ce que l’on
nous propose à priori (6/30 cf compte rendu de diverses réunions NUB).
II Les
primes de match!
Si
vous aimez voir les professeurs gênés ou énervés, il y a mieux que les réunions
NUB, il y a les débats sur les primes de responsabilités pédagogiques. En effet, pour chaque
responsabilité exercée, un enseignant a une décharge d’enseignement équivalente
à un référentiel que l’université essaye de rendre homogène entre composantes.
Et c’est
ainsi que les messes basses se mettent à fuser, pourquoi les directeurs de Du
ont des primes dans les IUT et pas dans les UFR? Pourquoi tel co-responsable de
masters a droit à 24h et pas à 12h comme ses confrères ?
Bref,
réjouissant parfois, mais pas très intéressant somme toute.
III E-forme toi mon
garçon, c'est bon pour ce que tu as !
Est
venue par la suite la modification de certaines maquettes en droit et en éco,
encore une fois à priori, pas de quoi organiser une assemblée générale.
Cependant, comme déjà évoqué dans un CR de l’UFR éco, gestion et AES, on voit
apparaître dans la plaquette du master économie appliquée un petit astérisque.
Et c’est
là que le bât blesse, cette petite note de bas de page nous explique que le
cours de probabilités et statistiques en M1 sera sur Internet. Déjà, on s’étonne
de voir un cours obligatoire sur internet, un cap est donc clairement franchi. De plus,
on note que c’est le cours magistral qui est remplacé par de la formation en
ligne et que les TD sont maintenus.
On s'interroge donc sur la logique de la chose, en outre nous ne disposons d'aucune explication sur le contenu concret de cette E-formation, on nous explique seulement qu'elle sera constituée de vidéos explicatives. On remplace donc un cours par des vidéos, très bien, mais le clou du spectacle est que l'on nous explique que c'est à cause du niveau catastrophique des étudiants que l'on met cela en pratique. En quoi remplacer un cours va-t-il faire augmenter le niveau ? Mystère... Réviser des partiels sur Youtube ne m'a jamais parut être un bon gage de réussite.
Nous demandons donc si c'est dans une logique d'économie que l'on teste cette nouvelle formule, indignés on nous répond unanimement que ce n'est pas le cas. Nous votons évidemment contre, évidemment ça passe, et nous restons sur un accord dissonant entre un cours en ligne sans contenu et des futurs travaux dirigés qui ne seront que difficilement articulables avec une E-formation qui ne sera plus la base de l'enseignement mais juste un complément. Nous avons à ce propos également demandé si ces supers "vidéos" ne pouvaient pas être un support au cours magistral plutôt qu'un substitut... Niet!
IV L3
AES à Agen, c’est très bien mais bon…
C'est ensuite l'épisode le plus mystérieux de notre belle après-midi d'avril, Mister Cazals, directeur du département AES, vient présenter son projet d'ouverture en 2013 d'une L3 AES à Agen. En résumé, cette L3 sera en cotutelle avec B3 (eh oui pas besoin de la NUB pour faire de la pluridisciplinarité...), basée sur les langues (anglais, espagnol) ainsi que sur la gestion et des bases juridiques (droit du taf et droit des entreprises). Elle vise à répondre à une forte demande du lobby du pruneau, qui veut recruter ses futurs cadres dans le tissu universitaire local, pour travailler à l'export.
De petites précisions sont importantes pour comprendre les enjeux de cette formation. Au delà du lobby du pruneau sus-nommé et des collectivités locales, qui cherche à avoir des licences semi-professionnelle au niveau local, l'antenne d'Agen a ses spécificités. 70% de boursiers, des cours en AES s’arrêtant à la L2, et un ancrage local assez fort. La création d'un débouché pour les étudiants en AES apparaît depuis longtemps comme obligatoire, du fait que ces étudiants d'une part, n'ont pas forcément les moyens d'aller poursuivre leurs études à Bordeaux ou ailleurs, et d'autre part peuvent se retrouver en conséquence à la sortie de la L2 sans diplôme. Quid de la continuité du service public sur le territoire ? Ce projet nous semble donc aussi bien sur le fond que sur la forme répondre à ces préoccupations.
Et ce n'est, à notre grande surprise, qu'après l'exposé de Mister Cazals, accompagné par son accolyte Mister Delbrel (pour l'anecdote il dirigera la commission sur l'amphi Bonnard), qu'une fronde commune des sieurs Brisson, Pujolar et Lung s'abattit sur cette Internationnal Pruneau Licence. L'engagement fut donné par le sieur Pujolar, qui opta pour un tactique très habile dénommée "je te fais un bisous, puis une fois ta garde baissée je te fous un coup de boule".
En effet, il commença par dire qu'au nom de l'équipe présidentielle il félicitait les personnes ayant élaboré cette formation, de par leur capacité à avoir négocié la co-tutelle avec B3, et de par la rapidité avec laquelle ils ont trouvé un financement des collectivités locales. Cependant il précisa qu'il ne fallait pas aller plus vite qu'un référé liberté, et que beaucoup d'interrogations demeuraient quant à la pertinence de la formation autant sur le nombre d'étudiants attendus que sur le contenu des enseignements.
Et là, c'était parti, le petit père de la fac de droit, le bien nommé Brissoniev, mit alors l'accent sur l'absurdité de la mutualisation de certains cours de L3 droit avec cette L3 AES, les AES n'ayant pas forcément le niveau selon lui. Ensuite, il interrogea la logique de cette offre de formation en critiquant le choix des matières enseignées et leur cohérence. Et il finit par dire que cette mutualisation de cours serait surement refusée par sa faculté.
Les banderilles plantées, la muleta posée, sieur Lung, saisit l'épée, et tenta d'achever le projet en expliquant que si L3 il y avait, ce ne pouvait être pour la prochaine année. En effet, s'engager auprès des collectivités était un pari risqué. Car si peu d'étudiants s'inscrivaient et que la formation était annulée, ces dernières demanderaient à être réparées, la fac devant assumer ses responsabilités.
Et tout cela pour encore 45 minutes passées à pinailler pour un vote favorable à l'unanimité.... moins un.
V
Conventions :
Le lot de chaque conseil qui se respecte, plein de conventions ! Youpi ! Alors, que dire à part que l'IUT brille souvent par ces belles conventions leur permettant de faire dans le tiers monde, ce qu'ils ne peuvent pas faire en France faute de frais d'inscription posés par arrêté ministériel. Un petit master 2 pro à 5000 balles l'année au Pérou (salaire moyen 243 euros par mois), un petit partenariat avec une buisness school indienne lui aussi hors de prix. Rien de bien nouveau qui ne recevra pas nos voix.
Enfin, les élus OSBIV souhaitent beaucoup de réussite et de bonheur à la faculté de droit et à son doyen, pour leur tentative d'entrée dans le monde fabuleux de la formation professionnelle des avocats et autres professions juridiques.
VI Question diverse :
Une seule question fut posée, par nos camarades de l'Unef, sur le master dynamique africaine. En effet cette formation ne semble pas du tout répondre aux critères "normaux" d'un diplôme digne de ce nom. Nous ne nous étendrons pas en détail sur les problèmes de cette formation, et ils sont nombreux. Cependant nous serons à l'avenir extrêmement vigilants pour que les problèmes rencontrés par les étudiants cette année ne se renouvellent pas et que l'université assume ses responsabilités.
Et nous finirons donc ce compte rendu sur un proverbe africain :
Quand on est au milieu du fleuve, on n'insulte pas le crocodile.
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