vendredi 16 octobre 2015
lundi 12 octobre 2015
mercredi 30 septembre 2015
vendredi 11 septembre 2015
mercredi 26 août 2015
Les Campulsations 2015 se préparent, et nous avons besoin de VOUS !
Pour la 5e fois, nous organisons le grand concert des Campulsations, le 25 septembre prochain, en partenariat avec le CROUS de Bordeaux-Aquitaine. Le tout on l’espère, gratuitement comme les années passées, et pas pour la dernière fois.
Et cette année, on a décidé de jouer l'ouverture à l'international !
Et cette année, on a décidé de jouer l'ouverture à l'international !
https://fr.ulule.com/concert-osb-campulsations/
Organisé bénévolement par des étudiants, ce concert vise à apporter culture et animation au sein du campus bordelais et de le transformer en véritable lieu de vie. Lieu de partage et d’échange, autour d’un concert gratuit et ouvert à tous.
Depuis plusieurs années vous êtes des milliers à plébisciter ce concert. L’an passé encore, vous étiez près de 15 000, quand Zebda occupait la tête d’affiche. Un grand moment pour ce concert, qui chaque année attire de plus en plus de monde, au point de devenir l’un des plus gros concerts étudiants de France.
https://fr.ulule.com/concert-osb-campulsations/
mercredi 1 juillet 2015
CFVU du 18 juin : un conseil sans appel, ou sans général
Acte introductif :
Excuses plates ou plates excuses
Ô toi, cher lecteur, excuse-moi
de mes dernières absences dactylographiées mais une main cassée m'a empêché
d'écrire des comptes-rendus lors des deux dernières CFVU et du dernier CAC, mais
rassures-toi il ne s’est rien passé de choquant hormis le fait que ton
serviteur, un brin libertaire, s'est offert le luxe d'être élu à la commission
disciplinaire de l'Université de Bordeaux sous le regard désabusé de
Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux.
Acte I : Parlons
formation
Le suzerain Ἀχιλλεύς lance
cette CFVU en s'excusant du fait que nous ne procéderons pas au vote du PV de
la dernière séance (et aussi de celle d'avant) car ils n'ont pas pu être
rédigés à temps. C'est la dernière séance de l'année et cela se sent, peu de
monde est présent le quorum est difficilement atteint (et ce grâce aux
procurations) et surtout il y a une volonté d'avancer rapidement.
Le premier acte important
concerne le « Diplôme Universitaire (D.U) transverse d'insertion
professionnelle ». Ce DU a pour objectif une meilleure insertion
professionnelle à la fin d'une licence et pour cela en contrepartie de frais
d'inscription à 500€ par étudiant, les heureux élus apprendront à faire des CV
et à accéder à des stages longs (entre 4 et 6 mois). Concernant ce DU plusieurs
problèmes se posent :
·
premièrement : naïfs que nous sommes, nous
pensions que les diplômes de l'université (licence, master, doctorat) étaient
de véritables passeports pour l'emploi
·
deuxièmement, nous ne comprenons pourquoi des
étudiants devraient payer cette « formation » alors que la DOSIP (par
exemple) propose des ateliers gratuits pour notamment construire son CV ou
mettre en avant ses compétences
·
troisièmement ce genre de diplôme développe des
heures complémentaires de la part des enseignants qui sont -très- onéreuses
pour l'université et que celle-ci tend à réduire. Du coup dilemme, si on en
crée ici, il faudra en supprimer ailleurs, c'est à dire dans la formation
initiale (L,M,D). Il y a donc un coût immatériel sur la formation
licence/master et une perte de sens des diplômes.
·
Ensuite au fil des débats se posent la question
de l'étudiant qui paye ce DU mais qui ne trouve pas de stage, comment
fait-il ? La réponse est qu'il n''ont pas songé à cette hypothèse.
Votons mes amis :
Suspense. Le premier vote est confus, le second aussi néanmoins il donne un
verdict, mais au vu de l'incertitude je demande un nouveau vote séparé espérant
entre temps le changement d'avis de certains membres du conseil.
Finalement : 7 contre (dont votre farouche serviteur), 10 abstentions, 11
pour. Lors de ce vote, nous noterons la déception quant à la position des
syndicats qui ont préféré s'abstenir, nous noterons aussi qu'une majorité des
voix pour provient de procurations données à la présidence où à ses proches, et
qu'enfin Inter'assos s'est déchiré certains d'entre eux votant contre (la
FAGE) et d'autres s'abstiendront (PDE) ; pas d'inquiétude ils travaillent
de concert à l'amélioration de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Ensuite, une multitude de
conventions internationales sont votées, ainsi que le renouvellement d'une
formation, et enfin une modification d’exonération des droits d'inscription.
Notons pour ce dernier cas, que le changement est notamment l'enlèvement d'un
critère d'âge pour être éligible à l'exonération, une procédure judiciaire se
cacherait-elle derrière ce changement ou alors est-ce tout simplement une
volonté progressiste ?
Acte II : Parlons
vie universitaire
Le point important est
l'instauration d'un Pass'sports (vous noterez le jeu de mot digne de Cauet). Ce
pass concerne uniquement la pratique sportive en formation personnelle (FP) qui
concerne des cours assurés par des enseignants mais sans évaluation. Ce pass qui
va être payant (nous verrons ça plus tard) s'adresse à tous les sports, ce qui
signifie qu'il n'y aura plus de formation personnelle gratuite. L'objectif est
de couvrir les coûts et de faire rentrer un peu d'argent en ces temps
difficiles. On nous explique que le pass rendra plus lisible l'offre et donc
qu'à terme la population pratiquante va doubler c'est à dire approximativement
passer de 5000 à 10000 usagers (c'est en tout cas l'objectif annoncé). Difficile
à croire lorsque la prestation devient payante, enfin. On nous propose
ensuite plusieurs options (comprendre ici tarifaire) certaines sans y croire,
pour finalement proposer au vote le « pass'sports à 25€ »
(proposition la plus basse). Unanimité. Ce cas est l'illustration parfaite
d'un sentiment d'amélioration, de consensus, alors qu'en réalité bon nombre
d'étudiants vont se retrouver à payer pour pratiquer. Notons que cela
rapportera en réel à l'université 72 000€...
Après un point -ennuyeux-
sur les travaux de Carreire (site de médecine), nous passons à une présentation
des dispositifs de rentrée. Et en toute sincérité rien de bien nouveau hormis
que dorénavant le paiement en 3 fois sera uniquement possible par internet et
non plus lors de l'inscription à la fac. Encore une régression, et nous
espérons surtout que l'université fera publicité de ce changement. Ce
dernier est apparemment dû au fait que la Cour des comptes considérait cela
illégal car se rapprochant du micro-crédit.
Bonnes vacances et comme les
bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, nous noterons que le suzerain
Ἀχιλλεύς paraissait apaisé ce qui a permis des débats sereins malgré des
désaccords profonds. Lorsque qu'on nous prend pas pour des merdes, il faut
savoir le reconnaître.
Ciao ciao.
mardi 23 juin 2015
Conseil de Faculté Droit-Sc Po 16 juin 2015
Un Conseil de faculté
encore une fois chargé au vu de notre calendrier aussi serré qu’un élastique de
slip. Le conseil du 16 juin ouvre donc par les plus plates excuses de Monsieur
le Doyen pour la communication des documents de travail trois heures avant le
conseil… Est invoqué les divers changements de dernière minute venant
d’au-dessus, à savoir des conseils centraux. Ainsi, la validation du Procès-Verbal du Conseil de faculté du 2 avril 2015
reportée au prochain Conseil. Pas de temps à perdre, on nous indique que
l’on doit absolument finir à 17h30. Histoire d’écourter des débats, sous
couvert « d’efficacité du Conseil »…
Acte I :
Convention Cour d’Appel/Faculté de Droit, de la professionnalisation des
étudiants
Il nous est détaillé un
projet de convention de partenariat entre la Cour d’Appel de Bordeaux et la
Faculté de droit. Une collaboration existe déjà dans les faits, mais la rendre
pérenne passe par l’instauration d’une telle convention. Ainsi, sont au
programme : analyse de la jurisprudence de la Cour par les
étudiants/doctorants/chercheurs, manifestation scientifique annuelle, création
d’un inventaire de la bibliothèque de la Cour d’appel de Bordeaux par
l’Université.
Le sieur St Pau propose qu’un documentaliste des bibliothèques de droit soit détaché pour faire ce travail d’inventaire. Celui-ci une fois effectué permettrait d’avoir accès à une manne documentaire incommensurable d’ouvrages historiques, voire en exemplaires uniques.
Notre collègue d’Esprit Etudiant soulève la question du coût éventuel d’un tel détachement. La question est justifiée par le fait que lorsqu’un travail documentaire est demandé dans les centres de recherches, ce sont souvent des vacataires qui sont employés.
On nous indique qu’il s’agirait plutôt de demander à un documentaliste d’un centre de recherche au PJJ de se déplacer un jour ou deux par semaine pour faire ce travail d’inventaire. Ainsi, pas de surcoût.
Dame Badel s’interroge sur le bien fondé de proposer aux chercheurs des projets de mémoire, indiqué à l’article 1 de la convention. Il s’agirait simplement de donner un côté pratique à la recherche. Du terrain !
Le sieur St Pau propose qu’un documentaliste des bibliothèques de droit soit détaché pour faire ce travail d’inventaire. Celui-ci une fois effectué permettrait d’avoir accès à une manne documentaire incommensurable d’ouvrages historiques, voire en exemplaires uniques.
Notre collègue d’Esprit Etudiant soulève la question du coût éventuel d’un tel détachement. La question est justifiée par le fait que lorsqu’un travail documentaire est demandé dans les centres de recherches, ce sont souvent des vacataires qui sont employés.
On nous indique qu’il s’agirait plutôt de demander à un documentaliste d’un centre de recherche au PJJ de se déplacer un jour ou deux par semaine pour faire ce travail d’inventaire. Ainsi, pas de surcoût.
Dame Badel s’interroge sur le bien fondé de proposer aux chercheurs des projets de mémoire, indiqué à l’article 1 de la convention. Il s’agirait simplement de donner un côté pratique à la recherche. Du terrain !
On nous indique
également qu’une telle convention permettrait de poursuivre le partenariat en
termes de stages. En effet, il existe déjà
36 postes d’assistants de justice, que la convention propose de
réglementer (stage de 60 jours, accueil par la prépa ENM, gratuité du stage,
…).
Que du bon, adoption à l’unanimité.
Que du bon, adoption à l’unanimité.
Acte II : Bilan de la campagne d’accréditation
On nous présente le travail
effectué en commission licences, par une présentation pédagogique de la
maquette des Licences (Masters et
antennes reportés au Conseil de juillet), sans l’aspect financier. En
effet, changement de cap de la part du Vice Président Formation, on met le
pédagogique d’abord, le financier viendra après…
Suite à une demande d’éclairage, le Doyen a avoué que si le budget manquait, certains cursus seraient évincés, notamment dans les antennes. Le sieur Combeau ne peut alors que s’alarmer d’une mise au second plan des antennes délocalisées, seul rempart matériel contre une sélection à l’entrée ! On lui rétorque que le modèle de la L3 est exportable aux antennes, mais si jamais pas de fonds, bah tant pis, on n’aura pas de L3. Sachant que cette L3 propose 6 parcours différents. Vous voyez où l’on veut en venir…
Suite à une demande d’éclairage, le Doyen a avoué que si le budget manquait, certains cursus seraient évincés, notamment dans les antennes. Le sieur Combeau ne peut alors que s’alarmer d’une mise au second plan des antennes délocalisées, seul rempart matériel contre une sélection à l’entrée ! On lui rétorque que le modèle de la L3 est exportable aux antennes, mais si jamais pas de fonds, bah tant pis, on n’aura pas de L3. Sachant que cette L3 propose 6 parcours différents. Vous voyez où l’on veut en venir…
En raison d’une L3 trop
conséquente, la maquette tente de lisser les enseignements avec la L2 et le M1.
Ainsi, pour la structure de la Licence 1 : suppression des TD d’Histoire
du droit mais en l’intégrant dans les cours de droit constitutionnel et civil,
qui seront obligatoires. Pour la structure de la Licence 2 : introduction
d’un 3ème TD en Droit pénal (S1)/Européen (S2) de 5 séances et de
l’histoire du droit des biens. Enfin, pour la Licence 3 : divisions de la
L3 en 6 parcours progressif vers la spécialisation allant de
« Entreprise » à « Droit international et européen ».
On remarque bizarrement que le
droit pénal est présent partout. Même en « Licence Droit public »,
puisque le droit pénal, c’est un peu du droit public et du droit privé.
Pourquoi pas. Hem.
Face aux différentes interrogations de la part des différents membres du conseil, notamment quant à la soutenabilité financière d’un tel projet, mais surtout sur les modalités d’examens que cela susciterai, on sent l’équipe décanale s’impatienter. Coupons court au débat, partons sur un vote de « principe » : 16 abstentions, 15 favorables, 0 défavorables. Même si le sieur Hakim avait laissé sa procuration, le vote aurait été de 16 à 16. Pas de majorité se dégageant, l’abstention s’assimile à un vote « contre », le projet est rejeté. L’équipe décanale se permet de juger de la qualité du vote des élus étudiants (mais pas de leurs collègues enseignants, qui se sont tout autant abstenus), en raison de leur participation aux commissions. Or, les retours des commissions et leur déroulement ne collent pas exactement avec ce qui est proposé en Conseil.
La suite s’annonce musclée.
Face aux différentes interrogations de la part des différents membres du conseil, notamment quant à la soutenabilité financière d’un tel projet, mais surtout sur les modalités d’examens que cela susciterai, on sent l’équipe décanale s’impatienter. Coupons court au débat, partons sur un vote de « principe » : 16 abstentions, 15 favorables, 0 défavorables. Même si le sieur Hakim avait laissé sa procuration, le vote aurait été de 16 à 16. Pas de majorité se dégageant, l’abstention s’assimile à un vote « contre », le projet est rejeté. L’équipe décanale se permet de juger de la qualité du vote des élus étudiants (mais pas de leurs collègues enseignants, qui se sont tout autant abstenus), en raison de leur participation aux commissions. Or, les retours des commissions et leur déroulement ne collent pas exactement avec ce qui est proposé en Conseil.
La suite s’annonce musclée.
Acte III : diverses conventions et
partenariat
Passons assez vite sur les
différentes conventions qui sont soumises au vote. L’une concerne un
partenariat pour accueillir des étudiants/doctorants chinois souhaitant
s’intéresser au développement du droit administratif français, qui s’est
construit, comme en Chine, sur l’expropriation. Il s’agit plus d’une convention
de forme, permettant d’avoir ensuite l’accord du gouvernement chinois.
Adoption à l’unanimité.
La seconde concerne un partenariat avec le Centre de Formation des Apprentis, de façon à proposer des formations permettant l’apprentissage (de plus en plus prisé par nos futurs employeurs) dans les professions juridiques (assurance, urbanisme, notariat).
Adoption à l’unanimité.
Adoption à l’unanimité.
La seconde concerne un partenariat avec le Centre de Formation des Apprentis, de façon à proposer des formations permettant l’apprentissage (de plus en plus prisé par nos futurs employeurs) dans les professions juridiques (assurance, urbanisme, notariat).
Adoption à l’unanimité.
Acte IV : un joli DU excédentaire
Il nous est proposé une
modification de la maquette du DU Droit, Société et Religions. Le DU est beau,
car celui-ci propose des droits d’inscriptions « raisonnables » (cela
reste de la formation payante…), mais possède un budget excédentaire du double
de ses frais de fonctionnement (environ 15000 euros).
Adoption à l’unanimité, si cela peut servir à financer d’autres formations qui en ont besoin… Par exemple, la formation initiale en licence ou en master ?
Adoption à l’unanimité, si cela peut servir à financer d’autres formations qui en ont besoin… Par exemple, la formation initiale en licence ou en master ?
Acte V : de la Clinique du droit
La question de l’évaluation du
travail produit par les étudiants praticiens de la Clinique du droit en Master
2 pose débat. En effet, certains enseignants souhaitent la valoriser, d’autres
non. Mais au sein des enseignants voulant la valoriser, tous ne sont pas
d’accord sur le montant de points. Cela se justifie par le fait que dans
certaines formations, l’activité au sein de la Clinique du droit n’est pas
aussi intense que dans d’autres (Droit international vs Droit du travail par
exemple). Ainsi, on autorise les enseignants à ne pas accorder de points bonus.
Mais on uniformise par le biais d’un plafond à 10 points pour ceux qui
souhaitent valoriser l’investissement. Ce plafond est à titre transitoire (1
an).
Adoption à l’unanimité.
Adoption à l’unanimité.
Acte VI : des stages étudiants
Il est remarqué que l’on fait
face à un non-respect de la réglementation imposant un référent pour 16
stagiaires par l’université (1200 conventions de stages délivrés cette année).
Il y a donc nécessité de limiter la délivrance de conventions.
Ainsi, il est dorénavant interdit aux L1 d’effectuer un stage (trop observatoire), or cas d’un semestre vacant (dans le cadre d’un redoublement). Un minimum de 2x5 jours (conjoints ou non) est demandé pour obtenir une convention de stage, ce qui pourrait être un argument de poids lors de la négociation salariale, pardon, lors de la négociation d’esclavage moderne.
Adoption à l’unanimité.
Ainsi, il est dorénavant interdit aux L1 d’effectuer un stage (trop observatoire), or cas d’un semestre vacant (dans le cadre d’un redoublement). Un minimum de 2x5 jours (conjoints ou non) est demandé pour obtenir une convention de stage, ce qui pourrait être un argument de poids lors de la négociation salariale, pardon, lors de la négociation d’esclavage moderne.
Adoption à l’unanimité.
Acte VII : du calendrier
universitaire
Tel le beaujolais, chaque année,
un nouveau calendrier universitaire est proposé à la dégustation. Cette année,
on nous propose une prérentrée le 10 septembre, ainsi que la banalisation de la
semaine du 2 au 7 novembre. Celle-ci permettrait d’expérimenter la mise en
place des examens blancs hors samedi après-midi, mais aussi le déroulement en
deux temps des examens : partiels des petites matières sur cette semaine,
et partiels des fondamentales en janvier.
Dame Serac, responsable des langues, s’inquiète d’une séance de TD qui disparaîtrait avec cette semaine banalisée.
Il est nécessaire de retoquer ce calendrier.
Dame Serac, responsable des langues, s’inquiète d’une séance de TD qui disparaîtrait avec cette semaine banalisée.
Il est nécessaire de retoquer ce calendrier.
Acte VIII : du Diplôme
universitaire nouveau
Il est proposé une hausse du tarif du DU « Expertise judiciaire », qui cible exclusivement la formation continue auprès des professionnels. Celui-ci prendrait 200 euros en plus. Si, de prime abord, vos serviteurs se sont offusqués d’une telle hausse, il nous est expliqué que ce DU se finance par les entreprises qui payent à leur salariés par le jeu des cotisations une nouvelle formation. Si l’on peut faire cracher des sous au patronat pour financer notre formation initiale, pourquoi pas.
Lors du vote, le corsaire de l’UNEF vote contre. Compréhensible. Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là. Le sieur Saint Pau, doyen de son état, excédé par ce conseil qui ne va pas en sa faveur, se permet de demander au corsaire s’il est conscient de ce qu’il se passe en conseil, et s’il sait de quoi on parle. Non seulement il juge le vote de notre collègue, mais se permet de lui demander une justification. Le corsaire n’en démordra pas, expliquant qu’il s’agit de la ligne de son organisation nationale.
Adoption, 2 votes contre. L’équipe décanale est dans le mal.
Acte IX : des demandes de
subventions
3 demandes de subventions nous sont soumises. Une acceptée (hauteur 500 euros maxi, si vous suivez nos différents comptes rendus…) car en direction d’une association et d’un projet étudiant. Une refusée (une demande d’aide à la publication, relève du centre de recherche), et enfin, une reportée, suite à une incompréhension.
Bon sang, on a tracé, il est à peine 17h40. Merci, au revoir, c’est la quille.
vendredi 17 avril 2015
Compte rendu Conseil de Faculté Droit et Science Politique – 2 avril 2015
L'ordre
du jour était bien complet. Et ce fut un conseil riche en
informations en tout genre qui a eu lieu en ce jour. Et vous vous en
doutez, ce ne sont pas des informations des plus réjouissantes.
Acte I – De la campagne d'accréditation
Là dessus, pas
grand-chose de nouveau si vous avez lu notre compte rendu de conseil
de collège.
Cependant, quelques petites précisions propres à notre faculté de droit et science politique. On nous apprend qu'un projet de collaboration entre une filière « propriété intellectuelle » et le Labri (Laboratoire bordelais de recherche informatique) est dans les tuyaux. Si l'intention est louable, une telle ambition relève hélas de l'utopie, compte tenu des restrictions budgétaires et des fermetures à venir de filières. Mais bon, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, on se congratule.
Les commissions Master et Licence ont cherché à dégager des principes généraux pour les nouvelles formations. Mais le doyen Saint Pau met en avant un élément plutôt important : on sait pas trop où l'on va niveau budget. On avance avec des grosses œillères, à tâtons, dans l'obscurité la plus totale, ce qui n'est pas pour plaire à la faculté de droit.
Un réflexion a été engagée quant au rythme de l'étudiant. Il a été estimé que l'étudiant lambda effectue 45 heures de travail PAR SEMAINE pour l'université (cours, travaux préparatoires, TD, recherches diverses…). Et les commissions ont considéré qu'il serait important de dégager du temps pour d'une part, préparer au mieux la professionnalisation des étudiants, mais aussi pour mettre en avant les activités culturelles, associatives, voire sportives au sein de l'université. Comment faire ? En optant pour une maquette avec 5 matières par semestre, et une unité complémentaire accolée, et ce dès le M1. Cette unité de « professionnalisation » semble partir sous de bonnes augures, puisque les partenaires professionnels et institutionnels de l'université sont prêts à s'investir pleinement dans ce projet : stages, travaux pratiques, histoire de la déontologie de la profession sont attendus. On ne peut que se réjouir. Une autre unité serait possible : internationalisation, avec des cours présentés par des professeurs étrangers. Une unité « préparation aux concours » est envisageable entre l'IEJ et la Prépa Montesquieu. Enfin, une unité « sport » permettrait de consolider la tête et les muscles.
Cependant, quelques petites précisions propres à notre faculté de droit et science politique. On nous apprend qu'un projet de collaboration entre une filière « propriété intellectuelle » et le Labri (Laboratoire bordelais de recherche informatique) est dans les tuyaux. Si l'intention est louable, une telle ambition relève hélas de l'utopie, compte tenu des restrictions budgétaires et des fermetures à venir de filières. Mais bon, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, on se congratule.
Les commissions Master et Licence ont cherché à dégager des principes généraux pour les nouvelles formations. Mais le doyen Saint Pau met en avant un élément plutôt important : on sait pas trop où l'on va niveau budget. On avance avec des grosses œillères, à tâtons, dans l'obscurité la plus totale, ce qui n'est pas pour plaire à la faculté de droit.
Un réflexion a été engagée quant au rythme de l'étudiant. Il a été estimé que l'étudiant lambda effectue 45 heures de travail PAR SEMAINE pour l'université (cours, travaux préparatoires, TD, recherches diverses…). Et les commissions ont considéré qu'il serait important de dégager du temps pour d'une part, préparer au mieux la professionnalisation des étudiants, mais aussi pour mettre en avant les activités culturelles, associatives, voire sportives au sein de l'université. Comment faire ? En optant pour une maquette avec 5 matières par semestre, et une unité complémentaire accolée, et ce dès le M1. Cette unité de « professionnalisation » semble partir sous de bonnes augures, puisque les partenaires professionnels et institutionnels de l'université sont prêts à s'investir pleinement dans ce projet : stages, travaux pratiques, histoire de la déontologie de la profession sont attendus. On ne peut que se réjouir. Une autre unité serait possible : internationalisation, avec des cours présentés par des professeurs étrangers. Une unité « préparation aux concours » est envisageable entre l'IEJ et la Prépa Montesquieu. Enfin, une unité « sport » permettrait de consolider la tête et les muscles.
Pour ce qui est des
Master 2, on est parti pour s'inquiéter. Au delà de la suppression
de la distinction « recherche » et « professionnel »,
on risque de se heurter à des différences en termes de volumes
horaires entre les M2. Il a été décidé de se baser plus ou moins
sur ce qui se faisait avant, à savoir au minimum 180h, ce qui était
la moyenne des différents M2 avant la réforme. On me souffle dans
l'oreillette que dorénavant, pour faire un stage conventionné, il
faut intégrer une formation de 200h par an ! Les doctorants se
retrouvent ainsi exclus de cette volonté de
professionnalisation.
Se pose également la question des seuils d'étudiants pour les M2. Est-ce que l'on réfléchit par M2, par cours ? Il a été retenu que pour qu'un Master 2 puisse ouvrir, il faudra qu'il y ait 12 étudiants minimum à l'ouverture, et 15 si il est déjà préexistant. Cette idée du ratio se pose également à la candidature. Est-ce qu'un M2 avec seulement 20 dossiers déposés, mais des dossiers de qualité, se verra supprimé ? Silence dans la salle. La question se posera également pour les M1. 30 étudiants serait un minimum vital ? Doit on faire des seuils différents selon la section ? Que faire des M1 et M2 où les cours sont mutualisés ? Là encore, on ne sait pas encore sur quel pied danser niveau budgétaire ! Doit on compter ces cours en termes de coût par étudiant, ou bien répartir par part viriles ? On avance dans le brouillard complet, pour notre plus grand plaisir.
Se pose également la question des seuils d'étudiants pour les M2. Est-ce que l'on réfléchit par M2, par cours ? Il a été retenu que pour qu'un Master 2 puisse ouvrir, il faudra qu'il y ait 12 étudiants minimum à l'ouverture, et 15 si il est déjà préexistant. Cette idée du ratio se pose également à la candidature. Est-ce qu'un M2 avec seulement 20 dossiers déposés, mais des dossiers de qualité, se verra supprimé ? Silence dans la salle. La question se posera également pour les M1. 30 étudiants serait un minimum vital ? Doit on faire des seuils différents selon la section ? Que faire des M1 et M2 où les cours sont mutualisés ? Là encore, on ne sait pas encore sur quel pied danser niveau budgétaire ! Doit on compter ces cours en termes de coût par étudiant, ou bien répartir par part viriles ? On avance dans le brouillard complet, pour notre plus grand plaisir.
Pour ce qui est du
projet soutenu par la commission licence, l'idée est de mettre en
avant des parcours types. Ca sent le roussi. Il est passé où le
principe de spécialisation progressive dont on nous rabâchait les
oreilles au précédent conseil ? Cette spécialisation se fera
donc à partir de la L3, l'étudiant pouvant choisir entre 5 cursus :
science politique, droit privé général, droit public général,
judiciaire, européen/international, avec un 1 TD venant colorer le
parcours. Se pose la question de la suffisance des 5 cours. Lorsque
l'on fait remarquer les difficultés de choix de matières et de
cohérence de parcours pour l'étudiant, le doyen Saint Pau souligne
que si la maquette actuelle a échoué, c'est parce qu'elle était le
reflet de l'absence de consensus au sein du corps enseignant lors de
la précédente campagne d'accréditation. C'est la faute aux
anciens, allons de l'avant !
Acte II – Les stages, ou la professionnalisation, mais pas pour tout le monde
Le responsable
« stages » de l'université de Bordeaux est venu nous
exposer la nouvelle législation en vigueur depuis juin 2014. Il est
demandé à ce que ces stages se fassent dans le cadre de la
formation, avec une formation de 200 h à l'année. Or, cela exclu de
facto les doctorants, mais pourrait également exclure les étudiants
en licence ou M1 qui souhaitent faire un stage « volontaire »,
c'est à dire non explicitement prévu dans la maquette
d'enseignement. Ces stages non obligatoires sont une particularité
de notre collège. Ca rue dans les brancards.
Il nous est également expliqué que dorénavant, le calendrier universitaire dure du 1er septembre au 31 août. Problème : les formations les plus professionnalisantes de notre faculté proposent des stages de 6 mois… se terminant en octobre voire novembre ! Ainsi la faculté de droit se trouve dans l'illégalité la plus totale. Le comble ! Il a été décidé qu'une exception sera faite pour cette année seulement. Joie intense qui nous envahit, nous voila soulagés… temporairement.
Le corps professoral est en émoi ! Le Sieur Plazy, d'habitude si placide, sort de ses gonds, annonçant que si l'on continuait de mettre des bâtons dans les roues des formations à fort taux de professionnalisation, il démissionnerait ! Ainsi, le Doyen propose une motion à l'encontre du calendrier universitaire, portant atteinte à nos privilèges. Motion adoptée à l'unanimité. La faculté de droit devient le petit village gaulois.
Il nous est également expliqué que dorénavant, le calendrier universitaire dure du 1er septembre au 31 août. Problème : les formations les plus professionnalisantes de notre faculté proposent des stages de 6 mois… se terminant en octobre voire novembre ! Ainsi la faculté de droit se trouve dans l'illégalité la plus totale. Le comble ! Il a été décidé qu'une exception sera faite pour cette année seulement. Joie intense qui nous envahit, nous voila soulagés… temporairement.
Le corps professoral est en émoi ! Le Sieur Plazy, d'habitude si placide, sort de ses gonds, annonçant que si l'on continuait de mettre des bâtons dans les roues des formations à fort taux de professionnalisation, il démissionnerait ! Ainsi, le Doyen propose une motion à l'encontre du calendrier universitaire, portant atteinte à nos privilèges. Motion adoptée à l'unanimité. La faculté de droit devient le petit village gaulois.
Pour la question des
stages optionnels, il est proposé de mettre en place de façon
provisoire une UE libre, permettant ainsi d'inscrire sur la maquette
la « possibilité » de faire un stage.
Acte
III – La clinique du droit
Nous est présenté
le bilan de la clinique du droit, extrêmement positif pour les
étudiants, mais aussi ses « clients ». Tant est si bien
que de nombreux professeurs vont se prêter au jeu et intégrer la
possibilité de la rejoindre dans leurs M2. Si l'intention est
louable, (192 étudiants bénéficieront du dispositif) se pose la
question des tunes. On passerait de 2 enseignants à 9 enseignants, à
rémunérer en heures complémentaires… Soit 90 heures
supplémentaires. A priori, cela serait financé à hauteur de 10h
par la faculté, et 10 h par le Forum Montesquieu.
Les heures seront complémentaires si jamais elles apparaissent au sein des maquettes de formation. Cependant, qui dit présence dans la maquette dit possibilité d'évaluer le travail. Or, comme il est difficile de noter, il sera laissé libre choix quant à l'évaluation ou non. On espère donc vivement que ces heures complémentaires si coûteuses seront bien utiles aux étudiants, et ne serviront pas à payer des mojitos en bord de plage.
Les heures seront complémentaires si jamais elles apparaissent au sein des maquettes de formation. Cependant, qui dit présence dans la maquette dit possibilité d'évaluer le travail. Or, comme il est difficile de noter, il sera laissé libre choix quant à l'évaluation ou non. On espère donc vivement que ces heures complémentaires si coûteuses seront bien utiles aux étudiants, et ne serviront pas à payer des mojitos en bord de plage.
Acte
IV – Des modalités d'examen
Les mentions seront
dorénavant calculées à partir du moment où l'on intègre le
cursus « Droit ». La question se posait pour les
étudiants ayant d'excellentes moyennes en sortant de prépa, mais se
tapant un 10 en L3. Ces derniers se voyaient calculer leur mention
sur seulement leur 3ème année. Pas mal n'est-ce pas ? On y
remédie donc sans trop de chichis.
Pour les Masters complémentaires (faire un deuxième master 1), il est désormais retenu qu'il sera possible de conserver une note de TD + examen final ainsi que deux matières optionnelles, les TD de langues comptant comme matière optionnelle. C'est que du bon !
Pour les Masters complémentaires (faire un deuxième master 1), il est désormais retenu qu'il sera possible de conserver une note de TD + examen final ainsi que deux matières optionnelles, les TD de langues comptant comme matière optionnelle. C'est que du bon !
Acte
V – Y'a plus personne en conseil
Nous approchons
gentiment de la fin du conseil, et la salle des actes semble se
vider. Les questions de calendrier universitaire et les subventions
attribuées par la faculté semblent ne pas intéresser grand monde,
mis à part vos chers élus étudiants. Le Sieur Grellois, après une
bonne sieste de 3 heures lors des premiers points du Conseil, nous
vend alors les bienfaits de la Biélorussie. Nous n'en sommes que
fort aise.
Pour ce qui est des
subventions, il est rappelé que la limite maximale est fixée à 500
euros par projet, et nécessite un lien avec la formation, sauf
exception (certains colloques où les étudiants sont fortement
impliqués par exemple). La transparence est désormais de mise dans
la pratique de la distribution des sousous, tient à préciser le
Sieur Doyen, s'inscrivant ainsi en rupture avec les pratiques
précédentes. Applaudissons une telle démarche.
Au bout de 5h30 sans
pause, c'est la quille.
mercredi 15 avril 2015
Conseil Unité de Formation - 5 février 2015
Acte I - nomenclature des masters et licence
Vous n'êtes pas sans savoir que
prochainement, l'organisation de notre offre de formation va être chamboulée.
En effet, la division des différentes formations existantes se fera en domaine,
mention et parcours. Le parcours sera précisé sur le diplôme. Exemple :
Master 2 Droit – Mention Droit public – Parcours Droit public fondamental.
Vote à l’unanimité des mentions générales, le
vote du contenu de chaque mention sera faite au mois de juin après le travail
des commissions et différents groupes de travail. On ne peut que se féliciter
de voir que l'offre de formation ne va pas être réduite en termes de parcours…
pour l'instant. En effet, est créée une mention spécifique Histoire du droit.
Nous proposons alors de travailler de façon à ce qu'elle contienne des parcours
pluridisciplinaires, en partenariat avec l'UF d'Anthropologie, ainsi qu'avec
Bordeaux Montaigne (des partenariats existent déjà dans d'autres formations),
sans pour autant dénaturer l'aspect juridique d'une formation d'historien du
droit. Nous émettons également l'idée que des enseignements de telle nature
soient proposés dès la licence (peut-être même la création de bi-licences
Droit/Histoire… soyons fous !).
Messieurs Gallinato et St Pau approuvent sur le principe.
Acte II - sur les régimes de subvention
Le Conseil de Faculté (ancien UFR) pouvait,
dans le cadre de certaines demande, fournir des subventions, généralement à des
associations de Master voulant organiser des colloques, ou bien à un centre de
recherche… Mais bon, vu que l'on se situe dans un conseil de formation
seulement maintenant… la question se pose !
Le Sieur St Pau estime à 15 000 € le
budget du Conseil UF. Il propose donc que nous acceptions seulement les
demandes de financements en rapport avec la formation, et seulement si ce
projet est cofinancé (si une demande de subvention est faite ailleurs grosso
modo). L'idée de mettre en place un seuil de subvention par projet est émise…
Affaire à suivre !
On en apprend des vertes et des pas mures sur
le fonctionnement budgétaire de notre université. En effet, dans une logique
« néo-libérale » (selon les mots du Sieur St Pau), chaque élément de
l'université doit, lorsqu'il veut demander un service (impression,
reprographie…) faire une demande au service… demande imputée dans son
budget ! En gros, chaque labo, centre de recherche, professeur, service,
se retrouve « client » des services de la fac… Aaaah, la
fusion !
Le Sieur St Pau en
profite pour exprimer son mécontentement vis à vis du fonctionnement budgétaire
passé de l'Unité de formation. Pour lui, fini les petites journées d'études où
l'on se goinfrait de petits fours. Ce n'est pas plus mal… sauf quand on se rend
compte que pour la journée des Masters Recherche (pas une petite journée
d'étude donc), le Sieur St Pau préférera organiser un repas avec seulement les
enseignants le midi, et réserver un « gouter » pour les étudiants.
Loin de moi l'idée de vouloir manger au frais de la princesse, mais quand on
voit que ce sont les étudiants qui sont à la source du contenu de cette
journée…
Des projets et demandes de financements nous arrivent alors de part et d'autres… Certains sortent de nulle part, cachés au fond d'une pile de documents administratifs… Ces projets étaient sensés être soumis au vote. Or, ils ne nous ont pas été fourni en avance pour pouvoir les étudier. Devant le tollé général qui agite l'éminent conseil d'unité de formation, le Sieur St Pau estime qu'il suffit. Et que les demandes de financement seront étudiées au prochain conseil, de façon à ce que tous les membres puissent les étudier en amont.
Acte III - vers une nouvelle politique pédagogique ?
Haaaa, vaste sujet que la façon dont on
enseigne la matière juridique ! D’une classe de 30 élèves en terminale à
un amphithéâtre de 800, le choc est rude, d’autant plus que les cours sont
dispensés par un corps professoral aux méthodes vieillissantes. A l’ère du tout
numérique, il est temps de s’y mettre les mecs !
C’est dans cette optique qu’est intervenue
Pauline Jourdan : rien de mieux qu’une assemblée de professeurs pour faire
la promotion d’une pédagogie plus adaptée à notre temps. Des tas d’outils
numériques sont mis en place par l’Université afin de diversifier et d’innover
la façon d’enseigner. Le hic ? Les profs ne sont pas formés pour enseigner
autrement que le fessier sur une chaise en lisant leur polycopié. Avec un peu
de chance, on tombera sur un bon orateur qui prendra quelques risques en
faisant un schéma au tableau et en faisant de grands gestes, mais c’est bien le
maximum.
Malgré l’importance de la question, la fin du
Conseil approche à grand pas, c’est donc dans la précipitation et le manque
d’intérêt général du corps professoral que la chère Pauline nous a présenté ses
boîtiers électroniques. Eh oui, il se fait tard et après les batailles
budgétaires, les techniques pédagogiques passent à la trappe, et puis …
Qu’est-ce qu’on a faim ! En effet, le tiers du conseil avait déjà quitté
les lieux pour rejoindre sûrement le restau le plus proche. Eh oui, ce Conseil
a tendance à vouloir tout faire à l’envers : avant de reconstituer les
maquettes des licences et des masters, ne serait-il pas intéressant de remettre
en question les méthodes d’enseignement, qu’en pensez-vous mon cher
Watson ?
Que faire
alors ? Il faut que les profs utilisent Moodle ! Plateforme
pédagogique permettant le partage de fichiers en ligne, cela permet aux étudiants d’accéder aux plans des cours, aux
plaquettes de TD, à des documents annexes et aux éventuels cours. L’objectif n’est pas de vider les amphis,
mais de faciliter l’accès des moyens pédagogiques utilisés.
Cependant, le problème va plus loin !
Au-delà de la mise à disposition aux étudiants de moyens numériques, il
apparait indispensable que le corps professoral se remette au goût du jour
quant à la façon dont il enseigne leur
matière en amphithéâtre ; tradition récupérée par les chargés de TD
faisant de leurs séances des cours approfondis au lieu d’un véritable échange
entre étudiants. Pauline Jourdan nous montre alors un boitier – sensiblement
identique à celui que vous avez dû utiliser pour passer votre examen du Code de
la route – servant à répondre à d’éventuelles questions posées par
l’enseignant, les réponses s’affichant sur un écran. Cette méthode pourrait
notamment servir à interagir avec un amphithéâtre dont la communication semble
difficile du fait de sa surpopulation.
Dans tous les cas les solutions ne manquent
pas, il est temps de changer de siècle. A ce sujet, Laura Sautonie mentionne le
problème que soulève le site monamphi.com.
Ce dernier permet un partage de cours en ligne par les étudiants de leurs
professeurs de toute la France. Or, au-delà de la problématique des droits
d’auteur que cela pose, ce site a un but essentiellement marchand, et pas
solidaire. En effet, les étudiants mettent leurs cours en ligne, espérant à la
clé gagner des places de concerts, des bourses ou des cadeaux quelconques. Mais
… D’où sort tout ce fric ? Monamphi.com se finance par la publicité et les
divers partenariats qu’il a pu tisser, tout en faisant porter par ailleurs le
chapeau juridiquement aux usagers du site : les étudiants.
Bien que l’appropriation des cours
d’universitaires par des entreprises privées soit scandaleuse, le partage de
cours en ligne est nécessaire. En effet, rappelons ici que l’OSB IV s’est
battue et se battra toujours pour un libre accès aux cours, notamment pour les
étudiants-salariés qui sont nettement défavorisés. Il ne faut pas voir là un
risque de désaffectation des étudiants en amphithéâtre, mais cela permettrait
par la même aux enseignants de revoir leurs techniques pédagogiques. En
effet, les points du cours suscitant
réflexion pourraient être développés en CM avec l’utilisation du boîtier électronique ;
alors que les éléments descriptifs au lieu d’être enseignés en CM pourraient
être laissés à la libre disposition des étudiants dans le cours mis en ligne.
Bref, il est temps d’innover !
vendredi 10 avril 2015
Compte Rendu CFVU du 26 mars
Introduction :
Après les politesses, le suzerain Ἀχιλλεύς déclare ouverte cette CFVU. Il informe l'assemblée que l'UBx s'est déclarée candidate sur deux projets portants sur l'innovation pédagogique : le premier est un projet européen et le second un partenariat avec Euskampus. Les réponses auront lieu en septembre. Une nouvelle pédagogie à l'UBx ? Nous verrons. Le suzerain Ἀχιλλεύς annonce aussi que dans le cadre d'un appel à projet IDEX (initiatives d'excellence), les enseignants de l'UBx pourraient avoir droit à un semestre de déchargement d'enseignement s'ils s'engagent dans la construction d'un projet visant à rénover l'enseignement pédagogique. On va finir par croire à une révolution.
Partie I : Affaires générales
Le procès-verbal dans la dernière séance est voté à l'unanimité sans modification.
Nous passons ensuite à la présentation de nombreuses conventions internationales avec notamment une université du Liban, une de Montréal et surtout avec celle de Laval (Québec). Cette dernière est intéressante, car l'UBx vient de s'engager « plus fortement » avec celle-ci par le biais d'un jumelage. Il faut souligner que l'Université de Laval fait actuellement face à de grosses mobilisations étudiantes contre la rigueur budgétaire. Dans le cadre de cet espoir, l'importation de la lutte estudiantine, nous votons ainsi que le reste de l'assemblée en faveur de ces conventions. Unanimité.
Partie II : « le non-respect des règles » adage de l'UBx
Il est présenté à notre chère commission la « maquette » de la formation en orthophonie. On nous expose que cette formation a été « retoquée » par le Cneser (l'autorité suprême de l'enseignement supérieur) l'an dernier car pas totalement aboutie et c'est peu dire. Au fil des débats, nous apprenons qu'une dérogation a été obtenue par l'UBx cette année pour que la formation ait lieu, mais il faut se mettre en règle pour l'an prochain, sinon c'est la fermeture de la formation. Mais ce que nous découvrons c'est que le projet qui nous est présenté est le fruit d'un travail étudiant. En effet, cette formation n'a pas à l'heure actuelle de responsable de formation, et ce sont donc les étudiants (grâce à la dérogation) qui ont construit la plaquette (pédagogique, mais aussi financière) à la place de l'administration, et cela sur leur temps personnel. Il y a comme un loup.
La présentation continuant, nos découvertes aussi. Le budget prévisionnel de cette formation est en déficit sur du long terme, cette partie budgétaire sera donc enlevée lors de la présentation au Cneser (pour éviter de faire peur) ; mais encore mieux, faute de temps nous apprenons que cette « plaquette » n'est passé ni devant l'UFR (la faculté) concerné, ni devant le Collège. Bien que favorable à cette formation, les dérives de l'administration et le manque de respect de règles essentielles du fonctionnement démocratique interne à l'Université, je préfère m'abstenir. Le reste de l'assemblée vote pour. On pourrait légitimement se demander si l'UBx ne devrait pas rémunérer les étudiants grâce à qui cette formation va être possible.
Autre projet, autre problème : le « DU outils pour entreprendre / Diplôme Etudiant Entrepreneur ». Après une présentation de ce DU (diplôme universitaire, qui a la valeur que l'on lui donne) porté par l'IUT, le suzerain Ἀχιλλεύς nous explique que ce DU a été approuvé par l'IUT en novembre, mais qu'il avait voulu l'étendre à d'autres étudiants dans le cadre d'une « vocation transverse » ce qui explique que nous devons nous prononcer dessus. Là encore, les débats font apparaître certains problèmes. Madame Valero, membre de la CFVU, annonce qu'après une visite sur le site de l'IUT, elle a découvert que la formation a débuté le samedi 7 mars, remettant ainsi en cause notre décision qui n'aura visiblement aucune importance, puisque nous votons sur un projet déjà existant. Super. On notera aussi que dans les recettes apparaissent un financement sur deux ans de la part de la COMUEA (l'ensemble des structures de l'enseignement supérieure en Aquitaine), ce qui est rigolo c'est que l'argument autofinancement du DU ne tient plus, car dans la réalité, il s'agit en fait d'un financement de l'université. En effet, un peu comme dans le cadre de l'Union Européenne, l'Université finance la COMUEA qui, elle, reverse à des projets. Malgré tout cela, la majorité l'emporte.
Après tout cela, le suzerain Ἀχιλλεύς nous présente les travaux relatifs à l’accréditation de la formation dont notamment le mode d'évaluation. Unanimité là encore. En guise de conclusion de cette CFVU, un point sur les emplois étudiants de l'UBx nous est fait ainsi qu'une présentation des services inter-établissements comme le SUAPS ou l'Espace Santé.
Partie III et conclusion : l'attente d'une réponse
Le moment fatidique des questions diverses arrivant, j'en profite pour demander à partir de quand le nouveau règlement du FSDIE sera applicable car je me suis aperçu que lors du FSDIE du 2 avril la « fédé aliénor » déposait notamment un week-end de formation (dorénavant plus éligible) pour la coquette somme de 4000€. Madame Rascle me répond qu'il va l'être sous peu, mais que dans tous les cas, il serait délicat d'aller contre le nouveau règlement intérieur. J'apprendrais plus tard de la part d'un émissaire OSBIVien en FSDIE que le projet sera refusé. Réjouissance.
Ensuite, je questionne la présidence sur le fait que nous, OSB IV, trouvons regrettable le fait que notre lettre ouverte suite aux attaques de notre local soit restée sans réponse, alors que nous avions fait le choix d'une réponse interne plutôt que de l'étaler dans la presse (dorénavant nous savons à quoi nous en tenir). Le suzerain Ἀχιλλεύς me dit que dans ces cas-là il faut plutôt faire une lettre recommandée et non un mail, dommage à l'ère du numérique ( https://www.youtube.com/watch?v=VIP_UoEHwkI ). Néanmoins, madame Puard indique que cette lettre ouverte aura droit à une réponse écrite de la part de la présidence et ne restera pas une lettre morte, car ces événements sont relativement importants, et problématiques.
Nous noterons que lors de cette CFVU, les bancs de l'assemblée était peu fournis et que notre Seigneur à tous, Monseigneur Manu 1er, roi des serfs de l'université de Bordeaux, lui aussi absent.
Compte Rendu Collège DSPEG – 10 mars 2015
Nous voilà de
retour pour un nouveau conseil de collège DSPEG (Droit, Science
Politique, Eco-Gestion), l'organe décisionnel correspondant à feu Bordeaux 4. Après 2
mois sans conseil, nous sommes fringants et nous réjouissons de retrouver
cette joyeuse et loquace assemblée. C'est parti pour une nouvelle séance où nous n’allons
pas nous ennuyer (du moins pas totalement !).
Comme d’habitude, la séance
commence avec l’adoption
du PV du précédent
conseil. Pas de vague, PV adopté.
Après une (longue...) présentation d'une enquête réalisée en 2013 sur l'insertion professionnelle des diplômés de 2011, nous passons aux choses sérieuses : la campagne d'accréditation et l'offre de formation.
Après une (longue...) présentation d'une enquête réalisée en 2013 sur l'insertion professionnelle des diplômés de 2011, nous passons aux choses sérieuses : la campagne d'accréditation et l'offre de formation.
Acte I : campagne d’accréditation
et offre de formation
Rappelons que
l'offre de formation n'est ni plus ni moins l'ensemble des parcours, filières,
masters proposés
par l'Université
aux étudiants.
Problème,
une offre de formation est l'une des potentielles variables pour réaliser
des économies
et rentrer dans le budget – misérable – accordé au collège DSPEG. En clair, une diminution de l'offre de
formation se traduit par des suppressions de masters ou de filières,
ou par la fusion de masters recherche avec des masters pro. C'est l'occasion
pour nous de poser une question sur une enquête chiffrée
qui nous a été
communiquée
de manière
informelle. Cette enquête, réalisée par Mr Maveyraud, directeur adjoint aux moyens,
nous livre des perspectives pour le moins inquiétantes, si ce n'est catastrophiques,
quant à
l'évolution
de l'offre de formation d'ici à 2016. Il serait en effet envisagé
une baisse de l'offre de formation de l'ordre de quasi 40% en éco-gestion
et 10% en droit.
Un tel scénario
nous paraît
désastreux
car synonyme d'instabilité totale dans le projet d'orientation des étudiants.
Exemple :
Louise, conseillée
par Michel, s'inscrit à la fac pour réaliser un master de droit
public bien particulier ; Louise commence donc sa licence et apprend au
bout de sa deuxième
année
que, dommage !,
le master dont elle rêvait n'existe finalement plus ; pourquoi ?
« Il
faut faire des économies ! ».
Catastrophique, car également synonyme d'un appauvrissement intellectuel
considérable
pour l'Université.
Il est facile d'imaginer quelles seront les cibles de ces suppressions :
les parcours et masters les moins demandés, les moins fréquentés,
mais dont la diversité contribue largement au développement d'une réflexion
riche et interdisciplinaire au sein de l'Université.
Face à de
telles perspectives, nous exprimons notre inquiétude ; on nous répond
que cette enquête
et ces chiffres sont encore à améliorer, qu'ils ne sont pas définitifs. Mais Mr
Grard, directeur du collège, nous confirme malgré tout que l'offre de
formation actuelle ne permettra pas un bouclage du budget :
« il
va falloir faire des économies » assène-t-il inexorablement...
avouant implicitement que l'offre de formation va en prendre un coup.
Vigilance et détermination !
Des combats vont être
à
mener très
prochainement pour défendre nos formations... Affaire à suivre.
Acte II : calendrier
d'admission et modification de maquettes
Nous nous
opposons à
la création
d'un diplôme
universitaire (DU). OSB IV s'est toujours opposé à ce type de diplôme
démesurément
coûteux,
qui ne sert finalement qu'à mettre les étudiants en concurrence, en
leur soutirant des frais de scolarité élevés.
Plus que jamais, nous défendons une université gratuite, libre et
accessible.
Acte III : élection du nouveau directeur
adjoint étudiant
Nous y voilà, nous passons à ce
mystérieux
point de l’ordre
du jour :
l’élection
d’un
directeur adjoint à
la vie étudiante.
Pour la petite histoire, nous
apprenons, la veille du conseil et par hasard, que Benoît Renou, directeur
adjoint étudiant
(DAE) membre de la corpo Esprit Étudiant (EE) particulièrement discret au cours de son
mandat, a démissionné 10
jours plus tôt.
Nous découvrons
aussi que Mr Grard a appelé personnellement les élus UNEF et UNI pour aborder
le sujet avec eux. Les élus OSBIV (deuxième force étudiante
au sein du conseil, faut-il le rappeler...) n'ont pas eu ce privilège.
Nous nous étonnons
enfin qu'EE a profité de ses problèmes de communication pour
proposer discrètement
une candidate au poste désormais libre... Le DAE est nommé
par le directeur, après présentation de ses projets de mandat et vote du
conseil. La vacance du poste de DAE, qui selon les mots du directeur lui-même,
n'a pas de couleur et doit représenter la totalité des élus étudiants
présents
au conseil, devrait en théorie être transmise dans les plus brefs délais
à
l'ensemble du conseil afin que les associations et syndicats aient le temps de
préparer
des candidatures.
C'est de ce vote d'investiture dont
il s'agit aujourd'hui. Or au regard des conditions opaques de la démission
de Benoît
Renou, il nous paraît
absolument malhonnête
et inenvisageable qu'un tel vote puisse se dérouler à cette séance.
D'emblée,
nous posons une question à l'assemblée : « qui
a formellement été
informé
de la démission
de Mr Renou ? ».
Aucune main se lève,
et l'on sent l'ambiance comme se crisper... L'absurdité de la situation n'échappe
à
personne :
un membre de la direction démissionne, et cette dernière n'en informe que
les plantes vertes des bureaux. Un poste est à pourvoir pour les élus
étudiants,
et le directeur omet – ou prend soin d'oublier ? - d'en informer la deuxième
force étudiante
au sein du collège.
Nous demandons donc, logiquement, le report de ce vote et une réunion
entre élus
étudiants
et la direction avant le prochain conseil pour traiter de la question.
Pour éteindre
le début
d'incendie, le gentil Benjamin Roudet (EE), le plus sérieusement du monde,
s'excuse d'avoir « oublié de
nous prévenir »
(sic). Notre tout aussi tête en l'air directeur nous assure que, certes, il a
appelé
personnellement les autres élus étudiants, mais que ce sujet n'était
pas le seul objet de son appel. Nous voilà rassurés !
Il s'agit
pourtant de ramener les élus OSBIV à la raison : tout de même,
nommer à
nouveau quelqu'un d'EE, c'est s'inscrire dans la continuité,
du mandat précédent
! Rien de plus logique ! Au delà de la tentative à peine masquée
de détourner
totalement le débat,
cet argument est pour le moins bancal. Pour parler de continuité,
il aurait encore fallu dresser le bilan du prédécesseur... Bilan qui
s'avère
pour le moins proche du néant. C'est d'ailleurs un consensus autour de la
table : Benoît
Renou n'a rendu compte d'aucune avancée dans son travail et n'a
montré
aucune disponibilité
durant son mandat. Nous faisons donc remarquer à la présidence qu'une rupture
dans l'exercice de ce poste serait plus opportune qu'une soit disant « continuité »...
Il est 17h30,
le conseil s'éternise
depuis 3h. On ne voit pas comment EE et la direction peuvent se sortir de cette
situation pour le moins affligeante. Benjamin Roudet, qui commence à être
moins gentil, perd son sang froid. Dans une sortie assez peu contrôlée,
il sort de son chapeau une accusation inventée de toute pièce à
l'encontre d'un de vos serviteurs osbiviens. Cette accusation pathétique
et imaginaire réussit
à
transformer ce débat
agité
en dispute de cours de récré. Ridicule.
L'élue
UNEF intervient pour demander elle aussi le report de ce vote afin que soient
envisagés
tous les scénarios
possibles de nomination. Carriérisme quand tu nous tiens... L'élu
UNI abonde lui aussi en ce sens. EE et la direction n'ont plus le choix. Mr
Grard tente de sonner la fin du conflit (qu'il a lui même créé
par ses pratiques assez peu transparentes, lui faisons-nous remarquer) : « Je
n'aime pas les situations non-pacifiées » affirme-t-il.
On ne saurait deviner s'il est sérieux ou non. Le vote est finalement reporté et
une réunion
programmée
pour rediscuter de cette nomination controversée.
samedi 21 mars 2015
samedi 14 mars 2015
jeudi 12 mars 2015
mercredi 11 mars 2015
lundi 2 mars 2015
CR du conseil de factulé éco-gestion-aes du 15 janvier : entre question technique et technique de questionnement
Une nouvelle fois, il a
été question de développer une politique de soutenabilité financière. On peut
s’interroger sur la signification un peu opaque de cette expression. Celle-ci
est de construction assez récente. Elle prend tout son sens depuis que
l’Université s’est donnée comme objectif premier de réduire ses budgets, sous
la contrainte de la diminution des dotations.
Pour synthétiser, il s’agit donc
de réduire le nombre d’heures d’enseignement : permettant une réduction
des coûts et en parallèle développer des formations payantes. Ce raisonnement
se fonde sur une pure rationalité économique, on peut s’interroger sur le coût de
nos formations et sur l’irrationalité pédagogique que cela entraîne.
Les propositions afin
d‘optimiser les coûts de nos formations, quand d’autres font de l’optimisation
fiscale, sont les suivantes :
-
- Passage de 2 h de cours à 1h30 (objectif
assurer plus de cours et augmenter l’emploi des salles)
-
- Mutualisation des masters recherche
- - Réduire le nombre de cours de 5 à 10 %
(généralisation des cours de 36 heures au lieu des 40 heures)
On
ne décide de rien il s’agit simplement d’une mise en bouche. Nous passerons à
table après qu’une commission ait établi les réformes nécessaires et avec
l’accord de la faculté de droit science politique, avec qui on partage les
locaux. Bref, ce sera de la compétence du conseil de collège DSPEG de trancher
dans quelques mois.
Il
y a donc beaucoup de réflexion en perspective y compris sur les prochaines
formations et mentions que la faculté va proposer dans le futur. Et doit-on
rentrer en concurrence frontale avec l’IAE qui viderait nos formations des
meilleurs étudiants ?
Nous
avons adopté à l’unanimité la convention avec Bordeaux III concernant
l’enseignement des langues.
Suite
à une réforme entrée en application en cours d’année universitaire,
l’université se trouvait dans l’illégalité vis-à-vis des stages. En effet tout
stage même facultatif se devait d’être intégré dans la maquette de formation.
La faculté a réussi à obtenir une dérogation à titre transitoire, afin que se
poursuivent les stages prévus pour l’année universitaire en cours. Il sera
introduit dans les maquettes pédagogiques de l’an prochain une possibilité de
faire des stages facultatifs, valorisés probablement par quelques points. Toutefois,
la situation semble difficile à soutenir, car selon la réforme il faudra un
enseignant référant pour 16 stagiaires ce qui apparaît impossible en l’état.
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