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vendredi 16 mars 2012

Conférence OSB IV avec Jacques Nikonoff

Jacques Nikonoff, économiste et ancien président d'ATTAC, viendra débattre autour notamment d'une de ses brochures intitulée "Argumentaire anti-fn confrontation Le Pen - Nikonoff".

Le débat sera articulé en deux parties, une concernant l'analyse sociologique et politique du Front National et la seconde consacrée au programme économique du FN étant à lui seul une véritable imposture. Avant Poujadiste et ultra-libéral, aujourd'hui protectionniste et anti-finance!

Des questions se posent : Leur protectionnisme n'est-il pas synonyme d'impérialisme? Leur anti-libéralisme n'est-il pas synonyme de restriction des libertés individuelles?

Cette conférence s'inscrit dans une logique de "mise en garde" envers ce parti, et précède la contre-manifestation du mars!

- entrée libre / venez nombreuses et nombreux



jeudi 8 mars 2012

Conseil département AES du 22 février 2012

Cannabis? Cocaïne? Héroïne? Kétamine? MD? Qu'avaient-donc t-ils consommé ? Après une longue réflexion, nous penchâmes pour des champignons -plus qu'- hallucinogènes ! Vous allez comprendre l'incompréhensible, chers lecteurs ne vous inquiétez pas.

C'était pour nous notre dépucelage au sein du conseil de département AES, mais on se disait, « un conseil est un conseil ». Enfin, c'est ce que nous pensions...

L'ambiance, tout d'abord moins coincée qu'à l'accoutumée, ressemblait plus à une joyeuse cour de récréation, où de bons camarades discutent par « groupe ». L'heure tardive peut peut-être expliquer cela...

Les petits fours (ou plutôt gâteaux), ainsi que toutes les belles boissons (sans alcool évidemment) n'étaient, à notre grand regrets, point présents. Quelle déception!

Nous étions uniquement deux petits osbiviens en tant que représentants étudiants, au milieu d'un parterre de stars.. euh .. pardon .. d'enseignants, dévoués à l'existence de la filière AES. Nous nous sommes rendus compte par la suite, que le dévouement n'a pas la même définition pour tout le monde...

Il y avait quatre points à l'ordre du jour, plus les questions diveres (et non variées puisqu'il n'y eut que la notre..).

L'approbation du PV de la séance dernière (votée à l'unanimité) étant faite, nous pouvions enfin attaquer les choses sérieuses... et quelles choses!!

Tout d'abord, le bilan du premier semestre 2011-2012 et ses interprétations...

Le premier constat concerne les résultats plus ou moins similaires à l'année passée pour les L2 et L3. En revanche, le taux de réussite de L1 plonge de dix points pour atteindre un « pitoyable » 15%, gracieusement remonté à 16%. Une double explication nous est alors avancée :

  • La (re)mise en place de la compensation annuelle a eu pour effet un très faible « remontage » de notes car le corps professoral reste dans l'attente des résultats du second semestre. Attention, par « corps professoral », nous entendons uniquement les 4, allez, peut-être 5 professeurs qui nous ont fais le privilège de venir aux délibérations... (des professeurs ne dispensant pas de cours au premier semestre sont mêmes venus pour réduire la visibilité du vide laissé par les absents...).

    Ok pour cette première explication. Mais ce n'est apparemment pas la raison importante. Et là, chers lecteurs et lectrices... attention à vos oreilles... enfin à vos yeux :

  • Cette faible réussite viendrait aussi et SURTOUT (roulement de tambours)... de l'arrivée de « nuls », ou pour faire « politiquement correct », d'inadaptés à l'enseignement supérieur. Mais qui sont ces inadaptés? Bien sur, pas la peine de chercher bien loin... ce sont encore et toujours ces vilains Bac Pro et Techno, qui rendez-vous compte, mesdames et messieurs, sont, cette année, 44% des néo-bacheliers ayant intégrés la filière AES, soit, 30% environ (nous dit-on) du corps total de L1. D'autres chiffres arrivent en courant, et crient : bac techno (6% de réussite), bac pro (0% de réussite). Ca y est, les fautifs sont bel et bien identifiés!

Les raisons de ce phénomène étant bien déterminées, il est temps de réfléchir aux solutions possibles. Et celles qui ont le plus motivées nos petits professeurs (qui ne veulent bien sur que notre bonheur et notre réussite), au point que l'on pouvait percevoir des étoiles dans les yeux de certains, sont celles qui répondaient le plus efficacement possible à la question : « Mais comment faire pour les éliminer??? » Ou toujours plus sobrement, comment faire pour les « dissuader de venir chez nous »...Merci M. CAZALS pour cette question fondamentale...(un coup de karcher ça peut marcher?? hum pardon je dérape). Beh oui, parce qu'ils sont bien mignons ces petits à vouloir faire des études supérieures alors qu'ils ont déjà fait le choix de s'orienter vers une filière pro à 16 ans (âge auquel, évidemment, nous savions tous ce que nous voulions faire plus tard... mais bien sûr...) mais ils nous font baisser les taux de réussite.. et donc... le PRESTIGE!!! Ah ben oui, si on touche au prestige, tout de suite, que peut-on répondre à cela ! Pas de deuxième chance, interdit de changer d'avis, c'est comme ça le supérieur ! Et toc ! Non mais parce qu'on ne va quand même pas, nous, améliorer les conditions des enseignements ( désengorgement des TD et cours en amphi, par exemple, je dis ça, je dis rien...), ou encore les adapter, pour permettre à ces gens de rattraper le niveau, non mais !

Donc nous assistâmes à une longue discussion, dont l'objet était de réfléchir aux moyens de les empêcher de venir, et je dirai même plus, d'en avoir envie !

Exemple de procédé qui a déjà été mis en place cette année : faire passer un entretien, annoncé comme un préalable obligatoire à l'inscription en L1. Entretien pendant lequel l'élève aura le droit d'écouter sagement toutes les raisons possibles pour ne pas s'inscrire. Quel dévouement... Mais au grand damne de M. Combarnous, ce fut un échec cette année, un seul étudiant est venu à cet entretien. Oups ! Ils ne sont pas si cons que ça finalement alors...

Nous pensions alors que cette mascarade allait enfin se terminer avec la fin de ce point.

Le deuxième point de l'ordre du jour, était la question des TD surchargés et de l' « apparition » de comportements indisciplinés par certains étudiants.

Des doctorants étaient d'ailleurs présents, pour mettre en avant le problème de sur-effectifs (augmentation de 30 à 40% des effectifs en 6 ans) dans les cours de TD, ce qui faisait obstacle au suivi individuel des étudiants, qui est censé être permis justement par l'existence de ces TD ! Mais, ne pourrions-nous pas voir un lien entre ce phénomène, et le premier points de l'ordre du jour? Non? Bon tant pis...

Ce qui nous a tout d'abord surpris, c'est que malgré cette intervention, la plupart des professeurs présents se sont focalisés sur un élément du point : L'indiscipline. Il faut régler ce problème d'indiscipline ! Quelles en sont les causes ? Pourquoi cette année plus que dans les précédentes ? Mais bien sur ! C'est ENCORE à cause de ces vilains étudiants venant de bac Pro et Techno ! Quelle question ! Et nous voilà repartis, dans une atmosphère rappelant vaguement les fabuleux discours gouvernementaux... Les phrases, traduisant l'inquiétude et la crainte, fusaient: « je me sens en insécurité », « là encore, ils sont pas en majorité, mais quand ils le seront, je sais pas ce que ça va devenir! » (beh oui, quand il y en un ça va.. mais... pardon, je m'égare). On en finirait presque d'avoir peur de se faire agresser en sortant de cours...

Les doctorants présents, tiennent alors à préciser que l'alerte qu'ils ont souhaités tirer, était le problème de sur-effectifs dans les cours. Et que justement, ce problème semblait être la source de ces « turbulences », et non pas spécifiquement une partie de la population... oui peut être nous rétorque-t-on... Mais ce sont quand mêmes les bacs pro et techno qui sont à l'origine de ces comportements... ça ne peut être qu'eux... « vous savez, ils n'ont pas la même culture », il me semble même avoir intercepté un «choc des cultures »! Vous voyez le genre quoi...

C'est alors qu'on nous demande gentiment notre avis sur la question, ce à quoi nous répondons que le raccourci entre Bac pro/techno et indiscipline et surtout insécurité nous semble choquant et très stigmatisant. On nous regarde alors, d'un air ahuri... ah bon c'est choquant ? Il ne faut pas exagérer, il n'y a rien de stigmatisant dans nos propos. Nous souhaitons juste faire au mieux pour que tous nos étudiants et nous mêmes puissent travailler dans les meilleures conditions!

Évidemment...

mardi 28 février 2012

Le DU c’est tabou, on en viendra tous à bout !

DU, vous avez dit DU ? L’Université peut se glorifié d’étendre son « offre » de formation, avec des diplômes plus alléchants les uns que les autres : les DU. Pourtant, sous leurs airs inoffensifs et leurs bonhommies sympathiques, se cache les rouages d’une machinerie destructrice de ce grand et beau service public de l’enseignement supérieur. Mais revenons à nos moutons, car moutons il y a en formation DU.

Que le DU soit, et le DU fut !

Commençons par le commencement, de quoi parle-t-on ? Le DU est un diplôme proposé de manière indépendante par une Université, s’adressant en particulier aux étudiants en formation continue, mais pouvant être élargie à la formation initiale. Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous. Voila l’entourloupe ! Ne laissez surtout pas filer le chat, armez-vous d’un bon
martinet et passons aux choses sérieuses. Le DU Ikea: le DU à démonter soi-même.

1. « Le DU est une formation optionnelle », FAUX !

Pour les étudiants en Master Droit, vous n’apprendrez rien ici, les autres peuvent s’arrêter un peu. En effet, la formation de M2 et parfois soumise à l’obligation d’intégrer tel ou tel DU (ex…), faisant ainsi couvrir les frais occasionnés par le DU par les étudiants en formation initiale, tout en augmentant de manière détournée les frais d’inscription généraux des étudiants. Enfin il s’agit également d’une pratique quasi-discriminatoire, puisque l’inscription en M2 est conditionnée à une autre inscription en DU, ce qui est un petit scandale dans un océan d’aberrations.

2. « Mon DU me coute rien », FAUX !

Le DU connait un régime de droits exorbitant des frais d’inscription classiques. En effet, les seconds sont fixés par l’État au niveau national, les premiers sont régis par une décision autonome de l’Université en Conseil d’Administration. Or, je ne vous referai pas le discours avec les violons en arrière plan, mais l’Université est sur la paille, plus une roupie dans les caisses, plus de pèze pour la fac. Donc il faut bien trouver les moyens quelque part, et miracle, l’institution va sortir de son chapeau sa compétence pour fixer des droits exorbitants en DU (ex…).

3. « L’Université rationalise sa politique en matière de DU », FAUX !

Force est de constater que l’Université ne fait rien pour ralentir ou encadrer l’hyperinflation en ce qui concerne l’offre de DU (ex...). Pas un conseil ne se déroule sans sa petite proposition de DU. DU de la petite enfance, DU coaching, DU de la transmission et de l’enseignement, DU de tout et n’importe quoi… Si chaque conseil charrie son lot de DU, quelques questions se posent : à l’aube de l’Université de Bordeaux, comment se fait-il que Bordeaux IV puisse proposer de DU qui n’appartiennent à aucun des collèges auxquels elle sera attaché comme « DU lecture en bibliothèque » (qui n’a rien avoir avec Bordeaux IV mais bien plus avec Bordeaux II) ? En second lieu quel intérêt pour une Université d’entretenir une croissance exponentielle des DU, avec aucun retour d’évaluation sur de type de formations ? Surement pour les raisons énoncées au dessus et à suivre en dessous.

4. « Les DU ne coutent rien à la Fac, ils rapportent de l’argent », FAUX !

Alors là nous disons chapeau bas. Certains, ceux qui présentent leurs DU extravagants-pour ne pas dire mieux-, font converger leur présentation vers un but : « mon DU coaching pour entreprises de slips en caoutchouc ne coutera rien à l’Université, il rapportera même de l’argent ». Le magicien D’OZ peut aller se rhabiller. Alors tour de passe-passe ? Bizarrement, l’Université n’a jamais eu autant d’heures supplémentaires à honorer vis-à-vis de ses enseignants (tout statuts confondus), et bizarrement encore, il n’y a jamais eu aussi peu d’enseignant pour autant de formation initiale et continue. Vous voyez où nous voulons en venir ? En gros, l’Université encourage d’une main l’augmentation de ce type de formation, mais s’alarme de l’autre du trou budgétaire qu’occasionne les heures supplémentaires faites par des enseignants en DU. Le magicien doit manger sa cape et piétiner son chapeau, car à l’heure qu’il est, nous avons découvert le poteau rose.

5. « Avec mon DU j’ai une reconnaissance interplanétaire », FAUX !

En matière de DU il y a une règle d’or : « Ma fac se démerde avec mon DU ». Vous imaginez bien que dans un grand marché de la connaissance européen, qui nous débecte nous à OSBIV, mais qui pourtant est sur le point de voir le jour avec l’intégration plus ou moins réussi du LMD, le DU est au milieu de cette galaxie une anomalie. Certains diront une erreur rendant illisibles nos formations internationalement. L’argument vient même de nos détracteurs, à nous OSBIV, alors sans foie ni lois mais beaux joueurs, nous le reprenons pour vous montrer que ces DU, vous couteront bien plus que ce qui vont vous rapporter. Alors pourquoi des DU ? C’est vrai que cette question nous nous la sommes posées très longtemps. A destination unique de la formation continue, ce type de diplômes semblent entièrement justifié bien qu’il faille porter une attention particulière aux contenus de cette même formation continue (le coaching du slip en caoutchouc est d’ailleurs une belle innovation pédagogique). Cependant, nous le savons beaucoup trop, ces DU, ne vivent sur la durée qu’avec l’aide et le renfort des étudiants de la formation initiale, laissant libre cours aux discriminations censitaires et creusement budgétaire des finances de l’Université.

Pour un service public égalitaire, de qualité et qui tire des formations intellectuelles vers le haut que se soit en continue ou en initiale, nous avons un principe à OSBIV : le DU dans le cul ! Les pirates ont dit « non » à la discrimination, et luttent encore et toujours à piller les marines
marchandes qui s’insinuent sur nos Université.

mercredi 15 février 2012

Un grand coup de « Pompe » dans la fourmilière

Chers lecteurs, chers lectrices nous nous retrouvons après cette vague de froid à laquelle votre serviteur, le Chevalier Blanc, a survécu, non pas grâce à ses célèbres collants hivernaux mais plutôt grâce à l’anticyclone Osbivien qui a réchauffé dernièrement notre microcosme universitaire. Bref revenons-en à ce qui nous intéresse. En ce matin béni du chérubin à l’arc, c’est à peine habillé, planchant sur un TD passionnant que la nouvelle tombe ! Dans 2 heures, c’est un CEVU surprise qui doit avoir lieu ! Mes bas à peine enfilés, c’est avec fougue que j’enfourche mon fidèle destrier pour aller protester contre ce scandale, cette « petite » erreur administrative pour d’autres. Nous arrivâmes donc en salle des actes (visiblement certains avaient été mis au courant avant nous).

C’est donc épaulé par les désormais célèbres Harry et Pompom, que l’OSB IV annonce son refus de participer à des délibérations en l’absence d’une connaissance préalable des documents (Argumentation appuyée par notre célèbre juriste pirate à la barbe noire qui écumant le règlement intérieur du CEVU nous a fourni l’article 9 du titre 2 qui nous fut salvateur). Le président Lung sur « Ce » sujet fut, il faut le reconnaître, plutôt diplomate, en proposant le report des débats décisionnels, tout en laissant à l’ordre du jour les sujets « dits » informatifs, c’est donc un CEVU « allégé » que nous allons vous conter !

I) Le diplôme Universitaire à l’abordage d’une formation initiale de qualité.

Nous allons donc résumer rapidement les faits. Les DU qui étaient une sorte de petite tambouille universitaire, deviennent désormais très officiels avec habilitation ministérielle et tout le tintouin. Il est donc temps de balayer devant notre porte. On nous fournit donc un document « type » qui serait à remplir pour chaque DU pour savoir si celui-ci est ou non diplômant, son volume horaire, etc… Nous ne nous attarderons pas sur les débats plutôt stériles ou chaque intervenant défend son beefsteak, mais plutôt sur notre position à ce sujet. Car le sieur Bordenaves a émis l’idée de groupes de travail auxquels les étudiants seraient invités. Nous avons dès lors décliné l’invitation arguant le fait que nous n’allions pas aller travailler sur des DU auxquels nous nous opposerons lors de leur- présentation au CEVU.

Sur ce point je vous renvoie à l’article de notre joueur de flûte, de flutiau ou de pipeau « les DU c’est tabou on en viendra tous à bout » d’une dépêche précédente. Toutefois pour être clair sur nos positions que certains membres du CEVU ne comprennent pas, nous allons faire une petite piqûre de rappel.

Pour nous, la formation initiale (LMD) doit être la principale préoccupation de l’université, et au vu de son état, il serait temps de s’y atteler prestement. Les DU qui, à la base, étaient imaginés comme formation continue pour les post-diplômés, s’infiltrent dans la formation initiale devenant complément « dit » indispensable pour l’insertion professionnelle. Le problème est que ceux-ci ne sont ni accessibles à tous, et surtout ne sont pas tous gratuits. Outre cela, l’argument souvent apporté est que ces DU rapportent à la FAC. Après une rapide analyse des comptes, on voit que ces DU dans le meilleur des cas s’équilibrent. Il vaut donc mieux parler d’autofinancement, et là encore petit bémol ! Les charges matérielles pour l’université ne sont pas bien estimées. Aussi bien financières avec : le matériel pédagogique, le chauffage, l’électricité. Mais aussi la disponibilité matérielle: en effet 50 DU avec parfois de lourdes charges horaires nécessitent une utilisation des locaux importants. Ce qui est d’autant plus critiquable quand on voit les étudiants de la formation initiale parqués dans des préfabriqués plus ou moins salubres. Un dernier point et non des moindres sur la disponibilité des enseignants. Il est vrai que les enseignants n’enseignent pas dans ces DU sur leurs heures de services. Toutefois ces heures complémentaires ne sont pas utilisées ni dans leurs fonctions de recherches ni dans leurs fonctions d’enseignement. Effectivement si l’on considère que lire un manuel et faire acte de présence dans un amphi signifie enseigner alors cette question des heures supplémentaire est moins problématique, mais ce n’est pas notre cas ! Voilà notre position sur les DU et nous n’en démordrons pas ! Cela me permet en plus de faire le lien avec ma seconde partie !

II) « nous Pompons tous »

Oui monsieur le président ! Nous aussi nous pompons ! Nous ne sommes pas encore enseignants chercheurs ni même au zénith du professorat, nous sommes en phase d’apprentissage. Et souvent nous pompons plus ou moins intelligemment je vous l’accorde, dans une démarche de construire petit à petit une future possibilité de réfléchir par nous-mêmes, « nous » que vous stigmatisez de « couillons » !

Quand nous vous proposons la mise en place du logiciel anti-plagiat pour les cours des professeurs c’est bien évidement de la provocation pour véhiculer deux messages !

Le premier est de vous montrer la stupidité de l’utilisation pour les étudiants de ce type de méthode, ne vaudrait-il pas mieux avec l’apparition de l’outil internet nous apprendre comment rechercher, compiler, synthétiser… plutôt que de fliquer par des moyens mécaniques leurs moindres défaillances… (Démontrant plutôt vos propres défaillances)

Vous nous rétorquez vous croire dans une « cour de récré » quand nous abordons ces sujets, vous nous avez montré toute la force du corporatisme enseignant quand nous avons (et sans logiciel ! Car oui, nous, on recherche) attrapé la main dans le sac, un de vos collègue, qui n’a même pas pris la peine de compiler ou même de synthétiser mais a simplement utilisé le clique droit de sa souris.

Le deuxième message est que le plagiat n’est pas le réel problème, mais la façon de donner des cours ! Peu- nous importe qu’un enseignant tire l’ensemble de son cours d’un manuel, toutefois nous préférerions que l’enseignant livre ses sources ou transmette son cours à ses élèves et travaille sur le fait de faire vivre un cours ! Nous nous doutons bien qu’avec un doctorat au minimum, l’agrégation pour d’autres, tout le corps enseignant est capable de lire page après page un cours préparé, certains ne prenant même plus la peine de le cacher, ne faisant qu’ouvrir un livre…

Vous ne supportez pas que nous abordions ces sujets qui touchent la « grande corporation », et votre énervement inhabituel l’illustre bien. Toutefois sur le plagiat, la copie, la paresse intellectuelle, la facilité, appelez cela comme vous voulez nous ne nous arrêterons pas, car il semble que c’est le seul moyen de faire bouger la fourmilière !

Nous ferons toujours tout pour que les étudiants soient toujours au courant même sous votre censure.

Je clôturerai ces propos par une citation d'un "célèbre" auteur canadien :

"Toute censure est stupide par essence puisqu'elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter"

JM Poupart.

The white knight

mardi 14 février 2012

Pétition + parrainage universitaire


Un étudiant Mauricien de Bordeaux 3 est menacé d'expulsion en plein milieu de son cursus universitaire. Cette situation n'est pas isolée et exige un soutien fort de la part du monde universitaire. Encore une fois, l'enseignement supérieur est, plus que toute autre partie de la société, un lieu d'accueil et d'échange à vocation universelle.

Nous nous devons de soutenir cet étudiant et d'affirmer notre répulsion vis à vis des politiques migratoires inhumaines mises en place par un gouvernement qui n'aura que trop brillé par son obscurantisme, son inculture et sa méconnaissance des valeurs humanistes ayant fondé une civilisation européenne dont il se réclame.

Un parrainage universitaire se tiendra le 21 férvier à 17h00 à la maison des étudiants de Bordeaux III, venez nombreux afficher votre soutien.

jeudi 9 février 2012

mardi 31 janvier 2012


Ce rassemblement s'inscrit dans une volonté de dénonciation à l'encontre d'une implantation physique et matériel de la voix haineuse de nos petits nationalistes. Les copains des mangeurs de galettes, les mêmes qui fêtent la sacro-saint épiphanie de Jésus-Christ (lire plus bas sur le blog). En effet, ces derniers par le biais du bloc identitaire vont inaugurer le samedi 28 janvier un local, Leur local, plus précisément une « maison de l'identité ». Celle-ci aura vocation à être une bibliothèque recelant de divers trésors où « Mein Kampf » devrait avoir une place toute particulière. Mais ce n'est pas tout. Cette fa-SC-heuse maison sera aussi une salle de conférence, un ciné club, et un bar associatif. Rappelez-vous des bières, avec la galette, il n'existe rien de meilleur.

Pour mieux comprendre le problème un aparté doit-être fait.

Qu'est ce que le bloc identitaire? Mis en avant par le reportage « des infiltrés », le bloc identitaire est un groupuscule d'extrême-droite dirigé par Fabrice Robert, ayant été créé en 2002 par des anciens militants d'unité radicale (dissoute après la tentative d'assassinat de Chirac, par l'un de ses militant), du MNR et du FN. Leur logique « une défense (le terme combat serait ici plus approprié) de l'identité », le tout soupoudré d'une Europe blanche. White power quand tu nous tient. Bordeaux était jusqu'alors « protégé » d'une action visible de ce groupuscule et nous nous en portions biens. Mais ce n'était pas le cas d'autres grandes villes, l'exemple le plus malheureusement célébre est la ville de Lyon où depuis 2010 une dizaine d'agressions violentes (battes de base ball, cutter, flashball…) ont été commises sur des militant.es politiques et syndicaux, dont certain.es gardent des séquelles à vie ; des "chasses aux immigré.es" sont organisées, avec agressions physiques et vols de leurs titres de séjour ; des commerces ont été détruits; des manifestations ont eu lieu, accompagnées de slogans racistes, de "sieg heil" et saluts hitlériens. Mais ce n'est pas tout. Un concert néo-nazi a aussi été organisé dans leur local, là est tout le problème de l'instauration d'une telle structure dans Bordeaux.


Afin lutter contre l'implantation définitive d'idées xénophobe, homophobe, j'en passe et des -phobe, venez nombreux au RASSEMBLEMENT organisé le SAMEDI 21 JANVIER à 14H30 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.



mercredi 18 janvier 2012

CEVU du 17 janvier

En cette fraiche journée du 17 janvier, le conseil s’ouvre par la voix chaleureuse du président Lung qui tient à indiquer que le montant du fsdie (fond finançant les initiatives étudiantes) correspond à un prélèvement de 16€/par étudiant conformément à la législation en vigueur mais que cette année cela ne sera pas le cas pour diverses raisons. Il continue son introduction en signalant le report de l’inauguration du PJJ où plusieurs ministres ainsi que le préfet étaient conviés ce vendredi 20 janvier pour cause de l’échéance électorale qui approche et qui mobilise les troupes politico-politicardes ! Cela se déroulera donc à une date ultérieure aux élections présidentielles et surement législatives. Il regrette le côté ronflant d’une telle inauguration qui n’est au final qu’un « vulgaire » pot le tout agrémenté d’un joli « coupe-coupe » de bandeau tricolore.

L’introduction terminée, le Sieur Grassetie ouvre le Cevu en énonçant les différents points de l’ordre du jour. Le premier est, comme à l’accoutumée, l’approbation du PV de la séance antérieure. Alors que ce point ne pose en général aucun problème particulier, l’histoire va être ici toute autre. En effet, quelques enseignants vont intervenir pour critiquer un compte-rendu étudiant, inutile de dire que ça ne peut être que le notre, les autres associations ne prenant pas la peine de rendre des comptes. La fronde menée par ces enseignants ne concerne pas le texte dans son ensemble mais certains passages à l’écriture décalée, humoristique et parfois cynique.

Les propos mis en cause sont ceux-ci : « Comme on ne pouvait pas les obliger à porter pyjamas rayés et étoiles jaunes pour les dissuader de venir chez nous, on affiche donc sur la procédure en ligne de bons gros messages en « rouges », leur indiquant leurs chances quasi infimes de réussir leur vie par ce biais juridique. » Nous voulions par cette phrase, illustrer le côté discriminatoire et stigmatisant de la mise en place des capacités d’accueil au sein de notre Université. La mise en place et la réflexion sur ces capacités d’accueils intervenaient dans une logique de désengagement de l'Etat ayant pour conséquence l’augmentation continue des effectifs principalement en première année.

Ce qui nous posait problème, était que la mise en place de ces capacités d’accueils tendait surtout à mettre en avant les difficultés auxquelles font face les étudiants issus des bacs technologiques et professionnels. Ces derniers ayant un taux de réussite plus faible que leurs autres compères, les capacités d’accueils pouvaient être un moyen de limiter leur « intrusion » au sein de l’Université, en les orientant plutôt dans différents BTS et IUT. « L’Université ouverte à tous » prenait donc un sacré coup derrière la tête. Le baccalauréat, sésame pour le troisième cycle, par la même occasion. Le tout aboutissant à une stigmatisation pure et simple des bac pro et technologique. Nos propos voulaient illustrer cela, et uniquement cela.

Mais le débat sur notre compte-rendu qui n’avait pas lieu d’être à cet endroit et surtout à ce moment du Cevu prit des tournures que nous regrettons. Un ultimatum nous a été posé par certains professeurs, « si sous sept jours vous n’enlevez pas de votre blog ces propos, je mènerais une action en diffamation ». De plus, les moyens de nous « censurer » ont aussi été envisagés. Selon certains nous n'avons rien à faire dans l'enseignement supérieur. Nous le salissons apparement.

Voyant le débat prendre prendre une ampleur disproportionnée, le Sieur Grassetie ainsi que le président Lung ont tenu à apaiser les débats. Rappelant l’importance des libertés d’expression et d’opinion dans l'enseignement supérieur, qui sont malheureusement parfois bafouées, une comparaison avec l’attentat contre les locaux d’un certain hebdomadaire satirique est faite. Vous nous flattez messieurs. Lung tient à rappeler le fait que L’OSB IV fait souvent preuve d’humour au sein de ses comptes rendus, mais qu’il faut parfois s’auto-censurer, ou s’auto-limiter afin de ne pas franchir une certaine ligne jaune. Nous entendons.Pour terminer, nous regrettons tout de même le fait que jamais les professeurs nous mettant en cause aient essayé de nous faire part de leurs griefs ou de nous contacter.

Le Sieur Grassetie avec la grâce qu’on lui connaît, tient à fermer cet aparté qui a duré de longues minutes. Nous revenons donc au sujet initial qui n’est autre que le vote du PV du dernier CEVU, celui-ci obtiendra l’unanimité.Le CEVU peut enfin commencer.

Cela commence par la présentation de différents appels à projets dans le cadre d’un volet « pédagogie et qualité de l’enseignement supérieur » portant sur des thèmes aussi divers que variés allant de « la formation professionnelle des doctorants des universités fondatrices du PRES-Université de Bordeaux » aux « nouvelles techniques de traitement des eaux dans une vision responsable de développement durable pour une formation de techniciens supérieurs performante ». Cette liste non-exhaustive vous montre l’attrait important de ce deuxième point de l’ordre du jour. Un vote est exécuté, c’est à nouveau l’unanimité qui l’emporte.

Le troisième point de l’ordre du jour, quant à lui, nous intéresse grandement. Il concerne une convention ayant été refoulée lors du dernier Cevu. Cette convention porte sur l’organisation conjointe d’un parcours « économie de la firme » en L3 et d’une classe préparatoire avec le lycée Brémontier. Les porteurs de ce projet, notamment mr Bordenave que l’on avait, il est vrai poussé dans ses derniers retranchements la dernière fois, nous explique à nouveau ce projet et explique les « circonstances » de son refus. Ces dernières sont la mauvaise présentation du projet mais surtout la fatigue des membres du Conseil après de longues heures de débat. Elle a bon dos la fatigue, elle a au moins l’avantage pour eux de pouvoir amener cette convention à subir le suffrage une seconde fois. Des débats longs et longuets (pas Gérard, cet éminent membre du gouvernement, et qui a eu tendance parfois confondre homosexualité et pédophilie) ont lieu. Certaines critiques sont faites à ce projet, notamment le fait que cette classe préparatoire prépare (et oui elle porte bien son nom) aux différents concours des écoles de commerce. Ce que l’Université n’as pas à faire. Une autre remarque est faite, et nous avait déjà posée problème la fois dernière, c’est l’instauration de quotas de boursiers (50%). En effet, nous sommes contre la discrimination positive, non pas que nous soyons méritocrates, mais nous ne reviendrons pas ici sur ces effets néfastes. Nous approchons du vote, nous décidons donc avec mon compère osbivien de contempler les forces en présence autour de nous pour savoir si nous maintenons notre vote –contre- de la dernière fois ou non. Et comme d’habitude, ce n’est plus une surprise, les autres organisations étudiantes n’avaient ni tous leurs élus, ni même leur procuration. Il est vrai que faire signer un papier (la fameuse procuration) aux membres ne pouvant pas venir est véritablement quelque chose de très complexe. La palme revenant à l’Unef, vous savez ceux qui se vantent, qui crient d’être la force majoritaire de la voix étudiante. Avec seulement deux présents sur sept et une malheureuse procuration. Le vice-président étudiant Cevu n’est pas là non plus. Ce climat d’investissement politique est bien étrange. Nous pensons alors que ceci tend de plus en plus à ressembler à une mascarade, nous décidons donc de nous abstenir. Le vote débouchera sur 2 contre (voix correspondant au MET pour qui seul le mérite compte, les pauvres et les critères sociaux, nous, on s’en fout !), 6 abstentions, 19 pour. Et à ce moment, c’est une joie proche de la jouissance que l’on peut admirer sur le visage de mr Bordenave que l’on avait quitté aigri la dernière fois. Temps de silence. Nous philosophons. Le vote, cette chose immatérielle, aura fait un heureux.

Nous passons don à un tout autre point, le calendrier universitaire 2012-2013. Rien de mirobolant vous vous en doutez. A constater néanmoins que pour cause de problèmes temporels (pleins de jours fériés sont les dimanches, les vacances étant tardives, etc…), les examens de janvier débuterons le 7 janvier, et quelques examens auront lieu pour les licences sur deux jours avant la fameuse « semaine de révision » au mois de mai.

Comme d’habitude la fin de cevu correspond au moment du vote de diverses conventions. Aujourd’hui on a de la chance on en a que deux. L’une d’elle porte sur la délocalisation d’un master II au PUF de Hanoï au Vietnam. Nous nous étonnons comme toujours des taux horaires exorbitant de 100euros, et d’un forfait de travail correspondant à un minimum de deux jours de travail s’élevant à la modeste somme de 1600euros. Les débats débouchent sur la volonté de légiférer ou du moins de fixer pour chaque convention des taux horaires identiques, et qui sait peut-être moins élevés. Certains dont nous tairons les noms (c’était la coutume aujourd’hui) considèrent que ce genre de débat est stérile, et qu’il faut une fois pour toute se mettre d’accord. Cette convention recueillera 6 abstentions et 20 pour. La seconde aura plus de chance, ou étant juste plus logique obtient l’unanimité.

Nous arrivons au bout, notre impatience grandie, il faut le reconnaître. On nous présente l’aménagement futur envisagé et envisageable de la place du Forum et de ses alentours. Réorganisation et centralisation de la DOSIP, relocalisation du SUAPS, construction d’un préau, rajout de tables, ajout d’un sanitaire, nous avons envie de crier WAHOU, mais c’est juste merveilleux. Puis certains se questionnent sur la mise en place effective de tout cela, et là vous vous attendez à ce que ce soit rapide, mais la bureaucratie ambiante a pour principe de prendre son temps… Alors alors c’est pour quand ? Roulements de tambours. Réponse pleine d’objectivité de la part du président « On peut espérer que ce projet verra lieu avant la fin des années 2010, autrement 2018-2020 » alors à moins que vous redoubliez une multitude de fois ou que vous devenniez maitre de conf, votre chance de voir tous ces beaux changements est nulle. Mince. Nous sommes très attristés par la nouvelle.

La fin est proche (certaines mythologies l’annoncent le 21 décembre 2012), ici il s’agit juste de la fin du cevu du 17 janvier. Tout le monde est impatient, les jambes font des allers retours incessants, le dernier point arrive, il s’agit d’une licence pluridisciplinaire mise en place par Bordeaux III. Elle a pour vocation à préparer aux différents concours d’instituteurs, voire de la fonction publique. Alors qu’on s’attendait à ce que les débats finissent vite plusieurs problèmes sont mis en avant. En effet, le Sieur Grassetie s’étonne de ne pas voir l’éducation physique et sportive enseignées alors uniquement à l’école primaire par les instits d’après les textes en vigueurs, celle-ci est pourtant la troisième matière la plus importante en nombre d’heures. De surcroît, certains s’étonnent de la faible investissement de la part des autres Universités pour définir une maquette commune. Remarque légitime car les cours sont quant à eux à la charges des universités participantes au projet. Un vote de principe est fait, mais lors du prochain CEVU l’enseignante référente du projet devra venir s’en expliquer. On veut tout savoir, et on en trépigne d’avance, voir des confrères se tirer dans les pattes, n’est-ce pas jouissif ?

mercredi 11 janvier 2012

De la réunionite des petits nationalistes


Durant mes pérégrinations nocturnes, fuyant à tout prix mes révisions, je décide de faire un tour de la désormais dénommée "fasco-sphère" (lire facho-sphère pour les profanes) bordelaise pour me tenir aux courants des activités militantes de mes petits camarades nationalistes. Il convient en effet de s'imposer à intervalles réguliers des remises à niveau intensives.

Je me mets donc à suivre un parcours bien précis, presque naturellement je surfe sur la vague bleu blanc rouge et vais sur les différents lieux d'expressions de "la bête immonde", info-bordeaux, bloc identitaire aquitaine, forum étudiant j'en passe et des meilleurs. Je ne vais pas vous refaire ici un organigramme ou une typologie de l'extrême droite, je laisse cette tâche à des personnes plus avisées.

C'est alors qu'en me retrouvant sur le blog identitaire (lol) du renouveau français, je décide de m'attarder sur leurs dernières publications. Petit rappel, ce groupuscule d'inspiration profondément catholique s'illustre généralement par une lutte sans relâche contre les atteintes à la morale que sont les gay-prides, les pièces de théâtre insultantes à l'égard du petit Jésus ou encore la reconnaissance des théories du genre ( on les voit ici en action à Bordeaux III lors de la venue de Judith Butler http://www.youtube.com/watch?v=vcrxjSvbLPM&feature=related).

Et là coup de tonnerre, j'apprends....(roulement de tambour) qu'ils ont organisé une réunion !
En effet,"Afin de relancer ses activités pour la nouvelle année qui s'annonce, la section bordelaise du Renouveau Français proposait le vendredi 6 janvier à ses militants de se retrouver pour fêter l'épiphanie de Jésus-Christ. C'est donc une douzaine de nationalistes qui s'est retrouvée de façon très conviviale pour partager une galette des rois, mais également pour discuter des différents projets à mettre en place à Bordeaux pour l'année qui vient."(http://rf-bordeaux.blogspot.com/2012/01/fete-de-lepiphanie-de-jesus-christ.html) Il va s'en dire que coeur chouan et coupes de cheveux atypiques sont de mise.

Tout transpirant, affolé, paniqué, j'observe d'une part qu'ils se réunissent et d'autre part qu'ils étaient une douzaine, ouah... Ils ont de plus partagé une galette. En reprenant mon calme peu à peu, je me rend compte qu'en fait, ils ont l'air de drôlement s'amuser. J'observe des bières sur la table, j'aime bien la bière. La galette des rois rythma aussi mes repas de jeunesse ... les relans de l'éducation chrétienne profonde qui fut la mienne ressortent, une révélation survient, en fait tout colle. Une envie profonde d'adhérer au mouvement me submerge je me mets alors à imaginer un monde parfait sans homosexuels, sans préservatifs ni sex-toys, sans théorie du genre, sans avortements, un monde où Benoit XVI dirigerait le monde d'une main de fer dans un gant de velours. Des larmes se mettent à couler à flots de mes yeux en repensant à tous les enfants victimes d'abus sexuels de la part de prêtres dérangés, produits directs de l'hérésie que fut Vatican 2.

D'un coup d'un seul, je brûle toute trace de mon ancien appartenance à OSBIV, saisis un chapelé et récite à la chaîne Pater noster sur ave Maria en espérant que Dieu me pardonnera mes péchés passés.

Quand le pécheur fait pénitence, ses péchés deviennent des mérites aux yeux de Dieu.

mercredi 4 janvier 2012

Concert OSB IV !



L'OSB IV vous propose de sortir de la torpeur hivernale en cette fin janvier pour une soirée exceptionnelle et éclectique !



Du rap, du rock, de l'élecro, le tout de manière funky !





mardi 6 décembre 2011

lundi 5 décembre 2011

Crise démocratique sur le site de PESSAC ou autrement dit le CEVU

Une fois n’est pas coutume chers lecteurs, chères lectrices, il nous faut vous rendre des comptes ! Particulièrement en ce jour de deuil… Maurice Hauriou disait avec regret « on nous change notre Etat », en ce lendemain de conseil UFR et CEVU, l’OSB IV dénonce qu’on nous « change notre Faculté ». Ce n’est pas par provocation ou par conservatisme stérile que nous prononçons ces mots… Dans un souci de pédagogie et de clarté, je vais donc essayer de retranscrire les « drames » qui se sont déroulés durant le CEVU du 30 novembre 2011.

Après presque trois heures d’un conseil d’UFR mené tambour battant par la voix dictatoriale du doyen, ou devrais-je dire « nouveau chef d’entreprise » Jean-François Brisson je vous avouerais chers lecteurs que c’est avec un espoir nouveau dans un CEVU plus démocratique, que nous pénétrâmes en salle des actes.

Au vu de l’ordre du jour qui consistait notamment à mettre en place une « capacité d’accueil » pour les L1 droit, l’université étant effectivement sur la paille, nous continuons sans trop d’illusions sur la participation et la présence active des autres représentants élus étudiants. C’est donc avec un certains regret que nous constatâmes la présence d’un seul élu MET sur deux, mais également d’un seul élu Esprit Etudiant sur 4, mais encore plus grave de seulement 2 élus UNEF sur 7 si l’on peut encore considérer le vice-président étudiant comme membre de cette association, plutôt que de l’équipe présidentielle…

C’est alors sans plus tarder que le Sieur Grassetie lance les hostilités, avec le premier point à aborder de cette fameuse capacité d’accueil ! Pour faire bref (l’expérience nous apprend que l’on peut gagner des élections sur la brièveté de ses idées), l’université n’a pas la capacité d’accueillir les 1800 étudiants qui affluent vers notre « belle » Fac de droit chaque année. Soyons alors pragmatique ! Aux orties « l’université ouverte à tous », trouvons un moyen de limiter les inscriptions !

Petit aparté pour les juristes de tous poils ! Rappelez-vous de cet instant, quand vos professeurs de Liberté Fondamentale, d’Institutions Européennes, de Droit Constitutionnel et j’en passe, vous rabattrons les oreilles avec cette « magnifique » construction française et européenne qui grave de beaux principes dans des textes et dans des jurisprudences foisonnantes, bien entendu protégés de manière effective par des juridictions. C’est alors sans rougir une seconde que ces même professeurs sacrifient sur l’autel du « on n’a pas le choix, on y a déjà réfléchi, donc fermez vos gueules » la conception, la quintessence même de l’université à la française, qu’ils sont persuadés en leur fort intérieur de la défendre activement… Mais revenons-en à nos moutons (l’expression au vu du courage politique de l’ensemble de cette belle assemblée ne m’a jamais paru aussi appropriée). Je ne vais pas revenir sur tous les détails et débats mais plutôt vous exposer la « brillante » solution qui a été entérinée ! On revient donc en 2008 où tout « fonctionnait » bien (ils se contentent de peu), pour bloquer la capacité d’accueil de première année à 1600 étudiants. Sur ces 1600 étudiants, on décide que le levier d’action doit être sur les « néo-bachelier ». En 2008, ceux-ci représentaient 1150 étudiants sur les 1600 inscrits. Toujours de façon très pragmatique, on décide donc de bloquer la capacité d’accueil de ces néo-bacheliers à 1150 par an ! Oups premier problème, il y a plus de 1150 néo-bacheliers inscrits chaque année… Par exemple, pour l’an dernier, on nous fournit des chiffres de 1174 étudiants, donc « SEULEMENT » 24 étudiants passeraient à la « trappe ». C’est dès ce point que l’on débouche sur le deuxième problème qui est qu’en comparant deux études pour la même période, les chiffres diffèrent parfois de 50 étudiants… On passerait donc de « SEULEMENT » 24 à « SEULEMENT » 74 étudiants sacrifiés. Après nous être grandement inquiétés de la santé de Monsieur Bordenave que la contestation de ses chiffres avait mis en plein émoi, nous écoutâmes avec attention l’équipe « qui a encore une fois réfléchi bien plus que vous sur le sujet et donc fermez encore plus vos gueules ! » nous présenter la procédure d’orientation Post-Bac qui est toujours selon eux, la seule voie légale pour mettre en place cette capacité d’accueil ! Sur ce sujet, deux volets ! Le premier est encore une fois très pragmatique. En effet, les bacs pros et bacs technos ont des résultats en première année de droit proche des 0%, une bonne manne sur laquelle taper ! Comme on ne pouvait pas les enduire de goudron et de plumes pour les dissuader de venir chez nous, on affiche donc sur la procédure en ligne de bons gros messages en « rouges », leurs indiquant leurs chances quasi infimes de réussir leur vie par ce biais juridique. Toutefois comment les critiquer sur ce point, ces messages n’étant que des avertissements… (Bien sûr, nous ne sommes que dans les balbutiements de ces procédures sélectives, donc pour le moment ils restent gentils).

Mais revenons en encore une fois à notre trou « peaux » de « vaches » (Cette « excellente » vanne je l’espère calmera vos sanglots, car la suite est bien pire). En effet, comment sélectionner cette partie de la population quasi « infime » qui ne passera pas par la case départ ? Là encore, « LA » procédure d’admission post-bac ! En effet, celle-ci permet aux étudiants qui ont réussi à passer la première épreuve, de choisir 32 vœux d’orientations ! On privilégiera donc les étudiants qui ont vocation à tellement aduler notre faculté bordelaise, qu’ils ont mis celle-ci en pole position ! L’argument ici développé est le besoin d’admettre de prime abord les étudiants ayant vocation à aimer le droit (et donc à éliminer cette « racaille » qui vient polluer nos amphis, car rejetée de toutes parts…) ! Bien sûr, les étudiants qui ont mis 7 ou 8 prépas BL ou AL ou encore les Science Po qui ont vocation à être d’excellents juristes doivent aussi être sacrifiés ! A cet argument, le doyen Brisson ne supportant pas de voir son institution possiblement reléguée à un énième choix, décide en « haussant » le ton de répondre sur la question des principes et de la politique (oui ! oui ! on y revient aux principes !). En effet, pour lui, la fac de droit ne doit pas être un énième choix, car c’est une filière prestigieuse, qui a un très bon taux d’insertion, d’excellence, d’autosatisfaction, de « je m’aime plus que de raison » etc… etc.… On arrive donc à comment sélectionner ces « gens » qui ont eu l’« audace » de ne pas choisir en priorité notre voie royale ! C’est là le point le plus croustillant, le « tirage » au sort ! Nous osons alors, sous le regard assassin du Doyen Brisson, nous insurger contre ce mode de sélection ! Mais la réponse imparable de Monsieur Pujolar nous cloua le bec une bonne fois pour toutes ! En effet, quand on met une capacité d’accueil en place légalement, on ne peut pas mettre en place un autre moyen que le tirage au sort pour sélectionner les heureux élus. Pour calmer l’atmosphère, on nous précise toutefois que le cas d’un tirage au sort serait presque du domaine de l’impossible, voir même « du cas d’école »… Il est étonnant de voir leur silence quand on leur explique que pour mettre en place cette capacité d’accueil, ceux-ci se basent sur une augmentation d’effectifs annuelle de 10% et donc des demandes, et que si effectivement pour l’année 2012-2013, le tirage au sort relève du cas d’école, qu’en sera-t-il dans 15 ans ? Le projet commençant à être tailladé de toutes parts, même le professeur Blancheton a parlé de « procédé du second empire », l’ « équipe » décide qu’il est temps de passer au vote pour assurer la pérennité du projet ! Comme à leurs habitudes, les professeurs contre le projet se sont contentés d’une timide abstention qui leur a coûté quelques litres de sudations acides… Le collège étudiant a unanimement voté contre, à l’évidente exception du MET. On aboutit donc à un résultat de 14 contre, 3 abstentions et de 17 pour.

A ce moment du récit, chers lecteurs, je dois vous informer de la réalité de l’engagement de vos élus… En effet, l’UNEF qui ne siégeait qu’à deux membres sur 7 ne comptabilisait seulement que 2 procuration, donc 3 voix perdues, et Esprit Etudiant qui siégeait à un élu sur 4 ne disposait pas de ses procurations… Il est donc inacceptable qu’un tel projet soit passé par le « je-m’en-foutisme » d’élus étudiants, qui une semaine au préalable vous promettez monts et merveilles ! Mais je suis encore plus indigné par la paresse intellectuelle et/ou par l’empressement de ce conseil qui se transforme en véritable caisse d’enregistrement, véritable zone de non-droit où on ne réfléchit pas une seconde à d’autres propositions… Car si effectivement la mise en place d’une capacité d’accueil est la seule voie légale à la limitation d’entrée, des solutions diverses étaient envisageables et ont même été évoqué en conseil sans toutefois avoir de résonnance ! Le premier problème est la désaffection des étudiants pour les autres filières qui les fait se rabattre sur le droit ! Il est déplorable que dans le contexte de la construction NUB, que dans la tradition d’une université française riche de la diversité de ses formations, on abandonne si facilement l’échec de ces filières et que l’on se rabatte sur cette solution de facilité, c’est tout un travail de coopération de l’enseignement supérieur qui est à repenser, à penser plutôt que de choisir ces biais et de ce glorifier de l’attractivité de nos filières ! Car un monde universitaire où les seuls voies ouvertes sont les voies « rentables » en matière d’insertion professionnelle sera un monde universitaire atrophié et d’une désastreuse pauvreté. C’est aussi un travail en amont avec les lycées surtout sur l’orientation et la réalité des études juridiques qui est à faire. En effet, après quelques mois, le problème des effectifs est réglé par des abandons massifs ! Ce n’est pas une surprise, le droit ne convient pas à tout le monde ! Il faut donc fermement dénoncer cette procédure qui est le produit de plusieurs années d’inertie universitaire ! J’espère que le CA votera contre cette proposition. Nos professeurs n’hésitent pas à sous-noter quand le travail est mauvais, même s’il résulte d’un travail colossal ! Ne nous laissons pas aveugler par un soi-disant travail préalable ! OSB IV le juge insuffisant et hors-sujet ! Etant toutefois plus indulgents que nos professeurs, nous les invitons sans rester sur une note définitive à revoir leur « copie » !

Nous finirons quand même ce point sur une petite anecdote qui me semble des plus intéressantes ! A la suite de l’énorme courage politique illustré par l’abstention du doyen de l’UFR d’économie, on a pu entendre un discret « enculé » lâché par le doyen de la faculté de droit… Qui une fois son fonds de commerce défendu s’en est allé, les autres considérations pouvant être discuté en CEVU n’étant sûrement pas à la hauteur de son auguste personne…

Après ces petites échauffourées, l’ordre du jour a pu se dérouler dans une atmosphère moins tendue, avec l’enquête sur l’insertion des doctorants diplômés présentée par le professeur Bordenave dont le rythme cardiaque commençait tout juste à connaitre une légère redescente… Comme pour l’enquête sur l’insertion professionnelle des masters, c’est une présentation des plus positives qui nous est alors dévoilée ! Le chiffre à retenir, où plutôt que l’on veut nous faire retenir, est un « seulement » 10% de chômage, Monsieur Blancheton qui décidément était un véritable résistant en cette soirée a fait remarquer que 10% de chômage, même en période de crise pour des bacs +8 au minimum n’était pas si peu significatif ! J’ai, quant à moi, rajouté qu’encore une fois même s’il était vrai que les chiffres de réponse étaient dans la partie haute (de l’ordre de 80% se réjouissait le président Lung), il parait toutefois que le « Diable se cache dans les détails » ! En effet, ceux qui ne répondent pas sont souvent les insatisfaits, et donc 20% de non réponses tronque quelque peu ce magnifique constat ! Nous avons même poussé le vice ! Tant qu’on y était à demander un raffinement des résultats d’insertion entre les doctorants financés et ceux non financés… A priori, cela sera possible ! Oyé oyé après un accouchement au forceps, on avait bien besoin d’une légère péridurale pour faire passer la pilule !

S’en est suivie une proposition de préparation au CAPES pour ceux ayant raté une première fois la formation préparatoire initiale ! Nous nous sommes abstenus sur cette question car le financement basé sur une espérance d’au moins 10 candidats externes à l’IUFM ( et qui eux au lieu des 360 euros pour les inscrits paieraient 900 euros ) pour être viable.

On est ensuite passé à l’enquête « vie campus », toujours suivie du même bilan, qui est l’absence de cette vie sur le campus… La seule petite bouffée d’oxygène pour les élus OSBIVIENS fut la dernière position de l’installation d’une boite de nuit dans les attentes étudiantes… Le seul élu d’esprit étudiant sortit alors de sa léthargie se sentant enfin un minimum concerné… il replongea toutefois dans la lecture de son portable quand il comprit qu’il n’y aurait pas dans les mois à venir une réplique de la « fabrick » devant Aula Magna… Comme à la NUB, nous avons osé parler de la question des budgets disponibles pour pouvoir envisager des suites à cette enquête… Le président Lung nous a alors fait remarquer qu’il fallait prendre le problème dans l’autre sens et créer des projets et à ce moment-là, les fonds suivront « sûrement ».

A ce moment-là du conseil, une gêne commença à me saisir… Vivons-nous dans la même université ? Pourquoi l’espèce OSBIVIENNE est exclue de cette vision bisounoursienne de l’université et de ses projets qui a l’air si réconfortante ? La réponse nous échappant, nous commençâmes à penser à faire démissionner nos chargés de missions de l’équipe présidentielle, en gardant tout de fois nos élus dans les conseils pour continuer notre observatoire d’analyse scientifique de ce « si magnifique » mais lointain monde parallèle et féerique.

Après une rédaction presque aussi longue que ce CEVU, notre premier rédacteur doit laisser sa place, une crise d’épilepsie l’ayant foudroyé.

La nuit étant tombée au dehors de la faculté, et le conseil s’étant vidé considérablement, c’est au tour de Florian Ferret, le Vice-président étudiant, de prendre la parole sur la validation de la charte du nouveau et clinquant BVE (Bureau de Vie des Etudiants), si par clinquant, on admet qu’une salle fermée dans des préfabriqués insalubres avec une petite plaquette « Foyer étudiant » est susceptible de créer « une vie étudiante »… Des remarques sont faites à l’encontre de notre cher président, mais celui-ci s’insurge et s’en prend au vice-président étudiant qui est d’après lui le seul responsable de cette porte close. Mais le « fautif » rouspète, et annonce que le problème va être réglé au plus tôt, car il s’agit bel et bien d’un minime problème de clé empêchant l’ouverture de ce foyer pour l’instant guère sexy ! En chœur, nous crions, « Sésame ouvre-toi » !

Les esprits étant visiblement épuisés et tendus, les points de l’ordre du jour –et ils sont nombreux- sont abordés de manière bien plus rapide. Diverses enquêtes nous sont présentées, des informations sur la Nouvelle Utopie Bordelaise (NUB) nous sont transmises, la modification de certaines maquettes est votée sans heurts. Puis, nous passons au vote de différentes conventions.

Sont votées de manière unanime diverses conventions avec des universités du Pérou, où il faut le souligner, le salaire de nos chers enseignants du service public est de 100 euros de l’heure. En plus du voyage, le salaire est sympa. Ça doit se battre pour être l’heureux élu envoyé en tant que missionnaire, euh pardon, en tant que représentant de l’honorable Université Bordeaux IV. Mr Pujolar, peut-être jaloux de ne pas être de ceux-là, s’étonne comme à son habitude et on le comprend, des salaires relativement ahurissant ! Pour une semaine de cours, cela correspond au petit pécule d’au moins 2 500 euros.

Le CEVU se vidant toujours, nous allons vite, Mr Bordenave en prend les reines, et nous expose son intention d’interdire le redoublement du master 1 « Modélisation Ingénierie Mathématique Statistique et Economique », pas de bol pour lui, son projet est rejeté. Même si le vote ne concernait que ce master, l’idée ayant émergée pendant la discussion est la volonté d’interdire à tous les masters le redoublement. Il commence à frémir.

En suivant, il nous expose son dernier projet : une convention avec le lycée Brémontier pour un parcours « Economie de la firme » en L3. Derrière ce chouette projet, nous arrivons à comprendre l’idée sous-jacente qui est la volonté de certains universitaires d’exclure du site de Pessac les bacs pro et technologiques (cf. se rapporter aux capacités d’accueils). Mais comme il est nécessaire de garder une certaine éthique, on les déplacerait dans d’autres pôles comme par exemple le lycée. De surcroît, cette convention est totalement discriminative car dans une logique de certaines grandes écoles, il faudra respecter un quota sur fondement soi-disant social (50% de boursiers). Etant contre toute logique discriminatoire, nous décidons de voter contre ce projet comme la majorité des survivants du conseil. Mr Bordenave, à bout, crie au scandale, « vous n’avez rien compris » (si si, justement), et nous taxe d’être « schizophrènes ». Pourquoi pas, mais aux dernières nouvelles nous ne sommes pas traités à ce sujet. Il n’en peut plus, faut que ça sorte, il se met à crier haut et fort (dans notre situation, clamer n’est point adéquat), à gueuler même, que son projet repassera en CEVU pour être adopté car d’après lui, il est parfait. Le président le soutient et admet « ne pas nous comprendre ». Fichtre, nous continuerons de lutter contre les discriminations, et nous les mettons une dernière fois face à leurs propos en mettant en exergue le côté totalement anti-démocratique de ce qui est en train de se dérouler.

Le Sieur Grassetie voyant le bouillonnant Bordenave, décide avec sagesse de mettre fin au CEVU et de reporter les problèmes au prochain conseil. Que voulez-vous, 4h30 ça use…